URB
URB.
lotit , entre Cutis c. 8c Servium , à quinze milles dupremier de ces lieux, & à vingt-quatre milles du se-cond. II y a des exemplaires qui lisent Urbale.UREES. Voyez Ures.
' URBEUTANUM. Voyez Oropitum.
URBI, peuple de l’Inde, selon Pline , 1 . 6 ) c. 23 >Ee pere Hardouin lit Urbii..
URBIÀCA, ville de l’Espagne Tarragonoise :elle est placée , dans l'itinéraire d’Antonin , fur laroute de Laminium à Saragofie, entre, JSaleponga &AJbonica , à vingt milles du premier de ce lieu est àvingt-cinq milles du socond. Voyez URBICUA.
URBICUA, ville d’Espagne , Tite-Live, /. 10 ,c. 16, dit qu’elle fut prise 8c pillée par Q. FulviusElaccus. Ortelius soupçonne que ce pourroit êtrel'Urbiaca de l’itinéraire d’Antonin ; 8c il ajoute surle rapport d’Occo, qu’on voit une médaille d’Au-guste avec ce mot XJrbuica. On croit qu’Arbecabourg de la Catalogne est le nom moderne, voyezce mot.
URBICUS, fleuve d’Espagne, au voisinage d’As-torga : Ortelius dit que.ee nom étoit eh usage durems des Vandales , mais que le nom moderne estOrbego. Isidore , dans ía Chronique des Gots , faitauffi mention de ce fleuve Urbicus , qui pourroitêtre YUrbìus de Jornandès.
URBIGENUS PAGUS, canton de la GauleBelgique , dans l’Helvétie. César en parle dans sesCommentaires, /. 1, c. 27, car, dit Cellarius, Ge gr.tnit.X. 2,0.3, nous lisons Urbîgenus avecCluvier ,quoique nous n’ignorons pas que toutes les éditionsde César portent Verbigenus ; mais c’est une fautequi paroìt ancienne, puisque le traducteur grec litìispèr/ím ipvní. Mais comme on trouve dans l’itiné-raire d’Antonin une ville nommée Urba , & qui ,ainsi que la riviere fur laquelle elle est située, s'ap-pelle encore aujourd’hui Orbe , il n’y a point de dou-te que Urhìgenus ne soit l’ancienne & la véritableortographe , que les copistes auront dans la fuitechangée en F’erbìgenus , mot qui n’est pas inconnuLux chrétiens. L’itinéraire d’Antonin place la villeOrba fur la route de Milan à Strasbourg en lp ma-niéré qui fuit.
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FqucstrìlusL.acu LaujbnioUrbaAriorica.
M. P. XX.
M. P. XVIII.M. P. XXIIII.
URBIN, Urbinum, ville d’Italie, dans I’Etat del’Eglise , & la capitale du duché qui porte son nom.Voyez UrbiNUM 8c URBINATES. Cette ville, bâtiesur une montagne, entre les rivières de Métro & dela Foglia, entre d’autres montagnes peu agréables ,a 'un plan inégal, haut & bas, & de difficile accès.Quelques bastions la fortifient en certains endroits :aux autres il n’y a que de simples murailles fans fossés.On y voit une citadelle, qui tombe en ruine. Le pa-lais des ducs , appartenant aujourd’hui aù pape , futbâti par le duc Frédéric , qui l’embellit de plusieursa nciennes statues de marbre 8c de bronze, de peintu-res excellentes , 8c d’une bibliothèque pleine de li -v res curieux 8c rares, tous enrichis d’or 8c d’argent :Riais cette bibliothèque n’y est plus ; Alexandre VIIla fit transporter à Rome , après la mort du derniersiuc. Les statues des ducs d’Urbin, font dan? la placequi est devant le palais. La ville est petite. On voitau dôme, où est la sépulture des ducs, 8c en d’autreséglises, de rrés-belles peintures de Raphaël d’Urbin,& de Frédéric Barocci. On en voit aussi du Genga,5 Q Vincent de S. Geminian, 8c de Timothée d’Ur-bin, éleves de Raphaël.
La cathédrale, qu’on appelle l’église du dôme, 8cVÛ est sous le nom de l’Assomption de la Vierge ,Lit érigée en archevêché en iZQ j 8c le pape Clé-Aìunt X , fonda , dans cette ville , une Université.
Magìn, Carte du duché d’Urbin, Corn. Dict. Deíi-* es d> Italie , t. 2, p. 28. Misson , Voyage d’Italie ,z 3 > p. 1B7.
