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Tome sixième. T - Z.
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2l6 VOH.

/. 4, c. io } qui dit que la Meuse prenoit sa sourcedans cette montagne : Moj'a prcfluit ex monte Voge-j’o, qui est injinibus Lingonum. Cluvier, 1. 2 , c. 29,soutient qu’au lieu de Vogejus, il faut lire Vogefus ,dans César. II se fonde íìir deux manuscrits, qui lisentde cette derniere maniéré; & une ancienne inscrip-tion, trouvée à Berg-Zabern , fait encore quelquechose pour íbn sentiment. Voici cette inscription:

Vosego. Maximinus.

V.s. L. L.

Clavier ajoute à ces preuves d’autres autorités, qui,étant plus modernes, peuvent ctre combattues. D’unautre côté, Cellarius, /. 2, c. 2, qui tient pour Voge-sus , se détermine par l’ortographe la plus ordinairedans César , 8c par celle dont use Lucain, laquelleest décisive, s’il est vrai qu’il ait écrit Vogejus, com-me le persuadent les manuscrits qui nous restent. Lu-cain dit :

Deseruere cavo tentorìa Jìxa l.emano ,

Castrtique, quce Nogejìcurvam j’uper ardua rupemPugnaces piSlis coliibebant Lingonas armìs.

Pour moi, je crois que Cluvier & Cellarius onttort de préférer une ortographe à l’autre, les preuvesétant à peu-près d’cgale force pour ogefus', ou pourP'osegus. Le Traducteur Grec de César rend , à la vé-rité, P'ogeji par rí lìos^y • mais, comme le remarqueCellarius, il a pu s’accommoder à la prononciation dusiécle oùilécrivoit. En effet, dans le moyen âge, ondisoit Vogefus, ou Vosagus, comme nous le voyonsdans ce vers de Fortunat, /. 7, Carm . 4.

Ardenna an Vosagus cervi, caprtt, Helicis urfiCœdefagittijerâflvasragore tonat?

Les Auteurs du moyen âge donnent assez souventà cette montagne le nom de forêt, Silva, Saltus , oucelui de désert, Eremus. Voyez osge.

VOGHERA, ville dTtalie, dans leMilanez, auPavese, se r la rivière de Staffora, a la gauche, envi-ron à douze milles au Midi occidental de Pavie. C’estle Vicus-Iriee de l’Itinéraire d’Antonin. * Magin,Carte du Pavese.

VOGIA, ville de l’Espagne Bétique : Ptolomée,l.z, c. 4, qui la marque dans les terres, la donne auxTurdules. Surita croit que ce pourroit être la villeTugia, de l’Itinéraire d’Antonin.

VOGLADENSIS. Voyez MOGLINTENSIS.

VOGOGNA, ville dTtalie, dans le Milanez, aucomté d’Anghiera, fur la, riviere T osa, à la gauche ,vis-à-vis de lembouchure de la riviere d’Anzo. Ma-gin, Carte du Mìlaneeq, écrit Ugogna.

VOHEMARO , province de l’Isle de Madagas-car, au-delà de la Baye d’Antongil, en tirant vers lapartie septentrionale de l’Isle. Cette province est dé-signée dans les cartes marines des Portugais, par lenom de Boamaro. Le ris y est cultivé de la même ma-niéré qu’au pays de Gallemboulou, 8c la terre le pro-duit avec la même facilité. On a lçu , dit Dapper,Descr. de VAfrique, p. 442, d’un habitant d'Anossi ,qui étoit orfèvre , Sc dont les prédécesseurs étoientvenus de Vohemaro, qu’on trouve beaucoup d’ordans cette province, dont tous les orfèvres d'Anos-si font originaires.

La côte orientale de la province de Vohemaro,forme une baye , qui porte le même nom , & qui estsituée à treize dégrés de latitude méridionale. De-puis Antongil, jusqu’au bout Nord-Est del’Isle, ap-pellé le Cap Natal, la côte tire droit vers le Septen-trion.

VOHITZ-ANGHOMBES , province de Pislede Madagascar. Flacourt, Hist. de t Isle de Mada-gascar, c . 6, lui donne, pour bornes au Septentrion,le pays d’Anfianactes, à l'Orient, celui de Sahavez ,à la hauteur de 19 dégrés & demi de latitude méri-dionale, 8c les hautes montagnes des Ambohitsmé-nes. II ajoute qu’elle s’etend, du côté du couchant,jusqu’à la Mer de Mozambique ; 8c du côté de Sud,

VOH.

jusqu’au pays des Eringdrames, qui est séparé de ce-lui des Vohitz-Anghombes, parla riviere de M ansia-tre. Cette province est très-peuplée : les villages yfont plus beaux qu’en aucun endroit de l’isle ; 8c se smaisons , qui font de bois, font aussi mieux bâtiesqu’ailleurs. Elle peut mettre ser pied une armee decent mille hommes , dans le besoin. II croît beau-coup de bled dans les plaines, 8c le pays est riche enbétail, auffi-bien qu’en fer 8c en acier. On fait, dansle pays, des pagnes de fil de bananier , qui ressembleà de la foie : on y fait aussi des pagnes de foie ; & l esunes 8c les autres font à fort bon compte. Leshabitansde Vohitz-Anghombes, font les ennemis jurés desEringdranes.

