F fi
JL-Í Á 1. Ô
Les Wandaîes do Lausnkz revinrent aUíîî.-tôt so*;leurs pas , surprirent cette forteresse, y tuèrent troiscomtes,avec quarante de leurs domestiques, & étran-glèrent le reste des chrétiens, ou les emmenèrentesclaves. Cela obligea l’empereur d’y retourner avecses troupes ; & après plusieurs combats , il soumit àla fin entièrement ces rebelles. En 1631 , le comted Ortemburg, & le colonel suédois Baudis s’emparé-rent de cette ville. Le roi de Suéde Gustave Adol-phe y vintlui-même , 8c il y fit d'ab or d construire unfort, & y fit camper dans les environs toute son ar-mée. Celle de l’empereur ,sous le commandement dugénéral Tilli, s’approcha en même-tems. Le roi allaà fa rencontre jusqu’à Wsolmerstatt : il y attaqua l'a-vant-garde des impériaux , & eut le dessus. Tilli sur-vint avec le gros de Parmée , 8c s’avança jusqu’àWerben. II s’-y donna plusieurs legers combats entreles deux partis. Mais à la fin fans en venir à une ba-taille décisive, les deux armées se séparèrent. Le roiprit la route de Stendal, & Tilli alla avec son arméeà Tangermunde. Cépendant les impériaux St lesSaxons se rendirent maîtres de Werben en 1636 ,mais la même année après la bataille de Wittstock,les Suédois les en chassèrent ; ceux-ci furent chassésà leur tour par les impériaux í’anne'e suivante. A lafin en 1640 , les Brandebourgeois prirent possessiondusort j 8tleur gouverneur, le comte de Schwartzén-berg , fur l’avis qu’il eut qjie les Suédois avoienr tou-jours une retraite sûre dans cette ville, la fit déman-teler , & en ôta jusqu’aux portes. Lorsque l’an 1641,il y eut une suspension d’armes entre la Suéde ôt sé-lecteur de Brandebourg, on convint en même-temsque ce fort devoir être rasé , ce qui fut aulïï-tôt exé-cuté par les paysans de sélecteur. * Zeyler , Topog.Brand. p. 121.
2. WERBEN,òu Warbén , ville d’Allemagne,dans le cercle de la basse-Saxe , au duché de Pomé-ranie. Elle est comprise fous le bailliage de Colbatz,parce qu’en 1321. Conrad IV, évêque de Cammin,la vendit à f abbé de Colbatz pour 300 marcs avectous ses droits , ses appartenances , Sc le lac au bordduquel elle est située. Mais comme cette vente n’a-voit pas été confirmée par le pape , Jean, évêque dela basse Saxe, annulla ce contrat, donnant pour rai-son que ces biens avoient été vendus à trop bas prix*
* Zeyler , Topogr. Pom. p. 122.
WERCKERZÉE’, ou WORTZï, lac deTerhpiréRuffien, dans la Livonie , au couchant de celui dePeipus avec lequelil a communication, par le moyend’une rivière qui coule d’Occident en Orient, IIcommunique auffi avec la mer Baltique *, par lemoyen de la rivière Fêla, qui coule d'Orient en Oc-cident. Le lac de Wefckerzée s’étend en long duN ord au midi. * De P Isle , Atlas.
WERD , ville d’Allemagne , dans la Basse Cârin-thie , sur la rive méridionale d’un lac auquel elledonne son nom , environ à trbis lieues à l’Occidentde la ville de CÌagénfurt. Le lac de Werd qui s’é-tend d’Occident en Orient, donné naissance à Unepetite rivière, qui, se joignant à celle de Glan , vase perdre dans celle d’Olcza. * Jaillot , Atlas.
WERDE , ou WERDA, ville d’Allemagne, dansîa haute Saxe , au marquisat de Misnie , fur le Bordde la Pleiss, entre Neumarck au midi, 8c Crimmitzau nord , au midi occidental d’Altenburg.
1. WERDEBERG , comté de Suisse , aujour-d’hui bailliage dépendant du canton de Glatis. C’estcomme une apendice du comté de Sargans, étantsitué entre ce dernier comté & le Rhein-Thal, &ayant le Rhein en front. Il avoit autrefois ses com-tes particuliers , qui étoient de puissans seigneurs ,&quipossédoient auffi le comté de Sargans. En 1517»le canton de Glatis acheta cette terre de Félix , oude George Heuwen, le dernier des comtes de Wer-deberg , qui mourut subitement à Au^bourg en1^30. Comme les habitans du comté de Werdebergfont protestait; , on y est convenu entre les protes-tais 8c les catholiques de Glatis , que le bailli fe-roit toujours de la religion.protestante ; & au con-traire , que dans les bailliages d’Uzenach & de Gas-ter, il ne pourroit y avoir que des baillis catholi-
ques. Cependant on ne doit pas dire comme f Au-teur des délices de la Suisse , p. 505 , que ce sontles réformés de Glatis qui possèdent le comté deWer- 1d eh erg en pleine souveraineté. Elle est communeentre les uns & les autres. Ils y envoyeur des bail-lis tous les trois ans pour administrer les affaires;
* Etat& Del. de la Suisse , t. 3 , p. 198.
