3 oi- WÍC.
Godefroy,de ìa famille des barons de Limpourg,prìtìa qualité du duc de Franconie , qu’Albert, Margra-ve ,8censuite électeur de Brandebourg, lui disputafortement. Les Margraves de Culenbach 8c d’Ans-pach , ont depuis continué à la lui refuser , de mêmeque l’archevêque de Mayencô , l’évêque de Bam-oerg, & sélecteur deSaxe, en qualité de comte deHenneberg. Dans les grandes cérémonies , l’évêquede Wultzboufg fait porter T épée nue devant lui, 8cquand il officie , on tient l’épée nue pendant l’of-sice. ^ .
Cet évêché à une grande étendue ; 8c fort diocèseen avoit une encore plus grande avant la fondationdé celui de Bamberg. Mais l’empereur Henri II ,pour dédommager l’évêque de Wurtzbourg de cequ'il lui avoit ôté de fa juridiction ecclésiastique, luidonna le domaine direct du comté de Catzenellebo-gen, & les châteaux de Bernheim, de Salza, de Ron-gau,de Mainingen,deMergenrod, deMarten-Wal-dorff, d’Altendorff.
Outre la ville de Wurtzbourg , il y a dans cetévêché , celle de Kitzingen , dont la moitié appar-tient au Margrave d’Anspach ; Carlstat, Schonreinchef d’un bailliage, qui faifoit partie du comté deReyneck, & que l’évêque de Wurtzbourg, acquiten 1550 , après la mot de Philippe, dernier comte deReineck. L’évêque de Wurtzbourg posfede encorela seigneurie de Raigelsberg , dont il hérita en 1521,à la mort de Henri dernier, seigneur de Raigelsberg;mais Jean Philippe de Schonborn , archevêque deMayence 8t évêque de Wurtzbourg & de Worms ,la donna en fies à Philippe Erwin ion frere. Ce pré-lat a encore une portion du comté de Henneberg ,qu’il acquit en 1583 , à la mort de George Ernest,dernier comte de Henneberg; 8c la prévôté de Gochs-heim, que Jean évêque de Wurtzbourg acheta en1576, de la ville impériale de Schweinfurt.
Le chapitre de Wurtzbourg est composé de vingt-quatre chanoines capitulaires & de vingt-neuf domi-ciliés. ‘'es dignités font celles de prévôt, de doyen,d’écolâtre , de custode & de celerier. Celui qui estélu chanoine de Wurtzbourg (fans quoi on ne peutêtre évêque de cette ville ) doit passer nud jusqu’à laceinture devant les chanoines , qui lui donnent descoups de verges. On ignore la véritable origine decet usage. Quelques-uns disent néanmoins qu’il a étéétabli pour dégoûter les princes & les comtes d’aspi-rer à cet évêché.
WYCK, ou Vick. Voyez Wick. i.
W Y C K TE DUERSTEDE , ville des Pays-Bas, dans la Province d’Utrecht, fur le Rhein,aucommencement de la riviere deLeck, à quatre lieues8c demi d’Utrecht, & à deux petites lieues au-des-sous de Rhenen. L’empereur Charlemagne fit do-nation de cette ville , 8c de son territoire à Harma-carus , sixième évêque d’Utrecht, pour récompenserle zélé avec lequel ce prélat travailloit à la conver-sion des fidèles. Jean Trithême raconte que cetteville avoit autrefois tois lieues de circonférence , Sccinquante-cinq églises paroissiales; mais que les Nor-mands & les Danoislaruinerent jusqu’à trois fois, durems de S. Hungère, onzième évêque d’Utrecht. Ily a à Wyck te Duerstede un fort château qu’oncroitavoir été bâti par Druíùs ; mais il tombe en ruine.Avant les révolutions arrivées dans le pays par lechangement de religion, il y avoit dans cette villeun chapitre de douze chanoines , fondé en 1366 ,dans l’église de saint Jean-Baptiste par Guibert, sei-gneur d’Abcoude & de Wyck. On y voyoit outrecela un couvent de religieuses de Tordre de S. Do-minique ; & près de la ville il y avoit un prieuré dechanoines réguliers de l’ordre de S. Augustin, ditFredendael, ou p' a l de Paix : il avoit été fondé en141g, par un seigneur nommé Werembolde deBus-coep. * Di£t. Geogr,des Pays-Bas.