VOHITZ-BANCH, province de l’isle de Mada-gascar. Elle s’étend depuis la riviere deManatengha,fous le Tropique du Capricorne , jusqu’à la rivierede Mananghare , qui est fous les 22 d. 30’ de latitudeméridionale. Elle s’étend dans les terres , jusqu’à lariviere d’Itomanpo, 8c confine au pays d’Anradsahoc,à la source de la riviere de Mandrerei, 8c au pays deFanshere. II est commandé par plusieurs seigneurs decontrées, qui vivent dans de perpétuelles dissensions.Ce pays est fort montagneux , 8c se découvre de loinà la Mer. C’étoitl’abord ordinaire des vaisseaux, qutalloient reconnoître la terre : ils cingloient ensuitele long de la côte, pour aller au Fort-Daupbin. Habonde en miel, bœufs, cannes de sucre, ignames,ris 8c autres vivres, dont les habitans se trouvent suf-fisamment fournis. Les pagnes , qu’on porte danscette province, font faites d’une certaine écorced’arbres, nommés Fautatsranou ; on en achete aussides Matatanes , qui font faites d’une autre écorce,nommée Avo, ou bien, on en achete dans laprovincede Carcanossi, ou dans le pays des Ampatres; celles-ci sont faites de coton. Il y a encore dans le pays, desmines de fer 8c d’acier. Les armes des habitans soncune rondache de bois, couverte de cuir de bœuf, &àune forte fagaye. Ils font tous noirs, 8c ont une gros-se chevelure frisée. Ils passent pour être fort enclinsau vol 8c au larcin. Ils vont fort souvent enlever lesensans de leurs voisins, ou leurs esclaves, pour le£vendre dans des cantons éloignés ; 8c quelquefois ilsn’épargnent pas leurs plus proches parens. Commetous les noirs de Pisle, ils n’ont aucune religion : ilss’abstiennent seulement de manger de la chair deporc, 8c sont circoncis. Ils craignent les Blancs desMatatanes , qui sont Zafferaminis 8c sçavent écrire.Les Matatanes leur font accroire que par des caractè-res 8c par l’écriture, ils peuvent leur donner des mala-dies de langueur, 8c même la mort. La riviere deManatengha qui borne cette Province , a quatrebouches qui font : Vinang-ad-Sino , Manauaza, Sa-gandacan, 8c Vinaug-auarats, toute à une lieue l’unede P autre. Quatre lieues au-delà est la riviere d'Am-boule qui est toujours débouchée, 8c où une barquepeut entrer ; c’est cette riviere que Rozimont a nom-mé la riviere S. Gilles. Il n’y a maintenant dans cequartier que de pauvres Ompizées 8c Pescheurs. Lepays a été ruiné par la guerre : le terroir y est néan-moins excellent. La côte est bordée de très-hautesmontagnes depuis Munghasia jusqu'àSandrauinanga*On les nomme les montagnes de Viboulle, autre-ment les Vohis-Bans. C’est un pays haut, rempli debois , 8c entrecoupé de fertiles valées qui produiss slCune grande quantité de miel. A deux lieues plus loi°,il y a une riviere, appellée Andraghinta, 8c à unelieue au-delà est la riviere de Sandrauinangha, j\ v *vient des montagnes, mais qui est bouchée. C estdans ce canton qu’on prétendqu’ilya de l’or. A troisou quatre lieues on trouve Manambondrou autre ri-viere bouchée , puis la riviere de Maffianach, o 11 /y a une bonne ance que les François ont nommeeP ance du Borgne, à cause que le seigneur du P a V*étoit borgne. II s’appelloit Ontanhllera. On Pmouiller une barque dans cette ance. Ce qu a £. tier ìnomme Manacaronha ; 8c la riviere de 1 »® !^ na ^ nest à quinze lieues d’Amboule. A quatre au 1 orNord-est vient la riviere de Managhare q 111 * e P cembouchures , mais toutes bouchées £c remplies oroches. Cette riviere descend du pay* Itvmampo

qui