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Tome sixième. T - Z.
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154 WAE.

depuis Gand, jusqu’à Ysendyck, entre les quatre of-fices &les quartiers de Beveren & Bornheim. íl con-siste en de fort belies prairies & en de bons pâturages.Il est très-fertile en bleds & en lin, 8c produit de bonschevaux ; de forte que cette contrée est regardéecomme le meilleur pays de la Flandre.

Le pays de \Vaes , qui a ses loix & ses coutumesparticulières, est gouverné par une cour de justice ,qui a un grand baillis, plusieurs échevins 8c greffiers ,& chaque bourg a ses différens officiers. Ildépendoitautrefois du comté de Hollande; mais en 1163, Phi-lippe , comte de Flandres, ayant déclaré la guerre àFlorent III , comte de Hollande , & Payant vaincudans une bataille, 8c fait prisonnier, Florent fut obli-gé de lui céder à jamais, pour fa rançon, le pays deWaes. Pour le íjsirituel , il dépendoit de l’évéqued’Utrecht; mais depuis l’érection des nouveaux évê-chés, dans les Pays-Bas , il est fous la jurisdiction del’évêque de Gand. Cette contrée comprend dix-huitbourgs ou villages , dont les principaux lont SaintNicolas, Lokeren, Tamise & Beveren. Saint Nico-las est un bailliage , où l’on tient tous les ans plu-sieurs foires franches. Son commerce, ses richesses 8cses bâtimens le rendent fameux. II y a une belle égil-le paroissiale, & un couvent de Recolets, qui, aprèsla prise deHulst, rétablirent, en 164Ç , au village deSaint Paul, & à Saint Nicolas, en r688. Le bourg deTamise , appelle Tempsche dans le pays, & situé furl'Escaut, à quatre lieues d’Anvers, & à autant de Ma-lines, a une église paroissiale, dédiée à Notre-Dame,& desservie par des peres de P Oratoire, qui y ensei-gnent les humanités à la jeunesse. II y a, outre cela,un couvent de religieuses Dominicaines , fondé en1Ç07, par Roland le Févre , seigneur de Tamise. Lepays de Waes contient encore le bourg de Waes-Mimster, où il y a une abbaye de religieuses, de Per-dre de saint Augustin, de la congrégation de saintVictor; celui de Beveren , où il y a des Guillelmites ;celui de Rupelmonde , qui est un comté, érigé versl’an 1650 , en faveur de la maison de Recourt 8c deLicques ; un ancien château, au confluent de 1 Escaut& du Rupel, mais qui a été ruiné pendant les dernie-res guerres ; enfin, la terre de Bornhem ou Bornheim,qui est aussi un comté érigé, vers l’an 1680, en faveurde la maison Coloma. On y voit un ancien prieuré deBénédictins, dépendant de l’abbaye d’Affligem,' 8cune maison de Dominicains Anglois , fondée versl’an 1670, par le pere Thomas Howard, duc de Nort-folck, religieux du même ordre, & ensuite cardinal.

2. WAES , Isle de la Mer d’Ecosse , 8c P une desOrcades, à trois milles del’isle Fara, (Faire) du cô-té de l’Occident. Cette isle est divisée en deux par-ties, par un petit Isthme, qui est le plus souvent cou-vert d’eau; de sorte que la plupart en font deux isles,appellant Waes , en latin JVallis , celle qui estaPOrient, & P autre 7 íoy, ou Hoia. L’isle de Waes àquatre milles & demi de long, & trois milles dans faplus grande largeur. Elle produit les mêmes fruits queles autres isles voisines, nourrit les mêmes animaux,surtout de petits chevaux , & abonde en oiseaux demer & de bruyère. Il s’y trouve un bon port , deuxmaisons assez belles, 8c une église paroissiale, où leshabitans de l’isle de Fara vont entendre le service di-vin. L’ísthme, qui sépare WaesdeHoy, est ordinai-rement couvert d’eau, excepté dans le tems des équi-noxes. C est dans cette saison que les marées sont lèsplus grandes; & comme le flux monte fort haut, aus-si le reflux descend fort bas, 8c laisse cet Isthme entiè-rement découvert; de sorte qu’on peut passer à piedd une isle à P autre. * Délices de la Grande Bretagne ,p. 1412.

WAETEN, ou Waten, ville des Pays-Bas, dansla Flandre, aux confins de P Artois, près de larivifted’Aa, dans la châtellenie de Cassel. II y a voit autre-fois , dans cette ville, une prévôté de chanoines régu-liers , de l’ordre de saint Augustin, fondée par Robertle Frison X, comte de Flandres. Dans le seizième sié-cle , les revenus de ce monastère furent annexés aunouvel évêché de saint Orner ; & dans la fuite , lamaison fut donnée aux Jésuites Anglois, qui en onttût leur noviciat.

