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nions. Ils reçurent le baptême de S. Jean , firent unmélange de la doctrine chrétienne, des pratiques Ju-daïques, & des rêveries du Mahométisme. lis tien-nent saint Jean , pour auteur de leur créance, deleurs rits, & même de leurs livres. Ils reçoivent,tous les ans, le baptême de saint Jean. Ce saint estleur grand & unique saint, avec ses pere & mere.Ils placent son tombeau proche de Chuster, capitaledu Chusistan. Ils placent , au même endroit, lasource du Jourdain. Ils ne tiennent pas Jesus-C hr ìfl,pour fils de Dieu, mais seulement pour prophète 8cpourl’esprit de Dieu. Leur vénération, pour la croix,va presque jusqu’à l’idolâtrie. Ils ont un livre , nom-mé Divan , qu’ils tiennent pour sacré. On y lit queDieu est corporel, Sc qu'il a un fils, nommé Gabriel,par lequel il a créé le monde. II créa aussi des angescorporels, de l’un 8c de l’autre sexe, 8c capablesd’engendrer. On dit qu’ils consacrent, ou qu’ilscroyent consacrer, un pain, paîtri avec du vin 8c del’huile, 8c qu’après l’avoir porté en procession, ilsle mangent. Ils ont des évêques 8c fies prêtres, quise succèdent de pere en fils. Leurs prêtres se marient,avec une fille vierge. On assure qti’une fois l’année ,ils immolent une poule, fur le bord du fleuve, 8cqu’ils sacrifient aussi un bellier. Ils reçoivent tous lesans leur baptême, par aspersion ou par immersion, àleur volonté, 8c au nom de Dieu seul ; car ils ne re-connoissentnile Fils nileSaint-Esprit. Lapolygamieest permise parmi-eux. Ils íont scrupuleux, sur les pu-rifications , à peu-près comme les Juifs.
Quelques-uns confondent les Zabiens, avec lesMages ou Guèbres, ou Gaures, adorateurs du feu,dans la Perse ; mais les plus exacts les distin-guent.
ZABIN, nom d’une riviere de Mésopotamie , 8cqui se décharge dans le Tigre. Elle a tiré son nom,de Z ab ou de Zou , dixième roi de Perse, de la racedes Pischdadiens, qui en fit creuser le canal. II n'estpas inconnu à nos géographes, quil’appellentZabus.* D'Herbelot , biblioth. Orient.
ZABIRNA, ville de Lybie. Diodore de Sicile,7.3, c. 72, dit que Bacchus campa près de cette ville,& qu’ií y tua un monstré épouvantable, que la terreavoit produit, qui avoit donné la mort à plusieurspersonnes, 8c auquel on avoit donné le nom deCampe. Cette victoire, continue Diodore de Sicile,acquit une grande réputation à Bacchus, qui, pourconserver la mémoire de cette action, éleva, sur lecorps du monstre, un monument de pierre , lequelsubsistoit encore, il n’y a paslongtems. Gesner, inCampe , au lieu de Zabirna, lit Zambirra.
ZABLESTAN, nom d’une province limitro-phe de l’Indostan, 8c que quelques-uns mettent aunombre de celles qui composent le pays de Send ouSind, c’est-à-dire , au-deçà du fleuve Indus, àl’égard de la Perse. Elle est située entre les provin-ces de Khorasían, au Septentrion, de Gaur , àl’Occident, du Segestan, au Midi, 8c des Indes,à l’Orient. * D’Herbeloty biblioth. Orient.
Les principales villes de cette province, font :Gaznah , Bamiam, Meïmend, Firouzcoueh ; 8cquelques-uns y ajoutent Cabul, qui est la plus sep-tentrionale, en y"comprenant même une partie decelles de la province de Gaur
Ce pays est arrosé de beaucoup de sources, defontaines, de rivières, de lacs, 8c est fort mon-tueux, tant du côté du Khorassan, que de celui deGaur. , ,
Le géographe Persien dit, dans son second traité,que la ville de Bengehnar, auprès de laquelle il y aune mine d’argent , appartient à la province deZablestan.
Kondemir fait mention des montagnes de Zoud,au pays de Zablestan , quoique le nom de Zoud sedonne ordinairement aux monts Gordiens, qui fonten Arménie. C’est dans la vie de Schehabeddin, qu’ilen parle.
ZABOLTZ, comté de la Haute-Hongrie, borné,au Nord , par celui de Zemblyn, au Midi, par celuide Zolnock, au Levant, par celui de Zatmar, 8cau Couchant, par la riviere de Teysse. On y trouveTom. VL
la ville de Debrecìn, 8c la forteresse de Chege. Atla$de Delìsle.
