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Tome sixième. T - Z.
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qu? aux fondemens. La beauté de la situation ne per-mettoit guéres de laisser inutile un si beau lieu. Lechâtiment ne fut pas plutôt fait, que fa majesté Ca-tholique publia, en Novembre 1707, un édit, pourrebâtir, en ce lieu, une nouvelle ville, fous le nomde S an Felippe. Cependant P abbé de Vairac, quiparloit de cette ville, vers T an 1715, dit qu’ellen’étoit alors que le squelette de ce qu’elle avoit étédix ans auparavant.

Cette ville est encore célébré, par les infans de laCerda, petit-fils de Ferdinand X, roi de Castille,qui y furent longtems détenus prisonniers, & à causede Jacques d’Arragon , dernier comte d’Urgel,qui y mourut le premier Juin 1433, après treize ansde prison.

XAUGLIN, forteresse de la Chine, dans la pro-vince de Quangsi , 8t la premiere en rang. Elle estplus occidentale que Pékin , de 12 dégrés 47 minu-tes , par les 23 dégrés 57 minutes de latitude. AtlasSìnenjis.

1. XAVIER, château d’Espagne , dans la Na-varre, au pied des Pyrénées, à sept ou huit lieues dePampelune. Ce château appartenoit, depuis environ2Ç0 ans, à la maison d’Asnarès, qui en portoit lenom, lorsque l’héritiere de cette maison, JeanneXavier, épousa D. Martin Azpilueta , chef de lamaison de même nom. Marie Azpilueta Xavier, leurfille unique, eut, de D. Jasse, son mari, plusieursensans , dont le cadet fut saint François Xavier ,l’apôtre des Indes. II naquit, dans ce château, le7 Avril 1Ç06 ; on y montre encore la sale, oùsamere,surprise par le travail de l’enfantement, mit ce filsau monde , fur une pierre, fur laquelle on a gravécet évenement. L’histoire de ce saint , est parfaite-ment bien écrite , par le pere Bouhours , Jésuite. Cechâteau est accompagné d’un bourg, nommé Xavier ,à une lieue de Sanguesa.

2. XAVIER, bourg d’Espagne, en Arragon, surïe Gallego, à douze ou treize lieues d’Huesca, versle Nord , & assez près des frontières duBearn.

3. XAVIER. C’est ainsi que les François appel-lent la ville de Sabi, en Astique, capitale du royau-

' me de Juda, à sept milles de la côte. Smith, capitai-ne Anglois , qui y étoit, en 1727, nous apprend quecette ville n’avoit pas moins de cinq milles de cir-conférence. Les maisons étoient bâties.assez propre-ment, quoique couvertes de chaux. La ville étoit sipeuplée, qu’il étoit difficile, à toute heure, demarcher dans les rues, quoique larges. II s’y tenoittous les jours des marchés , bien fournis. Près descomptoirs Anglois & François, on vovoit une gran-de place, plantée de beaux arbres, où les marchandstraitoient de leurs affaires. Tous ces lieux furent ré-duits en cendres, cette même année, par les trou-pes du roi de Dabomay ou Dauma.

XAURUS , SxUpoc , lieu de la Macédoine, selonEtienne, le géographe.

1. XAUXA, province, riviere & vallée del’Amérique méridionale , au Pérou, dans l’Audien-ce de Lima.

2. XAUXA, riviere de l’Amenque méridionale,& une des plus considérables. On 1 a souvent con-fondue avec celle des Amazones. Sa principale sour-ce est dans le lac Cincha-Cocha, près de Tarma,au Sud du lac de Laurí-Cocha, vers le 12 . dégre delatitude australe. De-là, serpentant vers le Midi,elle passe à Atun Xauxa, bourgade , à saint Jérômede Xauxa ; se tournant vers le Sud-Est , elle baignePincos, reçoit du Sud-Ouest un ruisseau de Picos,& un autre de Parcos : puis les rivières de Bilcas,d’Abancay & d’Apurima ; elle se recourbe ensuitevers le Nord. Jusques-là, on P appelle riviere deXauxa; mais ensuite on l’appelle Ucayalé, ayantdéjareçul’Apurimac, qui la rend une riviere consi-dérable , par la même latitude où celle des .Amazo-nes n’est encore qu’un torrent. L’Ucayal a son em-bouchure dans le Maragnon , qu’elle grossit considé-rablement, à S. Joachim d’Omaguas, au-dessous dupays des Yameos.

