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Ce que, par i’autorité du pape Alexandre IV, íes Re-ligieux obtinrent, en 1259, le privilège de choisir unabbé de leur maison.
ULIL , nom d’une isle Sc d'une ville dupays desSoudans, ou Nègres, Sc qui n’est pas fort éloignée ducontinent, dans la Mer , que les Arabes appellentEahr-almodhallam, & qui nous est connue fous lenotn d'Océan Atlantique. II y a, dans cette isle, unesaline ou marais-salant, d’où l’on transporte le sel,dans le pays des Nègres, par l’embouchure du Niger,que l es Arabes appellent Nil Soudan, le Nil des Né*grès ; car ces peuples ne tirent point de sel d’aucunautre endroit. Cette isle est éloignée de l’embouchu-re du Niger, d’une journée, ou environ, de naviga-tion, c’est-à-dire , de cent milles , ou de trentelieues, selon le Scherif Al-Edriíìi. * EE tíerbelot, Bi*blioth. or.
VLISPADA, ville de l’isle de Taprobane : Ptò-lomée, 1 .7, c. 4, lamarque dans les terres; & The-Vet, qui veut persuader qu’il a parcouru cette isle ,dit que la ville Vlispada de Ptolomée , est appellee•ddafth, par les Indiens.
VLIZIBIRRHA, ville de l’Afrique propre. Ellese trouve au nombre des villes que Ptolomée, I.4,c -3, place au midi d’Adrumette. Ses interprètes li-sent Vlbùbìra j & Pline, 1 . 5, c. 4, écrit P'ïusuburi-tanum f" Oppidum ] .
1. ULLA. Voyez ViIA.
2. ULL \, riviere d’Espagne , dans la Galice.Elle a fa source près du bourg d’Ulla, qu’elle arro-se ; & , prenant son cours vers le midi occidental,elle mouille les bourgades de Pambre, Ponte Ledes-ma, Ponte daUlla, Sc de Padron; après qucí , elleVa fe perdre dans 1 a Mer, par une longue & large em-bouchure , nommée communément Roxo-Rio. Ellereçoit quelques ruisseaux à la droite , & les petitesfîvieres d’Arnego Sc de Deça, à la gauche. Son em-bouchure est commune aux rivières , appellées Riodel Jrçobispo, Sc Rio Valga.: toutes trois ensemble,forment Rio R oxo. * J ai Ilot, Atlas.
ULLGRABEN, gouffre dans le Haut-Valais , audépartement deLeuck, près du bourg de ce nom.C’est un grand gouffre très-profond, creusé par destorrens, qui se jettent-là dans le Rhône. On dit quele bourg de Leuck étoit autrefois dans cet endroit*ià. * Ltat& De'l ces de la Suisse , t.4, p. IQO.
ULLITANUS , siège épiscopal d.’Afrique, dansla Numidie, selon la notice des évêcbés de cette Pro-vince, qui le qualifie, quòdvultDeus Episcopus Ul-li tamis.
ULLY , ou HUILLY , lieu de France, dans laEourgogne , au diocèse de Cbâlons, ressort de saintLaurent, sur le bord de la riviere de Seille. Ce lieu ,qui est une dépendance de la paroisse de Villy , esta ssez peuplé. C’est un pays de plaines.
U L L Y - S AI N T - G E O R G E S , bourgde France , dans la Picardie , élection de Beau-Vais. II est considérable , par le nombre de íes ha-bitans.
1. ULM, ville d'Allemagne , dans.la Suabe , furI e Danube , à la gauche , dans l’endroit où ce fleuver Ççoit le Lauter & le Blaw, joints ensemble, vis-à-vis de l’embouchure de l’Iler. Cette ville, qtii estimpériale, grande, riche, & bien peuplée, a pris, àCe qu’on croît, son nom de la grande quantité d’or-^es , qui croissent aux environs. Ses fortifications ,flui ont coûté des sommes immenses à bâtir, confis-ant en des bastions à l'antique , assez réguliers , fui*Va ntl a maniéré de fortifier de ce tems-là. Mais tou-tes ces fortifications íónt en quelque forte inutiles,P ar ce qu’elle est commandée à la demi-portée du ca-Hon. 3 es pozféz font larges 8c profonds, avec un bonchemin couvert : ainfi , elle peut bien fe garantirP Une insulte ; mais elle ne sçauroit soutenir un longlí2 ge. On y passe le Danube iiir un long pont de pier-res ., dontl’entrée est défendue par quelques fortifi-erions. On y volt plusieurs maisons de plaisance , Scgrands jardins , qui y font un petit f’auxbòurg. IIU* » dans la ville , deux belles places. L’hôtel-de-p ie p o« s’asfemble le-Sénat, est dans Já plus grande.
