déric : ils sirent prisonnier son lieutenant, à lé trai-tèrent d’une maniéré indigne. Ces excès oblige'rentle comte palatin d’affiéger Weisfembourg ; & quoi-que l’empereur Frédéric IV , l’eût mis au ban del’Empiîre, ltii eût ôté le gouvernement de l’ATate,& y eût établi à sa place pour vicaire Impérial ; soncousin Louis le Noir , comte de Deux-Ponts , il nediscontinua point le siège durant tout l’hiver : il en-leva même quelques places au comte deDeux-Ponts,& contraignit les habitans de Weiâiembouì-g à ren-voyer les anciens religieux , & à rappeller ceux qu'ilsavoient chassés en dernier lieu. Cela arrivaen 1469,& 1470. * Longuerue , Defcr. de la France, part. 2 ,p. 232 , Zeyler , Topogr. Alsat. p. 60.
Rudiger,dernierabbéde Weisfembourg, renouvel-lases prétentions fur la ville de Weisfembourg; mais ilfut condamné par un jugement impérial, rendu au moisd’Octobre 1518 , par l’empereur Maximilien I. Lemême Rudiger se fit séculariser avec ses religieux en1Ç26, par le pape Clément. VII , qui changea ladignité d’abbé en celle de prévôt , & le monastèreen chapitre séculier. Après la mort de Rudiger, Flo-rent de Flershelm , évêque de Spire , fut pourvu decette prévôté , dont il obtint l’union à fa m an se épis-copale , par l'autorité du pape Paul III, 8c de l’empe-reur Charles V.
La ville étoit alors membre de là préfecture deHaguenau, & immédiate comme les autres de cettepréfecture. Dans le siécle suivant Philippe de Soe-teren , électeur de Trêves, & qui étoit auíîî évêquede Spire , entreprit de soumettre cette ville , qu’ilmontroit avoir été fondée par les abbés du monas-tère de Weisfembourg, auxquels les prévôts avoientsuccédé ,& que les habitans leur avoient été soumisdurant sept siécles. Mais il échoua aussi dans son en-treprise , ainsi Philippe de Soeteren ne réussit pasdans son entreprise. La ville fut démentelée en 1673 ,par l’ordre de Louis XIV- Elle fut réunie à la Fran-ce avec les autres villes de la préfecture en 1680, 8cdepuis le traité de Ryswick, elle appartient à la Fran-ce sans contestation.
Le pays des environs de Weisfembourg abondeen forêts, 8c en diverses sortes de fruits , 8c produitquantité de vin qui est estimé. On y recueille aussi,beaucoup de châtaignes, qui se débitent en diverspays, ce qui fait subsister un grand nombre de bour-geois , 8c de gens de la campagne.
í. WEISSEMBOURG, ou WEISSEMBOURG ENNorDGAU, ville impériale d’Allemagne , dans lecercle de Franconie , fur la rivière de Rednitz,^isix lieues au Nord de la ville de Donavert. Cetteville est petite , 8c peu peuplée.
3. WEISSEMBOURG , autrement Albe^-Julie."Voyez au mot ÂLBE , l'article Al.BE-JuLIE.
1. WEISSENAW, abbaye d’Allemagne, dans laSuabe fur la rivière de Schuss, près de Ravensbourg,8c à une lieue de l’abbaye de Weingarten. Cetteabbaye qui est de l’ordre de Prémontré, est nomméePar quelques écrivains Mìnderata , c’est-à-dire la pe-tite Auge , pour la distinguer d’une autre abbaye deWaissenaw qui est dans le Nordgau. Celle de Weis-senaw en Suabe , étoit anciennement un hermitage.que Gebyzon de Weisfembourg , de la famille descomtes de Habsbourg fonda. * D 7 Audifred , Géogr.Ane. 8c Mod. t. 3 , p. 179.
2. WEISSENAU,^/^ Augìa , abbaye d’hom-mes , ordre de S. Benoît, dans la basse-Bavière surles frontières de la Ftanconie.
WEISSENFELS , ville d’Allemagne , dans laMisnie, au cercle de Leipsick,sur la Sale. On ci'oitque c'est P ancienne Leucopetra.
Elle avoit été donnée en appanage avec plusieursautres domaines à labranche Albertine qui s’est étein-te en 1746 , parla mort fans postérité du duc Jean,Adolphe , 8c ses domaines ont été réunis à labrancheélectorale. Cette ville est fort jolie, 8c il y a un col-lège célèbre-
. WEISSENZEE, ville d’Allemagne, dans la Thu-tinge, 8c chef-lieu d’un bailliage à cinq lieues d’Er-furt.
