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Tome sixième. T - Z.
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x 84 VIL.

«exé à l’o'ffice claustral de sacristain del'abbaye deSaint Martin de Tours.

, VILLIERS COTTERETS. Voyez Villers-COTERETS.

VILLíERS-LE-DUC , lieu de France , dans laBourgogne , bailliage St recette de Châtillon. Celieu donne son nom à un bois de neuf cens vingt-quatre arpens, cinquante-neuf perches, qui dépend dela maîtrise des eaux & forêts de Châtillon.

VILLIERS-LES-HAUTS , bourg de France ,dans la Bourgogne , bailliage de Semur en Auxois ,ou de celui d'Avalon, au choix du demandeur. Cetteparoisse est située en pays de montagnes 8c de plai-nes , à trois ou quatre lieues de la rivière d’Ar-menson.

VILLIERS-SAINT-BARTHELEMY , bourgde France , dans la Picardie , élection de Beau-vais.

VILLIERS-SAINT-BENOIT, bourg de Fran-ce , dans la Champagne , élection de Joigny.

VILLIERS-S AI N T-P A.UL, bourg de France,dans la Picardie, élection de Senlis. C’est une terreconsidérable , qui appartient au duc de Sully.

VILLIERS-SAINT-SEPULCLRE , prieuré deFrance, dans la Picardie, au'diocèse de Beauvais.ilrapporte deux mille livres de rente.

VlLLlNGlN , ville d’Allemagne dans la ForetNoire, entre les sources du Danube 8c du Necker ,à quelques lieues à l’occident méridional de Rot-weil. Cette ville jouit d’un fort bon air. Toutes sesrues Ont des ruisseaux qui les lavent. On en volt qua-tre fort droites du milieu de fa place, avec quatreportes qui font à leurs extrémités. Le vin y vient duBrisgow , 8c tous les vivres y font à un prix fort rai-sonnable. II y a une eau qui part de quelque mine desouffre 8c d’alun, 8c qui est propre à fortifier les mem-bres de ceux qui s’y. baignent. Elle conforte l’esto-mac 8t aide à la digestion. La ville de Villengenfut bâtie par les comtes de Zeringen. Elle obéit en-suite à ceux de Furstenberg, 8c eut enfin pour sei-gneurs , .les princes de la maison d’Autriche. * DeVide , Atlas.

VILLON, bourg de France, dans la Champagne,élection de Tonnerre. C'est la patrie du fameuxVillon,_ premier poetefrançois, & qui fut brûlé pourson impiété.

VILLORADO , Belliforamen , bourg d'Es-pagne , dans la vieille Castille, au comté de Rioxa ,fur le torrent de Tiron , au pied des montagnes, àquatre lieues de Saint Domingue, de la Calçada.C’étoit autrefois une ville épiscopale. * Baud.

Dict.

On croitque c’est la Deobrigula de Ptolomée.

VILLOTTE, Vìlhda., paroisse de France, auduché de Bar, 8c dans le bailliage de ce nom. C’estune paroisse qui a été érigée depuis peu. Son égliseest dédiée à Saint Brice , 8c le chapitre de SaintMaxe , qui est patron de la cure , perçoit les deuxtiers des grosses 8ç menues dix me s. Le prieur deDieu-en-Souvienne prend l’autre tiers. On volt dansle district de cette paroisse l’abbaye de Sainte-Houx.

Voyez ce mot.

ViLLOUXEL , lieu de France, au Duché deBar, dans le bailliage de Baísigny Barrisien, officede Boulemont 8c la Motte. C’est une annexe de laparoisse de Pargny fous Mureaux. On trouve dansson district l’abbaye de Mureaux , de l’ordre desprémontrés , fondée en 11 ço.

VlLLUZKA, ou Velikâ, lieu fameux dans laPologne , au palatinat de Cracovie , à deux lieuesde la ville de ce nom, 8c d’où l’on tire une quantitésurprenante de sel. Cette saline fut découverte enI2Ç2. C’est un illustre monument du travail des Po-lonois , qui semble avoir été creusé dans le plus pro-fond des entrailles de la terre. Jean Choyfnin qui fitle voyage de Pologne avec le seigneur de Baîagny,envoyé pour sélection de Henri de France, dit qu’ilalla voir cette Saline avec plusieurs autres personnesen 1572,8c qu’ils furent demi-heure à descendre parde gros cables , que cinquante personnes tenoient àla fois pour aller jufqu’au bas tous ensemble. Le sieur

VIL.

