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Tome sixième. T - Z.
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VIL.

Da sacro cìnerìflores hic ìllc MaroniSincerus , Musaproximus , uttumulo .Fix. ami. LXXII. A . D. M. XXX .

* Corn. Dict. Délices dé Italie.

, VILLA DE Molli, bourgade de l’iíle de Corse,a quatre lieues de Baitia vers le septentrion. OnP s end ce lieu pour l’ancienne Mora de Ptolomée.* Raudrand , Diâ.

_VILLA DE MOSE , ville de l'Amérique septen-trionale , dans la nouvelle Espagne, & de la dépen-dance de la province de Tabasco. Cette petite villee ft située dans les terres , fur le côté droit de la riviè-re de Tabasco j environ à douze lieues de ion em-bouchure 8c à quatre au-deflus du parapet que lesEspagnols ont élevé , 8c où ils tiennent une gardePour veiller furies bateaux qui remontent la rivière.Villa de Mose est presque toute habitée par des In-diens , & il n’y a que fort peu d’espagnols. Au mi-Eeu de la ville il y a une église ; 8c à l'Ouest un fortqui commande íùr la rivière. Les vaisseaux vont jus-que-là porter leurs marchandlies. Ils arrivent enNovembre ou Décembre , 8c demeurent jusqu’autnois de Juin ou de Juillet, pour vendre leurs mar-chandises j 8c ils prennent ensuite du cacao pour leurcharge, avec quelque peu de silvester. Tous les né-Socians 8c merciers des villes du pays se rendent àVilla de Mose, vers Noël, pour y trafiquer j ce quihait que cette ville est la plus considérable de tousces quartiers, si on en excepte Campeche , quoiqu’ilV ait peu de riches marchands domiciliés. Lorsqueles vaisseaux ne trouvent pas à charger du cacao , ilsPrennent des peaux 8c duíùif. Cependant le principalEndroit pour les peaux, est une ville située fur unefranche de la rivière de Tabasco, 8c qui commencea Une lieue plus bas que le parapet. Le côté où l’ona bâti, Villa de Mose est une espèce de terre grise 8c& sabloneuse , 8c il paroít que tout le haut pays estâe même ; mais le terroir du pays-bas est profond 8cde couleur noire. On y volt aussi quelques endroitsoù il est d’une argile extrêmement forte, 8c il n’y aPas une pierre dans tout le pays. Le terrein sec, 8c°u l’on relpire un bon air, est plein de forêts , excep-ta dans les lieux habités, ou que l’on cultive. Les al-lées de cacaotiers appartiennent íùr-tout aux Eípa-gnols ; mais il n’y a que les Indiens loués exprèspour cela , qui les plantent 8c qui en ayentsoin. LesIndiens ne laissent pas d’avoir en leur propre des al-lées de plantains , du mahis qu’ils sèment, 8c quel-ques petites allées de cacaotiers. C’est à les entrete-nir que la plus grande partie de leur tems est em-ployé. Quelques-uns s’occupent à chercher des abeil-Ics dans les bois, 8c vendent le miel 8c la cire. II ya de deux sortes d’abeilles.

Les unes font assez grosses , les autres ne le fontP as plus qu'une mouche noire 8c commune j maise Hes font plus longues, 8c ressemblent parfaitementP°ur toupie reste à nos abeilles ordinaires, si ce n estque leur couleur est plus brune. L'aiguillon de cel-, e -ci n’est pas assez fort pour percer la peau d’unh °mme. Leur miel est blanc , 8c elles en font beau-?bup. Les Indiens qui ont de ces abeilles creusent,? es troncs d’arbres pour leur servir de ruches. Cestidiens vivent en société dans des villes ou desbourgs.

L bâtissent de grandes maisons, dont les muraillesY° n t faites d’argille ou de boue , plâtrées en dedans.

toit est couvert de feuilles de palmier. Les églises°bt grandes , beaucoup plus hautes que les maisonsbt(iinair es , 8c couvertes de tuiles. Le dedans est or-e de peintures grossières d’images de saints qu’on^ e Presente aussi basannés que les Indiens le font. Ou-, re ces ornemens , il y a dans les églises des flûtes ,° s haut-bois , des tambours, des masques 8c desq^fPqbespour se divertir aux jours solemnels, parcetic r n ° nt presque point de divertissemens en par-cuii er . n n >y en a q U ’ en commun , St cela n’arrivefêtes des Saints, 8c la nuit suivante. Lespris r {'‘ déservent ces Eglises , doivent avoir ap-fice ^âien avant que de pouvoir obtenir un béné-

^dLLA-NOBENSIS, siège épiscopal d’Afrique ,

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dans la Mauritanie Césariense, selon la notice desévêchés de cette province, qui fait mention de Va-lens , évêque de ce lieu.