Wick te Duerstede , ou Wicdursted, ditde Longuerue, Dascrip. del a France, part. 2, p. 28.est une petite ville, qui fut bâtie fur le bord du Rheinpar GisSert d’Abcoude, évêque d’Utrecht, en 1300,dans une fort belle situation, & près d’un ancien châ-teau des évêques. On lui donna le nom de Dursted,
, W Y N.
parce qu’elle étoit voisine des ruines de T ancienneville de Dur estât ou Dor estât Durostadìum , autre-fois la capitale du comté de Teysterband. Dorestat,étoit une place fort importante, 8c qui ayant été plu-sieurs fois prise ôt saccagée par les Normands 8c pard’autres barbares , fut entierement abandonnée , ily après de huit cens ans. Elle étoit à quelque dis-tance du Rhein 8c du Lech, dans l’Isle des Bata-ves ; c’est pourquoi on l’appelloit non-feulementDur us , mais encore Batavodurus. VoyezBATAVO-DURUM. 2.
1. WYE, (la) en latin y aga , riviere d’An-gleterre , au pays de Galles. Elle prend fa source aucomté de Montgoftunery, dans la montagne de Pli—nillimon ; & en sortant de ce comté, elle entre danscelui de Radnor , où elle coule au Sud-ouest , ser-vant de borne perpétuelle entre ce dernier comté &celui de Breknok. Elle se trouve arrêtée par une ca-taracte , où elle se précipite avec un grand fracas prèsdu bourg de Raihader-Gowy. Du comté de Radnorla Wye passe dans celui de Hereford , à cinq ou sixmilles au midi de T Arrow, près du château de Clif-ford. Elle mouille Bradwardin , autre château. De-là elle passe près de Kencester, ensuite à Hereford ,d’oùcoulant au Sud, en serpentant au milieu des plai-nes agréables, elle entre dans le Monmouthshire, oùelle arrose Chepstow , au-dessous duquel elle entredans le Golfe de Saverne. * Délices de la Gr. Bret.p. 452.
2. WYE , bourg d’Angleterre, dans la Provincede Kent. II a droit de tenir marché public. Etatpréj’ent de la Grande Bretagne, t. x.
YYL , Wylen ou Weil , ville de Suisse , entrele Thourgaw 8c le Toggenbourg, 8c la capitale desterres anciennes de Fabbé de S. Gall. C’est une peti-re ville , mais fort peuplée 8c bâtie fur une hauteur.La plûpart des maisons n’y font que de bois : le pa-lais des abbés est cependant magnifique & d’unegrande etendue. C’est-là qu’ils font ordinairementleur résidence , ne voulant pas habiter dans le palaisqu’ils ont à S. Gall, où ils se trouvent gênés par letrop grand voisinage de la ville. Ils ont leur régenceà S. Gall, & leur cour à Wyl, avec tous les officiersqui font en usage dans les cours des Princes ; ce quin’empêche pas que la ville de Wyll ne jouisse degrands privilèges. * Etat H Délices de la Suisse , t.3 , P- 3 ° 3 -
En 1530 , la bourgeoisie de Wyl embrassa la ré-formation par les soins du ministre Conrad Schrefo-gel, 8c abolit la messe avec toutes les cérémoniesde l’églife romaine. Mais il en fut de Wyll, commede Bremgarten , de Mellingen 8c de Keyserstoul ,c’est-à-dire que la nouvelle religion y céda de nou-veau la place à l’ancienne. Les quatre cantons , Zu-rich , Lucerne, Schwitz 8c Glaris ont droit, commeprotecteurs de T abbaye de 8. Gall, de tenir à Wyltour-à-tour, un homme qui a le titre 8c l’autoriré decapitaine du pays. On le change tous les deux ans.
Le pays d’autour de Wyl s’appelle Schneckenbuni ,8c le pays voisin se nomme Oberbunde. L’un 8c l’autreest partagé en quelques bailliages.
WYLACH,Vilaco, VilAKjOuIllok,bourgade de la basse-Hongrie , dans l’Esclavonie ,fur la rive droite du Danube , à huit lieues au midioriental d’Essek. La\ius croît que c’est l’ancienneIvollum. * De VIsle, Atlas.
WYNANDER-MEER, lac d’Angleterre, dansla Province de Vestmorland. Ce lac , qui a commu-nication avec la mer, sert de borne entre les Provin-ces de Lancastre 8c de Westmortland. A la tete dece lac , fur les confins des deux Provinces , on trou-ve les débris d’une ancienne ville. On y remarqueune grande enceinte de murailles , 8c hors des mu-railles les ruines de divers édifices, un rempart bor-dé d’un fossé avec un parapet long de cent trente-deux verges, 8c large de quatre-vingt. Les monu-mens qu’ony a déterrés, comme des urnes des bri-ques , de petits vases de verre , quantité de médail-lés, 8c des chemins pavés qui y conduisent : touccela ensemble fait juger que c’étoit autrefois uneville considérable j 8c le nom à!Amblesnde , qui est