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Qui f a i t J a tête de l’allée royale de vingt-deuxtoises d ouverture : dans les angles il y a des panstortues par les palissades. Contre celles de l'alléetraversante d'après les angles de la place , faisantface aux parterres, on volt dix termes, dont cinqde chaque côté. Le premier, à droite de la place,®ss un Hercule, tenant des pommes de la main gau-che, par le Compte. Le second est une Bacchante,tenant un tambour de basque, par de Dieu. Letroisième est un Faune , couronné de pampre deVigne, tenant une grappe de raisin, dont il fait sor-tir du vin qu’il reçoit dans une tasse, par Housseau.Ee quatrième est Diogène, fameux Philophe, parl’Espagnandel : & le dernier qui termine ce côté,®st une Cérès couronnée de sieurs champêtres, te-nant d’une main une guirlande, de l’autre une gerbede bled : elle est de Poulletier.
_A gauche, près l’angle de l’allée royale, est uneCircé, par Magniere : Platon tenant la médaillede Socrate son maître, qui a une flâme fur fa tête,Par Rayolée : un Mercure, tenant de la main gau-che une bourse, de l’autre un caducée, par Vau-cleve : le quatrième une Pandore, par le Gros :le dernier est le fleuve Achelous, par Maziere.
Dans la place, au bout de cette grande étenduesiui fait la tête de l’allée royale , on voit quatregrouppes íur des piédestaux larges & élevés, dontdeux de chaque côté : le premier à droite repré-sente Cinna, Petus 8c Aria fa femme mourante,e n présentant à son mari, qui la soutient, le poi-gnard qu’elle s’est enfoncé dans le sein, copiée d’a-près l’antique qui est dans la vigne Ludovisir, parl’Espingola. L’autre dans le fond, à l’angle du panfoupé, représente Perfée, qui délivre Andromède :d a des ailes íur la tête, 3c d’autres à ses pieds,sini lui furent données par Mercure : on le voit quila détache du rocher, accompagné de petits amours,sini désignent le motif de P entreprise ; il est ducélébré Puget. A l’autre angle, du côté gauche,c’est Milon de Crotone ; il est debout, près d’untronc de chêne, faisant des efforts pour retirer fawain prise dans la fente qu’il avoir faite en le vou-ant séparer en deux ; les deux côtés s’étoit resser-rés , les coins étant tombés : un lion l’attaque &le dévore : ce morceau est de Puget. Le quatrié-rne est Castor & Pollux, freres ; ils font représentésfaisant un sacrifice à la Terre. On voit la Terrea nS un c °Ei , ayant une couronne murale fur latete , tenant un œuf dans la main, désignant queCastor 8c Pollux en é t oient sortis. Ce grouppe a?té copié parCoisevox, d'après un marbre antique.R y a deux grands vases de chaque côté , placése ntre les grouppes , ornés de festons & de fleurschampêtres : ils font de Herpin.
, E’allée royale, de vingt-deux toises entre lesbosquets, a cent soixante Sc dix toises de longueurDsques à la tête de la place d’Apollon : elle estplantée de deux rangs d’arbres très-hauts, à douzeP^ds des palissades : dans le milieu il y a un grandta pis de gazon, de douze toises de largeur : onv °it six figures 8c six grands vases sitr des piédes-& de grands socles qui décorent chaque côté.^ es ornemens de sculpture sont placés entre lesArbres suivant leur alignement. En descendant par„ e c ôté droit on trouve d’ab or d un vase enrichi deeUr s , par Herpin : ensuite une statue, représen-la Fourberie, tenant un masque d’une de sesai ° s , avec un renard à ses pieds ; par le Compte,Ur Un dessein de Mignard : un Jupiter antique,r Oiivé à Smirne, restauré par Granier : ensuite deuxâ , dont le premier est orné de cornes d’abon.^an Ce t p ar g arro j g . l’autre est décoré de pampre,ç? lierre, par Drouilly. On voit après l'empereurpj^uiode en Hercule, tenant un petit enfant dansCQ S . , ra s, par .Touvenet. La Vénus de Médicis,Vas l6e *E a près l’antique, par Fremery : deux autres[ e ^ s suivent le premier uni, orné de fleurs de so-p ar ' .Par Legeret. Le second uni sans ornemens,ç .sis. Deux figures , dont l’une représente, qui caresse un cerf qu’il aimoit : ellede Flamand : l’autre est Artémise , reine de
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Carie , tenant la coupe où étoient les cendres deson mari, qu’elle est prête d’avaler. Cette figurefut commencée par le Fevre, 8c finie par Desjar-dins. Un vase orné de branches de laurier & d*echêne, par Hardy, termine ce côté.
