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Tome sixième. T - Z.
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3. YU, ville de la Chine, dans la province deHonan, au département de Nanyang, septième mé-tropole de la province. Elle eít plus occidentale quePékin, de 4 d. 34’. par les 34 d. 20’. de latit. AtlasSinenjìs.

4. YU , ville de la Chine, dans la province deChanníì , au département de Taiyven, premieremétropole de la province. Elle est plus occidentaleque Pékin, de 3 d. ço’. par les 38 d. 45’. de \z.x.. AtlasSìnenfis.

YUCATAN, (Le) ou JuCATAN, province del’Amérique septentrionale , dépendante de la Nou-velle-Espagne. Christophe Colomb , à son quatriè-me voyage , en 1502, eut la premiere connoissancede ce pays ; mais il n’y entra point. Des Indiens luiapportèrent, à son bord, des fèves de cacao, dontils composoient leur boisson , & qui leur servoientde monnoie. La découverte en fut faite en 1Ç17,par François Fernandés de Cordoue. Deux Indiens ,qu’il en avoir amenés avec lui, dans la ville du Saint-Esprit, en l’isle de Cuba, assurèrent qu’il y avoirbeaucoup d’or dans leur pays ; & fur ce rapport,Jean de Grijalva y fut envoyé, lequel aborda le 3 deMai 1Ç18, à l’isle de Cozumel, peu éloignée de lacôte orientale de P Yucatan, par les 19 d. de latitudenord. II lui donna le nom de Sainte-Croix , dont oncélebroit, ce jour-là , l’invention , d’autant plusqu'il trouva , auprès d’un temple , une croix depierre, environnée d’une balustrade de maçonnerie,& qu’on lui dit que cette croix étoit un des objets duculte des naturels du pays, qui ne lui demandoientjamais de pluie, fans être exaucés. En 1527 , Fran-çois de Montejo, qui avoit parcouru toute la côte deEYucatan, avec Grijalva, en fit la conquête, &en fut le premier gouverneur. Voyez JuCATAN 2.

YXJCIEN, ville de la Chine, dans la provincedeChekiang, au département de Hangcheu, pre-miere métropole de la province. Elle est plus orien-tale que Pékin, de 2 d. 10’. par les 30 d. 22’. de latit.Atlas Sinenjìs.

YUENXI, ville de la Chine, dans le Pekeli,au département de Chinting, quatrième métropolede la province. Elle est plus occidentale que Pékin ,de 2 d. 40'. par les 38 d. 26’. de latitude. AtlasSinenjìs.

YVERDON ou YwERDHON. C’est ainsi que lesGallois appellent l’Irlande, selon l’état présent decette isle, c. x.

YVERDUN, ville de Suisse , au pays de Vaud,dans le bailliage dont elle est le chef-lieu, & auquelelle donne son nom. En latin, Ebrodunum & Eburo-duniim. Quoique quelques-uns ne lui donnent que laqualité de bourg, c’est une vilje, qui, quoique pe-tite , & composée de trois rues parallèles, est fortjolie , & agréablement située, à la tête du grand lacde Neufcbâtel, au milieu d’une grande campagne.Elle a un beau fauxbourg ouvert, qui est hors deì’enceinte des murailles , & qu’on nomme la Plaine.La ville est ancienne & étoit déja considérable, dutems des Romains. L^ notice des provinces lui don-ne le titre de Castrúm, ce qui désigne une placeforte. ( La notice de l’empire , J’eSÍ. 6ç, porte Ebru-dunì Sapaudiœ ., ce qui marque qu’elle étoit depuistrès-longtems à la Savoye. En effet, les ducs de Sa-voye la possédoient, en 1536, lorsque les Bernoiss’en rendirent maîtres ). Elle a toujours été forte, &L souvent soutenu des sièges. Elle est bordée des ri-vières d'Orbe & Tbièle. Quand on entre dans laville , du côté de la Plaine ; on trouve d’abòrd unebelle & large place, bordée, aux quatre côtés, duchâteau , du temple, de la maison de ville, & d’unbeau grenier public, bâti, depuis quelques années,de belles pierres jaunes : le château est un peu éle-vé, construit à satirique, ayant la rivière pour fos-sé , d’un côté, & des fossés secs , du côté de la ville.Conrad de Zeringuen , la bâtit à neuf, au douzièmesiécle, & Pierre de Savoye la répara, dans le trei-zième. Le temple est ancien, & fa principale façadeest ornée, en dehors, d’assez jolies sculptures. Lebaillis d’Yverdun ne va jamais au temple, qu’accom-pagné de deux gardes, armés de fusils ; on dit que

