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Tome sixième. T - Z.
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2 . 82 . WIG.

de Krée, au?dessus de F embouchure du Baldnoch ,qui forme- un. assez bon port devant cette ville.Wightoun est une petite ville ancienne & qu'oncroît avoir été bâtie par les Bretons. Du reste ellen’a rien de considérable que son port. Elle donne letitre de comte à un seigneur de la famille des Flem-mings.

Henri VI , l'érigea en royaume en saveur d’Hen-ri Beauchamp , comte de Warwick , son favori, quifut couronné roi de Wight & des isles de Jersey 8cGuernesey en 1445. II mourut deux ans après, 8c parfa mort l’isle de Wight perdit le titre de royaume.Edouard IV , qui íiiccéda à Henri VI, donna cetteisle à son beau-pere Richard Woodeville, comte deRivets , avec le titre de seigneur de Wight. * Etatprésent de la. Gr. Br. t. 1 , p. 32.

Les anciens l’ont appellée P'efía. 8c Wf £íis ; lesBretons du Gallois lui ont donné le nom de Guìth ;& les Saxons l’ont nommée Whitland 8c Wìcthea.Elle est déformé ovale, étendue en long de FO-rient à l’Occident, 8c séparée de la Terre-ferme parun petit détroit nommé autrefois Soient, &c aujour-d'hui Solment. Homme ce détroit n’est pas fort large,n’ayant que deux milles de trajet en quelques en-droits , on pourroit croire que l'isle de Wight étoitautrefois une presqu’islejointe au continentpar quel-que Isthme , qui a été emporté par la violence' desflots. Cette opinion semble confirmée par- le témoi-gnage de Diodore de Sicile , qui dit que la côte de laGrande Bretagne étoit bordée d’une isle nomméelâía , qui paroissoit une isle entiere , 8c qui étoitentourée d’eau lorsque la marée montoit; mais quele reflux laissoit à découvert le terrein qui étoit en-tre-deux , 8c que les Bretons prenoient ce tems-làpour passer en chariot de la Terre-ferme, dansl’Is-le où ils alloient vendre leur étaim, qui de-là étoittransporté dans la Gaule. * Del. de la Gr. Br. t. 3 , p.789,8c suiv.

L’Isle de Wightestlongue d’environ vingt milles,large de douze , 8c elle en a soixante de tour. Dansle septième siécle on y comptoir douze cens famil-les. La mer fait trois ou quatre bons havres le longde la côte septentrionale. Aux deux extrémités del’isle, elle avance dans la terre , 8c forme deux bayes8c deux presqusisîes , dont l’une qui estàl’Orient,s’appelle Brinbridge-hle • 8c l’autre, qui à l’Occi-dent se nomme Fi eshwater-Isle. La Baye de la pres-qu'île orientale forme un grand 8c excellent Havre,large dans le milieu, 8c fort étroit à Fentrée où il estbordé de deux pointes de terre qui le couvrent. L’u-ne de ces pointes est occupée par un village nomméSainte Hélène, 8c donne le nom atout le Havre. L'au-tre Baye qui sépare la presqu’île occidentale du res-te de l’isle, forme aussi un très-bon Havre, dont Feu-trée est fermée par le bourg 8c le château d’Yar-mouth , qui lui donne son nom.

Cette isle est d’un accès difficile pour les ennemis.Al’Occident8c au Sud-ouest, elle est bordée d’u-ne longue rangée de rochers 8c d’écueils pointus8c dangereux , nommée en Anglois The-Necldes ,c’est-à-dire les aiguilles. Elle en a d’autres au Sud &au Sud-est. A l’Grient, le Havre de Sainte Hélèneest couvert d’une autre rangée d’écueils appellés Bla-ckrockes ; 8c le Havre de Bowes tsest pas bien éloi-gné d’un banc de fable nommé Brambles. Outre ce-la presque toutes les côtes font élevées 8c fort droi-tes. Les endroits qui font favorables pour une des-cente font défendus par des châteaux ou par desforts. II y en a un entr’autres nommé W orsstey ,fur le rivage du côté de F Occident, 8c vis-à-vis duchâteau de Hurst : tous deux ensemble servent à dé-fendre cet important passage.

