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3. USA , for;teresíede la Chine, dans la Provincede Queicheu , au département de Picie, premiereforteresse sous Lungli , quatrième ville militaire.Elie est de 13 d. 50’ , plus occidentale que Peking,sous les 26,35' de latitude septentrionale.
USADIUM PROMGNTORlUM , promontoi-re de la Mauritanie Tingitane : Ptolomée , /. 4, c.1 , le marque fur la côte de P Océan occidental, en-tre Tamujiga & Suriga. Le nom moderne, lelonMann o 1, est Cabo d’ Agiter.
USALITANUM OPPIDUM, Voyez Uzalen-
S 1 S , & USILLA.
USAR. Voyez SisAR.
USARGALA. Voyez SusârgAlA.
USATI, Voyez Husath.
USBECKS ; ou Tartares Usbecks , peuplesTartares , qui habitent íur la côte orientale de lamer Caspienne. La Boulaye le Goux , dit Bespier ,Remarq. fur Ricaut, t. 1 , p. 94, appelle ces Tar-tares Jusbegs , & croit que ce mot signifie cent Sei-gneurs , parce que Jus signifie cent en Turc , Si Beg ,seigneur. 11 est vrai que Jus signifie cent , &Beg seigneur ; mais je ne pense pas que ce soit-là lavéritable étymtdogie de ce mot. Auffi tous les autresauteurs que j’ai vus appellent ces peuples Usbecks.Piétro délia Valle les nomme Usbeghi , t. 3 , p.229, Sc dit que ce mot signifie Seigneurs libres & in-dépendans. Je crois que c’est-ià la véritable significa-tion de ce terme ; car C/3, en Turc, signifie propre,ou qui appartient proprement à quelqu'un, 8c Begseigneur. Ainsi Usbegsignifie les propres seigneurs,seigneurs indépendans, qui nereleventde personne.Pour ce qui regarde la situation de ces Usbegs, voi-ci te que Pìetro délia Uaile , en dit à la même page.Ces Usbeghi habitent la contrée la plus orientale furla mer Caspienne, où ils possèdent des pays de gran-de étendue. Ils joignent à l'Orient les Tartares Za-gatais , 8c Elnde au midi. Entre les autres lieux plus
considérables, ils ont Samarcand, que Tamerland,
ou pour mieux dire Teimurlenc , c’est-à-dire Tey-mur le boiteux , avoir choisi pour fa demeure 3 versle midi ils ont Balch , 8c Bokhara , Lee-
Le pays qu’occupent les Usbecks , est entre le 34degré de latitude 8c le 45’, 8c il s’e'tend depuis le72 de longitude, jusques vers le 90’ selon la carte deDanville 1751.
USBIUM , ville de la Germanie. Elle est mar-quée près du Danube par Ptolomée, /. 2, c. 12. La-zius, in Austrìa , qui la met dans l’Autriche , dit quele nom moderne est Perjenhurg. Dans un autre en-droit , Reip Rom. il dit qu’on la nomme Ipsum , 8cqu’eìle est à trois milles au-dessous de Lauriacum.Cette remarque est d’Crtelius.
USCANA , ville de l’Ulyrie , dans la Penestia-ne : Tite-Live , 43 , c. 18, qui en parle , dit qu’el-
le étoit la plus grande ville de cette derniere con-trée ; 8c Ortelius croit que c’est la ville Sulcanumd’O rose.
USCE&UM. Ptolomée , /. 3, c. 7, appelle ainsiune des villes des Jazyges Metanastes. C’est aujour-d’hui la ville de Bars , capitale du comté de nrêmenom dans la haute Hongrie.
USCETA. Voyez UZECIA.
USCUP, ou USCOPIA. Voyez SCOPIA.