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cela fut établi, il y a une centaine d’années, à Poe»casion d’une émotion populaire , où l.e baillis sucmassacré. Cette raiíon est réfutée , dans une lettre ,insérée au tome 7 des Nouvelles-Littéraires, p. io<j,La raison de cet établissement, y ajoute-t-on, vientde ce qu’au commencement de la réformation, lebaillis, ayant appris que quelques catholiques vou-loient exciter une sédition , à l’heure que l’on alloitau sermon, le fit accompagner par quatre gardes,deux fusiliers & deux balebardiers; les derniers n'ac-compagnent plus le baillis, & n’ont foin que de fer-mer les portes de la ville & du château. Le commer-ce de cette ville est florissant. On y a un petit port,formé par le canal, qui reçoit l’Orbe, au bord du-quel on a bâti des halles & une douane. Ainsi., leshabitans y font généralement à leur aise. Ils se pi-quent d’esprit & de politesse , & c’est aussi l’une desvilles du pays, où il y en ait le plus. On a trouvé, àYverdun, divers monumens antiques, cûmme unéinscription Romaine, qui se voit sur un pillier demarbre , attaché à une maison particulière , endehors , près de la rue. Elle est fort mal écrite , Ôcconçue de la forte :

ÎMP. CiES.

L. SEPT. SEVERO-

.... T. AUG. Arab. . . .

Parth. P. Max. P. P.

IMP. c MS. M. AUR. &C.

Scheuzchzer, Itìner. Alp. ’Vn, ann. 1709, la rap-porte ainsi :

Imp.C^s.

L. SEPT. SEVERO.

RT. Aug. Arabu.

Parthic. Max. P. P.

Imp. Cjes. M. au. I...

Antonino. Poal. ..

Cos. . . .

Au. N. C. C.

Et Plantin la donne de la maniéré suivante :

Imp. Cms.

L. sept. severo.

Pert. Aug. Arab.

Par. h. g. Max. P. P.

Imp. Cms. M. Aurel.

... non NO. Pote.

..Cos.•

On y a trouvé, outre cela, une lampe, à qllatrstuyaux , des médailles Romaines , de plusieurs em-pereurs , depuis Auguste , jusqu’à Julien l’Apostat ,& des pieces de monnoie Gothique.

11 y a diverses belles promenades, dans cette ville& aux environs. Les murailles , du côté du lac, sòncsi épaisses , qu’on peut commodément s’y promenerdeux-à-deux. Le lac, qui battoir presque au pied desmurailles, il y a soixante ou quatre-vingt ans, s’esttellement retiré, qu’il en est presque éloigné de laportée du canon, & y a laissé un terrein assez spa-cieux & fort agréable, où I on se promene, à som-bre de plusieurs arbres. De l’autre côté de la ville , Ry a une métairie , où se trouvent des eaux souffréesavec des bains, qui font assez fréquentés. *

Le Bailliage d’Yverdun, est un des cinq du paysde Vaud, en Suisse, qui dépendent du canton daBerne. II s’étend, d’un «côté, jusqu’au mont Jura,& de l’autre, environ trois lieues , tirant vers Lau-sanne , & occupant une bonne partie de ce qu’onappelle le Gros de Yavd , qui est un pays rrès-fertileen bons grains. Du côté d’Y Verdun, c’est un lieu devignes ; mais le vin en est petit. 11 comprend díx-septà dix-huit paroisses. II y a, dans ce bailliage, plu-sieurs villages seigneuriaux , avec des châteaux,comme: Champverd , Berchier , Bìolay , Bavois ,l.ignerolle , S. Chrìstophle , Esfert , Bailli , & c .Les autres, qui n’ont point de seigneurs particuliers,