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314 YEN.
mer Rouge îe borne <lu côté du Couchant Sc du Midi,& le royaume ou pays de Hidgias, qui appartient auChéris de la Mecque , en lait les limites du côté duSeptentrion. * Bespìer , Rem. fur Ricaut, 1.i, p. 89.
Le seul royaume d’Yemen, àl’exclusion de toutesîes autres régions de l’Arabie , produit l'arbre du ca-fé ; encore cet arbre ne fe trouve-t-il en grandeabondance que dans trois cantons principaux, quifont ceux de Betelfagui, Senan ou Sanaa, & Galba-ni, du nom de trois villes quì font dans les monta-gnes , 8c dont Sanaa passe pour la capitale de tout lepays. II est vrai que les montagnes font l'agrément ,l'abondance, 8c touteslesrichessesduroyaume d’Ye-men , car tout ce qui s’étend le loug de la mer Rou-ge n’est qu’une mauvaise plage sèche , & presquestérile , qui en quelques endroits a jusqu’à dix oudouze lieues de largeur, mais qui est bordée en re-vanche par ces mêmes montagnes , lesquelles outrele cassé , portent beaucoup d’autres arbres, des fruitsen quantité , & oiqfe trouve enfin de l’eaufôrt faine,une agréable fraîcheur, & un printems presque con-tinuel.
Almodainy, cité par Abulfeda , dans fa descrip-tion de l’Arabie ,p. 5, édit. Oxon. dit quelapresqu'is-le de l’Arabie fe divise en cinq parties , dont l’Ye-men est le cinquième. Les villes & places de l’Ye-men font, selon Abulfeda, p. 29, & feq.
Almahjam,
Serrait»,
Zabid,
Nag’ran,
Tiiz,
Aden,
Aldemluh,Alsharjah,
Sanaa,Saadab,
Joblah,
Chaiwan,
AIJanad ,
Jorash,
Dhamar,
Marib,
Halyo,
Merbath,
Dafar,
Atwal.
On peut voir leur position dans la table géographi-que. inférée dans l’article ARABIE.
YEMUI, forteresse de la Chine, dans la provin-ce de Suchuen. Elle est plus occidentale que Pékin,de 10 degrés21 minutes, par les 29 degrés 55 minu-tes de latitude. Atlas Sinenfs.
YENCHEU, ville de la Chine, dans la provincede Xantung, ou Channton , dont elle est la secondemétropole. Elle est de 15 d. plus orientale quePékin , par les 36 d. 18’ de latitude. Sous l’empereurYu , son territoire étoit partagé en deux : une partieappartenoit à la province d Y encheu, l’autre à cellede Siucheu : maintenant il est entièrement enferméentre la riviere de Ci & la riviere Jaune. L’une l’ar-rose au Nord, l’autre au midi. Le pays est diversifiéde belles plaines, de montagnes chargées de forêts,de lacs poissonneux, & de rivières. Tout y est cul-tivé. L'air y est doux 8c salubre, 8c la terre y abondeen tout ce qui est nécessaire pour vivre agréable-ment. C’étoit anciennement le royaume de Lu ; laville s’appelloit Xanyang. Les rois de Cu s’en empa-rèrent ensuite. La famille de Sunk la nomma tou-jours Taining : elle a néanmoins presque toujoursgardé le nom d'Yencheu , qu’elle a aujourd’hui. Sondépartement comprend vingt-fept villes, savoir.
Yencheu,
Cining, ©;
Kioheu ,
Kiaciang ,
Ninghiang,
Kiuye,
Ceu,
Kiunching,
Tungping,
Yc,
Venxang,
Kiuhiang -
Tungo,
Yutai,
Pmgyn,
Tan,
Jangco,
Chinguu,
Xeuchang,
Cao, ©,
Y, 0,
Cao,
Tanching,
Tingt’ao ,
Suxui.
Y ENCHTNG r ville de la Chine , dans la pro-vince de Kanghan, ou Nankin. Basdrand dit qu’elleest comme la partie septentrionale d’Hoaigean , 8cqu’elle n’en est séparée que par la riviere Jaune. E11cela il n’est pas conforme aú pere Martini, qui dit :Hoaigan n’est pas une feule ville ; mais c’est une dou-ble ville, dont les murs font continués fans inter-ruption. La partie méridionale est proprement Hoai-gan celle qui est au Nord-est s’appelle Yencìûng.Baudrand au reste n’a pas consulté le livre du P. Mar-tini , mais la traduction qui s’en trouve dans le re-cueil de ThevenOt. Voyez HOAIGAN.
