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VU T.
VU Y,
VULTURARIA, ville d’Italie. Voyez Voltu-RARIA.
VULTURINA, lieu fortifié, dans la Gaule Ci-salpine. PaulDiacredit que ce lieu se rendit aux Lom-bards.
• VULTURN IA , Isle que l’itinéraire d’Antoninplace entre l’Isle de Sardaigne 8c la côte d’Afrique.Wesfeling soupçonne que ce pourroit être Pisle’ls páiLar >«<ìví , que Ptolomée , /• 3 , c. 3 , marque danscette mer.
VULTURNUM. Voyez VULTURNUS.
VULTURNUS, fleuve d’Italie, dans la Campa-nte , aujourd’hui le Polturno. II donnoit son nom àla ville de Volturnum , située à son embouchure , 8cqu’on nomme encore présentement Castello di Vol-torno. Pline , /. 3 , c. Ç , dit Vulturnum Oppidum cumAmne. Tite-Live parle du fleuve , 1.8 ,c. 11 , L 10,c. 20, & /• 22, c. 14, & il nous apprend /. 25, c. 20,que dans la seconde guerre Punique on bâtit à l’çm-bouchure de ce fleuve un fort , qui devint dans lafuite une ville , où l’on conduisit une colonie romai-ne. Varron, de Ling. Lat.l. 4, c. Ç , écrit Voltur-num , & donne à la ville le titre de Colonie : Colonìanostra Volturnum. L’ortographe de Plutarque diffèreencore davantage ; car il écrit Vaturanus , ‘Ouccmparoí ,à ce que dit Qrtelius.
VUL UNG , ville de la Chine, dans la provincede Suchuen,au département deChungking, cinquiè-me Métropole de la province. Elle eít de 10 , d. 4’plus occidentale que Péking , fous les 30, d. o’ delatitude septentrionale. * Atlas Sinenjìs.
1 VUNING , ville de la Chine, dans la provin-ce de Kiangsi , au département de Nanchang , pre-mière Métropole de la province. Elle eíl de 2, d‘20’ plus occidentale que Péking, fous les 29, d. 43’ delatitude septentrionale.
2. VUNING , petite forteresse de la Chine, dansïa province de Péking, où elle ale rang de premierepetite forteresse de la province. Elle eff de 3 d. 6plus occidentale que Péking, fur les 40 d- 5 °’ de la-titude septentrionale.
3. VUNING , ville de la Chine , dans la provin-
ce de Péking, au département d’Iungping, huitièmeMétropole de la province. Elle est d’un d. Ço’ plusorientale que Péking , fous le 39 , d. 57’ de latitudeseptentrionale. ,
VUPINC , ville de la Chine, dans la provincedeFokien , au gouvernement de Tingcheu, sixièmemétropole de la province. Elle est d’un d. 3f plus oc-cidentale que Péking , fous les 45 , d. 10' siç latitudeseptentrionale.
VURMSPACH , ce/la beattz Mat m , abbaye defilles , ordre de (liteaux en Suisse , à une lieu deRaperswil fur le lac de Zurich. Elle est soumise àl’abbé de W ettingen.
VUSIE, ville de la Chine, dans la province deKiangnan , au départçipent de Changcheu, cinquiè-me métropole de la province. Elle est de 3, d. plusorientale que Péking , fous les 32 , d. 30’ de latitu-de septentrionale.
VÛT ANG , montagne de la Chine , dans la pro-vince de Huquang , près de la ville de Kiun. C’estune grande montagne qui à vingt-fept sommets fortélevés, trente-six cosines, & vingt-quatre lqç s . Ony volt un grand nombre de temples magnifiques , 8cde monastères , qui font comme l’univerfité , oùs’enseigne la doctrine de la Métempsycose.
1. VUTING , ville militaire de la Chine, dansïa province d’Iunnan , où elle a le rang de quatrièmeville militaire de la Province. Elle est de 14 d.59 ’ plus occidentale que Péking , fous les 25 d.27 de latitude septentrionale. Le territoire de cet-te ville faisoit partie du royaume de Tien: la famil-le Hana le joignit aux terres d’Yecheu: celle de Suiusnit aux terres de Quencheu : fous la famille de Tan-ga, on le npmma Vache,u. ; & celle d'Juenq lui donnale nom qu’il porte aujourd’hui. Ce territoire s’étendle long de celui de la métropole , du côté de l’Oc-cident septentrional : il est des plus agréables 8c desplus fertiles ; estant arrosé par deux branches du fleu-ve Kinxast 8c par d'Mres rivières, 8q ruis/eapx. La
garnison de la ville est assez nombreuse , parce qu'el-est voifine de la province de Queicheu , ou d y ades montagnards qui se sont craindre. On tire unegrande quantité de musc du territoire de Vuting ;8c comme on y trouve d’excellens pâturages , on yéleve beaucoup de brebis. On compte quarte villasmilitaires dans le département de Vuting, savoir
Vuting,Hokio ; o
Yuenmeu ,Lokiuen.
