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Tome sixième. T - Z.
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différentes broderies figurées pár le buis.

Les yeux, trouvant dans ees jardins des objetsextrêmement variés , s’occupent de nouvelles dé-couvertes à masure qu’on avance ; ainsi de la ter-nie du bout, terminée par la balustrade de l’o-rangerie, on découvre le parterre qui est au-des-*°us. Son milieu est orné d’un bassin rond, dequinze toises de diamètre , avec une bordure deptarbre ; la gerbe d'eau principale est fournie par

rampes portent fur des voûtes, où on place aussides orangers. Le bas des r&tipes arrive à deuxchemins de même largeur, bordés des deux côtésde piliers de pierre, entre lesquels font des grillesterminées au haut par des pointes de piques & deshoupes. Ces grilles ferment le parterre de l'oran-gerie & des allées qui les bordent. Les piliersfont couronnés de plintes, qui portent de grandspaniers de sieurs, faits par Pinot. Au bout il y a

J e s décharges des deux qui font au-desíiis, ce qui deux gros piliers élevés ôt décorés chacun de deux

rend considérable. C’est au de-Ià de ce parterre“Wj qui finit à un sosie, bordant le chemin par°. u l’on va à la ménagerie, qu'on voir la grandePÎece d’eau appellée des Suisses , parce que cestroupes en furent les ouvriers : elle a trois censvingt toises de longueur, fur cent quinze de lar-geur : elle est environnée d’aîlées , avec des gla-

colonnes d’ordre Toscan, de moindre diamètre,couronnés de leur entablement. On y a pose quatregrouppes, chacun, de deux figures, avec des attri-buts qui leur conviennent. Les deux qui font ducôté de la ménagerie représentent ; Pun Zéphire LeFlore ; l’autre Venus & Adonis, par le Comte :les deux du côté de Vcriailles, font l’Aurore &

eis de gazon, qui servent à en soutenir d’autres Céphale, Vertumne & Pomone, par le Gros. Cha-plus élevées , plantées de quatre rangs d’arbres , que' partie est ornée d’une grille de fer, avec des

qui ie terminent au haut par des rampes, pour ga-gner le pied de la côte. Cette disposition formeUn grand vertugadin, dans le fond duqueì on volta u milieu Mutius Scœvola à cheval, passant furâes flammes : il est fur un grand piédestal ; letout est de marbre blanc : ce morceau est du Che-valier Bernin, pendant qu’il étoit à Rome.

ornemens très-riches, & un couronnement au-des-fus de la porte qui est au milieu où font les armesdu roi dans un cartouche, avec le collier des ordres,la couronne royale, des palmes Sc des enroulemens.Ces grilles & ces portes conduisent dans le dehorsà un chemin qui sépare 1 orangerie de la piéce desSuisses. L’intervale entre ces parties est fermé d’un

La côte qui est en face remonte à la plaine qui mur de terrasse, couronné d’une balustrade, & dé

est au-desfus de ce fond. Cette porte est garniesie grands bois. Louis XIV avoir eu dessein de^ouvrir & de faire íùr le rampant, au milieu d’unegrande ouverture, une íùperbe cascade, qui fût leJerme de cet objet. Les réservoirs, pour y donnereaux, tirées de la riviere d’Eure , près Main-te non, en ont été faits & subsistent encore : on n’aPoint exécuté ce projet.

Le bâtiment de Forangerie est adossé à la ter-r asfe q u i soutient le parterre du midi ; il a cent

fendu par un fossé qui est au bas.

Dans l’intérieur de l’orangerie, vis-à-vis l’arcadedu milieu de la grande face , il y en a une autrefous les voûtes , laquelle est renfoncée en nichedans le mur de la terrasse : on y a placé la statuede Louis XIV ; elle est en marbre blanc , hautede neuf pieds dix pouces. M. le Maréchal de laFeuilìade l’avoit fait travailler par Desjardins pourêtre à la place des Victoires à Paris. .Au bout dela grande ferre , du côté où est une grande porte