Carte de P Amazone, de M. de la Condamìne.

La F allée, de Xauxa ; Qu court la riviere de même

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nom, a quatorze lieues de long, & cinq ou six delarge. Elle étoit peuplée de trente mille habitans ,quand les Espagnols y arrivèrent. Elle est environnéede toutes parts de montagnes , couvertes de neige,& contient quatorze bourgades d Indiens , entrelesquelles , celle de Guancaio est renommée. U y a ,dans celle-ci, un tambo , ou hôtellerie , fort com-mode , pour les voyageurs. C’est une fort grandelieutenante , dans laquelle font quelques couvens deDominicains & de Franciscains , qui instruisent lesIndiens. Quoique la plupart des habitans de cettevallée soient baptisés , il y en a encore parmi-eux ,qui retiennent leurs superstitions payennes, & quiadorent le diable, qu'ils nomment Supay , de peurde P avoir pour ennemi. * De Laet , Descr. des Indesocc. 1.10, c. 29.

1. XAUXAVA , montagne , riviere & villed’Afrique , selon Marmol. D’Ablancourt, son tra-ducteur , écrit Chauchava , en quoi il a suivi la pro-nonciation.

La Montagne de Xauxava, au royaume de Maroc,fait partie du grand Atlas , & est située au Midi de lamontagne de Cemmede. II en fort une riviere de mê-me nom, & elle est habitée par des Berébéres de latribu de Muçamoda, qui font belliqueux, & ontguerre perpétuelle avec leurs voisins. La plupart fontarmés de frondes, avec lesquelles ils tirent de gros-ses pierres, si justes , qu’ils en tuent les oiseaux ; Scc’est leunauincipal exercice. Cette montagne est forefroide , « toujours couverte de neige, vers le som-met. Mais elle ne laisse pas d’être abondante enorge , en miel, en cire & en menu bétail; du reste,il n’y a pas beaucoup de vaches, & les chevaux n’yfont pas fort bons. II y a quelques maçons & serru-riers Juifs ; mais ils ne travaillent pas beaucoup dupremier métier., parce que les murs font de pierresèche , ou qui n’est enduite que par dehors, & lestoits couverts de chaume ou d’ardoise : car ils nese fervent ni de thuile, ni de brique, ni de chaux.Il n’y a point d’autre bâtiment, parmi ces monta-gnes , si ce n’est quelque vieille tour ou quelquemosquée * Afrique, I.3, C. 45.

2. XAUXAVA. ( La Riviere de ) On a vu,dans l’article précédent, que de la montagne il fortune riviere de même nom. Elle passe entre la monta-gne de Cemmede & celle de Néfusa, & arrose uneville, à laquelle elle donne son nom. * Afriaue ,I.3, c. 44.

3. XAUXAVA, ( La Ville de) ville d'Afri-que, dans le Maroquin, à environ cinq lieues deMaroc, vers le Nord. La riviere de Xauxava passeauprès. Un chéris, qui avoit à se défendre, contreMaroc & Safi , la fit fortifier, 8c la ferma de hautesmurailles de terre battue, qui font maintenant eft rui-ne. * Afrique , 1 . 3, c. 42.

1. XE, forteresse de la Chine, dans la provincedeFokien, au département de Pumuen, premiereforteresse de la province. Elle est plus orientale quePékin , de 3 d. 28’. par les 25 d. 50’. de latit. AtlasSinènfs.

2. XE, ville de la Chine, dans la province deHonan , au département de Changte , troisièmemétropole de la province. Elle est de 4 d. o’, plusoccidentale que Pékin , par les 37 d. 40’ de latit.Atlas Si nerf s.

' 1. XECHING, ville de la Chine, dans la pro-vince de Honan, au département de Queite, secon-de métropole de cette province. Elle est de 1. d. 32'.plus occidentale que Pékin, par les 35 d. 10’. de la-titude. Ellé a, dans son territoire , d’excellentesoranges, de toutes espèces; & surtout des grenades,dont la bonté & la qualité lui ont fait donnler lenom de Xeching, qui veut dire les murs de gre-nades.

2. XECHING, ville de la Chine, dans la pro-vince de Quanton, au département de Kaocheu ,septième métropole de la province, dont elle estla sixième ville. Elle est plus occidentale que Pé-kin , de Ç d. ç8'. fous les 28 d. 40’. de latit. AtlasSìnenfs.

3. XECHING, ville de la Chine , dans la pro-