vos
prend le nom de-fa capitale, qui fait Bastide sui-vant. L’occa traverse toute cette Province du mi-di au nord. Les, villes de la principauté de Vorotinskfont :
Vorotinsk, Livny,
Colouga, Beloff,
Peresmil, Alexin ,
Cofelsk. .
^ De l’Isle , Atlas.
2. VOROTINSK , ville de l'empire Ruffien ,dans la principauté du même nom , fur la rive gauchede l’Occa, entre Coulouga & Peresmil.
VOllSE, rivière de P rance, dans la Picardie. Elleprend fa source aux connus du Vermandois; & pre-nant son. cours, vers le midi, elle fe rend à Noyon ,qu’elle traverse , après quoi, elle va fe perdre dansl’Oile. De l’Isle , qui donne le cours de cette riviè-re, ne la nomme point.
VORSEY, ou VOISEY, prieuré de France, dansla Franchc-Comté , au diocèse de Besançon. C’estun prieuré conventuel en commande, & à la nomi-nation du Pape, II dépend du prieuré de saint Vivant,fous Vergy.
VORSNAM, cap de l'Amérique septentrionale ,au pays de Labrador, selon Corneille, qui ne citeaucun garant. Ce cap, ajoute-t-il, eíh sur la côte oc-cidentale de la baye d’Fíudson , à l’endroit où ellese joint à la Mer du Nord. Corneille ne peutdéíignerpar-là, que le cap que de l'Isle nomme le Cap SaintLouis.
VORST , Forestum , abbaye de filles ordre desaint Benoît, dans les Pays-Bas', fur la Senne, demi-lieue au-desíùs de Bruxelles.
VOSAGENSIS-PAGUS , petit pays de France ,dans le Berry, selon Grégoire de Tours, Hìst. I. 9,p. 438. Quelques manuscrits , au lieu de VojagenjìsTerritorii Pagum , portent HosagenJ’em TerritoriiBiturici [ ou Bituri ] Pagum. Sur quoi, Dom Rui-nait remarque que le lieu Hqj’agus, qui donnoit sonnom à ce territoire, s’appelle présentement Befage ,Scsc trouve aux confins du Berry.
VOSAGUS-SILVA. Grégoire dé Tours nommeainfi la forêt de la Voj’ge , qui est entre l’Alsace & laLorraine.
VOSAVIA, lieu de la Gaule Belgique , selon latable de Peutinger, qui le marque fur la route-d’Abz-tunnacum à Mayence, entre Bontohrice & Bìngium ,à neuf milles du premier de ces lieux, & à douzemilles du second. Tout le monde convient que c'estOber-JFejeL Cellarius, Ge'ogr. Ylnt. I. 2, c. 3, remar-que que Hrabranus, dans son martyrologe, écrit W a-,Jalia, & il feroit tenté d’en conclure qu'on doit lireVofalia ou Vcjallia , dans la table de Peutinger.Voyez FlCELIA.
VOSGES ou VAUGES, Vogesus Saltus , grandechaîne de montagnes, couvertes de bois , qui sépa-rent l’Alsace & la Franche-Comté du duché de Lor-raine , & s’étendent jusqu’à la forêt des Ardennes.Elles occupent une partie du duché de Lorraine, versP O rient & le Midi. Ce n’étoit encore dans le septiè-me siécle qu’un désert de montagnes & de bois, quin’étoient fréquentées que de bêtesléroces, & de quel-ques solitaires ; il en venoit des isles Britanniques ,de la Gaule, de la Germanie, saint Columban, saintGai , saint Deicole , y formèrent des disciples. Desaints év.êques allcrent y renouvelle! leur ferveuriMais avec le tems, ces obscures cellules, ces profon-des retraites font devenues de très-beaux monastè-res. Dans les Vosges , du côté seul de l’Alsace , oncompte aujourd’hui plus de soixante-dix communau-tés religieuses , dont la plupart ont formé des villes ,des bourgs, des châteaux.
Comme cette montagne étoit couverte de bois,& remplie de toute Ibrte de gibier, nos rois des deuxpremieres races aboient souvent y chasser , entr’au-tres, Louis le D ébonnaire.