_ VILLA-NOVA, ville de Portugal, dans la pro-vince d’entre D o uro 8c Minho, fur la rivière gau-che du Duero, vis-à-vis de la ville de Porto, qui estdel’autre côtédu fleuve. Cette petite ville appartientà l’Evêque de porto. Un ste ses fauxbourgs est for-tifié de quatre bastions, d’un demi-bastion , 8c detrois redans avec un fossé 8c un petit ouvrage à cor-ne. On trouve encore dehors de l’enceinte de la vil-le une autre fort à cinq bastions bâti fur une mon-tagne qui la commande La garison ordinaire est dehuit compagnies d’infanterie. * Délices de Portugal,p. 707. ,Le Quien de la Neuville , Hist. de Por-tugal.

VILL A-N O V A-D ’ A S TI, petite ville d’Italie,au Piémont, dans le territoire de Quiers , fur la rou-te de Turin à Asti,, environ à quatre lieues de chacu-ne de ces villes. * De VIjle , Atlas.

VILLA-NOVA-DE-CERVERA, ville de Por-tugal , dans la province d’Entre-Douro 8c Minho ,aux confins de la Galice , fut la rive gauche duMinho , vers som embouchure vis-à-vis du fort dela Conception que les Espagnols ont bâti de l’autrecôté du fleuve. Cette ville est fortifiée d’une assezbonne muraille, flanquée de quatre bastions, 8cdé-fendue de quelques autres ouvrages avec un fossé. IIy a outre cela un beau grand fort à cinq bastions,construit hors des murailles de la ville , fur une hau-teur qui la commande. * Délices de portugal. p. 701.

V 1 LLA-NGVA-DE-FICHALO , bourg dePortugal, dans l’Alentejo, aux confins de l’Andalou-sie, à quelques lieues de Moura, au midi. * Samson ,Delifle , Robert.

VILLA-NOVA-DEL-FRESNO , bourg d’Es-pagne dans l'Estremadoure , aux confins du Portu-gal, au midi d’Olivença , 8c à l’Orient de Mouraon,mais plus près de cette derniere que de la premiere.

* Jaìllot , Atlas.

VILLA-NOVA-DE-PORTIMAON , port ditroyaume de Portugal, dans la province d’Algarve.Au sud-ouest de Silves , l’océan fait deux petitescourbures en s’avançant dans les terres, à l’embou-chure de deux petites rivières , 8c la marée y formedeux bons ports de barre , où les vaisseaux peuvententrer du tems de la pleine mer. Ces deux portsfont Villa-Nova de Portimaon 8c Alvor. Le plusoriental des deux est Villa-Nova. L’entrée en estassez aisée, parce que la passe est fort droite : l’autreport qui est plus au couchant, savoir Albor ou Al-vor , a Feutrée plus difficile, à cause des rochers quila bordent 8c parce qu’elle est courbe , 8c que la ri-vière y va en serpentant. Albor est un petit bourgsitué au fond du Golfe , qui forme le port en ques-tion ; 8c au milieu du port paroitune petite iste éle-vée , dont la partie la plus haute est une esplanade oùl’on volt les ruines d’une ville bâtie par les Maures.Ces ruines font conoître que la ville a été magnifi-que. Les anciens mettent dans ce quartier un portnommé Annibalis portusj comme ils en parlent d unemaniéré un peu vague , fans marquer les distancesdes lieux , on ne peut bien déterminer si par-la ondoit entrer Albor ou Villa-de-Portìmaon ; ce qu’ily a de certain, c’est qu’il faut entendre ou l’un oul’autre * Délices de Portugal , p- 812.

VILL A-NO VA-DEL-RIO , bourgade d’Es-pagne, dans l’Andalousie, au bord , 8c prés du Gua-dalquivir , fur la route de Seville a C or doue , envi-ron à sept lieues au-dessus de Seville. Les uns le pren-nent pour l’ancienne - Carula, 8c d’autres pour l’an-cienne Canama. * Jaìllot , Atlas.

VILLA-NUEVA^, abbaye d’hommes, ordre deCiteaux, de la congrégation de Castille en Espagne,dans la Galice, au diocèse d’Oviedo.

VILLA-NUEVA-DE-BARCAROTA , bour-gade d’Espagne, dans l’Estremadoure, à quelqueslieues au midi de Badajos, íùr le bord d une petiterivière qui se jette dans la Guadiana. C’est le cheí-lieu d’un marquisat ; 8c on y voie un beau château»

* Déliées de Portugal, p. 388.