2. VUTING , ville 8c forteresse de la Chine ,dans la province de Xantung, au département deCinan , premiere métropole de la province. Elle estd’un d. plus orientale que Péking , fous les 37 '44’ de latitude septentrionale.
V UT U , montagne de la Chine , dans la provin-ce de Xensi , au voisinage de la ville de Fungchvg-C’est de cette montagne qu’on tire le minéral qu eles Chinois appellent Hiunghoang , 8c qu’ils regar-dent comme un remède très-preTent , 8c mêmecomme un préservatif contre toute sorte de poisons,contre les fièvres malignes , 8c contre i’effet deschaleurs excessives de la canicule. On le prend innu edans du vin : fa couleur tire fur le rouge 8c sor I ejaune, avec de petites taches noires. Sa solidité appro-che de celle de la craye ; 8c il ne diffère du vermillonpour la couleur , qu’en ce qu’il tire un peu plus sor 1®jaune. II n’est du toutpoint propre pour être employédans la peinture. Le pere Martini qui en avoit appor-té un morceau en Europe , dit n’y avoir trouvé au-cun médecin qui connût ce minéral, ni aucun auteurqui en ait parlé.
1. VU Y , montagne de la Chine, dans la provin-ce de Fokien, proche de la ville de Cunggan. Ouy volt quantité de temples d’idoles , de monastèresde Prêtres 8c d’anachoretes , entre lesquels on en re-marque plusieurs qui ont la tête rasée, 8c qui orstméprisé les richesses 8c les dignités du monde, poutsé consacrer au culte des idoles; on y trouve quelqu^chrétiens. II y avoit dans cette montagne une espèced’Archimandrite, qui avoit la direction de deux tem-ples.On le nommoit Chang. Cet Archimandrite étancvenu dans un âge avancé , changea ces deux temple?en deux églises qu’il consacra au vrai Dieu ; aprè?avoir abattu les idoles , & les avoir mises en pièce?à coup de hache , il placa dans un de ces temples li-mage du Sauveur , 8c dans l’autre celle de la Saint?Vierge. Ce même chang étant encore jeune, avostun Archimandrite , de qui il apprenois les secrets d®fa secte : le voyant accablé de vieillesse 8c d'infirm 1 'té , il lui demanda un jour s’il croyoit que laloi quavoir toute sa vie enseignée étoit propre 8c suffisant?pour conduire au salut ? Non , mon fils, répondit j?viel Archimandrite, je ne la crois pas telle ; mais j?n’en connois pas de meilleure ; mais ayez courage;dans quarante ans d’ici il viendra une personnevous montrera le véritable chemin du fasot. II mou-rut immédiatement après ; 8c chang qui regaresostles dernieres paroles de son maître comme un oracle,qui deyoir avoir son accomplissement ,ne se conten-ta pas de les graver dans fa mémoire ; il prit aussi l 0 ! 1 *de les écrire. Quelques années après le préfet de >fville dePuching ayant été converti à la religioncb^'tienne parles foins du pere Siméon de Cunsia, il í ^ e "na ce pere voir la fameuse montagne de Vuy-^prêtres des idoles allèrent au-devant de leur Frète *>8c chang étoit à leur tète. La conversation romtstsur la religion chrétienne. Chang fut d'ahord fraP?de ce qu’il entendit : après quoi ilditau Préfet, e .^lui montrant du doigt le pere de Cunha : c’est certa 1nement-là la loi Scl’homme qui doivent me monts?le chemin du salut, comme me l’a prédit mon anciemaître. II jetta alorsles yeux sor lepapier où elle etoécrite , 8c ayant examiné Patinée , il trouva q ue c rtoit effectivement la quarantième depuis que l a c “°étoit arrivée ; c’est pourquoi , fans perdre d e /il renversa toutes íes idoles, les foula aux pieds. J e■ jus-Chrifi eut bientôt de vrais adorateurs dans cet,^montagne , 8c on y vit divers anachorètes qui y ^voient en commun, 8c fort saintement. * Atlas
nttifis. ‘ vV y,