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<îue cet air n’-est jamais pesant. On n’y volt point detempêtes. II y a souvent des pluies ; mais quand ellesfont passées, il fait fort beau. La peste St les autresmaladies contagieuses y font presque inconnues8tles babitans préviennent les autres maladies , par lemoyen du tabac. Ils ont une autre herbe, qu’ils nom-ment Aguacolla, dont ils se servent, dans presquetous leurs médicamens. La terre produit naturelle-ment certaines noix, qui font mortelles, étant crues,mais qui nourrissent beaucoup, quand elles font cui-tes. Le pays est, en plusieurs endroits , montueux ,& en d’autres, plat 8c champêtre. Dans les monta-gnes, il croît divers cèdres 8c autres arbres, d’unbois fort dur, 8c qui ne se pourrit point. Aux envi-rons de la ville de Zamora, il y a plusieurs minesd’or, d'où l’on a tiré des grains, d’une grosseur ex-traordinaire. On présenta, au roi d’Espagne , Phi-lippe II, un de ces grains, qui pesoit huit livres.II est à croire qu’il y a aussi d’autres métaux, cachésdans la terre. II s’y trouve quantité de fontaines 8cde sources d’eau salée , dont on fait de fort bon sel 8cen abondance. Du sommet des montagnes , descen-dent quelques rivières , tant du côté de l’Orient,que du côté de l’Occident. Elles portent des canots :leurs eaux font fort claires 8c fort bonnes à boire.Comme elles passent par des montagnes, où il y ades mines d’or, elles en roulent des grains avec leurfable. Les arbres fruitiers , de toute forte, soit ceuxdu pays , soit ceux qu’on a apportés de l’Europe , yviennent très-bien, ainsi que les graines 8c les her-bes. II n’y a que le froment 8c l’orge , ausquels laterre ne paroît guéres propre. On volt, dans lesmontagnes, quelques bêtes farouches, comme deslions 8c des tigres ; mais ils ne font pas communs,8c ils font petits. II y a force Pacos ou brebis., quan-tité de vaches d’Europe, 8c des pourceaux 8c deschèvres en abondance. Les rivières nourrissent defort bons poissons, 8c en quantité. II y a des abeilles ,qui font beaucoup de miel , 8c qui n’ont point d’ai-guillon.
La ville de Zamora est fort belle. Les maisons yfont bâties de bois 8c de pierre. L’église 8c la maisondes Dominicains font assez belles. Le trésorier du roiy demeure. Les mines d’or font travaillées par desNègres ; car les naturels de cette province , fontd’un petit esprit, presque fans aucune industrie, 8cne peuvent supporter le travail. Avant l’arrivée desEspagnols, ils vivoient de brigandage; ils se pil—loient les uns les autres, 8c se tuoient souvent. Ilsont, depuis, appris à se vêtir, 8c ont renoncé à laursmœurs barbares.
3. ZAMORA , riviere de l’Amérique méridio-nale, au Pérou , dans l’Audience de Quito. Sa sour-ce est un peu au Sud de Loxa, formée par deux ruis-seaux. Elle prend son cours vers le Nord, jusqu’àEoxa, où elle tourne vers l’Est, passe à Zamora, 8cprend ensuite le nom de Sant-Jago, 8c se rend dansl’Amazone , immédiatement au-dessus du fameuxPongo. Relation d?un Hoyage en Amérique, par M. dela Condamine.
4. ZAMORA, ville d’Afrique, dans la Barba-rie, au royaume, de Trémécen, dans la province deBugie , aujourdW, de la dépendance du royaumed’Alger. Zamora, dit Marmol, est une ville illus-tre , pour son antiquité , 8c que les Romains bâti-rent près de Migane. Elle a deux mille babitans,distribués en divers quartiers, 8c tout proche unegrande fontaine , qui vient du côté du Levant. AuMidi, e st U ne forteresse, construite depuis peu,par le Gouverneur d’Alger. C’est la ville, de la Bar-barie , la plu S riche en bleds 8c en troupeaux , 8cl’on y tient un marché, tous les Lundis. Les Arabes8c les Berebéres de la contrée, y accourent, pourdébiter leurs marchandises. Ptolomée lui donne ij d.de longitude, 27 d. ço’. de latitude, 8c il la nommeA\ama. Zamora, selon Laugier de Tassy , Histoiredu Royaume dé Alg er , P- 144, est à présent peu dechose.