Les habxtans de ce comté excitèrent en 1719, degrands troubles dans le pays. Ils se soulevèrent con-tre Mrs. de Glatis leurs souverains. Mais f affaireayant été portée à l’asíemblée générale des cantons ,on les fit rentrer dans leur devoir , & on les con-traignit de prêter un serment de fidélité en 1720. ILest encore arrivé depuis quelques petites émotions jmais elles ont été promptement étouffées.
2. WERDEBERG, ville de Suisse, dans îa dé-pendance du canton de Claris, & le Chof-lieu ducomté auquel elle donne son nom. Cette petite vil-le , qui peut passer pour jolie , est située au borddu Rhein, dans une plaine & au plus bel endroitdu pays. E@e est défendue par un vieux châteaufort, placé siir une hauteur isolée qui commandetoute la plaine. On dit que ce château fut bâti dansle neuvième siécle fous le régné de l’empereur LouisII, par un comte palatin de la haute Rhétie. C’est làque le bailli fait fa résidence. Le pays est à peu-prèsde même que celui de Sargans. * Etat'S Délices dela Suisse , t. 3 , p. 200.
WERDEN, ville d’AÎlemagné, dansla Westpha-lie, au comté de la Marck fur le Roer, aux confinsdu duché de Berg, deux lieues au-dessus de Ketwick;II y a dans cette ville une abbaye qui la rend considé-rable , 8c dont l’abbé est membre de 1 empire. Onvoit aux environs de cette ville de belles prairies 8cde fort grands pâturages , où la plupart des habitansont quantité de bétail dont ils retirent d’assez grosprosits, sur-tout de leurs pourceaux. * Jaillot , Atlas.
Quelques uns croyent que VFerden est l’ancienneMoradunum.
WERDENBERG. Voyez Werdeberg.
WERDER , Isle de Prusse. Voyez Gr o 88-WERDER. ,
WERE, rivière d’Angleterre, dans la province déDurham. Cette rivière nommée en latin Verba , oúVirus , est la plus considérable de la province qu’el-le arrose du couchant à l’Orient jusqu’au milieu dupays ; 8c de-là tournant au nord , elle va se jettesdans l’Océan. Cette rivière fort de deux ruisseaux ,dans les montagnes à l’extrêmité de la province 8ccourant droit àl’Est à travers plusieurs petits lieux jelle arrive à Bishops-Auckland , bourg appartenantaux évêques de Durham , qui y ont une belle mai-son. De-là la Were faisant un coude, prend le che-min du Nord ; & après avoir coulé quelques milles >elle semble vouloir retourner vers fa source ; maistrouvant un terrein élevé.qui l’arrête , elle fait unebelle presqu’isle dans laquelle est située la ville deDurham. Cette rivière est féconde en diverses espè-ces de bons poisons, 8c un peu au-dessous de Durhamon y remarque une singularité ; savoir, que son lit estrempli de rochers qui ne sont presque jamais cou-verts d’eau , 8c qui donnent le goût de sel à Peau.qu’on répand dessus. On remarque même près du vil-lage de Butterby, que lorsqu’en été [la rivière estfort basse , on voit couler de ces rochers une eaurousse 8c salée qui blanchit au soleil, 8c se cuit fi bienpar la chaleur que les habitans en recueillent du selpour leur usage..* Délices de la Gr. Bretagne , p. 2448c 248. ,
WERFEN, château d’Allemagne, dans l’arche-vêché de Saltzbourg, fur la pointe d’une montagna
entourée de précipices presque de tous côtés, & dela rivière de Saltze ou Saltzbach qui serpente aupied. Ce château fort par fa situation , est fameuxpour avoir été la retraite ou la prison d’un archevê-que de Saltzbourg, qui pendant les premiers troublesde religion en Allemagne parut disposé à profiter dela liberté que donnoient les nouvelles opinions auxecclésiastiques de prendre des femmes , fans vouloirquitter son bénéfice. Cela sot cause que le duc deBavière lui fit la guerre, & le réduisit dans ce lieu f