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Tome sixième. T - Z.
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par des panneaux & des pilastres ornes de moulu-res couronnés de cimaise , dans lesquels & aux pi-lastres de la balustrade on volt quarante-quatre bas-reliess, taillés & sculptés par Girardon 8c Maze-lines. Dans des niches, observées dans les treilla-ges de la charmille de la ceinture d’en haut, il y ahuit statues fur des piédestaux. La premiere en en-trant à droite est une Nymphe de Diane, qui porteses filets 8c caresse fa levrette, par Flamand ; Florepar Magniere ; Amphytrite ayant une écrevisse furfa main, laite d'après le modele d’Anguier ; Avionjouant de la lyre, par Raon ; Ino, tenant un avi-ron, par Rayol ; le point du jour, fous la figured/un jeune homme tenant un flambeau, ayant unhibou à ses pieds, par le Gros ; Galathée, figuregracieuse , par Baptiste Tuby ; 8c la derniere , leberger Arcis , du même.

Descendu au-dessous est le baíîìn octogone de lafontaine , entouré d’une balustrade , qui régné lelong de la petite terrasse au pourtour ; le socle &l’ap-pui sont de marbre de Languedoc : les pilastres 8cles balustres font de marbre blanc. On a prati-qué íùr l’appui une goulette interrompue de dis-tance en distance par des bouillons d'eau bas, quiforment de petites nappes.. Au milieu du baíîìn ily en a un rond de marbre blanc d’une piéce postéfur un pied orné de trois consoles, du centre du-quel s’éleve un fort jet à soixante & dix pieds ,lequel se trouvant noyé par un gros bouillon aupied, retombe, en produisant une eau qui ressem-ble à des perles, ce qui est un effet produit par lebouillon noyé qui divise les parties ; cette eau serépand en nappe autour du bassin où est le jet ; cettefontaine est très-magnifique.

Dans le même bosquet est Lancelade, de figureoctogone, íùr un carré de vingt-íìx toises ; elle estenvironnée d’une ceinture de palissades, le long delaquelle régné une allée haute de trois toises delargeur, avec un glacis de gazon pour descendredans le platfond renfoncé en miroir, dans le mi-lieu du platfond on voit un bassin rond de soixante-dix pieds de diamètre, entouré d’une allée basse.Le Géant y paroìt accablé dans une masse de ro-ches , que lui 8c ses compagnons avoient amasséíùr le mont Peiion ; ce qui paroìt de la figure, enmétal doré, est d’une grandeur extraordinaire : latête en est très-belle ; 8c de fa bouche ouverte fortun gros jet, qui s’éleve à soixante & dix-huit piedsde hauteur ; d’entre les doigts des mains, & deplusieurs séparations des rochers, s’élancent des ef-fets d’eau qui bouillonnent 8c se répandent dans lebassin.

En sortant par le bas de ce bosquet, on entre,en traversant P allée de Flore & de Gérés, dans unantre où est la fontaine de i’Gbélisque ; elle estdans un espace de cinquante-cinq toises de long ,fur trente-six de large : c’écoit autrefois la salle duConseil ou des festins. Elle étoit arrangée par desfontaines dans des bassins ronds, avec un petit ca-nal peuplé de bouillons d'eau, qui renfermoit uneplanimcrie avec des compartimens de plates-bandesà fleur. On laissoit au milieu une place où on dres-sait des tables ; on traversait ce petit canal en deuxendroits par des pontons de cuivre , que la forcedes eaux faisait avancer & retirer par le moyendes ressorts ; il n'en reste plus présentement quedes palissade du pourtour de la même forme. Dansle milieu il y a un carré de vingt-íìx toises à pansdans les angles, bordé d’un petit canal de neuf pieds,au-delà duquel font des glacis de gazon, qui entou-rent une partie élevée où est le bassin de la fontainequi a environ dix-huit toises.

Dans le milieu , on voit le monstrueux effetd’eau , qui a bien quinze pieds de diamètre par lebas, 8c s’éleve en pointe à soixante-quinze pieds:il forme en retombant une piramide régulière.

Dans les quatre faces des gazons rampans on voitdes cascades de cinq toises par le haut, qui s'éva-fent circulairement dans le bas avec des gradins,les uns íùr les autres, revêtus de plomb , 8c peintsde couleur blanche , qui fe répandent en nappes

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qui bouillonnent en murmurant dans le petit canaldu bas.

