VIR
^u’oïí appelle à cause de cela Gué ou Vé DE VlRE,Padum fririez. Les rivières que la Vire reçoit dansson cours , font Dattée, Virone , Brevogne , Dro-nie 3 Quienne, Pouchiniére 8c Joigne. Le ruisseaude Pincel & celui de Chevry, qui vient de Villebau-don , tombent dans cette même rivière, entre Teffyà Pont-Farcy.
2. VIRE, ville de France , dans la basse-Norman-die, au petit pays de Bocage, dont elle est la capita--5,- & dans le bailliage de Caen , dont elle est un deshéges royaux. Cette ville située entre Saint-Lo ,franches, Mortain & Falaise , à douze lieues deCaen , à cinq de C ondé, & à deux ou trois de Saint-~ e ver , n’étoit qu’un château jusqu’au téms du roiPhilippe-Augnste, fous le pontificat d’Innocenc III,<3ui l’appelle dans ses lettres Cajlrum y iriez. Ce châ-te au avoir pris son nom de la rivière de Vire, sur* a quelle il avoit été bâti. Aujourd’hui la ville de* ire a quatre portes 8c de grands fauxbourgs. SesMurailles font flanquées de hautes tours , & accom-pagnées de fossés j mais son château est détruit. Ellea dans son enceinte qu'une seule paroisse sous letitre de Notre-Dame. Cette église,dont le clergé estcomposé de plus de quarante prêtres , est grande ,helle, & assez ornée. Celle de Saint Thomas, qu'ontrouve dans un fauxbourg, est la paroisse primitiveue Vire ; mais on n’y baptise plus. L’église de sainteAnne , vis-à-vis l’Hôtel-Dieu , est une aide de laParoisse de Tallevane ; & on trouve encore dans lessauxbours les couvensdes Cordeliers, des Capucinsdes Bénédictines , des Ursulines, des Augustinesqui gouvernent l’Hôtel-Dieu II y a aussi une com-ttianderiede Tordre de Malthe. Dans le donjon duchâteau, les habitai» ont fait élever une repréíenta-Lon du calvaire , qui attire beaucoup de curieux parht beauté 8c par la singularité de l’ouvrage. La tourne l’horloge est aussi fort remarquable. * Longuerue ,Oescription de la France, part. i, p. 77. Corn. Dict»Mémoires dressés furies lieux en 1702.
, Cette ville est le siège d’unvicomté, d’un grenierasel, d’une maîtrise des eaux & forêts, & d une élec-tionqui comprend cent quatre-vingt-quatre paroisses.hy a outre cela un lieutenant de police 8c un maire :^ais on n’y élit plus d’échevins. C’est un lieu d’uncommerce considérable , qui consiste principalement .e n manufactures de draperies. On y voit une tren-l &ine de moulins à eau, pour dégraisser les étoffes ,pour faire du papier , & pour d’autres usages. Il s’ytient un gros marché le vendredi , & quatre foiresdans Tannée ; la premiere, le vendredi d’après Pâ-ques ; la seconde , à la Saint Michel ; la troisième ,a la Sainte Catherine ; & la quatrième à la Saint Ni-colas. André du Chêne , rapporte dans ses antiquitésdes villes de France , que les habitai» de Virea yant ténu le parti des Anglois, obtinrent du roiCharles VII, une amnistie qui leur fut accordée au£oi s de Novembre 14ÇO. Vire est fous T évêché de"ayeux , à l’exception d’une rue nommée la rue du**ont , séparée du reste de la ville par la riviere. Cet-te rue est dans le diocèse de Coutances. II est à re-marquer que c’est de cette ville qu’ont pris leur nom1( r s C"audevires , forte de chansons que le peupleVÌ a nte, & que par corruption on appelle aujourd’huiçZudevilles. Elles furent inventées par Olivier Bas-sin , foulon de Vire, 8c furent d’abord chantéesVaudEVIRE, qui est le nom d’un lieu proche dev ire.
j sélection de Vire n’a aucune riviere navigable :e climat en est très-froidj & les terres font d’unsauvais fond , légeres St sablonneuses. Cependant^ te élection est très-peuplée, & les habitai» font& industrieux. II y a deux forges considérables :jctle de Dannon , où Ton apporte la mine de la butte? Montbosse ; 8c celle de Halouze, dont la minejf lent de l’Archant. * Piganiol , Description de laran Ce , r. ç , p. 344.
deHpjÉ’ bourg de France, dans l’Anjou, élection
q "V"PELADE , bourg de France , dans lau len Re , élection de Bourdeaux. II y a dans ce° Ur S une juridiction.
