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Tome sixième. T - Z.
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nomment Ogingawa. Elle est dans le royaume deTotoomi, 8c se jette dans la mer du Japon, pres-qu’à sentrée de la baye de Totomina du côté del’ouest.

1, VILAINE, Vìcìnonia , rivière de France,dans la Bretagne. Elle prend fa source dans le Maine,assez près d’Ernée. De là prenant son cours du nordoriental au midi occidental, elle entre dans la Bre-tagne , où après avoir arrosé Vitray, d. Château-Bourg,d. Rennes, Messac, g. Rhedon, d. Rieux, d. laRo-che-Bernard, g. elle se jette dans la mer, vis-à-visde l’iste de Mai. Dans sa course elle groílit son litdes eaux de diverses îrivieres ou ruisseaux, qui fontla Cautache, d. l’Iste, d. le Men., d. la Seiche, g. leB rue, g. la Chere, g. le Don, g. l’Oust, d. l'Isaac, g.A Pembouchure de cette riviere, l’une des plus na-vigables de la Bretagne, il y a de grandes salines,proche de Guerrande 8c du Croisic, 8c qui soumis-sent du sel à toutes les villes & bourgades d’alen-tour. * Jaìllot, Atlas.

2. VILAINE, ou Vilaine En Duesmoìs, bourgde France, dans la Bourgogne , au diocèse d’Autun,recette de Châtlllon, Ce bourg est situé sur une mon-tagne ; il y passe un petit ruisseau sans nom, & furlequel il y a deux ponts : c'est un passage de rouliers.Le pays est 1 montagneux, 8c environné de bois. Lesief de la Couture dépend de Vilaine.

z. VILAINE-LA-CARELLE, bourg de France,dans le Maine, élection du Mans.

4. VILAINE-LE-GONN OIS, bourg de Fran-ce, dans le Maine , élection du Mans.

<. VILAINE ou S. George de Vïlàine-la-JuhÉE , bourg de France, dans le Maine, électiondu Mans, avec titre de marquisat, à douze lieuesau nord-ouest du Mans. Cette terre appartenoit, ily a deux cent ans, à Louis d’Anjou, bâtard du Maine.Elle passa ensuite dans la maison de Champagne, 8cfut érigée en marquisat en faveur de N. de Brandelis,chevalier de l’Ordre. Le bourg de Vilaine est fortpeuplé : fa jurisdiction s’étend fur treize paroisses.

6. VILAINE-LES-PREVOTS, bourg de Fran-ce, dans la Bourgogne, au bailliage de Semur. Cetteparoisse est située en pays de plaines, coteaux 8c mon-tagnes : il y passe un ruisseau, 8c il y a une chapelle detrente livres de revenu.

VIE ARCEAUX, château de l’ifle de France, dansleVexin-François, dans la paroisse de Chaussy, à deuxlieues au sud-ouest de Magny, 8c à pareille distancede la Roche-Guyon. Ce château est bien bâti, il abeaucoup de logement, avec des fossés remplis d’eau,un étang, des canaux, un grand jardin, 8c un parctrès-vaste, fermé de murailles. II y a dans ce mêmelieu un fameux prieuré de Bénédictines. Le ruisseauqui arrose la paroisse de Chaussy va tomber dans lariviere d’Epte, à la vue du château de Baudemont.* Corn. Dict. fur des mémoires manuscrits.

VILBERNIER, bourg de France, dans l'Anjou,élection de Saumur.

VILCHEZ, riviere de l’Amérique septentrionale,dans la Louisiane. Cette petite riviere se jette dansle golfe du Mexique , entre les rivières de saintPierre 8c de Vasiza, à la baye d’Apalaches.

VILENA, ville d’Espagne, dans la Nouvelle-Castille. Voyez VlLLENA.

VILICA, lieu dont il est parlé dans la vie de sainteAdélaïde, cité par Ortelius, qui soupçonne que cepourroit être Bellich. Voyez BellICH.

VILILLA, bourg d’Espagne, au royaume d’A-ragon, fur l’Ebre , au voisinage d’Ossera. La Tra-dition du pays veut qu’une cloche de ce village sonned’elle-même toutes les fois qu’il doit arriver quelquemalheur à l’Espagne. Cette cloche a dix brasses detour, & fut fondue par les Gots, qui, à ce qu'onraconte, y mirent l’une des trente pieces d’argent,*qui surent le prix pour lequel Judaà trahit Notre-Seigneur. * Délices (PEspag. p. 6yz.