On manque de bois dans l’isle de Wight; il le fauttirer de l’Hampshire , qui en est bien fourni. Dureste l’isle est fertile en tout. L’air y est fort sain ,8c les habitans y vivent long-tems. Ils font vigou-reux , endurcis au trayail, bons hommes de mer 8cbons soldats. On estime que l’isle peut mettre furpied quatre mille hommes pour fa défense. Les an-ciens habitans faisoient gloire de n’avoir chez eux ,ni renards , ni avocats, ni moines. Iî dépendent

WI L.

pour'le temporel , de l’Hampshire , & pour le spiri-tuel, de l’évêque de Winchester. L’histoire nous ap-prend qu’en 1x76, on vit tomber, dans cette île ,une pluie horrible de sang , pendant F espace dedeux heures.

WIGNEHIES , bourg de France , dans le Hay-naut, au gouvernement d’Avesnes. Le curé a , pourrevenu, 37Ç livres, payées par les religieux de sainsDenis en France, comme décimateurs. Le vicaire estentretenu à la charge de la communauté. II y a un bé-néfice simple, de deux cens livres, fans aucune char-ge de présence ni de fonctions. Le curé du lieu a faitbâtir, à ses dépens, une maison, pourl’éducation desjeunes filles de Wignehies. Il y entretient une filledévote, qui a foin de leur apprendre à lire, à écrire »à compter, la religion , 8c à travailler. Les habitansfont, pour la plupart, laboureurs, petits merciers 8cmanouvriers.

WIHITZ, ville des états du Turc , en Europe ,dans la Croatie. Elle est, dit Corneille, située dansun petit lac, formé parlariviere d’Unna, à quinzelieues de Zara. Les Turcs, qui en font les maîtres ,la prirent en içoo , après qu’elle eut résisté à toutesleurs forces, pendant iço ans. Les Impériaux l’atta-querent inutilement, en 1679, 8c furent contraintsde se retirer.

DeFIsîe, dans fa carte de la Hongrie, publiéeen 1703, marque Wihitz , qu’il nomme aussi Bigi-hon , à la gauche de la rivière d’Unna, un peu au-dessus de Toplitz. Mais dans fa carte de 1717, qui estplus exacte 8c plus détaillée, il ne connoît ni Wi-hitz, ni Bigihon , ni Toplitz; 8c dans l’endroitoù,ce me semble, devroit être Wihitz , il place Zrme-polie.

WIKEZLAND ou WlKIE, province del’empireRussien, dans l’Esthonie. Elle est bornée, au Nord,par FHarrie, à F Orient, par la Jerwie, au Midi,par la Livonie, 8c au Couchant, par le Mooníund.Ses principaux lieux font :

Hapsal,

Lehal,

Verder, ruinée,Pernau,

* De T Isle, Atlas.

Vieux-Pernau,Merima,Fichai, ruinée,Félin, ruinée.

WILBAD ou WlLDBAD , ville d.'Allemagnedans la Suabe, au duché de Wurtemberg, à la droitede l’Entz, au-desíus de l’endroit où cette rivièrereçoit le petit Entz. Wildbad est une petite ville ,qui n’est remarquable , que par ses bains d’eauchaude.

WILBAERT ou WUYLBAERT, banc, fur la cô-te de Flandre, à une petite demi-lieue de la villede Dunkerque, du côté de l’Occident. Il paroîtàsecde basse-marée , 8c s’éleve alors de huit pieds au-dessus de.l’eau, l’espace d’environ un quart de lieue;8c, continuant plus avant, il ne fait qu’un mêmebanc, avec celui qu'on nomme Splinter. Ce bancs’étend, d’une queue, jusqu’au devant de Graveli-nes, 8c finit vers le bout occidental du Breebanck.II reste , fur le Splinter, 4, 5 8c 6 brasses d’eau,fans aucune égalité pour la profondeur. En allant unpeu vers le Nord-Ouest de Mardick , on n’en trouveque deux à trois. Entre le Wilbaert 8c le rivage dufort, il y a une bonne rade , qui est comme un portde Mer : on Fappelle vulgairement, DetScheurûe.Les navires de Dunkerque s’y rendent, en sortant dela ville , 8c mouillent l’ancre devant le fort, à troisbrasses 8c demie. Lorsque les vaisseaux vont dans cetendroit, il faut qu’ils cottoyent la rive à la fonde. Hy a encore, fur la même côte, plusieurs autres bancs,que les habiles pilotes ont foin d’éviter.

WlLDE-BURG. Voyez WlLDENHAUS.

WILDEMAN, bourgade d’Allemagne, au cer-cle de la Basse-Saxe, dans le duché de Brunswick, auMidi de Goslar, à la gauche de lariviere d’Innerste.Cette bourgade, à laquelle Corneille donne le titrede ville , est renommée, par ses mines d argent 8cde plomb. * Jaillot, Atlas.

WILDENBOURG, château d’Allemagne ,