VIR.
tgí
. VIRENA, lieu d’Italie, où Vitruve, /. 8, c. 3 ,dit qu’il y a des fontaines dont les eaux font acides;Baptiste Porta , /. 8, c. 6, en parlant de ce lieu dansía magie naturelle, dit qu’on le nomme présentementPrancolij'e ; 8c qu’il est à un mille de Tiano , íùr lechemin de Rome. Biûndo , Ital lllujlrata , paroit leplacer auprès du Mont Gerro. * OrteL Thés.
VIRGANTIA. Amnien Mercellin appelle ainsi
ville des Segusiens, que Strabon, Ptolomée &
1 itinéraire d Antonio nomment Brigantium^ c’est au-jourd’hui Briançon.
VIRGAO , ville de PEspagne Tarragonnoise ,selon Pline , /. 3 , c. 1 , qui la íûmomme Aléa. Lépsre Hardouin lit Urgao. L’itinéraire d’Antoniaqui écrit tantôtURCAO, tantôt VlRCAO , ouVlR-GAO , place cette ville íùr la route de Córdoue à Caí-tulo, entre Calpurniana 8c Ilititrgis , à vingt millesdu premier de ces lieux , & à 34 milles du se-cond. On a trouvé à Arjona une inscription , rappor-tée par Gruter, 8c où on lit : Munic. AlbENSE.Ur-GAVON D. D. Mais le pere Hardouin soutient quecette inscription est moderne. Si cela est » c’estune preuve de moins pour ceux qui veulent qu 1 Ar-jona soit P ancienne VlRGAON , ou U R -G A O N.
VIRGI, ville d’Espagne,selon Pomponit» Mêla,l. 2 , c. 6 , qui la met sur le Golfe appellé ViRGINI-tanus Sinus , & auquel elle donnoit apparemmentle nom. Ptolomee 8c Marcian d’Héracléela nommentOosHHy Urce. Cette ville , dit Isaac Vossius, obser-vât. adMclam , a donné occasion de débiter bien desimpertinences, parce qu’on ignoroit qu’URCl, Ur-61 , VlRGi, BlRGi 8 c MURGi, étoient autant denoms de la même place. On en trouve la preuve dansPline , qui étend la Bétique jusqu’à la ville de Mur-GI ou MuRGis , & qui dans un autre endroit donnéla ville d’Urci pour le commencement de la côte dela province de Tarragone. Tous ceux qui ont voulumarquer les bornes de la Biétique en on dit autant $si ce n’est que quelques-uns, au lieu de Murgi &d’URGl, ont écrit VlRGi Sc BîRGl; II est ordinai-re de voir changer l’U en B , Sc il ne l’est guéremoins de voirie B changé en M, de forte qu’l/rgiSc Murgi font absolument le même nom. II est bon. de remarquer néanmoins qu’outre cette Murgis , il yen a un autre que Ptolomée marque dans les terresparmi les villes des Turdules Bétiques, & dont l’i-tinéraire d’Antonin fait mention. Mais cette Mur-gis n’a rien de commun avec celle dont il est iciquestion. Plusieurs ont voulu que cette derniere fûtla ville de Murcìe , qui a donné son nom à un royau-me j mais cette opinion tombe d’elle-même, dès quela ville de Murcie, au lieu d’être maritime se trouvéfort avant dans les terres.Ceux qui disent que Muxu-cra , ou Veria , est l’ancienne frirgi, ne se trouventpas mieux fondés. Virìa est la ville Baria des an-ciens ; Sc l’on ne peut pas prendre Ber/epour Baria ,puisqu’Abdera 8c le promontoire Charidème , au-jourd’hui le cap de Gâte, étoient entre-deux. La vil-le Vìrgì , Urci , ou Murgi des anciens étoit dansl’endroit où est aujourd’hui Almaçaran , à l’embou-chure du Guadalentin.
VIRGILIANA , maison de plaisance, en Italie.Elle appartient au Duc de Mantoue, Sc est peu éloi-gnée de la ville de ce nom. On y voyoit autrefois unefort grande ménagerie de vaches Sc de brebis. Quoi-que cette maison porte le nom de Virgile, ce n’estpas le lieu de fa naissance. Ce lieu s apelloit ancien-nement Andes , 8c se nomme aujourd’hui Pétala , ouPiSiola. Ce n’est qu’un village.
VIRGINIE, (La) contrée de P Amérique sep-tentrionale. Elle est bornee au nord par Marilland àl’Orient parla mer du nord, au midi par la Caroline,Sc à l’occident par la Louisiane. Cette province, quise nommoit autrefois Apalche , fut découverte en1585 , par Richard Greenwil. Quelques années aprèsWalter Raleigh lui donna le nom de Virginie enmémoire de la reine Elisabeth sa maîtresse , qui pas.sa toute sa vie dans le célibat. D’autres prétendentque ce nom vient d’un roi Virginie, dont il est faitmention dans les Historiens qui parlent de l’Améri-