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Tome sixième. T - Z.
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3 2. o n

ville du disert, dans l'a région des montagnes. C’est-là, que i’impostcur Moseilemah se faisait pasíèr pourprophète j & où demeurent les enfans de la tribu deHhanifah. Yamamah est éloigne de Bos'rah, de seizedations y 8c d* autant de Kufah. J’ai appris, de ceuxqui l’ont vue depuis peu, qu’il y a assez d’habitans ,bealicoup de ruines, & peu de palmiers : ils ajoutentqu’il y a-là, une vallée fort étroite , nommée Al~kardgé , 8c que !a ville est au bas de cette vallée. IIest écrit, dansAlfahah, qu’Alkardgé est un lieu dé-pendant de Yamamah: qu’Yamamah est situé dansune plaine, à l’Orient de la Mecque ; que dàns lavallée d’Yamamah , nommée Alkardgé , il y a unequantité de villages, beaucoup de froment & d’orge.Auprès d’Yamamah est une source fort abondante ,dont les eaux se répandent par-tout aux environs.Ab sa 8c Katif font éloignés d’Yamamah , en tirantvers l’Orient, d’environ quatre stations. Selon léKarrum, Yamamah, dans les anciens tems , étoitnommée Egaou ou Gìau.

YAMAN. Vôyez YEmen.

YAMANGUCL Voyez AmANGUCI.YAMATO. Voyez Jamatto.

Y A M AX I R O, province du Japon. VoyezÏAMATSIIRO.

YAMBEAU ou YAMBO , ville de l’Arabie, furla côte orientale de la Mer Rouge. Le médecin,Poncet, en parle ainsi, dans son voyage d’Ethio-pie : c’est, dit—il, une assez grande ville, défenduepar un château, qui est sur le bord de la Mer, âcdont les fortifications font fort misérables. Elle ap-partient au roi de la Mecque. Une carte , du royau-me d’Yemen, par de l’Isle, met Yambo à quelquedistance de la Mer, dàns les terres du Chéris deMédine ; mais c’est une erreur. De la Roque,p. Zo8, dans fa traduction de l’Arabie d’Abulfe-da, écrit Yanbo , 8c rend ainsi le passage de cetauteur:

Yambo, petite ville , sur la route de Médine, délaquelle il est fait mention, dans les Haddis. IbnSaid écrit, qu’à Yambo il y a des fontaines, desprairies 8c un château ; c’est la demeure de la tribude Hoíii. 11 y a un port, éloigné de la ville , d’unejournée de chemin. Yambo , suivant Ibn Haucal,est un château, aux environs duquel il y a des pal-miers , des eaux 8c des champs cultivés. C’est en celieu; qu’a demeuré Ali, sils d’Abou-Taleb, dontDieu a honoré la face , 8c c’est-là aussi , que sesenfans ont régné. Près d’Yambo, est le mont Rad-way, qui s’éleve à l’on Orient, <Poù l’on tire lespierres propres à faire des meules. Entre cette mon-tagne & M édine, oh compte sept stations.

YAM-CANÉS. L’Historien de Timur-Bec, /. ç,c. 4, appelle ainsi des hôtelleries, pour loger lespasfans , qui arrivent du Mcgolìstan à la Chine, patla porte , dont la grande muraille est percée. II y âtoujours, en cet endroit, une troupe de gens deguerre , qui gardent la frontière 8c Pennée de lamuraille.

Y A

comptoir, qui, ayant été détruit, en 1733» P ?r iesinondations , fut rebâti aussi-tôt, par P ordre de lacompagnie.

Voyage de Moòre. Carte de la Cambra, par Jean.Leachy 1732.

YAM1NA, royàume d’Afrique, au Sud de la ri-vière de Gambie ou Gambra, entre celui d eJagra,à P Ouest , 8c celui à’Eropina, à l’Est. 11 s’étendquatorze lieues, le long de la rivière , au milieu delaquelle on voir une isle, appellée l’isle du chevalmarin ; parce qu’il s’y trouve toujours un grand nom-bre de ces animaux. Ce pays produit beaucoup de vo-laille , 8c toute forte de grains. Voyage de Moore.Carte de la Gambra, par Jean Leach, 1732.

YAMOUR; ( Le fleuve ) c’est le même queì’Amur ou A mour - Lapremiere ortographe; savoir,Amur , est Espagnole; là seconde, est Françoise.Les Hollandois écrivent Amoer. Voyez fous cettederniere, AMOER.

YANBOULAC, village de la Perse, au Cour- )distan, près de l’ancienne Arbelle, selon Phistoriende Timur-fiec, /. 3, c. 30.

