URA.
Leeuvenkoepf, tué à Stockolm, dans le teins qu’ilVouloit se saisir du roi Eric. A la gauche sont lestombeaux des cinq Seigneurs Suédois, que fit mou-rir le Roi Eric. II y a encore dans cette église diverstombeaux d’archevêques , d’évêques & de Seigneursdu Royaume. On y trouve entr’autres celui du perede Sainte Brigide. * ( a) Olaus Magnus , livre 4,c- 6, ( 6 ) Augustinì , lïberì Bronìs ìn Moesper ,Itìner.
Au-dessus de la ville on remarque un beau châteaufîir une coline escarpée. II fut commencé par le roiEric, & continué parles rois Jean & Charles. Cechâteau , bâti àl’Italienne est fort grand, d’une très-telle vue qui s’étend fur toute la ville & fur toute lacampagne.
S. Anschaire est regardé comme le premier évê-que d’Upsal , parce qu'il y prêcha l'évangile l’an 829,quoique sans grands succès. Adalvard & Etienne,qu’on donne pour le second & pour le troisième évê-que , ne réussirent guére mieux. Ce ne fut que quel-ques années après que S. Suffrid , archevêqued’Yorck, qu’Eldred, roi d’Angleterre, avoit en-voyé en Suéde , à la priere du roi Olaus Skotko-tvung , sacra Suerin quatrième évêque d’Upíal. II eutencore quatre autres évêques après lui ; & l’églised’Upsal fut ensuite érigée en archevêché, par le pa-pe Alexandre III, à la priere du roi Charles , suc-cesseur du roi S. Eric, Etienne qui mourut en 1185 ,fut le premier archevêque d’Upsal, &. Jean Magni ,qu’on chassa de son siège, parce qusil rejettoit la con-fession d’Augsbourg, étoit le vingt-sixieme archevê-que. II n’ya depuis lui que des archevêques Luthériensqui jouissent de revenus considérables , ont voix &séance dans le Sénat & dans les Diètes, prennentle pas fur tous les autres ecclésiastiques , & font forthonorés dans le Royaume.
Le collège d’Upsal, fondé pour quatre professeurs,Par l’archevêque Jerler , du tems du roi Eric le Bè-gue , donna naissance à PUniversité , que le papeSixte IV honora en 1476, des mêmes immunités &privilèges dont jouit l'univerfîté de Boulogne. Char-les IX. Gustave Adolphe & la reine Christine, pri-rent foin de rendre cette université florissante.
Autrefois, lorsqu’il étoit question d’élire un nou-veau roi, tous les ordres du Royaumes’asfembloientà Upsal ; & lorsque sélection étoit faite , ils fe ren-doient dans une plaine à un mille de la ville. Aumilieu de cette plaine est une grande pierre , entou-rée de douze pierres moins grandes, & qu’on nommedans le pays Morastin. C’est-là qu’on reconnoisfoitle nouveau roi : on écrivoit son nom , l’année & le]our de son élection ,sur la plus grande de ces pier-res , & on lui prêtoit serment de fidélité ; après quoirl étoit sacré par l’archevêque.
UPTON, bourg d’Angleterre, dans la Provincede W orcester, près de la montagne de Malvernes,bord de la Saverne, au milieu d’une grande &“elle prairie. Ce bourg , qui est considérable , doitctre un ancien lieu ; car on y a trouvé quelquefoisdes médailles romaines. * Délices: de la Gr. Br. t. 2,
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UR , ville de Chaidée , patrie de Tharé & d’A-hraham. Dieu fit sortir Abraham de la ville d’Ur,Pour le conduire dans la terre de Chanaan , qu’iljjvoit dessein de donner en héritage à lui & à ses en-fans. Mais comme il y alloit avec Tharé son pere &Loth son neveu, lorsqu’ils furent arrivés à Haran ,Ville de Mésopotamie , Tharé y tomba malade & yCourut. Après lui avoir rendu les derniers devoirs,Abraham continua fa route & alla dans la terre deChanaan. Cette vocation d’Abraham arriva l’an duïtronde 2082 , avant J. C. 1918, avant l’Ere vulgaire*922. * Genes 11,13.