USCOQUES, peuples voisins de le Hongrie , dela Dalmatie, de la Servie 8c de la Croatie. On les aainsi appellés, parce que Scoco, dans la langue dupays, veut dire Fugitif , ou Transfuge, &_qu’éfective-ment ce peuple est un mélange de ces nations, dont ils’est séparé. Il y a de l’apparence néanmoins que lepavs étoit habité par desnaturels, dontlenoms’est ou-blié, 8c onles a tous confondus avec les Uscoques.Clis-sa, forteresse de la Dalmatie, fut la premiere place oùils s’habituerent ; & qu’ils fortifièrent de leur mieux,pour être à couvert, 8c pour mettre en sûreté le butinqu'ils feroient fur les Turcs. Cette place appartenoit auroyaume de Hongrie, dont le gouverneur les reçutà bras ouverts , ravi de se voir assisté 8c défendu parune milice déterminée, dans un tems où le royaumede Hongrie disputé entre Ferdinand frere de l'Em-
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pereur Charles V , 8c Jean comte de Scepus, avoitfourni à Soliman l’occasion d’en usurper une partie.Les Use o qu es firent merveille au commencement deleur établissement 3 mais les Turcs , se voulant déli-vrer de ces fâcheux voisins, assiégèrent 8c prirentClissa en 1537. Les Uscoques chassés de leur forte-resse se réfugièrent à Segna, place de la Morlaquie,íur le Golfe de Venise, 8c dans l’endroit du rivagequi est .opposé aux Isles de Vegia , ou VEGL1A , 8cà’Arbe, appartenantes aux Vénitiens. Ils y conti-nuèrent durant quelques années à poursuivre les en-nemis de la foi, qui, avec l’avantage de la prise deGlissa, se répandoient dans la Dalmatie 8c dans laCroatie. Cette derniere Province appartenoit à Fer-dinand, qui jugea à propos, par le moyen d’une com-pensation , de tirer Segna des mains des comtesFrangipani , auxquels cette place appartenoit. Ilvouloir par-là l’assurer contre les entreprises desTurcs, qui n’auroient pas manqué de l’emporter,attendu le peu de moyens qu’auroit eu un comte par-ticulier pour la défendre ; 8c pour engager davanta-ge les Uscoques à la défense des frontières, il en en-rôla une partie dans ses milices. Mais avec le tems,ces peuples joignirent au métier de la guerre l’exer-cice de la Piraterie. Ils n’avoient exercé jusqu’alorsleur zélé que contre les Turcs 8c contre les Juifs,l’avatice fit qu’ils insultèrent les bâtimens qui p as-soient sur le Golfe de Venise. Les Turcs qui se repo-soient furies Vénitiens de la sûreté de la navigationsur ce Golfe , 8c qui faisoient comme ils font encoreaujourd’hui, une bonne partie du commerce de cet-te ville, se voyant inquiétés par les sujets de la mai-son d’Autriche , avec laquelle ils étoient en guerre,s’en plaignirent à la république, qui en vertu de lasouveraineté du Golfe, dont elle se fait un droit ac-
quis , commença par punir les coupables, en donnantordre à íes généraux 8c officiers de faire pendre tousceux qu'ils trouveraient armés íur cette mer 3 ce quïporta lez Uscoques à user de représailles 8cà fairedes prises fur les íujets de la république. Les Véni-tiens porterent des plaintes à Vienne pour faire ces-ser les pirateries que les Uscoques exerçaient tantíûr leurs sujets que fur ceux de la Porte 3 mais la couêde Vienne ne fe p*esía pas de donner une défense.Une des principales causes de ce délai venoit de ceque les ministres Autrichiens étoient dans les inté-rêts des Uscoques, avec lesquels ils partageaient lesprofits de leurs prises. A la nn néanmoins, Ferdinandsir expédier les ordres que sollicitaient les Vénitiens;mais ce ne fut que lorsque le bruit des profits que lesUscoques faisoient íur la mer s’étant répandu , eûtattiré à Segna une grande quantitéde gens fans aveu,tant sujets de la république , que du Turc, qui accru-rent considérablement le nombre des Pirates, touscompris fous le nom d’Uscoques. Les pirateries con-tinuèrent fous l’aveu tacite du gouverneur. La répu-blique, pour la sûreté de son commerce , résolut sa-voir toujours deux galères en mer, l’une allant, P au-tre retournant de Spalatro à Venise, pour le trans-port des marchandises réciproques : ces bâtimensetant capables de résister aux barques des Uscoques,qui n’étoient guére que de trente hommes chacune,& dont toute la force consistait dans l’agilité aveclaquelle ils surprenaient ceux qu’ils voulaient atta-quer , 8c dans la commodité de la retraite dans le la-byrinthe d’isles , dont les côtes de la Dalmatie son £bordées. * Freschet , Nouvelle Relat. de Venise, P*156, Scsuìv.
Les plaintes continuant toujours à la Cour dsVienne, de la part des Vénitiens, du Pape & duRoi d’Espagne, dont les Sujets du Royaume deNaples, aussi bien que ceux de l’Etat Eclésiastiqne»
étoient continuellement inquiétés par les Corsaires 3
8c leremede ne venant point, fous le prétexte í U?. sIne pouvait dégarnir cette frontière d’une brave ^ 1_lice , qui tenait les Turcs en respect , .lc, u r ta _ ndonna en 1592. ordre au Bacha de Bosnie d exter-miner ìcs Uscoques. Le Bacha, à la rêre de qua-rante mille hommes, se promit d’anéantir d un pre-mier effort une poignée de gens tels qu croient R s