WAG.

WAETERLAND, ou WaterlAND, c’est-à-di-re, pays d’eau. On nomme ainsi cette partie de laNort-Hollande, qui est vis-à-vis d’Amsterdam , deP autre côté de P Y e , qui est baignée par le Zuider-zée, & où sont les villes d’Edam, de Monickendam,8c de Purmerendt. On peut juger qu’ily a beaucoupd’eau dans ce pays , puisque le nom de Waeterlandkii a été donné par préférence au reste de la Hollan-de, qui en est si remplie. Aussi souííre-t-il souvent desdommages considérables , par l’impétuosité de laMer, qui perce quelquefois ses digues, comme celaarriva en 1686 8c en 1717 , le 24 de Décembre. 0°trouva alors, par une supputation générale, impriméeà Amsterdam, qu’il y eut onze mille sept cent quatre-vingt-dix-sept habitans noyés , outre des bestiaux,des maisons 8c des terres presque fans nombre. * Di$-Géogr. des Pays-Bas.

WAES MUNSTER. Voyez Waes , N . i.WAGENINGEN, ou Wagueningue, ville desPays-Bas, dans la Gueldre, au quartier d’Arnheim ,aux confins de la seigneurie d’Utrecht, sur la rivedroite du Rhin, qui lui procure beaucoup de commo-dités. Elle est environ à deux lieues de Nimégue, 8cà pareille distance d’Arnheim, mais dans un terroirfort ingrat. II n'y a presque qu’une grande rue qui soitremarquable. Les prairies 8c le tabac sont la plus gran-de richesse des habitans. Elle a des bruyères de qua-tre ou cinq lieues d’un côté, 8c des terres assez ferti-les de l’autre. Cette place fut fermée de murailles, 8cérigée en ville, par Othon , comte de Gueldre, en1230. On croit que Wageningen est la Vada , dontparle Tacite, l. Ç, c. 10. * Corn. Dict. J ovin.de Roche-fort, Voyage des Pays-Bas. Longueru'e, Descr. de laFrance, part. 2, p. 41.

WAGRIE , en latin Wagrìa, en allemand, Wa-geren , contrée d’Allemagne, au duché de Holstein ,bornée, au Nord & à POrient, parla Mer Baltique;au Midi, par la Trave; 8c au Couchant, partie parleHolstein propre, partie par la Stormarie. On lui don-ne huit milles de longueur, depuis la Mer Baltique ,jusqu’à la Trave, fur cinq, six ou sept milles de lar-geur d’Orient en Occident. Ce pays fut ancienne-ment la demeure des Wandales, 8c ensuite celle desVenêtes. II est entrecoupé de rivières, de ruisseaux8c de lacs, qui lui donnent une grande fertilité : aussiy recueille-t-on du bled en grande abondance. On ya beaucoup de poisson: les forêts y nourrissent quan-tité de bétail, 8c dans la saison, leur gland engraisseun nombre prodigieux de cochons , dont on fait ungrand commerce. Tout cela fait que cette contrée estbeaucoup plus peuplée que le reste du Holstein , 8cqu’on y voit aussi un plus grand nombre de châteaux& de maisons nobles. La ville de Lubec étoit com-prise autrefois dans la Wagrie , où sont aujourd’huila principauté de Ploen, 1 évêché d’Eutin, 8c troisanciennes abbayes, qui, depuis le changement arri-vé dans la religion, sont devenues des bailliages. Cestrois abbayes étoient Rheinfeld, Arensboek 8c Cis-mar. Si on en excepte le rocher de Segeberd, il n’y adans la Wagrie aucune montagne ; on y voit néan-moins plusieurs collines 8c diverses valées, extrême-ment fertiles. * R. Hermanid. Description, Daniae,9-947- .

On divise ce pays en JNagrie Septentrionale 8c Wti-ge ì& Méridionale. La premiere comprend tout le cer-cle d’Oldenbourg , où sont les bailliages d’Olden-bourg 8c de Cismar, la plus grande partie du baillia-ge de Pretzen, 8c quelques terres , qui dépendent del’évêché d’Eutin. La Wagrie méridionale renfermela plus grande partie du cercle de Segeberd, la meil-leure portion de l’évêché d’Eutin, 8c la principautéde Ploen.

W AGRII, peuples de la Germanie, connus seule-ment dans le moyen âge. La plûpart des auteurs, ditSpener, Nolii. Germ. med. c. 4 , cherchent les "f"grii au-delà de la Trave , dans le pays où le nom deWagrie s’est conservé jusqu’à présent; 8c il Y a fl u ,que apparence que c’est où on doit les trouver : maisil est incertain s’ils ont reçu leur nom du pays, ou s uslui ont donné le leur. Peut-être ne seroit-on pas malfondé à chercher les anciens Wagrú au-dela de