Z AMOS, riviere de la Haute-Hongrie. II y a LEGrand 8c LE Petit Zamos. Le. Grand, prend fa
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source dans les montagnes du comté de Marmaros,aux confins de la Pokutie ; 8c courant d’abord duNord vers le Midi, il entre dans la Transylvanie,où il reçoiç,diverses rivières, entr’autres, celle deBistriz. Le petit Zamos naît dans le comté de Colos-var, près du château de Sebes , va mouiller Colos-var 8c Zamosvivar , après quoi, il se joint au grandZamos , 8c tous deux , prenant leur cours vers leNord occidental, en serpentant beaucoup, coulentdans un même lit , reçoivent quelques rivières ,mouillent Zatmar , 8c vont se perdre dans laTeisse, entre Bene 8c le petit Varadin. é’/rA,Atlas.
ZAMOS-VIVAR ou SAMOSVIVA , forteressede la Transylvanie, au comté de Maros Vasarhel,aux confins de celui de Zolnorkint, un peu au-des-sus de l endroit, où le grand 8c le petit Samos sejoignent.
ZAMOSCH ou Zamoski , ville de Pologne,dans le palatinat de Belz, avec titre de principauté.Elle est à quinze lieues de Lemberg, 8c à vingt-cinq lieues de Lublin , entre l’une êc l’autre ville,8c située dans un fond. II y a un marais , qui la cou-vre d’un côté , 8c elle est environnée de rideauxagréables, avec du bois 8c des campagnes culti-vées. Le seigneur, à qui elle-appartenois ancienne-ment, avoir ajouté, à cette situation avantageuse,des Fortifications à la moderne , fort régulières ,ausquelles on en a encore, depuis, ajouté d’au-tres. C’est dé cette ville, que ceux de l’illustre mai-son de Zamoski ont pris leur nom. L’un d eux, futoncle de Michel Koribut Vietsnieviski, roi de Po-logne. Le roi de Suéde vint assiéger Zamoích , fousle régné de Casimir, 8c le prince de Zamoski s’ytrouva enfermé avec fa sœur , qui fut mere du roi.Michel. Apres plusieurs sommations inutiles , le roide Suéde le fit prier de le venir trouver, dans soncamp, pour prendre des mesures, afin qu’on n’envînt pas aux extrémités, qu’on devoir craindre. Leprince Zamoski, qui trouva trop de hauteur dans ceprocédé, répondit qu’il ne pouvoir sortir de Za-mosch , parce qu’il étoit obligé de donner ses foinsaux préparatifs des nôces d’un de ses valets de cham-bre , qu’il marioit ce jour-là. Cette raillerie portale roi de Suéde à presser vigoureusement la place ,qu’il foudroya de toute son artillerie, pendant vingtjours , au bout desquels , il envoya un trompette auprince , pour lui dire, qu’il étoit contraint de l’en-sévelirsous les ruines de fa ville, pour se venger dela réponse, pleine de mépris, qu’il lui avoir faite, 8cpour le punir de son opiniâtreté à ne vouloir pas íerendre. Le prince Zamoski , toujours intrépide ,ajouta une nouvelle raillerie à la premiere , 8c répon-dit froidement au trompette, que le roi de Suédeavoir encore beaucoup plus à faire qu’il ne croyois ,puisque tout le mal qu’avoit fait, jusques-là, son ar-tillerie , étoit d’avoir tué une vieille femme de qua-tre-vingt ans , qui regardoit par une fenêtre, 8cunetruie, qui traverfoit une rue ; qu’il étoit résolu de sedéfendre , jusqu’aux deux derniers barils de poudre,dont il fe ferviroit au besoin, pour fe faire sauter enl'air, avec sa sœur. Le roi de Suéde eut beau l’atta-quer encore plus vivement , il ne put forcer fa résis-tance, 8c fut obligé de lever le siège. * D‘Audi-fred , Géograph. t. 1. Mémoire du Chevalier deBeaujeu.
ZAMPANGO, ville de l’Amérique septentrio-nale , dans la nouvelle Espagne. Elle est fur la routede Mexico à Guaxaca , 8c on y voyoit du moins huitcens habitans Indiens ou Espagnols , qui font la plu-part fort riches. Les principales denrées , qu’on ytrouve, font du sucre, de la cochenille 8c du coton.Au-delà de cette ville , sont les montagnes de laMisteca, province de l’Amérique, où il y a quanti-té de riches bourgs d’Indiens, qui font un fort grandtrafic de foie. Celle-là est la meilleure de tout le pays.Il y a aussi beaucoup de cire & de miel. Plusieurs deces Indiens vont à Mexique 8c aux environs, 8cquelques-uns , aveò trente ou quarante mulets. II yen a , qu’on tient riches de diic, douze 8c quinze