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Tome sixième. T - Z.
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saint Augustin, Les comtes Conrad & Gautier deRockenstein sondèrent cette abbaye en ç8a, à lasollicitation de Gertrude leur mere, qui n’exigead'eux qu’autant de terrein qu’elle en pourroit marquerdans un jour avec une charrue. L ors qu ils eurentconsenti à ce qu’elle demandoit , elle fit faire unepetite charrue qu’elle mit dans sa main, & parcou-rut à cheval un fort grand enclos qui lui fut accordé.D’Audi fret y Géogr. t. 3.

VETTII, peuples que Tite-Live, l. 4?, c- 30,met dans la troisième Macédoine ; il dit que c’é-toit un peuple belliqueux , Fetdorum beLLìcosamGente m.

VETTIONENSES , peuple d’Italie , dansTUmbrie , selon Pline, /. 3, c. 14. Le pere Har-douin lit VETTONENSES ; & il y a apparence quec’est la véritable ortographe ; car on lit dans uneancienne inscription, rapportée par Grutter, p. 487,

R. P. Vettonensium.

VETTONES, peuples de la Lusitanie ; Ptolo-mée l.i, c. les place dans les terres, àl’orientdes Lusitaniens. La plupart des exemplaires latinsportent VERGONES , pour VETTONES : c’est unefaute. Appien, de Bel. Hisp. Strabon, l. 3,/». 139,& Pline, /. 4, <7. 22, écrivent tous VETTONES.Prudence , Hymno 9, in Eulal. v. 186 , appelle lepays de ces peuples VettONIA, 8c il donne àAUGUSTA EmeritA , le titre de Clara Fettonì»Colonia :

Nant locus E mérita efl tumuloClara colonia Fettoìiiat ,

Quam memorabilis amnis AnaPraterit, 8cc.

Ptolomée donne aux Fettones les villes qui suivent :

Lancia oppidana ,CotUzobrìga ,Salmantica,

A ugujiobrìga ,

Ocellum ,

Lama.

Capara ,Manliana ,

Laconìmurgium ,Deobrìga ,

Obïla ,

Les Vettons habitoient au milieu du pays, le longdes frontières de la Lusitanie. Ils croient si simples,qu’ayant vu des officiers Romains faire quelquestours de promenade, ils crurent qu’ils étoient horsde leur bon sens. Ils ne pouvoient s’imaginer qu'ily eût du délassement à un pareil exercice ; 8c ilsallerent civilement leur offrir leurs bras pour lesconduire en leurs tentes.

VETTONIANA, ville de la Vindelicie, selonBaudrand, D’St. édit. 1681 , qui cite l’itinéraired’Antonin. Cluvier veut que ce soit aujourd’hui,Winten, bourgade de la Bavière, íur le Danube,près d’Ingolstad.

VETÛLQNIUM, ville d’ítalie, dans la Tos-cane : Ptolomée , 3 , c. 1 , la marque dans les

terres; Silius Italiens la nomme VETULONIA ; &Pline, 2, c. 103 , appelle ses habitans VetuLO-

N 1 I & VETULONIENSES, /. 3, c. 5. Les ruines decette ville retiennent l’ancien nom ; car on les ap-pelle encore aujourd’hui VETULIA.

VETURI. Voyez VOTURI.

VETUS-CARIA. Voyez SABURA.VETUSSALINA, Vetusalin^e , ou Vetussa-LIN/E, ville de la Valérie Ripense, selon la noticedes dignités del’Empire, SeSi. çy.L’Itinéraire d’An-tonin la marque íur la route de Taurunum dans lesGaules, en suivant le rivage de la Pannonie. Elleétoit entre Anamafcia 8c Campona , à vingt-six millesdu premier de cesÛieux, g- à vingt-trois du second.S’il faut en croire Lazius 8c Simler, c’eít aujourd’huiA dom , ville de la basse Hongrie.

VEU, riviere de la Chine, dans la province deXantung.Elle a fa source près de la ville de Taignan,8c elle mouille celles de Ningyang 8c de Venxang.* Atlas Sinens.

VEVAISEjOu VevAYSE. Voyez Vevay.

VE V.