1. ZABUL , ville d'Asie , 8c la capitale d’unroyaume de même nom. Petit de la Croix , la placeentre les Indes 8c la Corasíàne, à 102 d. de longit,fous les 33 d. de latit.
2. ZABUL, Zabujlestan ou Zablestan. VoyezZablestan.
1. ZABULON, ville de la Palestine, dans latribu d’Aser, dont il est écrit, que la frontière tour-nois du côté d’Orient, vers Bethdagon, passoit jus-qu’à Zabulon, 8c à la vallée de Jephtael, vers l’Aqui-lon , 8c jusqu’à Bethemec 8c Nehiel. Dom Calmer,dit qu’elle fut apparemment donnée ensuite à la tribude Zabulon, de qui elle prit le nom. Cependant,elle fut donnée à la tribu d’Aser , dans le partagedes tribus ; 8c dès-lors , elle étoit appellée Zabulon.Elle étoit au voisinage de Ptolémaïde, puisque Jo-seph , de Bell. Jud. I. 3 , c. ,2, met la longueur de laBasse-Gallilée , depuis Tibériade, jusqu’à Zabu-lon , dont Ptolémaïde étoit voisine. On lui donnoirle surnom de Zabulon Andrôn, c’est-à-dire, Zabu-lon des hommes , apparemment parce qu’elle étoictrès-peuplée. Cestius, y étant entré, la donna aupillage à ses soldats, puis y mit le feu , quoiqu’il enadmirât la beauté ; car ses maisons étoient bâtiescomme celles de Tyr, de Sidon 8c de Bérite. C’estce que dit Joseph de Bell. Jud. I. 2 , c. 22, Elon ouAhïalon, juge d’Israël, étoit de Zabulon, 8c il yfut enséveli. Cette ville devint , sans doute , dansla fuite, épiscopale ; car il y a grande apparence quec’est son évêque , qui se trouve qualifié , Zabuloni-tes Episcopus, dans le concile de Nicée. * Josue'y 19 ,27, hidìc. 12 , v. 12 8c 13.
2. ZABULON , vallée de la Palestine, au voisi-nage de la ville de Sefora ou Sephoris. Pour aller deSeï’ora à cette-vallée, fur laquelle elle a une fortagréable vue, on passe le village de Fenedst, quiest sur une montagne , vis-à-vis de celui de Fornen~do , où l’on trouve une fontaine , qui porte aussi lenom de Zabulon , 8c qui est environ à six milles deNazareth. On donne , à la vallée de Zabulon, en-viron seize milles d’Italie de longueur, fur deuxmilles de largeur. * Corn. le Brun , Voyages , t. 2,P-333-
3- ZABULON, fontaine de la Palestine. Voyezl’article précédent-
ZABUR, contrée d’Asie , dans la Babylonie. Ilest dit, dans le concile de Nicée, que la villede Séleucie se trouvoit dans cette contrée. * Ortel.Thés.
ZACANTHA, ville de l’Ibérie ou de l’Espagne,selon Etienne , le géographe, qui cite Appollodo-re, /. 3, Chronic. 8c remarque qu’elle fut prise, parAnnibal; 8c que le nom nationnal étoit Zacantheeus .C’est la même ville , que le même auteur nommeailleurs , Zacynthus 8c Saguntum ,• car c’est assezson usage, de faire autant d’articles de villes, qu’iltrouve de différentes ortographes dans les auteurs.Mais les diverses ortographes d’un nom ne multi-plient pas les villes. En effet, Appollodore, n'est pasle seul des anciens, qui ait appellé Sagunte, Zacan -tha. Polybe, 1 4, s’est servi de la même ortographe;8c Appien, de Bellìs Hìsp. dit que les Zacanthìì , o uleshabitans de Sagunte, étoient úne colonie de Za-cynthiens • z xxavêâioi JV «Vo/xc/ Zízui-Oià?.
ZACARAT , riviere de la Turquie , en Asie.Elle est assez grande ; 8c coulant au Nord, elle vase jetter dans la Mer Noire. On y pêche beaucoupde poisson; 8c on la passe íùr un pont de bois, à unejournée de Chabangi, lieu qu’on trouve fur la routede Constantinople à Ispahan. La grande ville d’Adan’est aussi qu'à une journée de cette riviere , fur la-quelle , du moins dans la route en question, il n’ya qi village, ni Caravanserai. De la riviere de Zaca-rat, àCancoly, on marche presque tout le jour aumilieu des marais, fur des ponts de bois 8c des chaus-sées. * Tavernier, Voyage de Perse.
ZACATAL, peuples de la Sarmatie. Ils font pla-cés , par Ptolomée, /. ç, c. 9, vers la source du Ta-naïs. Ortelius croît que les Zacata de Ptolomée,
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