n s y promenant, on a la vue de ce grand bâtiment,
magnifique dans son architecture, & superbe danstout ce qu’il contient. L’arsenal, qui est à l’un desbouts de la ville > est fourni de toutes sortes d’armestLe Danube 8c le Blaw remplisíent tous les fossés ;ces deux rivières contribuent à son embellissement 8ta sa propreté. Le Blaw , íiirtout, sert à faire tournerdes moulins pour toutes sortes de métiers ; aussi voit-on dans Ulm, beaucoup d’artisans, qui travaillent àfaire des étoffes, des toiles, des futaines j à prépare?des cuirs , Sc à faire de la clincaillerie, 8c autres ou-vrages j ce qui tend cette ville l’une des plus riches dél’Allemagne. Son église de Notre-Dame passe poutla plus longue , la plus large, la plus haute Sc lamieux bâtie du pays : les Luthériens en font les mai*tres. II est incroyable combien de tems Sc d’argencelle a coûté à bâtir. Elle a une grosse tour carrée, susle haut de laquelle il y a toujours un guet, pour aver-tir la ville de ce qui fe passe à la campagne. L’églisedes Augustins est la feule qui ait été laissée aux Ca^tholiques. * Jaìllot, Atlas. D’ Audìfrét , Géogr. anc sScmod. t. 3, p. 196.
Ulm n’étoit du tems de Charlemagne qu’un petitbóurg ; Sc ce prince en fit donation à l’abbaye dbReichenaw. L’empereur Lothaire II, le ruina pen-dant la guerre qu’il fit à Conrad, Sc à Frédéric diifide Suabe , neveu de l’empereur Henri V , qui luidisputoient l’empire. Ceux du pays qui le firent re*bâtir , l’entourérent de murailles vers l'an 12Có ; 8cses habitans s’étant enrichis par le négoce , en firentune jolie ville , qu’ils prirent foin d’aggrandìr. En1 24Ò , l’empereur Frédéric II, les gratifia de beau-coup de privilèges, en leur portant la nouvelle dela mort de l’empereur Henri, Landgrave de Turin*ge , qui fut tué d’un coup de flèche, en assiégeantUlm. Les habitans ^affranchirent de la souverainetéde l’abbaye de Reichenaw , pour une somme d’ar-gent, Sc l’empereur Frédéric III, mit leu'r ville aurang des villes impériales. La disposition de son gou-vernement est la même qu’à Augsbourg. La religionprotestante y domine depuis l’an iy3i. Les catholi*que s sont exclus des charges publiques. Le territoirede cette ville a six lieues de long, 8c quatre de lar*ge- II est presque environné du duché de Wirten*berg, & le Danube l’arrose au midi oriental. II estdivise en trois bailliages, dont celui de Gêiílingertcomprend la plus grande partie du comté d’Hel*fenstein , que ceux d’Ulm acheterent en 1396, descomtes de Helfenstein.
Jean Freinshëmiusnaquit à Ulm en 1608, Sc acquitune grande connoissance , non-seulement de lalangue latine , de la Grecque 8c de THébraíque',mais encore de toutes les langues vivantes de l’Eu-Tope. L’université d’Upsal en Suéde lui proposa degrands avantages pour l’artirer ; Sc il y alla enseignerl’éloquenee pendant cinq ans. La reine Christinevoulut ensuite l’avoir auprès d’elle, Sc lui donna degros appointement Cette princesse le fit son biblio-thécaire Sc son historiographe ; mais la froideur diiclimat, qui nuisoit à fa santé, l’obligea 'de' renoncerà tous ces honneurs ; ainfi il retourna djns fa pa-trie en 1655. L’année suivante sélecteur Palatin, quicherchoit à rétablir l'imivetfité de Heídelberg, lechoisit pour la charge de professeur honoraire , 8cpour celle de conseiller électoral. Freinshemius s’yretira avec fa famille , 8c y mourut quatre àns après.
2. ULM , bourg 'd’Allemagne, dans l’electora* dëMaye-nce. Voyez Ulmen. . ;
ÚLMEN , bourg , óu petite ville d Allemagne,dans l'électoral de Mayence , au duché de DeuX-Ponts , sor le bord dê la riviere Lauter, que quel-ques uns appellent Glane, au voisinage de Laure-reck, Offenbach, Grunberg 8c Lichtenberg. L’élec-teur Palatin, Frédéric/« Fiâlorieux , assiégea Ul-men, párce qu’on 1 avoitengagee à son cousin Louis,comte Palatin de Deux-Ponts qui étoit son ennemi.Le chapitre de Mayence trouva moyen de faire leverle siège , à condition que la ville Sc le château seroiencrendus aussi-tôt aii diocèse.
ULMERUGI, peuple de la Germanie, selon Or-telius , quí cite Jornandés, Sc dit que ce peuple ha-bitoit dans la Poméranie, sor le bord de P Océan.