Z A R.
à Fez, où on les court, comme on court les taureauxen*Espagne.
ZARIASPÀ ou ZARIASPE, ville d’Asie., dans laBactriane. Strabon, /. u, p. 514& 516, Pline, /. 6,c. 15, & Etienne le géographe, disent qu’on la nom-moit ausíì Badra ; & le premier ajoute qu il y pas-ioit une rivìere de même nom, laquelle se jettoitdans POxus. Pline, l. 6, c. 23 , dit Prophthajîa Op-pidum Zariasparum ; & comme un peu plus haut, ilavoir dit, c. 17, Prophthajîa Drangarum , & qu’Era-tosrhène écrit : Ujo, pG«siW sV Aoíyyr, , il paroît quecette ville étoit dans la Drangiane, 8c qu’elle aVoitété bâtie par une colonie de Zariaspe , de même quePline dit Mastya Milejìorum , pour signifier queMastya étoit une colonie des Milésiens. Les Zarias-pes étoient les plus anciens habitans de la ville deBactra.
ZARIGAN, petite ville de Perse, au voisinagede Sultanie, selon Paul Lucas, Voyage du Levant,t. 2 , art. ç , qui dit que, par les ruines considéra-bles , qu’on voit tout autour, il est facile de jugerqu’elle a été autrefois fort grande. Elle est situéedans une plaine, qui,n’a guéres que trois quarts delieue de large. Le pays est assez fertile auX environs.II y a beaucoup de jardins , & les vivres y font à bonmarché. Je ne fais fi ce ne feroit point-làla ville, queTavernier nomme ZANGAN. Voyez ce mot.
ZARINENSIS PORTUS, port, dont faitmention Claudien , in Epìgr'am, cité par Ortelius,Thés.
ZARIS , ville d’Asie. Ctesias la place dans la Mé-die ou aux environs. * Ortel. Thés.
ZARISPA ou ZARIASPA. Voyezcemot.
ZARITZA, ville de l’empireRussien, au royau-me d’Astracan, fur la rive droite du Volga. Cetteville, qui est à 49 d. 42’. d’élevation , est située aupied d’une coline , & fortifiée de cinq bastions , 8cd’autant de tours de bois. Elle n’a , pour tous habi-tans , qu’environ quatre cens strelitz ou mousque-taires , qui font employés contre les courses des Tar-tares & des Cosaques , & que l’on oblige d’escorcerles bateaux , qui montent 8c descendent la rivìere.Depuis Zaritza, jusqu’à Astracan , 8cjusqu’àlamerCaspienne, on ne voit que des landes & des bruyè-res ; ainsi, le terroir étant incapable de porter dubled, on est contraint d’en faire venir de Cazan ,qui en fournit une telle quantité, qu'il se trouve àmeilleur marché dans Astracan, que dans Moscou.Au-dessous de Zaritza, est l’isle Zerpinske, où lessoldats de la garnison de cette ville -, envoyenr paî-tre leur bétail. A une lieue 8c demie de la même ville,on voit les ruines d’une autre, qui avoit été bâtieparTamerlan, fous le nora de Zaarefgrod , c’est-à-dire , ville royale. Son palais & ses murailles étoientde briques, qui ont servi, depuis, à bâtir des mu-railles , des églises & des couvens à Astracan.
ZARMEI, nom d’un d’un peuple, dont il est faitmention fur une médaille de Titus, rapportée parGoltzius, & où on lit ce mot: zaímeon ? Zar-meorum.
Z ARMIG^ETUSA OU ZâRMISEGETUSA. VoyezZarmisogetusa.
Z ARMISOGETUSA REGIA, ville capitale dela Dace, fur le fleuve Sargeda , selon les tables dePtolomée, Tabulas, l. 3, c. 8, qui, dans le jexte,la nomme ZarmìgethusaRegia, La premiere orto-graphe approche pourtant davantage de celle qui estsuivie dans les anciennes inscriptions. Une de cesinscriptions , rapportée par Gruter, p. 2^7, n. 1, estconçue de la forte :
Imp. Ces. AntoninopiO AUG. ColoniaSarMIZ^GETHUSA.