La ville d’Urbin a été la patrie de Polydore Virgi-le, du fameux Raphaël, dit communément Raphaël
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a Urbain.
Le duché d’Urbin a été possédé par la maison deMonte-Feltro, Sc par celle de la Rovere. François-Marie de la Rovere , dernier rejetton de cette illus-tre maison, se voyant sans enfant mâle, réunit le du-ché d’Urbin au S. Siège, en 1626.
Avant que cet Etat fût réuni au S. Siège, ( ce quiarriva fous le pontificat d’Uurbain VlíL ) le duc,François-Marie, se qualifient enses titres, duc d’Ur-bin, comte de Monte-Feltro, seigneur de Pesaro, 8cpréfet de Sinigaglia. 11 avoir force canons 8c muni-tions de guerre, tant à San-Lao, qu’à Pesaro , où ilavoir aussi des magasins de toutes fortes d’armes.Treize gentilshommes , qu’on appelloit Lancier-Spezzata, le suivoient à cheval, avec le pistolet,lorsqu’il alloit à la promenade , ou en quelque lieuparticulier, ainsi que trois ou quatre capitaines, doncl’un, appellé capitaine du Porton , commandos à sagarde, qui étoit composée de quarante ou cinquantehommes du pays, portant fa livrée. 11 avoir douze ouquinze pages, six gentilshommes del Cocchìo, ou ca-resse, un chambellan, oumaestran di camara, deuxconseillers d’état, un scalce maggìor , pour la viande,comme maître d’hôtel, 8c trois ou quatre écuyers, quiportoient. fur table un coupler; un grand-maître ouniaggior domo, surintendant de fa maison; un tréso-rier, 8c deux secrétaires pour les lettres qu’il écrivoità différens princes. 11 y avoir quatre auditeurs, qui ju-geaient souverainement, 8t gardoient le grand sceaudu duc. Lé duc tenoitdes vices-ducs en diverses vil-les , 8c des châtelains dans les châteaux, d’où ils nesortoìent jamais , pendant le tems qu’ils étoient encharge. 11 y avoit pour tout l’état, un avocat fiscal gé-néral, qui assistoit à toutes les audiences; un secrétai-re de justice, quilui rapportoit tous les crimes, 8c dé-claroit à quoi dévoient être condamnés tels 8c tels cri-minels; un surintendant-général, qui étoit chargé devoir si les affaires étoient bien conduites, si les mal-faiteurs étoient punis, 8c s’il y avoit par-toutbonnepolice. Quatre chanceliers de l’audience écrivoiencles décréts des auditeurs. II y avoit des juges ordinai-res aux villes & aux places principales ; 8c ces jugesdemeuroient deux ans en charge. On les appelloitqn quelques lieux, commissaires, parce qu’iîsavoiencd’autres lieux fous eux , 8c en d’autres, on les nom-moit podestats. Lorsqu’un procès civil, tel qu’il fût,étoit formé, le juge civil devoit donner sentence dansles trois mois, si le demandeur la poursuivoit. Aucunhomme de tout cet état ne pouvoit prendre ses dé-grés, si ce n’étoit à Urbin, où il n’y avoit qu’un col-lège de docteurs ; 8c l’on étoit obligé d’y porter at-testation , qu’on avoít étudié cinq ans dans quelqueUniversité. La maniéré du gouvernement, pour la jus-tice 8c pour la police, n’a point changé, depuis quele duché d’Urbin a été uni au S. Siège.
On peut dire en général, que le duché d’Urbin estun pays mal sain 8c peu fertile. Il produit cependantdes figues en quantité 8c de bon goût. II est borné auNord-est, par le golfe de Venise, au Sud, parlePe-roufín 8c l’Ombrie ; vers l’Orient, par la marched’Ancone, 8c vers l’Occident, par la Toscane 8c laRomagne. Sa plus grande étendue, du Septentrionau Midi, est d’environcinquante-cinqmilles, 8c dosoixante-six d’Orient en Occident. La Foglia, l aCesena, & la Rigola, sont les principales rivières decette province , qui peut se diviser en sept parties zsçayoir :
Le duché d’URBlN, pro- Le \ ìcariat de SlNi-èpropre, GAGeia,
Le comté de MONTE- Laseigneurie dePESA-FELTRO, RO,
Le comté de ClTTA DI La république de S.MA-CASTEixO, RIN.
Le comté de GuBIO ,
Le duché d’Urbin , proprement dit, occupe lè milieude la province, 8c «'étend jusqu’à la Mer, la marche