De ce bosquet on traverse celui de l’étoile, P arune allée qui passe au milieu , dirigée à celui duthéâtre : ce bosquet est coupé par différentes autresallées, dont quatre aux angles, menent à une tour-nante circulairement, 8c delà à une seconde à cinqpans, dont les angles conduisent aune place ronde,au milieu de laquelle étoit un bassin où on voyoitautrefois une fontaine appellée la montagne d’eau,dirigée aux cinq allées des angles des pans, ce qu*formoit l’étoile qui a donné le nom à ce bosquet;la cinquième branche servoit d’entrée, 8c les quatreautres étoient ornées au bout chacune d’un jet ci’eai*dans un bassin, contre la palissade , qui s’élevoitd’un petit grouppe d’enfans. Toutes ces fontainesont été supprimées ; il n’y en a plus dans ce bos-quet : cn y a placé dans la premiere un buste deJupiter, dont ia tête est antique'; on la croît dePhidias, le reste est de Girardon : il est posé lutune colonne d’albâtre oriental d’ordre ionique. Lestrois autres font un Ganimede, copié d’après l’an-tique par Joly ; une Venus de Medics ; une Livi®lemme d’Auguste , pareillement copiées.

On passe de là au bosquet du théâtre, par un®ouverture vis-à-vis l’allée qui traverse le bosquetde l’étoile ; on y trouve un bassin renfoncé de trentepieds de diamètre , au milieu duquel on voit un®terrasse en forme d’iíìe, chargée de plantes d’eau,avec quatre enfans jouants ensemble ; sur les côtesil y en a deux autres qui semblent nager ; le toutde métal doré : entre les enfans s’éleve un grosbouillon d’eau à la hauteur de quarante-six pieds.On tourne eníùite à gauche dans une allée qui con-duit a une autre dans la íalle qui fait l’espace duthéâtre en s'etendant íùr trente toises de profondeuríur vingt-cinq de largeur. L’entrée est en ligne cir-culaire ; on y abborde dans un parterre sablé, en-vironne de banquettes de gazon les unes íùr lesautres, au haut desquelles iònt des arbustes formantdes arcades comme des loges où il y a des bassinsde rocailles fur des socles de même, avec des bouil-lons d’eau. Cette partie est terminée par un chai-neau avec une bordure de rocaille : au-delà de falargeur on voit un revêtement d’autre s rocaillesfines, élevé pour soutenir la tête du théâtre qui estau-dessus , d’où tombe une nappe d’eau dans 1®chaineau d’en bas, qui paroìt marquer un orches-tre : ce chaineau reçoit la décharge de toutes leseaux supérieures. La place, du théâtre se termin®circulairement dans trois parties du cercle ; troisrayons d’allées s’enfoncent dans les bois, en fe ré-trécissant dans le fond, pour marquer la perspective."le point pour les voir d’un coup d’œil, avec le theâ-tre qui nss si> r le devant, c’est dans le parterre aii-dessous da l'orchestre. Aux côtés de ces quatre al-lees, enfoncées en perspective, on trouve quatreniches, dans lesquelles il y a quatre fontaines rus-tiquemenr travaillées de rocailles, fur lesquelles ostvoit des grouppes de deux enfans chacun, de nie-rai doré , dont deux jouent avec une écrevisse,deux avec un griffon; ils font de.Honseau : deu*autres se jouent avec un cigne, 8c les deux derniersavec une lire ; ils font de le Hongre. Dans l eSbouts de ces allées renfoncées, qui semblent Direla décoration, on apperçoit- trois autres groupP eSentre des rocailles ; celui du milieu représente Ju-piter assis sur un aigle posé sur un globe, il est n®le Gros ; celui qui est à droite est un jeune Ma rsposé íùr un lion qui terrasse un loup, il est de Des-jardirr; 8c le troisième, à gauche, est PU.tus lut »nCerbere assis fur des cassettes renversées ; il ®îì deIViasson. Ces allées font en pentes; on y.„ tr ° lI a^clans le milieu des rigoles bordées de rocaih es ’traversées par d’autres qui arrêtent l’eau qui y ®ou-ïe, 8c forment de petites nappes qui bouillonnent-de ces rigoles , revêtues de plomb, sortent ctsi e-rens esiets d’eau.

En sortant par la même entrée, 8c ® n parcoursles allées à pans de la ceinture, on rencontre Psieurs grouppes 8c plusieurs figures de marbre bia 1 »