Ces montagnes donnent le nom à une province duduché de Lorraine , qui en comprend lapins grandepartie des frontières méridionales ; elles le donnent
V °U.
ausfi à un archidiaconé du diocèse de Toul. C’est lecinquième entre ceux du diocèse. II est fait mentionde l’archidiaconé de Voíge , dès le treizième siécle.Cet archidiaconé est divisé en quatre doyennés, quifont:
Remiremonr, Jorceyj
E spinal, Porías.
Le nom de Voíge vient du latin P'osagits , que le*plus anciens auteurs écrivent Fosegus , comme Cé-sar, qui dit, au quatrième livre de ses Commentairesde la guerre des Gaules, que la Meuseprendsasourceau mont Hogelus ou de Voíge. Et Luoain, au pre-mier livre de son poème , en parlant des troupes daCésar, qui quittèrent les Gaules, pour marcher con-tre Rome , marque celles qui quittèrent le campqu’elles occupoient aux montagnes de Vosges , onVogesus , pour tenir en bride ceux de Langres , qulétoient belliqueux , pugnaces Lingnnas. Les auteurspostérieurs emploient le mot Posagus , & rappel-lent très-souvent une forêt, Silva, Saltus, & un dé-sert , Eremus. Cette forêt ou montagne a toujoursappartenu, pour la plus grande partie , aux peuplesBelges , Leuci ; le reste étoit du territoire des Sé-quanìens , & c’est le quartier où s’établit saint Co-lomban. * Longuerue , Descr. de la France , part. 2 ,p. 148.
VOSTANZA , ville de la Turquie, en Europe,dans la Macédoine, fur le Vardari, à quatre lieuesde Starachino. Thevet prétend que c’est l’ancien-ne YUhlarìstus.
. VOSTISA , bourgade de la Morée. Voyez VïS-
TISA.
VOSÚMI, royaume du Japon, dans l’isle de Xi-mo, au Sud de celui de Fiunga, Sc au Levant de Sa-xuma. * H/st. du Japon.
VOSUQUI, Usuqui ou OSQUIl. On trouveces trois noms dans les différens auteurs qui ont parlédu Japon. Ce n’étoit d’abord qu’une forteresse, bâtiesur le bord de la Mer, à sept lieues au Sud de Funai,capitale du Bungo. François Civan, roi de Bungo »ayant choifi ce lieu, pour y faire fa résidence ordinai-re, il s’y forma une jolie ville ; les Jésuites du Japony avoient leur noviciat, & y transportèrent de la ca-pitale un séminaire , que le pape Grégoire XIII yavoit fondé ; mais en 1686 ou 87, lesSaxumans ruinè-rent cette ville. Elle fut rebâtie, peu de tems après ,beaucoup mieux qu’elle n’avoit été auparavant; maisen 1689, e ^ e fur entierement consumée-par les fiâ-mes , avec la citadelle, qui étoit fur une montagnefort élevée , & presque environnée de la Mer. Onregarda cet accident comme une punition du ciel;parce que Joscimon, fils & successeur de Vican, étoitdevenu apostat. * Le pere de Charlevoìx , Hist. duJapon, !.. 8.
VOTURI , peuples de l’Afie mineure, dans 1 *Galatie. Pline , /- Ç , c. 32, les met au nombre desGaulois, qui Rétablirent dans ce quartier-là : aussiles nomme-t-il Galli Hoturi.
VOTZEN, ville d’Allemagne , dansleTyrol,fur le bord de l’In, qu’on passe fur un fort beau pont-Cette petite ville n’a rien d’ailleurs de considérableque fa grande église , qui est un beau vaisseau , fo rCenjolivé, & enrichi de dorures. * Corn. Dict. Me'm^<§ Plans Ge'ogr. 1698. i
VOVE, ( la ) château de France, dans le Perche-II a été autrefois très-considérable , & a donné so stnom à une noble & ancienne maison. Les Du Puy,dans leur histoire des Templiers, font mention d’u stJean de la Vove , chevalier de cet ordre, & qu’ivi-voit en 1280.
VOUES, bourg de France, dans la Beauce, élec-tion de Chartres. Ce bourg est très-peuplé. IIjl vunaître le célébré Claude Deshais Gendron , docteuren médecine de l’Université de Montpellier , nie e-cin ordinaire de Monsieur , frere de Louis XIV , o cde monseigneur le duc d’Orléans , régent du royau-me. 11 mourut à Auteuil, près Paris, le 3 Septembre1760, âgé de 87 ans, daçs la maison de Boileau Des-