Band 
Tome sixième. T - Z.
Seite
348
JPEG-Download
 

348 z A N.

Isles près lacôte cluZan- ,guebar.

Zanzibar, Isle & Royaume,L’Isle de Cobra,

Les Basses de Saint Roch,L’Isle de Monfìa,

L'Isle & la ville de Quiloa,L’Isle du Cap Delgado,

L’Isle Melindé,

L’Isle de Changa,

L’Isle de Macoìoe,

L’Isle de Mâtémo,

L’Isle d’Oibo,

La Ville & l’Isle de Quevimba,L'Isle de Fumbo,

L’Isle das Cabras,

La Basse de Pinda.

Si nous nous en rapportons à Dapper , Pair du Zan-guebar est mal sain, & les fruits n’est ÍOnt pas bons ;parce que le terroir est bas, marécageux & tout en-trecoupé de lacs & de rivières. Ses habitanssont desNègres ati poil court & frisé. Ils portent une robe dedrap, ou de toile peinte, qui leur pend de la cein-ture au bas, & les plus considérables se parent depeaux de bêtes à longues queues , qui traînent àterre , par derriere. Les Nègres de la côte se tien-nent mieux que ceux du plat pays j mais tant eux,que ceux des Isles voisines , yivent de fruits sauva-ges, de la chair des bêtes farouches , & du lait deleurs troupeaux. Les Arabes Beduines, qui demeu-rent dans les quartiers de Zanguebar, les plus éloi-gnés de la Mer, ont beaucoup de bétail, qu’ils tirentdes Castres. Pour suppléer aux grains & aux alimens,dont le pays est dénué, la nature a placé, dans lepays, quantité de mines d’or , par le moyen des-quelles , les habitans se peuvent fournir de toutes leschoses nécessaires à la vie. Les Nègres de la Terre-Ferme font idolâtres ; mais la plupart des Insulairesfont Mahométans , issus d’Arabes, qui furent ban-nis de leur patrie , parce qu’ils étoient de la seóted’Hali.

ZANGUIZARA, baye des Indes orientales, furla côte du royaume de Visiapour. Entre l’embouchu-re de la rivière Halewacko & le Havre ou la Rade,à une lieue de P embouchure de la riviere de Hale-wacko ; mais elle est incomparablement meilleureà quatre lieues de-là, dans la baye de Zanguizara.* Mandesto , Voyage aux Indes or. 1 . 2.

ZANG-WON-HAB , affreuse montagne de laChine, dans la province de Quanton, au départe-ment deXaocheu. Elle est voisine de la petite villed’Ingte , qu’elle domine. * Atlas Sìnenfis.

ZANHAGA, Zenega ou Sénégal, désertd’Afrique, dans l’Ethiopie occidentale. C’est lapremiere habitation des déserts de la Libye, vers leCouchant ; car elle commence à l’Océan, & occupetout l’eípace, qui est entre le cap de Nun & la ri-vière de Niger , que les Portugais nomment Sene-ga , & les François, Sénégal ; & qui sépare lesBlancs d’avec les Nègres. Cette grande contrée a,au Levant, le désert de Tegasa; l’Océan , au Cou-chant; Nun & Dara, au Septentrion ; & au Midi,les Benays & les Géloses , avec les royaumes deGualata, de Meli & de Tombut. Sur cette côte, àsoixante & dix lieues du cap de Nun , il y a un autrecap, qu’on appellé Bojador, où les Portugais s'ar-rêtèrent longtems , avant de passer outre, lorsqu’ilsalloient à la découverte de cette côte : car la Merfe recourbe, en cet endroit, de fort loin, & tire versle Nord, plus de quarante lieues, àl'égarddelacôte, qui demeure derriere ; c’est ce qui lui a faitdonner le nom de cap de Bojador. A la tête du cap ,il y a un reflux , qui les rechasfoit, vers le mêmeendroit, plus de fi x lieues; & comme il y a descourans, les bancs de fable faisoient fauter l’eau,du’ne maniéré extraordinaire ; ce qui épouvantoicfí fort les matelots, qu’ils n’ofoient y aborder. Gil-les Zagnez , Portugais , fur le premier , qui, en1433, doubla cexrap , par Perdre de l’Infant Don-Henri, & lui donna le nom qu’il porte aujourd’hui.Trente lieues , plus loin, le long de îa côte, & laPlage, qu'on nomme , à cause delamul-