.WEITZEN, Veitzen, ou Vatzen , ville de
la haute Tîóngrié , fur ìa rivé gauche du Daáubë} àcinq milles au Nord de Bude. C’est urie ville épiícO-copale , dépendante de l’archevêché de StrigùniéLes infidèles en étoient les maîtres ; niais en 1684 »le prince de Lorraine ayant défait, ou mis en fuitemille turcs postés près de-là , 8c qui abandonnèrentleurs canons 8c leurs drapeaux fur le chartvp dé ba-taille , il la fit attaquer par le comte de Starembérg z8c la garnison composés de cinq cens Janissaires, serendit à discrétion le 27 de Juin. Comme cette pla-ce ôtoit aux garnisons de Bude, d’Agria 8c de No-vigrad , la communication avec celle dé Neúhaulel,8c que par conséquent les Turcs ne pouvoient plussecourir celle-ci qu’avec peine , ils tâchèrent bien-tôt à y rentrer. Ils en vinrent à bout fur la fin de lámême année par la faute du commandant de Grart 4qui ne secourut pas la place comme il en avóit ordre.Le Sieur Piterski, commandant , fut contraint dëcapituler ; 8c quoique les Turcs lui eussent accordaque les Impériaux 8c les Hongrois qui composoientla garnison , sortiroientavec armes 8c bagages, ceuxqui les dévoient escorter à Vicegrad , firent main-basse fur eux , en tuèrent une partie Sc pillèrent lasautres pour fe vanger de ce qu’ón avoit traité de lamême maniéré quelques-unes de leurs garnisons, aitpréjudice des capitulations. Cette place fut depuisuné de celles fur lesquelles le Seraskier Bacha favengea de ía défaite près de Gran , 8c de la bontéqu’il eut de n’avoir pû secourir Neuhausel. Il la pil-la j 8c fit sauteries fortifications ; 8c le prince de Lo-raine acheva ensuite de la démolir.* Hist. & Desc.íuRoyaume de Hongrie , p. 258.
WELIKA-RECA, Vejlliicárzeka , ou Mul-DOw , rivière de l’Empire Russien. Elle prend sasource dans la seigneurie de Pleskow., aux confins déla Lithuanie , 8c arrose d’abord Postarzowa , ensuiteOpotzka , où elle reçoit à la gauche les eaux de larivière de Desternitza : plus bas elle grossit son litdes eaux de la rivière de W'oronecz : elle va formerencore plus bas le petit lac Ostrow , d’où elle entrédans le lac de Pleskow, qù’elle traverse aínfi quécelui dePeipus, au sortir duqutl elle prend le nomde Narva, jusqu’à son embouchure dans le Golfe deFinlande.
WELLINGBOROUG , bovirg d’Angleterre ;dans. la province de Warwick ; on y tient marchepublic. Etat présent de la Grande Bret.'gne , t. X.
1. WELLINGTON , bourg d’Angleterre, dansle Shrewsbury. On y tient marché public. Etatprésent de la Gr. Rr. t. 1.
2. WELLINGTON , bourg d’Angleterre , dansla province de Sommerset. II a droit de tenir marchépublic. Etat présent de la Grande Bretagne , t. I.
WELLS , ville d’Angleterre, dans Somerfetshi-re, le Belga, 8c le Theorodunum des anciens , 8c au-jourd’hui en latin Fontanenjìs Ecclefia. Wells est uneville agréable , bien bâtie , fort peuplée, qui députeau Parlement, 8c qui a droit de marché. On lui adonné le nom de Wells, à cause du grand nombre deses puits 8c de ses sources d’eaux vives. Cette ville ,8c celle de Bath, sont un siège épiscopal. VoyezBath. La cathédrale de Wells est fort belle. * Etatprésent de la Gr. Br. t. i.p. 108. ,
Sa principale façade où est le portail j est d’unesculpture admirable , 8c surprend agréablement lavue , par la quantité prodigieuse de statues qu’ony voit en cinq rangs de niches , avec tous les ac-compagne mens 8c les embellisfemens de la sculptu-re. Cette façade est flanquée de deUX tours qui s’é-levent assez haut, 8c le milieu de la croisée de Fé-glise , est chargé d’une autre tour ou clocher un peuplus haut que les deux autres. Toutes trois se ter-minent en plate-foíme , 8c sont très-bìen travaillées.Le Palais de l'évêque n’est pas loin de l’église. Ilest placé comme un enateau dans un enclos de mu-railles environnées d’un fossé. On voit d’un autrecôté les maisons des chanoines, qui sont au nombrede vingt-sept ,sans compter les officiers du chapitre.* Délices de la Gr. Br. r. 3 , p. 704. _ ^
Les montagnes de Mendip se terminent à quel-ques milles au midi de la source de la Frotne. C’est
L 1 ij