YENCHUEN, ville de la Chine, dans la provin-ce de Xensi, au département de Jengan, huitièmemétropole de la province. Elle est plus occidentaleque Pékin, de 8 degrés 2 minutes, par les 37 de-grés <J7 minutes de latitude. Atlas Sinenjls.
YENlCHÉER , plaine de l’Anatolie, auprès dela ville dont elle porte le nom. Elle est contiguë àcelle de Prufe.
YENICHEHER, selon le traducteur dè l’histoi-re de Timur-Bec , /. 5 , c. 51. Le sieur Paul Lucasécrit Jenìcher , ville de la Turquie, en Asie ; dans laNatolie , à quatre lieues de Prufe. Le sieur Lucas dit :La ville est fort petite , mais polie ; tous les Vendre-dis il fe tient un grand bazar , ou marché. On y vendpresque de tout ; mais le commerce le plus considé-rable est de chevaux, que les Tartares y amenent.L ; histoire de Timur-Bec la nomme ailleurs Ycnìt-ché y 8c la met à six journées de Constantinople.* Voyagt dans l’Afie Mineure , VAfrique , Qc. t. 1 ,c. II.
YENKI, ville de la Chine, dans la province deFokien, au département de Jenping , cinquièmemétropole de la province. Elle est plus Orientale quePékin, d’un degré 26 minutes , par les 25 degrés 56minutes de latitude. Atlas Sinenjls.
YE.NKING , cité militaire de la Chine , dans lePekeli. Elle est plus occidentale que Pékin, de 23minutes , par les 40 degrés , 20 minutes de latitude.Atlas Sinenfis.
YENVILLE , ou JanvïllE , ville châtelleniede France , dans l’Orléanois , élection de Pitiviers.C’est un siège royal qui dépend du Bailliage, 8c duprésidial de Chartres. Le partie du Perche, que l’onappelle terre Françoise , releve de ce siégé. Cetteville est située dans une grande plaine de la Beauce àune lieue de Tourny , 8c à 9 d’Orléans. II y a un gre-nier à sel, 8c un lieutenant de Maréchaussée qui ju-ge les différons de la Noblesse.
YENNE, village de Savoye , fur le Rhône , âdeux lieues de la ville de Bellei. L’abbé deLongue-rue en parle ainsi : Yenne est situé fur la rive gauchedu Rhône. Les modernes l’appellent Jauna ; mais levrai nom est Eiauna , ou Eauna , que Fon trouveaussi écrit Eona. Ce même lieu dans la carte de Peu-tinger , est écrit Etanna ; mais il est vraisemblableque c est une faute, 8c qu’il faut Eiauna , au lieu d'F-tanna. Eiauna est le même os Epauna , ou Epaona ,qui a été une ville considérable comme il paroît parses ruines , 8c où Sigismond, roi des Bourguignons ,assembla un concile des Evêques de tout ion royau-me l’an 517. Thomas, comte de Savoye, lui donnases franchises 8c ses privilèges l’an 1215 .* Defc.dela France , part. 2, p. 320.
YEOVIL , bourg d’Angleterre, dans la provin-ce de Sommerset. II a droit de tenir marché pu-blic. Etat préj'ent de la Grande Bretagne , 1.1.
YEPES , ou Ype’s , bourg d’Espagne , dans lanouvelle Castille , à six lieues de Tolède vers leLevant. On le prend communément pour l’anqienneIspinum de Ptolomée. Voyez ce mot.
YERACH. Voyez Irac.
YERE, ( L’ ) riviere de France, en Normandie.Elle a fa source á Villiers, au pays de Caux, passepar Foucarmont, Falencourt, Saint Riquier, Dan-cour, Saint Rémi, Pierre-Pont, Grancour, Eco-tigni, Déville, la Pierre-Val du Roi, Villi, Se->meules , Cuverville , Saint Martin-le-Gaillard,Saint Sulpice, Toufreville, 8c à Criel ; après quoi,elle tombe dans la Mer environ k cinq quarts de
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