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Tome sixième. T - Z.
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4°« , Z Y G-

La ville de Zwol étoit autrefois litre & impéria-le ; & elle se joignit, avec Deventer ôc Campen, àla ligue des Anséatiques. Willebrand de Gldem-bourg, trente-cinquiéme évêque d’Utrecht, en fieune ville, environ lan 1233, en la faisant fermerde murailles. En 1580, les Catholiques de cetteville s’étant mis fous les armes, 8c ayant appelle ungrand nombre de paysans des environs, pour semettre hors d’iníìilte, les Protestans en firent de mê-me, 8c avec plus de succès : car ils s’emparerent dela ville, 8c en chassèrent les Catholiques. Cette villetomba ainíî fous la puissance des états-généraux.L'exercice de la religion catholique y fut suppriméla même année, & les habitans de Zwol brisèrenttoutes les Images , 8c renversèrent les autels. * Lon-guerue , Defcr. de la France, 2. part. p. 34.

Le magistrat de Zwol est composé de huit éche-vins, 8c d’un pareil nombre de conseillers. Ils fontchangés tous les ans, le 28 Juin, par douze person-nes, qu’on choisit dans le large conseil de la ville ,qui consiste en quarante-huit des principaux bour-geois. Lorsque quelqu’un de ce conseil vient à mou-rir , sa place se remplit le jour de sainte Lucie, parl’élection que font douze personnes tirées hors duconseil.

Au commencement de 1718, on amena à Zwolune fille sauvage , âgée d'environ dix-huit ans,qu’on avoir trouvée dans les forêts de la seigneuriede Cranenbourg. Elle étoit toute nue, à la réserved’une espèce de ceinture de paille. Elle avoir, une hu-meur douce 8c tranquille , 8c parloitun jargon, quepersonne n’entendoit. Toute sa nourriture étoit deherbages, des racines, ou des feuilles d’arbres. IIy avoit quelque tems que les paysans, travaillant auxenvirons, l’avoient découverte , fans pouvoir lajoindre, à cause de la vitesse avec laquelle elle cour-ront; enfin, la résolution ayant été prise de la prendreenvie, sans la blesser, on tendit des filets aux en-virons des endroits où elle s’étoit montrée, 8c on ymit du lait , pour l’attircr. Les paysans s’étant misen embuscade, la prirent, par le moyen de ces fi-lets, dans lesquels elle se trouva embarrassée. Lemagistrat de Zwol en fit prendre soin- H sb trouvaqu’une femme d’Anvers avoir perdu la fille, versl’an 1702 , 8c qu’elle avoir à neu-près les mêmesmarques que cette sauvage. Elle vint à Zwol, re-connut son enfant, que le magistrat lui fit remet-tre; 8c elle -a fit voir crans toutes les vilres des Pays-Bas.

ZYBRITZ V. Voyez Phison.

ZsDRITiE. Arrien , dans son Périple du Pont-Euxin , p. 11, fait mention d’un peuple de ce nom ,& dit que ce peuple , qui étoit voisin des Machelo-nes, des Henioques 8c des Laziens, obéisfoit à unroi, nommé Pbarasmanus. II y en a qui veulent queces Zydrites d’Arrien soient les Sifilisfes de Proco-pe, les Zeuliens 8c les Cercites de Strabon; 8c lepere Hardouin croit que ce font les Amp, eutx dePline.

ZfGACTES, fleuve de la Thrace, près de layille de Philippes, selon Appien , Bel. Civ-. /. 4, quidit que ce sut au passage de ce fleuve , que le char-rìot de Plutonse rompit, lorsqu’il emmenoit Proser-pine ; 8c que c'est en mémoire de cet accident, queles Grecs avoient donné le nom de ZygaBes au fleu-ve. L’édition de Tollius lit, dans la traduction La-tine , Zygastes , au lieu de ZygaBes.

ZYGdÉNA, Isle du golfe Arabique. Ptolomée ,1 . 6 , c. 71 l a marque dans la partie septentrionale dece golfe , environ à la hauteur de la ville de Béréni-ce. Etienne le géographe écrit Zygena , 8c en faitune isle de la Mer Erythrée ; mais tout le monde faitque les géographes donnent souvent au golfe Arabi-que , le nom de Mer Erythrée ; 8c il y a apparencequ’Etienne le géographe avoit écrit Zygena , qui setrouvoir dans Tordre alphabétique, au lieu que Ge~gœna ne servir point dans cet ordre.

, s Z ZE.

ZYGANTES. Voyez Zygantis.