En remontant le côté gauche par le bas, il y aun pareil vase opposé, par Hardy : ensuite deuxfigures ; la premiere est Achille, dans le momentqu’il est reconnu par Ulisse, par Vigier ; la secondeest une Amazone, tenant une hache d’armes, parBuret. La premiere des deux figures qui font après,est uue Didon, par Poulletier : la seconde un Faunequi porte un chevreuil sur ses épaules, copiée parFlamand d’après l’antique, dans le palais de la reineChristine à Rome. Les deux figures suivantes re-présentent, l’une Vénus sortant du bain, avec unedrapperie qui lui couvre la moitié du corps : ellea été faite par le Gros d’après le Torse, qui estaRichelieu. La seconde est la Fidélité , qui tientun cœur dans sa main, & a un chien à ses pieds,par le Fevre.
Cette grande allée royale est terminée par une.demi-lune, qui fait la tête de cette vaste étendue ,où est le grand balìin d’Apollon, qui a cent cinqtoises de largeur, fur cent de longueur, depuis lebout de Pallee jusqu’au bord du grand canal qui esten face. Au-devant de cette demi-lune , formée parles charmilles, font de gros marronniers très-élevés,depuis les angles de l’ouverture de l’allée où l’onvoit deux grouppes de marbre fiir de grands pié-destaux. Celui qui est à droite , en entrant dansla place, représente Aristée.qui lie Prothée, tenantun bâton de berger, & ayant deux veaux marinsprès de lui, comme Pasteur de Neptune ; il est deSelods : l’autre qui est à gauche est Ino 8c Meli-certe son fils, debout, fur des flots : elle tient unaviron ; ce grouppe est de Gravier : 8c dans les in-tervalles des marronniers il y a huit termes , dontquatre de chaque côté. Ceux qui font après le group-pe de Prothée font la nymphe Sirinx, qui tient desroíeaux, par Maziare : un Jupiter, par Clairon :Junon, par le même : enfin Vertumne, Dieu duPrintems, par le Hongre ; il y a auíîi la statue d’unSénateur, ayant près de lui un petit coffre appelleCapsa : on trouva cette figure à Langres, fans tête :on y en a rapporté une qui se trouva chez M. dela Vrilliere : elle lui convient fort ; on ne fçau-rpit assurer si c’est celle de la statué. Les quatreautres termes du côté d’Ino font Pomone, par leHongre : un Bac chus , qui porte des raisins , parRaon . le Printems, par Arcis & Maziere, tenantune guirlande de fleurs, d’une beauté finguliere :enfin le dieu Pan, portant une peau de Panthère& tenant un filet d’une main & un bâton de Pâtrede l’autre ; il est de Maziere : ensuite c’est unestatue antique de Brutus, qui symétrise avec le Sé-nateur de l’autre côté.
Le bassin d’Apollon dans cette place, dont lecentre est à trente-trois toises du bout de l’alléeroyale, est dans l’allignement d’une grande allée,de quinze toises de largeur, le long du mur quifait la clôture de ce qu’on appelle le jardin déco-ré , & qui le traverse de chaque cote de la demi-lune , jusqu’au chemin du côté de Trianon à droite,& jusqu’à celui de la la Ménagerie ; ces allées fontfermées à chaque bout par des grilles de toute la lar-geur. Le baísin a soixante-cinq toises fur quarante-cinq : il forme un carré long par des angles quirachètent des parties, circulaires dans les quatre fa-ces ; au milieu est un massif qui figure une Isistravaillée de terrasses 8c de flots ; dans le centreon voit Apollon monte íur un char attelé de qua-tre fiers coursiers qu il guide : la proportion de lafigure est de onze a douze pieds : il y a quatreDauphins, quelques Baleines, & quatre Tritons,disposés fur les bords qui s’élancent vers l’eau, &y jettent avec rapidité des effets qui accompagnentune grosse gerbe , qui s’éleve de la tête du charà cinquante-sept pieds de hauteur : on en voitdeux autres plus petites dans le bassin qui montentjusqu’à la hauteur de quarante-sept pieds : tout es