1. VILLA, nom latin qui signifie une maison decampagne, une ferme, une métairie. Les ancienss’en font ausii servtss pour désigner une bourgadeou un village. Ammien-Marcellin écrit MelanthiadaD lllamí œfarianam, en parlant de Melanthias, village

VIE

à cent-quarante stades, ou à dix-huit mille pas deConstantinople : Eutrope en parlant de la mort del’empereur Antonin Pie, dit qu’il mourut apud Lo-rium Villam juam , à douze milles de Rome ; Au-relius Victor, Eutrope 8c Casiìodore, appellent Acypronem Villampublicam, le lieu voisin de Nicome-die, dans lequel mourut ì’empereur Constantin,, «Grand . Or Melanthias-, Lorium, Acyro étoient desvillages; ils s’étoient, fans doute, formés auprès dequelque maison de campagne, dont ils avoient re-tenu le nom. Dans les titres du moyen âge, on re-marque qu’il y avoit souvent dans un petit pays plu-sieurs de ces Villa , 8c dans une Villa , plusieursparties nommées Aloda. ou Aïeux , qu'on donnoit »louage aux paysans. Ces Villa ou maisons de cam-pagne ont donné commencement à une infinité deVilles , de Bourgs 8c de Villages, dont les nomscommencent ou finissent par Ville : c’est ce qui adonné pareillement l’origine au mot François V fi-lage , comme si on eût voulu désigner un nombrede maisons bâties auprès d’une Villa ou maison decampagne.

2. VILLA, bourgade dela Mauritanie Césarienne.Ptolomée, /. 4, c. 2, la marque dans les terres. C’elprésentement Beni-Arax, selon Marmol. Voy? 2Beni-Arax.

VILLA-D’ADRIANO , lieu d’Italie, dans 1 »campagne de Rome, à une lieue du Tibre, dans 1 ?territoire de Tivoli. L’empereur Adrien avoitpalais dans ce lieu, 8c on en voit encore quelqu eSrestes. Voyez TIVOLI. Ce que le peuple ignorantappelle Tivoli-Vecchìo, n’est autre chose,selon Spon»que la Vìlla á*Adriano.

VILLA-BARNA, bourgade d'Italie, dans I 3Tortonèse : il y en a qui prennent ce lieu pour l'an-cienne Libarna. Cet article est de Corneille , f uíne cite point son garant. II est vrai que quelqu^Géographes ont voulu que Villa-Barna fût l'ancien"?Libarna j mais les ruines qu’on voit à Arqua , fn cla Scrivia , prouvent que c’est cette place qu’ell eoccupoit.

VILLA-BORGRESE, maison de plaisance,Iralie, à deux milles de Rome, 8c qui prend s° stnom de la famille à laquelle elle appartient. On I 3nomme ausii quelquefois VlGNE-BORGHESE. C’egun lieu très-agréable, qui seroit digne d’être habn epar un grand prince. La maison est presque tout?revêtue en dehors de bas-reliefs antiques, dispose*avec tant de symétrie, qu’on les croiroit avoir et?faits exprès pour être placés comme ils font. Entt?le grand nombre de statues, dont les appartemeÇ*de ce petit palais font remplis, on admire princi-palement le Gladiateur ; la Junon de Porphyre ; ^Louve de Romulus, d’un fin marbre d’Egypte ; * eSbustes d’Annibal, de Séneque 8c de Pertinax ; fHef-maphrodite, 8c le vieux Silène, qui tient Bac chu 3entre ses bras. Le David frondant Goliath ; l’En??qui emporte Anchise, 8c la métamorphose de Daphn? »sont trois pièces modernes du chevalier Bernin,méritent d’être mises au rang des premieres. On nfiniroit pas si on entreprenois de parler des pehss^res rares qui se trouvent dans ce palais. Le í 3lI jAntoine du Carache, 8c le Christ mort , de Raph? •font regardés comme les deux principaux morceau •Si toutes les magnificences royales qu’on peut v ^ailleurs ne font pas ici si splendidement étalées ,y trouve des beautés plus douces 8c plus touchates ; des beautés tendres 8c naturelles, qui font P ^naître d'amour, si elles n’inípirent pas tant de res P j eSEnfin comme Rome est la source des statues & ^

sculptures antiques , il faut que le reste du mondeen cela au palais de lafamille des Borghèse. a

rien ajouter à la beauté de ses promenades :A Sfun parc, des grottes, des fontaines, des statuesdes cabinets de verdure, 8c une infinité deantiques 8c modernes. * MiJson t Voyage

t. 2, p. 169. * n l’ar-

VILLA-CvESARUM.. Voyez, au mot AD,

ticle Ad GALLINAS. j’FcnaRn? »

VILLA DE CAPILLA, bourgade d T ra iésdans l’Andalousie, à deux lieues d’Azuaga.