Matre toiles de longueur, hors œuvre, en prenant qui fort dans le petit parc près le labyrinte, il you dehors des deux grandes rampes au bout des á un íallòn voûté, dans lequel il y a des nichesoeux ailes en retour ; lesquelles descendent de la avec des statues, dont une de pierre de touche ,serrasse haute dans les jardins bas de 1 orangerie, qui a huit pieds de hauteur : on croît que c’estLa grande ferre, & les deux en retours jusques aux une divinité d’Egypte ; elle a été restaurée pargrandes rampes, ont trente-huit pieds de largeur, Bertin qui y a niis un pied de marbre noir.fur trente-six de hauteur, jusques fous la clef des y ou- Le parterre fe divise en fìx grands compartimens

tes. Les murs tant de face que ceu« qui font con- de gazon par enroulement ; au milieu est un grandtre les terres ou qui soutiennent les voûtes, ont bassin, & la grosse gerbe. Dans deux des pièces

douze a quinze pieds d’épaisfeur. Toutes les ou-vertures font bien fermées & calfeutrées, dans unetrès-grosfe épaisseur de bois, en forte que pendant'es plus fortes gelées on n'y a jamais fait de feu,on n’a pas perdu un seul oranger.

de gazon font deux grouppes de marbre blanc, éle-vés fur des piédestaux : i’un est l’enlevement deLibelle par Saturne, de Regnaudin : l’autre l’en-levement de la Nymphe Orithie, fille d’Erectée ,par le vent B,orée ; elle a été commencée par Gas-

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La face fur le parterre, entre lçs deux ailes, a pard de Marsi, & achevée après fa mort par An-

selme, Flamant, l’un de fes élevés.

On peut dire que tout ce qui concerne cetteorangerie est le plus beau morceau d’archireóhure dece genre qu’il y ait au monde. II est de Jules Har-douin Manfard.

Remontons à présent à la terrasse, où font les

‘Natte-vingt-deux toises de largeur, fur trente-neufNeds'de hauteur, jusques fur l’entablement qui estplein pied de la terrasse d'en haut : cet enta-} e ment est couronné d’une balustrade de quatreNeds : cette face forme des demi-ronds dans les

ail gsss, à la jonction des ailes , qui ont chacune ^ ^

garante toises de longueur jusques aux têtes des deux pièces d’eau , au-devant de la principale facee si x grandes rampes des côtés. du château, avant que de descendre à la gauche

•j,Les décorations de cet édifice font d’un ordre du petit jardin qui s’étend jusqu’au bord du canal:

1 °fcan, avec de simples colonnes de quatre pieds cette terrasse est bordée , du côté du nord , p are diamètre, fans aucun pilastre aux trois avant- une autre qui régné le long de la tête du parterred Qr Ps. Celui du milieu de la grande face est orné qui porte ce nom. Le mur de ce parterre est cou-hui t colonnes ; les deux autres avant-corps des ronné, ainsi que deux autres rampans qui le ren-^ ailes en retour n’ont chacun que quatre co- ferment par les côtés d’une tablette de marbreto^- L’entablement qui les couronne régné en blanc. C’est au milieu , en face de l’allée & dud e f pourtour des faces, lesquelles font percées grand perron, qui est au-devant de la principaletu trente & une croisées, de onze pieds d’ouver- face du château, qu’on trouve un autre grand per-^ ç re , : ces croisées font renfoncées dans des arca- ron placé comme celui du parterre du midi, d’oùt r s âe quinze pieds. Tous les tremeaux ôtles cein- on descend par onze marches dans le parterre au-m s .i* es arcades font taillés de refends en bossage, dessous, qui a foixante-cinq toises de longueur de-Ce 1 es 3 u sques fous T architrave de l’entablement : puis la terrasse de la rete , jusques aux palissadesU ne ace s, lans aucune sculpture, sont traitées avec des bosquets qui le terminent, fur quatre-vingtg enr ^ r< LLecture mâle , du meilleur goût dans ce toises de largeur entre les murs de terrasse rampanslustr»' ^ es balustrades font de pierre de liais àba- des côtés.

carrés, convenable à Tordre Toscan. Le grand perron, qui a foixante-six pieds d’ou-

f 0ixan c a fiUe bout des ailes , il y a une rampe de ver turc , est appuyé aux angles par deux piédestaux

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