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fois se déborde, sait de grands ravages, & emportejusqu’aux maisons. On voyoit autrefois, dans les val-lées, une bourgade, nommée Ocotelulco , où les Espa-gnols se placerent d’abord, pour être plus commo-dément défendus, par Maxicatzin, qui commandoitdans ce pays, & qui doit leur allié ; mais quand ilsí’e virent en sûreté, pour être plus à portée de con-vertir les habitans de ce canton, ils s’approcherentdes bords de la riviere de Zahuatlé. Ce nom signifieEau galeuse , & lui a été donné , parce que les en-fans, qu’on y lavoir, devenoient, le plus souvent,sujets à la gale. Cette riviere ne produit point depoisson, sans doute à cause de la vitesse de son cours,& de ses fréquentes cataractes.
ZAIA , ville de Gréce, dans la Bœotie. VoyezZaea.
Z AIN, lac de la Prusse royale, dans l’Ermeland,fur les confins du Bartenland, près de la ville de Kes-sel. Sa longueur est du Sud au Nord; il est formé-par plusieurs rivières, & son écoulement est, ducôté du Nord, par une riviere , qui se rend danscelle de Gubert. * Robert , Atlas. Zeyler , Prujs.Topogr.
ZAITOUNAH. Ce mot, dit d’Herbeíot, Bi-blioth. or. signifie , de même qu e Z aitoun & Z ci-ta un , une Olive & un Olivier ; & Me dînât Al-Z ai-tounah, veut dire, la ville des oliviers. C’est le nomque les Arabes donnent à la ville d’Athènes , à causede l’olivier , que Minerve y planta la premiere, se-lon la mythologie des Grecs, 8t dont la tradition apasséjus'qu’aux Orientaux.
Les Chrétiens Orientaux appellent aussi GebalAlzeïtounah, ce que les Hébreux ont nommé GhekSchemanin , que nous prononçons Gethfemani , lamontagne des oliviers, proche de Jérusalem ; c’estcette montagne, que les Arabes-Muíùlmans appel-lent Gebal Altinah, la montagne des figuio.s, parlaquelle Mahomet jure dans son Alcoran , en la joi-gnant avec celle de Sina, qui est le mont Sinaï.
ZAIRE, riviere d’Afrique, au royaume de Con-go , ce qui fait qu'on l’appelle aussi quelquefois lagrande riviere de Congo. Elle tire fa source de troislacs , selon Pigafet. Le premier se nomme Zambre ;8c Happer, Descr. de VAfrique, p. 343 » a*cru quec’étoit celui d’où sortoitle Nil; le second lac, dit—âl, est celui de Zaïre, d’où sortent les rivières deLeluride & de Coanze , & le troisième , est un lac ,fermé par le Nil. Mais le principal est le Zambre ,qui est comme le centre, d’où les fleuves de cettepartie de l’Afrique tirent leur origine ; puisque , se-lon l’opinion commune, il pousse , au Nórd. le Nil ;au Levant, Cuama 8cCoavo; au Midi, Zeila 8cManice ou Manhessen ; 8c au Couchant, la rivierede Zaïre , qui, par divers bras, arrose toute la par-tie occidentale de l’Afrique , située au-delà de laligne; savoir: les royaumes de Congo, d’Angora,de Monomotapa, de Matamam, de Bagamadiri Scd’Agasymba, jusqu’au cap de Bonne - Espérance,pendant que le Nil, Cuama, Coavo, Zeila 8c Ma-nice traversent l’Abyssinie-, 8c tous les pays, quifont entre la Mer Rouge & Cuama. II est cependantcertain , que l’origine 8c la plus grande partie ducours de la riviere de Zaïre ne nous font pas tropbien connues. Son embouchure est à 5 d. 40’. de latit.,mérid. Elle a trois milles de largeur, 8c se déchargedans P Océan, avec tant d’impetuosité, que l’impres-fion, qu’elle donne à la marée, dont elle rend lecours Ouest-Nord-Ouest 8c Nord-Ouest au Nord,fe ressent en pleine Mer, à douze milles de la côte.Quand on a perdu la terre de vue , on découvre uneeau noire, de la verdure, des cannes 8c des roseaux,qui ressemblent à de petites isles , 8c que la violencede la marée entraîne après foi, du haut des écueils.A moins que l'on n’ait un vent arrière, il est fort dif-ficile de résister à ce courant, 8c d'aller jetter l’an-cre dans la rade de Cabo Padron. On ne peut monterla riviere, plus de vingt ou vingt-cinq lieues au-des-sus de son embouchure , à cause des cascades, quifont au milieu de son lit, 8c qui s’élancent du hautdes rochers, avec tant de bruit, qu’on l’entend àdeux ou. trois lieues. Plusieurs ruisseaux se dé char-
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gent dans ce fleuve ou en sortent , 8c arrosent lepays ; ce qui est fort commode, pour les marchands8c pour les habitans, qui peuvent aller aisément d’unvillage à l’autre, sur des canots. Les peuples, quidemeurent le long de ces ruisseaux, sont de petitetaille.