1. VEVAY, bailliage de Suisse, au canton de Ber-ne, dans le pays-Romand, près du lac de Genève. Ensortant du gouvernement d’A.igle, on entre dans lebailliage de Vevay. On y trouve d’abord la petiteville de Villeneuve, anciennement Penne-hocus- Ademi-lieue de Villeneuve est le château de Chillonjun peu au-dessus de Oisillon on volt la paroisse deMoutreux ouMoníìrenx. On y trouve auffi les baron-nies de Blonay 8c de Chaterald, la ville de Vevay,celle de la T ou r de Peil, 8c un vieux château à demi-démoli au bord du lac ; il fut bâti en 1230 par le comtePierre de Savoie, 8c il paroi t avoir été fort avantTissage du canon. * Etat $ Délices de la Su Jfe , t- 2 -p. 244.

2. VEVAY, ville de Suisse, au canton de Berne,dans le pays-Romand, íur le bord du lac de Genève,dans le bailliage auquel elle donne son nom. On T ap-pelle en latin F UnJcus, 8c en alleman à Fi sir. Vevayest une ville passablement grande 8c fort jolie, bâtieen long sur le bord du lac, à demi-lieue du pieddes Alpes. II s’y fait un grand commerce : les Sa-voyards, les Vallaií'ans 8c les Montagnards y vontvendre leurs denrées. Cette ville est ancienne. H enest fait mention dans l’Itinéraire d’Antonin. Cepen-dant on n’y trouve point de monument ssantiquité.Elle souffrit un terrible incendie en 1687. II coníûmades rues entieres. On y volt présentement une grandequantité de belles maisons, une grande place au borddu lac, pour tenir le marché, 8c deux temples, dontl’un est dans la ville, 8c l’autre hors des murailles,fur une hauteur. Les habitans font la plupart fort àleur aise, gens d’eíprit, polis, 8c d’un commerce fortagréable. II y en a même plusieurs qui font amateursdes belles-lettres, 8c des savans. On y voit un joli col-lège pour l’instruction de la jeunesse ; c’est le plu*considérable de tout le pays de Vaud, après celui dsLausanne. Comme le pays est beau, l’air fort doux ,1 aspect fort agréable, 8c qu’il y a bonne compagnie,plusieurs personnes considérables se sont établies danscette ville. C’est là que le chevalier EdmondLudlovr,Tun des juges du roi Charles I. d’Angleterre, s’étoitréfugié pour éviter le ressentiment de Charles ILTout le terrein des environs de Vevay est très-fertile. Ce font par-tout des colines qui s’éleventles unes au-dessus des autres, en forme d’amphithéâ-tre, parsemées de villages 8c entrecoupées de vigno-bles 8c de champs. Le fauxbourg de Vevay est bordepar une riviere, ou plutôt par un torrent impétueux,qui, descendant des montagnes, coule dans le fauX-bourg, fous un beau 8c grand pont de pierre. L etorrent s’appelle la VEVAYSE. Elle fait de grand 5ravages aux environs de Vevay, changeant de temp 5en temps son lit, 8c rongeant les terres de íbn voin-nage. Pour arrêter son impétuosité, on Ta bordée,dans un long espace, dune bonne 8c épaisse muraist efaite en maniéré de redan, dont les divers angl eîservent à rompre la violence de son cours. En 17 e ? 1au mois de juillet, elle se déborda tellement, qu’elmpassoit par-dessus les deux bouts du pont : elle ren-versa les murailles qui bordoient les jardins dep« lSle pont jusqu’au lac $ elle inonda tous ces j aI>dins, 8c enveloppa même Tun des Ministres deville, qui étoit dans son jardin, 8c que Ton n’a pfo Svu depuis. Les murailles de ces jardins tomberenHcomme si on les avoitsappéespar lesfondemensssE^& Délices de la Suisse , t. 2. p. 247.

VEUDRE, ville de France, dans le Bourbonnoi 5 ?recette de Moulins, à sept lieues de la ville de ce nom,fur le bord de l’Allier. Quelques habitans de cett?petite ville font à leur aile 8c commerçans : le re yLest pauvre. La paroisse renferme des plainesquelques hauteurs. Les terres qui sont fortes, rappor-tent du froment. Comme les pacages font assez éten-dus , on éleve du bétail. II y a, outre cela, plufí eurbois modernes 8c futaies, des vignes 8c plusieurétangs'.

VEUFVES, bourg de France, dans la TourainC

élection d’Amboise. n c

VE 17 LEROT, ou Velerot, selon Gareaii,cription de la Bourgogne, village de France, dan