La ville d’Ur étoit dans la Chaldée , comme lessit l’Ecriture sainte en plus d’un endroit ; mais on■’ìïnore fa vraie situation. Les uns ( a ) croyent quec e st la même queCamarine dans la Babilonie. D’au-P® s la confondent avec Orché ou Orchoé , dans laChaldée , suivant Ptolomée & Strabon. D’autrescroyent que c’est Ura ou Sura , dans la Syrie , furEuphrate. Bocharc & Grotius soutiennent que c’est
URA. L2y
Ura dans la Mésopotamie, à deux journées de Ni-sible. (fi) On remarque que souvent la Chaldée &ja Mésopotamie sont confondues, & qu’on dit assezindifféremment qu’une ville est dans l’une ou l’au-tre de ces deux Provinces. Le nom d ’Ur en Hébreusignifie le Feu ; & quelques auteurs ont prétendu queMoyfe en disant que Dieu avoit tiré Abraham d’Urde Chaldée , vouloit simplement marquer qu’il l’a-yoit délivré du feu où les Chaldéens l’avoient jetté ,,a cause qu’il méprisoit leurs idoles , & attaquoit leuridolâtrie. S. Jérôme a fait attention à ce sentimentlorsqu’il a traduit: ( c )Vous ave 3 tiré £ Abrahamdufeu des Chaldéens. Mais dans ses questions hébraï-ques , ìn Genes. il traite de fables ce que les Juifsdébitoient fur cette prétendue délivrance d’Abrahamdu feu des Chaldéens. On peut voir les commenta-teurs fur la Genèse, c. 1 1 , 31.
On prétend que le nom d’ Ur, qui signifie le feu, futdonné a la ville d ’Ur , k cause qu’on y adoroit cetélément. Le feu étoit le symbole du soleil , & onsait qu’on adoroit cet astre par tout 1 Orient. Onentretenoit un feu sacré & perpétuel en son hon-neur, dans certains Temples qui étoient fermés detoutes parts , mais point couverts. Rufin , Hist.Eccles. /. 2, c. 26, raconte que les Chaldéens fai-soient combattre leurs divinités, «pour connoître cel-le qui devoit avoir la préférence , mais le feu triom-phent toujours. Un sacrificateur de Can ope en Egyp-te s’avisa de cette ruse: les Egyptiens ont de cer-tains vases^de terre, qui ont de petites ouverturesde tous côtés , & qui font destinés à filtrer l’eaudu nil : il remplit d’eau un de ces vases, il enferma toutes les ouvertures avec de la cire, ily attacha une tête , qu’on disoiç être celle deMénélas $ & il l’érigea en divinité. Les Chal-déens voulurent faire essai de la puissance de leurDieu contre Canope : ils allumèrent du feu autourde Canope, afín que ces deux divinités combattis-sent ensemble j mais le feu ayant bientôt fondu lacire qui bouchoit les ouvertures de la cruche , il futincontinent éteint par l’eau qui en sortit, 8tle sacrifi-cateur de Canope remporta la victoire. * s a ) Eupo-lem , apud Euseb. Pratpar.ì. 9 , c. 17. ( b) Ámmian .
L ttpa' 2 ^d ( c ) 2 ’ Esdr. 9,7.
URA, Pline, /. 5,^24, écrit ainsi dans un en-droit le nom d’une ville , qu’un peu plus bas il nom-me Sura. Voyez Sura.
URA-BOOS, Oupà-Boíç, c’est-à-dire la Queue duBœuf, lieu de l’Isle de Cypre , fur la côte orienta-le , selon Ptolomée, /. 5 , c. 13 , Strabon , 14, p .
683, qui connoit aussi ce lieu , écrit hìóeovp» t Boo-sura. Ortelius dit avoir appris d’un homme du paysque ce lieu conservent encore son ancien nom.
1. URABA , Golfe de l’Amérique à l’extrêmité
orientale de l’ísthme de Panama , íìir la mer duNord. Il a son commencement au huitième degréde la ligne , vers le Nord , selon Herrera, & entrejusqu’à quatorze lieues dans le continent. Son entréea six lieues de large. II s’étrecit ensuite peu à peun’en ayant plus que cinq, & enfin quatre. Plusieursrivières fe déchargent dans ce Golfe : les principa-les font, D arien, Rio-grande , & Dabayba. Cettederniere s’y jette par sept bouches. La ville de Sain-te Marie Antique étoit autrefois bâtie a cinq lieuesde 1 embouchure de ce Golfe , du cote du Sud. CeGolfe íe nomme communément aujourd’hui le Golfede Darien. * De Laet , Description des Indes oc-cidentale , 1. 8 , c. 10 , & 11. , .
2. URABA , Province de l'Amérique , dans laTerre-ferme, audience de Santa-Fe , & gouverne-ment de Carthagène , à l’Orient de celle de Darien.Elle abonde en toutes les choses nécessaires à la vie.Les forêts y font fournies de venaison, & les riviè-res ainsi que la mer voisine d’exeellens poissons. Lesmontagnes , que les Espagnols nomment Cordille-ras, font peu éloignées de cette Province.
URAC, (L’isled’), Isle de l’Océan oriental, &la quatorzième des Isles Mariannes, à cinq lieuesau nord de Maug, ou TUNAS , cette Isle est déser-te , mais il y a une grande quantité d’oiseaux.
URAGUAY. Voyez Uruguay.