Ce mot est écrit fans diphtongue, dans le Digeste,Leg t 1 , §. 8 de Ccnjìb. où On lit, Z armi?,egethusci.Une inscription , qu’on trouve dans Zamosius ,Analed.c. <y , porte, Col. Ulp. Trajana Dccic. S'ar-mÌTeg. U y a encore, dans Gruter, d’autres inscrip-
ZAR. _ 3b*>
tions, qui font mention de cette villes /avoir, à lapage sixième, n. 3.
FElICIBUS AtJSPlCîlS
C.ESARIS DIVI NERVjÉ
Trajanî Augustì
CONDITA COLONIÀ
Dacica Sàrmiz. peR
M. SCAURIANUM EJUS PROPR.
Et à la page quarante-sixiéme, n. 3, Colon’a Dac hSarmìz. Dans la sixième classe des inscriptions ,rapportées par Th. Reinesius , on trouve celle-ci :
Flam. Col. Sar toi z. Dëc. Col. Sar. & Apul.
Lorsque cette ville fut devenue Colonie Romaine ;elle conserva son ancien nom, auquel elle joignitle titre dé Colonia Ulpìa Trajana, ou Celui d 'Au*gusta Dacica, ■& quelquefois On lui dûnnoit tous cestitres ensemble , comme on le voit, par une qua-trième inscription , p. 437, n. 1 , qui se trouve danàGruter, & où on lit :
Côlon. Ulpìa Trajan.
Aug. Dacica Sarmizgetusa.
Cette colonie, à en juger par ses ruines ? doit avoirété une des plus considérables de l’empire Romain.Ce n’est plus aujourd’hui qù’un village , appelléVarkel.
Z ARMIZ/EGETHUSA & Zarmizegëthusa.
Voyez ZARMÎSOGETHUSA.
■ ZARNATA, ville de la Morée , dans la Zaco»nie , fur une éminence trèá-agréable , à deux lieues,au Nord, du golfe de Coron , 8c à huit lieues , àl’Occident> de Misitra. Zarnata est une forteresseforte par sa situation , 8c que l’art a rendue encoreplus considérable. Elle est presque de figure ronde ,& placée fur une hauteur délicieuse. En isi8ç , le ca-pitan Bacha vint camper à cinq milles de cette place ,pendant que les Vénitiens l’assiégeoient ; & quoi-que son armée fut nombreuse 8c puissante, il aimamieux abandonner la place sans secours, que de s’ex-pofer à périr, s’il entreprenois de lui en donner. Celafut cause que la garnison se rendit au général Moro-sini, par composition. L’Aga , qui la commandoit ,ne fut pas d'humeur de la suivre , lorsqu'elle se reti-ra. II craignoit de perdre sa tête , 8c il aima mieuxs’abandonner à la générosité de$ Chrétiens. U obtint,du grand comité Angelo Michieli, de demeurer furfa galère. Cette place est tombée, depuis, fous lapuissance des Turcs, avec le reste de la Morée.* Coronelli, Morée, part. 2, p. 83
ZARNAW, ville de la Haute-Pologne, dans tpalatinat de Sandomir, entre la ville de ce nom, &celle de Siradie, environ à trente-six lieues de lapremiere , 8c à trente lieues de l’autre. .
ZARNENSIS ou Zamensis , siège épiscopald’Afrique, dans la province Proconfulaire. Vitalis,Episcopus Sanâícz Ecckfix, Zarnenfis , souscrivit l alettre des Peres de la province Proconfulaire, dansle concile de Latran, fous le pape Martin ; & la ta-ble de Peutinger marque Zama Regia , parmi lesvilles de la même province.
ZARNOUNIZA, bourgade de la Dalmatie, àl’embouchure d’une riviere de même nom, selonJean Lucius, cité par Baudrand , qui ajoute qu’elleest près de Spalato, 8c qu’on y voit les ruines de l'an-cienne Epetium.
ZARPANA ou Rota. On appelle ainsi l’une desisles Mariannes. Elle est située fous le quatorzièmedégré de latitude septentrionale, à sept ou huit lieuesde l’isle de Guahan, 8c à treize de celle d’Aquiquan.On lui donne quinze lieues de circuit. Elle a deuxexeellens ports; l’un au Sud, l’autre au Nord-Ouest.Les "habitans nomment ce dernier, Saucer ay o. II estappellé, le Port de Saint Pierre, parles Espagnols,qui donnent , à l’isle-, le nom de Sainte Anne .
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