On volt, à l’embouchure de la riviere de Zaïre,les isles de Bommo 8c de Quintalla, 8c 011 en trouveplusieurs autres, le long de son lit, qui sont fortpeuplées. Ce font, pour la plupart, des gens qui nefe soucient guéres du roi de Congo , 8c qui ne veu-lent point lui payer tribut. Ce prince fe trouve dansl’impuissance de les mettre à la raison, parce qu’ilsfont fort adroits fur leurs canots ; ils les font d’un ar-bre , nommé licondo, 8c ces canots portent jusqu’àdeux cens hommes. Les pricipaies rivières, qui sejettent dans le Zaïre, font."l’Umbre, que Sanucnomme Vambre ; le Brancare , selon Pigafet, ouBancare, comme écrit Sanut ; 8c la Barbefa ou Ver-bela.
ZAIRZOU, riviere de la Turquîe , en Asie,clans la Natolie, au voisinage de la ville de Smyrne.Cette riviere, qui coule dans une belle .prairie, estl’Hermus des anciens, qui se jettoit, avec le Pacto-le, à l’entrée du golfe de Smyrne. * Lucas, Voyageen 1714, f. i,jp. 194.
ZALA, ville, que Siméon le Métapbraste , irtGîta Eutìchïi , met au voisinage de la ville. d’Ama-fée. Elle étoit donc au Péloponnèfe , dans l’Achaïepropre, où Abdias, l e Babylonien, m Vita An-dretc , place la ville d’Amafée.
ZALACA , ville de Médie : Ptolomée, /. 6, c. 2,la marque dans les terres.
ZALACUS , montagne de la Mauritanie Césa-riep.se, selon Ptolomée, /. 4, c. 2.
ZALAG, montagne d’Afrique, dans l’empire deMaroc, au royaume de Fez. Cette montagne , selonMarmol, Descr. d'Afrique-, t. 2, p. 197, commenceà la riviere de Cébu, 8c s’e'tend, du Couchant auLevant, l’espace de cinq lieues. Son plus haut faîteregarde le Septentrion , 8c aboutit à une lieue deFez. Tous les coteaux , exposés au Midi, font dé-serts ; mais ce qui regarde le Nord, est fort peuplé& couvert de vignes, qui portent le meilleur raisinde toute 1 Afrique. Les arbres fruitiers, qui font ré-pandus par-tout, en grand nombre, à cause de labonté de la terre, portent de fort bon fruit, & entreautres, des olives ; parce que le pays est un peu sec.Les bourgeois de Fez ont la plus grande partie deleurs héritages fur cette montagne, dont les habitansfont fort riches ; ce qui vient, en partie, de ce quele bas de la montagne est rempli de jardins 8c deterres labourables, qui s’arrofent avec l’eau de lariviere, par le moyen de certaines roues, qui élè-vent l’eau. La principale habitation, est le bourg deLampta, qui fe trouve fur la pente de la montagne ,au bas des ruines d’une ancienne ville, qui paroîcavoir été bâtie par les Romains, 8c qui est fans doutela Fobrix de Ptolomée , qu’il met à 9 d. 20’. de lon-gitude, 8c à 34 d. i<5’. de latitude : car ce n’est pasZ avìa, comme je P ai remarqué, fous cet article.Voyez ZAVIA. Tous les habitans de cette montagne,font laboureurs 8c jardiniers , 8c ont quelques trou-peaux. Leur principal trafic est dans Fez; aussi en dé-pendent-ils 8c courent-ils la même fortune.
ZALAMEA, ville d’Espagne , dans PEstretna-doure de Léon, avec un ancien château, fur unocôte fort rude, à sept lieues de Llerena, au Septen-trion , en passant vers la Guadiana. * Baudrand .Dict.
ZALAMEA DE LA SERENA, bourg d’Espa-gne, dans P Andalousie, entre les montagnes, àdix-huit lieues de Mérida, vers le Midi, 8c a douze deSéville, au Couchant d’Eté-Rodericus Carus, dansson livre des antiquités de Séville, dit, fur des con-jectures, tirées des médailles , que c’est P ancienneville de l’Espagne Bétique, nommée Ilipa , Ilipla ,Elipla, qui fut épiscopale, 8c dont il est fait mention
dans les conciles.
ZALANKEMEN , château de Hongrie, dan*l’Esclavonie, fur le Danube. Voyez SALANKEMEN.