Z Y GANTIS, ville de la Libye, selon Hécatée îcité par Etienne le géographe , qui dit que les habi-tans , appellés Zygances , faisoient du miel aveccertaines fleurs, qu’ils ramassoient ; 8c que ce mielne cédoit en rien à celui que faisoient les abeilles. IIdéclare avoir tiré ce trait historique d’Eudoxe le Cni-dien, où Appollonius, qui rapporte la même his-toire, semble avoir lu Gy^antes , t•■(«.>n - au lieu deZygances , Zuyarrîç ; mais cette faute est venue dugrand rapport que les lettres f 8c Z ont dans la pro-nonciation. Ces peuples Z ygantes , iont les mêmesqu’Etienne le géographe appelle , dans un autre en-droit, By\antes , 8c où il reprend Hérodote, de cequ il écrit Gy^antes , pour Byqantei. On lit néan-moins aujourd hui, dans Hérodote, Zygantes, 8cnon Gy^antes. La véritable ortographe est Byantes ,comme le prouvent diverses inscriptions anciennes.

ZYGENA. Voyez ZyGìENA.

ZYGES, peuples de la Libye extérieure. Ptolo-mée, /.4, c. 5, les place vers la côte de la MerMéditerranée, au Couchant du Nôme Maréotiie.

ZYGI, peuples d’Aíìe. Strabon, /. 2, p. 12g,& l. 11, p. 492 , 8c Etienne le géographe, les comp-tent parmi les peuples , qui habitoient le BosphoreCimmérien, pris dans un sens étendu ; 8c le premierles place entre les Athcù 8c les Henìachì. I es r ygìétoient des peuples féroces , adonnés à la piraterie ,8c qui habitoient un pays d’accès cdffcile. II semble,dit Etienne le géographe, que la ville de Zyg pi r,dont parle Strabon , leur appartenoit. Ce dernierécrit indifféremment Zygi 6 c Zyg i , comme on ditj Bœoti, Bœot iy Syri , Syrii , 8c autres. Denis lePériégéce écrit aussi Zygii, Ce font , tans

doute, les Zygeí de PH ne > l.o, c. 7; le pere Har-douin, néanmoins, n en convient pas. Voyez Zy-

GI ANA.

Z i GIANA , contrée de l’Afie-Mineure , dansla Bithynie, selon Ptolomée, /. ç, c.i. Peut-êtreétoit-ce le pays des peuples Zygitœ ,, que Pachyméreplace au voisinage de la ville de Bithynie. J’aimeroismieux du moins les mettre dans ce quartier, que dedire, comme Ortelius, que les Zygi ex de Pachy-mére , 8c les Zygi de Strabon, peuvent être le mê-me peuple.

Z YGITZE. Voyez Zygtana.

ZYGOPOLI.S, ville de la Colchide. Strabon^l. 12, p. 548 , qui en parle , terrible la placer près deTrapezutìte; 8c Etienne le géographe croit qu’elleappartenoit aux peuples Zygi.

Z YGRENA. Voyez Zygris.

Z Y GRIS , ville du Nôme de Libye, fur la côte.Ptolomée , /. 4, c. 5 , qui ne lui donne que le titrede K»/«x fsdia , la place entre Bnejisphyi a P o tus ,8c Chettxa J^illa. Elle est appellée Zyg,’ ma , dans leconcile de Chalcédoine. Simler veut que ce soit 1 »ville Géras , de l’Itinéraire d’Antonin, 8c le nommoderne est Solonet, selon Castald. Zygris ou Zi-g; ìf, etoit une ville épiscopale, dans le quatrièmesiécle, fous Darnis, métropole de la province de laLibye-Marmarique; 8c c'est, sans doute, de ce siè-ge, qu’étoit évêque un certain Adolphe, que faineAthanale qualifie Zygrorum Episcopus , proxime aâ.LVyam. Ptolomée place aussi, au voisinage de cetteville, un peuple, nommé Zygritx. * Commabudlc ,T able des Evêchés.

ZYGRITZE. Voyez Zygris.

ZYMBRA. Voyez ThymBRE.

ZYRAS, fleuve de Thrace. Pline, /. 4, llidit que ce fleuve mouilloit la ville de Dionysio-polis. Le pere Hardouin, au lieu de ZYRAS, écritZlRAS.

ZYRMA, selon Ptolomée, /. 3, c. r r, ville dsThrace, auprès de laquelle couloir THebre. Seloadel’Isle, cette ville est aujourd’hui appelléeBaMû*?Gik.

ZZEUENE. Voyez SyïNE.

FIN.