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Tome sixième. T - Z.
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1. VEZERE, (la haute) petite rivìerë, dans lePérigord. Elle pane à l’abbaye de Tourtoirac, & serend dans celle de Lille, «n peu au-dcssus de Péri-gueux,

2. VEZERE, (la) riviere dé France. Elle prendía source aux confins du bas-Limoufin 8c de la Mar-che , & passe à Treignac & à Uzerche. Elle n’elt pasnavigable dans le Limousin, 8c ne commence à l’êtrequ’à Terraffon, à trois lièues de Brives, dans sélec-tion de Périgueux. * Piganiol, Descr. de la France,t. 6, p. 350.

1. VEZINS, bourg de France., dans le Rouergue ,élection de Milhaud.

2. VEZlNS, bourg de Erancê, dansl'Anjoù, élec-tion de Montreuil-Belay. Elle a été possédée consé-cutivement par deux familles du nôm de la Porte.Elle a sept fiefs dans fa mouvance. Outre la paroisse,il y a quatre chapelles, de 150 liv. chacune, 8c un hô-pital de la Charité, fondé pour quatre Religieux parles seigneurs de Vezins.

VEZOUZE /petite rivière du duché de Lorraine.Elle prend fa source dans les montagnes de Vosges,au-dessus de Turquestain j & après avoir arrosé Saint-Sauveur Sc haute-Seille , les villes de RlamontStdeLunéville , elle se rend dans la rivière de Meurte àAdcmesnil, une lieue au-dessous de Lunéville.

UFAÎlAN , villes d’Afrique, dans la Barbarie, auquartier de Zahara. Ce sònt, dit Marmol, Numidie ,/. 7, c. 7, quatre villes fermées de murailles , 8c bâtiespar les anciens Numides, à une lieue ì’une de l’autre,fur une petite riviere qui ne coule qu'en hiver. Ellesregardent le midi vers la ville deTagaost. On trouveentre ces places plusieurs villages, 8: de$ contrées depalmiers. On y observe quelque police, à cause ducommerce des marchands chrétiens qui vont au portdu Carguesse trafiquer des draps, des toiles, 8c d'au-tres marchandises, qu’ils portenr vendre à Gualata,àTomhutjSc aux autres lieux de la Nigritie, & pren-nent en échange des cuits, de la cire, du riz 8c dusucre. Il y a pluíieurs artisans dans ces villes : ils fontde fort beaux vases de cuivre 8c de laiton, qui vientss’une montagne du grand Atlas, nomme Icin, du côtéqui regarde le midi. C’eft là que font les mines de cui-vre, avec lequel on fait le cìny, qui est un laiton très-fin. Le chéris y a un château ^ appellé Afenfu. Le gou-verneur est chargé de recevoir le métal, 8c de le dis-tribuer par compte. Les habitans de ce quartier sontBérébéres. II fe tient toutes les semaines un marchédans chacune des quatre villes d’Ufaran : les peuplesde Hiléla, 8c les Arabes de Zenéga, y viennent achet-ter toutes les choses dont ils ont besoin : c’est ce quifait que les habitans de ces villes sont à leur aise ; maisils manquent toujours de bled. Ils font noirs commeceux de Guaden 8c de Tagaost. Dansl’une des villesd’Ufaran il y a u.n^au temple, à leur façon, fc. on yvolt auísi des juges 8c des alfaquis ; car tous les habi-tans de ces villes fe gouvernent avec quelque sortede police.

1, UFENS , fleuve dTtalie, dans le nouveau La-tiuin. Au lieu d’Ufens, Festus écrit OUFENS, & ditqu'il donna le nom à la tribu Oufenûna. II coule à l’o-rient des marais Pòmptines, Sc se jette dans la mer ;ce que Virgile, jEneíd* L 7- v - 802. explique de laforte :

é . : . ” 'Gelidujque fer ìmas

Qiuzric iter veilles , atque in mare conditur Ufeus .

Les eaux d’un fleuve qui coule dans des marais nepeuvent pas être bien claires ; auffi Silius Italicus, /. 8,y. 381, ct.it— il :

» _ • • • ^ r r : : Et atro

Liventes cceno fer squallida turbìdus einielCogit eiquas U sens , atque injieit cequora limo'.

Claudien, in Probini & Olybrìi Cons. v. 2Ç7, nôus faitentendre que ce fleuve serpente beaucòup.

, . . Tardatufque fuis erroribus Ufens .