YAN-CHEU, (prononcez YANTCHEOU,lepereMartini écrit YÀNG-CHEU ) ville de la Chine, dansla province de Kiangnan ou Nanking, dont elle estla septième,métropole. Elle est de 2 d. 14’. plus orien-tale que Pékin, 8c compte33 d. 6’. de latitude. C’estune ville marchande , fort peuplée 8c fort riche.Quoiqu’iln’y manque aucune espèce de marchandise,sa principale est pourtant le sel, qu’on tire de sali-nes fort abondantes, où on le fait, de la même ma-«niere qu’en Europe, avec de l’eau de la Mer. De-lavient, qu’il s’y trouve de riches marchands, qui lovendent dans les provinces, qui font plus dans lesterres. La ville est ornée de leurs maisons , qui foncsuperbes > 8e entrecoupée, en divers endroits , pacdes canaux d’eau douce, fur lesquels on voit vingt-quatre ponts de pierre, de plusieurs arches, fansparler de ceux qui n’en ont qu’une, 8c qui font estplus grand nombre. Hors de la ville, est un canal ar-tificiel, qui la sépare d’un fauxbourg, qui avoir ustgrand mille d’étendue ; mais il a été brûlé par lesTartares. Ce qui déshonore cette ville, c’est l’infâ-me commerce, qu’on y fait des filles. II y a de ses ha-bitans , qui achetent des petites filles, les élèventdélicatement, leur font apprendre à chanter, à jouerdes instrumens, à faire des vers, à peindre, à jouerdes échecs ; après quoi, ils les vendent aux grands-feigneurs, qui les prennent pour concubines. L’airest fort doux à Yan-cheu ; la terré y est riante 8c fer-tile , 8c les habitans y font très-voluptueux. Son ter-ritoire comprend dix villes; savoir:

Yan-cheu^

Ychin,

T aihingCaoyeu , © ,Hinghoa,

Paoyng,®í

Jucao,

Tung,

Haimuen.

YAMEOS , peuple de PAmcrique méridionale,fur le bord septentrional de la riviere des Amazones,entre les embouchures du Tigre 8c de Nanay. On aformé une nouvelle mission de ces Sauvages, récem-ment tirés des bois. Leur langue est d’une difficultéinexprimable, & îeíir maniéré de prononcer, est en-core plus extraordinaire que leur langue. Ils parlent,en retirant leur respiration, 8c ne font sonner pres-que aucune voyelle. Us font fort adroits à faire delongues sarbacanes, qui font Parme de chasse la plusordinaire des Indiens. Ils y ajustent de petites flè-ches , de bois de palmier , qu’ils garnissent, au lieude plume ; d’un petit bourlet de cotton , plat 8c min-ce , qu’ils font fort vite 8c fort adroitement, gj. quiremplit exactement le vuide du tuyeau. Us lancentla flèche , avec le souffle, à 30 8c 40 pas, 8c nemanquent presque jamais leur coup.

Carte de PAmazone, par M. de laConiamine.

YAMÎAMAKUNDA, ville d’Afrique, dans leroyaume de Tomani, au Sud de la riviere de Gam-bra. Cette ville est considérable , par son commercecn yvoire & en esclaves. Les Anglais y ont un

Sous Pempereur Yu , elle appartenois à une provin-ïce de même nom. Elle a appartenu aux rois d’U,ensuite, àYvé, après la défaite duquel le roi Çús’en rendit maître. La famille de Han, la nommaKiangtu, celle de Tang, Pangcheu. Sui, fut le pre-mier , qui lui donna le nom qu’elle a aujourd’hui.

YAN-CHUIN-YEN, petite ville de la Chine;dáns la province de Canton, entre Tienpay 8c Can-ton. Ces lieux font ainsi nommés, par le pere duTartres, dans les Lettres édifiantes , t. 3, p- 132- Lspere Martâni les nomme Tien-pé 8c Yangchun, 8cles place fous Chaoking , sixième métropole de laprovince de Quantung. Selon lui , Yaehung est de5 d. 3’. plus occidentale que Pékin, fous les 22d. ço’.de latit. * Atlas Sinenjìs.

YANG, ville de la Chine, dans la province deXensi, au département de Hanchung, troisième mé-tropole de la province. Elle est de g d. 2g'. plus occi-dentale que Pékin, pur les 34d. 14’. de latit. Atlas

Sinenjìs.

YÀNG-CHEU. Voyez YAN-CHEU.

YANG-CHUN. Voyez Yang-ChuINYEN.

yangcun;.