le Laboureur , l'un des gentilshommes servatisroi, 8c qui accompagna la reine de Pologne, lors-qu’elle alla trouver le roi son époux, rapporte dansce qu’il a écrit de son voyage , qu’un Polonois deses amis l’empêcha d’aller voir ces mines , à cause dupéril des cables ; mais que deux gentilshommes defa troupe, nommés d’Incarville & de Briseoli, y ayantété, l’assurèrent que tout ce qu’on en racontoit étoitvrai, qu’il y a près de trois lieues à descendre dansces mines, à la réserve d’une échelle de deux outrois cens marches ; qu’il y a plus de cinq cens mé-nagés établis dans ce gouffre , qui ont creusé dansle lel une espece de ville : qu’il y a des rues 8c detoutes sortes de maisons avec les commodités desautres qui sont fur la terre ; 8c qu’il y a beaucoupd’enfans qui n’ont jamais monté jufqu’au haut , 2cqui ne peuvent s’imaginer qu’il y ait d’autre mon-de. II y a une église 8c des prêtres, un juge, 8c enfintoutes sortes d’offices. On y fait des mariages 8c de*enfans , 8c toute l’occupation de ces habitans desténèbres , est de tailler cette roche de sel en grosst*colomnes , que les Polonois , les Silésiens , les Mo-raves, les Hongrois, les Autrichiens , 8c divers au-tres peuples d’Allemagne viennent acheter, M. I eLaboureur, dit M. VigneulMarville, mélange <T his-toire & de Litédr. t. 2, p. 307, raconte ces choses fu rla foi d’autrui. Un voyageur françois qui a descendudans cet abîme de sel, m’a assuré qu’on y voyoit ungrand nombre de misérables attachez à ces mines;mais qu on n y apperçcit aucune trace de cette pré-tendue république si dévote 8c si bien réglée. Le fa-buleux entre d’ordinaire dans les relations des voya-geurs, pour dédommager le lecteur de ce qu’il y trou-ve d’inutile 8c d’ennuyeux.* Le Laboureur , retoiifde la Maréch. de Guébriant, p. 45.

VILNA. Voyez WlLNA.

VILOBIA. Voyez OvilABIS.

VILS, rivière d’Allemagne, au duché de Bavière-Voyez Wll.S.

VILLENSIS, siège épiscopal d’Afrique , dans laProvince proconsulaire.fíçstforcttr, son évêque, assistal’an Ç2Ç au concile de Carthage, 8c la conférencefait mention de Felicianus , * Harduin. Co lied. Cône.t. 2 ,p. 1082 , t. 1 , p. 1110.

VILUMBRI , peuples d'Italie , que Ptolomée,/. 3, c. 1, dit être plus orientaux que les Umbres , &plus occidentaux que les Sabins. Leur pays doit êtreaujourd’hui le duché de Spolete. Ptolomée leur don-ne pour place :

Arna , Spoletium ,

IJ'pelum , ou hìspellum Mevanìa ,

Tnrde , Ameria ,

Florum. Flaminiì , Narnia ,

Ocrïculum,

VILVORDE, VïLVORDIA , ville des pays-bas,dans le Brabant, au quartier de Bruxelles, fur le ca-nal de cette ville, dont elle est éloignée de deuxlieues , 8c à la même distance de Malignes. Cetteville, que traverse la rivière de Senne , qui fait rouf”ner plusieurs moulins, a été autrefois, à ce qu’on dit 1très-forte ; on veut même que ce soit pour cette rai-son qu’elle ait été nommée VlJ.JLE FORTE , dont avecle tems on a fait VlLVORDE. Mais comme les an-ciens titres la nomment Filfortium , cette origm einventée par quelques modernes tombe nécessaire-ment; car Fort ou Furt dans la langue teutonique >signifie un Gué. Quoi qu’il en soit, Vilvorde étoit au-trefois considérable. En 137Ç , Wenceílas , duo de, Brabant , y fit bâtir le château où l’on gardoit fo sprisonniers d’état, 8c le gouverneur ou châtelam yfait fa demeure. La grande église , qui est assez beU e >est dédiée à Notre-Dame. II y a un couvent de Do-minicains , qui y enseignent les humanités. Le mo-nastère des Carmélites chaussées , dit Ten j 00 F *fut fondé en 1468 , par châties le Hardi , duc eBourgogne , 8c les premières religieuses Y * ur . enamenées de Liège. On y conserve une image mira-culeuse de la Sainte Vierge, qui fut donnee a cettéglise en 1260 , par Sophie de Thuringe , femme