U

Quelques-uns l’appellenr présentement Baïdìno', OUtíaudino ,• mais on le nomme plus communément AU-ÉENTE.

2. UFENS, fleuve d’Itaîìe, dans la Gaule Ois-padane, selon Tite-Live, /. ç, c. 35. Les ancienneséditions, aussi bien que quelques-unes des moder-nes, portent Utehs au lieu de Ufens. Cluyier,Ital. Ánt. I. î , c. 22 , est pour la premiere de cesdeux maniérés d'écrire. II ajoute que ce fleuve ar-rose la ville de Ravènne du côté du nord, 8c qu’onle nomme aujourd’hui Montone.

UFFENHEIM , ville d’Allemagne , dans laFranconie., au marquisat d’Anspach, íur la rivierede Golach, à quatre lieues de Rorenboug vers lenord , 8c à deux lieues de Vinsheirm * Jaillot,Atlas.

UFFHOLTZ, bourg de Erance, dafts la hauteAlsace, au bailliage de Gebweiler.

UFFUGUM, ville d’Italie , chéz les Brutiens. rTite-Live, L 30, c. iq, fait entendre qu’elle n’é-toit pas bien considérable. B au dr and, après plusieurágéographes, soutient que le nom moderne est Montsalto , ville de la Caìabre citérieure.

UFU. Voyez Vuhu.

UGEN'l Ó , Uxentnm , ville d’Itàlie, au royau-me de Naples , dans la terre d’Otrante , à diimilles au midi oriental de Gallipoli, 8c à douzemilles au midi occidental de Castro. Cette villectoit évêché avant le onzième siécle ; elle est fousla métropole d’Otrante. Autrefois elle pouvoir pas-ser pour peuplée ; mais les ravages que les corsairesTurcs y ont faits deux fois ont fort diminué le nom-bre des Habitans ; en forte quelle n’a plus aujour-d’hui que l’apparence d’un village.

^ ’ ct- a,:eau de la Gaule Narbonnoiíe»

vi-. - e à Peutinger le marque à quinze millesde Nîmes> & a huit milles d/Arles* (Quelques-unsveulent que ce soit le lieu nommé Mutatio ponteíe; m dans 1 Itinéraire d’Antonin j tout le monde?n en convient pas. Grégoire de Tours, /. 2, appellace qhateau Cajlrum Arelatenfe, apparemment parcsqu’il dépendoit du territoire de la ville d’Arles.Bouche dit, dans son histoire de Provence , qu sle château Ugernum étoit dans le lieu où l’onvoir aujourd’hui BELLEGARDE : selon d'autresUgernum étoit au même lieu où est Beaucaire.

tJGGADE, lieu de la Gaule. L’Itinéraire d'An-tonio le marque fur la route de Rouen à Parisentre Rouen 8; Evreux, à neuf milles de la pre-miere de ces villes, & à quatorze milles de la se-conde. Voyez YGGADE.

UGIA, ville de l’Espagne Bétique, chez le#Turderains, selon Prolomée, /. 2, c. ç, qui la placedans les terres. Elle est marquée dans lTtinéraired’Antonin fur la route de Cadix à Cordouë, entreA fa 8 c Oriffo , a vingt-sept milles du premier deces lieux, 8c a vingt-quatre milles du second. A**-lieu d’UGIA , quelques manuscrits portent UGlE.Ce pourroit être la ville Urgia de Pline. Voye*ce mot. On croir que c’est aujourd’hui Las CabecaSyvillage de l’Andalousie.

UGLITS, ville de l’empire Ruflìen, au duchéde Rostow, fur le Volga, à la droite. Cette vifl eest renommée par le malheur de Démétrius, fils <h*Czar Jean Basile. Ce jeune prince, âgé seulemcn*de neuf ans, y fut tué par les ordres de Boris, so^beaufrere., dans la confusion d’un incendie, fl utconsuma une partie de la ville. Deux imposteur*dans la fuite prient l’un après l’autre le nom dsDémétrius , 8c se dirent fils de Jean Basile, cSqui causa de grands troubles dans l’État. * & 6l'IJle , Atlas.

UGNICI EQUI. Isidore, allégué par Ortéliu*;fait mention d’une espeee de chevaux, ainsi nom-més du lieu où ils naissoient ; 8c il ajoute qu d*vivoient très-long-tems. Tout cela ne nous apprendpoint dans quelle contrée étoit ce lieu.

i. UGOÇZ , comté de la haute Hongrie, al *midi de la Teìssê, qui le sépare du comte de i eregsaz du côté du nord : le comté de Marmar