Z AN

ri tu de de ses poissons, & douze lieues au-delà, orttrouve la Plage , qu’on apelle des Chevaliers, àcause de deux chevaux , qu’on y débarqua. Douzelieues, encore plus loin, la Mer fait, dans la terre,un long canal, qu’on appelle la riviere d’Or ; parcequ’avec quantité d’or de Tibar, on y racheta quel-ques Maures, qui avoient été pris par les Portugais;& ce fut le premier or de ce quartier-là , qu’on viten Portugal. Douze lieues plus loin , est la baye ,qu’on nomme de Gonçale de Sintre. De-là, on va auport du Cavalier ; & vingt-huit lieues au-delà , estle cap blanc, qu’Antoinede Gonçale , & Tristan,gentilhomme Portugais, découvrirent en 1441. Cecap est au vingtième d. de latit. C’est en cet endroit ,que la côte prend une autre route, en faisant un gol-fe, vers lequel rire le courant de l’eau. Le villaged’Anterote donne son nom à toute cette côte , quis’étend jusqu’à la riviere de Senega. Douze lieues,par-delà ce cap, font sept rochers , battus de vents& de vagues. Ils avoient, autrefois, chacun un nomparticulier; mais on les appelle tous aujourd’hui,Arguin , à cause d’un fort de ce nom, qu’Alfonse ,roi de Portugal, fit bâtir, sur l’une de ces Isles dé-couvertes, en 1443, par le fameux Tristan. * Dapper,Afrique, p. 21Ç.

Le désert de Zanhaga est habité par les Berve-ches, les Ludays, les Duleyus, les Senegues , &quelques Arabes. Ils enlèvent les troupeaux , & leséchangent contre des dattes. Les Arabes de Beni-Amir courent quelquefois ce pays ; mais leur prin-cipale demeure est entre le cap de Nun & Tagaost.

‘ Ce désert est fi sec, qu’on ne trouve de l’eau, quede trente en trente lieues, encore est-elle salée &amère. On la tire de certains puits, fort profonds,particulièrement en allant de Sugulmesse à Tombut,où l’on fait soixante & dix lieues , à travers le dé-sert, fans trouver d’autre eau, que celle du puitsd’Azaoat, & ensuite, celle d’un autre puits, qu’onnomme Araoan, & qui est à soixante lieues de Tom-but. Le pays est plat, & mal aisé à reconnoître, parcequ’il n’y a ni bois , ni montagne , ni maison, ni ri-viere, qui puisse fixer : ainfi, il est bien difficile dene pas s’y égarer. On s’y conduit, par les vents, parles étoiles, par le vol des corbeaux & des vautours ,qui suivent les lieux habités, à cause des charognes ,& les endroits où il y a des troupeaux. En un mot,le terroir est fi chaud & si sec, que dans le défèred’Araoan , on trouve deux tombeaux, fur lesquelsfont gravéeá quelques lettres , qui marquent queceux qui y font enterrés , font, l’un , un riche mar-chand, qui donna, à un voiturier, dix mille ducats,pour une cruche d'eau , & l’autre, de ce même voi-turier, qui mourut de soif, aussi-bien que le mar-chand. Les naturels du pays vivent, la plus gran-de partie de Tannée , du lait de leurs troupeaux ,& mangent de la chair de gazelles, & de quelquesautres bêtes, qu’ils chassent.

Les Zenegues se piquent d'être les plus anciens dupays, & par conséquent les plus nobles. Auífisont-ils plus puissans que les autres. Ils ont régné le longdu Niger , & prétendent que les rois de Tombutviennent d’eux. Voyez SENEGAL.

ZANHAGIENS , tribu de Bérébe'res , en Afri-que , fur la côte de la Barbarie. Les Africains pré-tendent que ceux des Bérébéres, qui ont habité lespremiers la Barbarie, étoient issus de la tribu desSabéens , qui vinrent s’y établir, fous la conduitedu roi Melek-Ifriqui ; que cette tribu , s’étant mul-tipliée , fe partagea en cinq autres, qui furent célé-brés, fous les noms de Zanhagiens, de Muçamu-dins, de Zenetes, d’Haoares & de Goméres, d’oùil sortit 600 familles, qui formèrent aussi des tribus ;la plupart, fous les mêmes noms > & distinguées despremières, par le pays, qu’elles habitoient; & lesautres, fous des noms différons. Voyez ZENEGUES &ZlS. * Laugier de Tassy , Histoire du Royaumed'Alger, p. 65. .

ZANI ou TzANI , peuples des environs de laColchide. Lorsqu’on va d’Arménie en Persarménie ,dit Procope, Bel. Perjìcì, l.i, c. 14, delatrad. deCousis, os a, au côté droit, le mont Taurus, qui