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Tome premier. A - B.
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ANDRE' AND REINE ANDRELINUS. ist

avoit épousé la fille d’un Suédois (d) , illustre entre autres endroits par la charité envers ceux qui (j) &

souffraient pour la cause de l’Evangile. o ter.

Ci -' La II Partie de cette Réponse parut Tannée suivante.í«) h Titre R^ cr *vit aussi , Tan 1653 , contre Mr. Regius, poursoute-* ,ji à les Remarques que Mr. Des Cartes avoit faites fur un," v “ Re- Programme qui contenoit une explication de T esprit hu-main (6)-. II enseignoit dans fa maison la Philosophie Car-,Ì0l >r^icn~ tl ^ Ienne , encore que fa profession ne Tapellàt point à ce-tis '‘umanË l° rs mcme que Tâgc avoit extrêmement affoibli ses

? n - Henticî Lirces. Mr. Des Marets m’aprend ces particularisez à Toc-i; t '8 u Kpo- calìon d’un Proposant Suisse , qui n’osoit aller aux LeçonsPhilosophiques de Tobie André ; car il craignoit qu’on

ne le fût en son païs >, & que cela ne fût un obstacleà fa promotion au Ministère. Ncc défait anus ex ìllis, cujusnomini parco , bene alias dodus , c? in Phìlofophiam Cartcjia-nam valde propensus , qui dum hic effet , professas est non au-elere se frequentare Collegia Cartefiana Cl. Tobia Andrea ( quiClinicus licet , quod fummopere doleo, Demnque vénérer ut illisuas vires restituât , ea fole t habere in superpondium sua proses-Jionis , nec enim ad Phìlofophiam , fei ad lìnguam Gr&cam vHistorias est vocatus ) ne hoc in sua patria resciretur , v suapromotioni obejjet (7);

QlMarefius;

in Judicio dé

Thcologiâ

pacitîcâ

'Witticliii,

imprimé i’ai >

J671.

ANDREINI (Isabelle) native de Padoue, a été fur la fin du XVI siécle, & au com-mencement du XVII , une des meilleures Comédiennes d’Italie. Ce n’étoit point le seul endroitpar où elle sc faisoit admirer : elle faifoit des Vers en perfection. On le fait , non seulement parles éloges qu’une infinité de Savans & de beaux Esprits lui ont donnez : ( ce seroit une preuve unpeu équivoque j ) mais auífi , par les Ouvrages qu’elle fit sortir de dessous la presse. Les Intenti (a) M c’st Ansde Pavie crurent fiiire honneur à leur Corps en l’y aggrégeant. Pour leur témoigner se reconoiísen-ce , elle n’oublioit jamais dans ses titres celui d ' Academica Intenta ; & , fans doute , elle fongeoit dtns dt e *~auífi à se faire honneur par cette forte de qualité. Voici toutes ses qualitez , Ifahella Andreini , Co- vu 'mica Gelofa , Academica Intenta , detta l'Access. Elle avoit une choie qui n’est pas des plus com-munes parmi les excellentes Actrices : c’est qu’elle étoit belle ; de forte qu’elle charmoit fur lethéâtre , & les yeux , & les oreilles, en même tems {A). Le Cardinal Cinthio Aldobrandini, ne-veu de Clément VIII , la considéra beaucoup , comme il paroit par quantité de Poésies , qu’ellecompose pour lui, Sc par l’Epitrc dédicatoire de ses Ouvrages. Elle vint en France , & y fut fa-vorablement reçue par Leurs Majestcz , & par les Personnes les plus qualifiées de la Cour (b). Elle Mcompose plusieurs Sonnets à leur louange , qui sc voient dans la seconde Partie de ses Poésies. Elle nZdl'uîimourut d’une fausse couche, à Lion , le 10 de Juin 1604 , dans la quarante-deuxiéme année de sevie. Son mari, François Andreini, la fit enterrer dans la même ville, & l’honora d’uneEpitaphe (R) , qui témoigne qu’elle avoit beaucoup de piété & de chasteté. II a fait savoir au pu-blic , depuis ce tcms-là , qu’il la regrettoit (C) , & qu’il l’estimoit beaucoup. La mort de cetteComédienne mit en pleurs tout le Parnasse : ce ne furent que Plaintes funèbres, en Latin & en Ita-lien. On en imprima beaucoup à la tête de ses Poésies, dans l’Edition de Milan , en i 6 oy. On W ra a. un’y oublia pas l’Infcription ingénieuse , qui avoit été faite à fa louange , pendant qu’elle étoit en- fss 1 ™core en vie , par Erycius Puteanus , Professeur en ce tems-là à Milan (c). Outre des Sonnets , desMadrigaux , des Chansons , & des Eglogues , on a une Pastorale de se façon, intitulée Mirtilla. Ona auífi des Lettres , qui furent imprimées à Venise, Pan 1610. Elle chantoit bien, & joùoit admira- ta

blement des instrumens, nfignoroit pas la Philosophie (d) , & entendoit le François & l’Eípagnol. A-à"

(A) Elle charmoit vies yeux v les oreilles.] Cela four-nissoit bien des pensées aux dateurs. On mit au bas de sonPortrait , Hoc Hijlrica eloquentia caput, leííor admiraris, quidsi auditor fies ? Les antithèses & les pointes d'Erycius Pu-teanus roulent là-dessus pour la plupart.

Han c vides , dit-il, V hanc audis :

Tu disputa , Argus effe malis ut videas,

An Midas ut audias.

Tantum enim sermonem vultusQuantum sermo vultum commendàt :

Quorum alterutro aterna effe potuiffet ,

Cum vultum omnibus fimulacris emendatiorcm ,

Et sermonem omnì Suada venustìorem poffìdeat.

(B) Son mari l’honora d’une Epitaphe.~\ Quand ce ne se-roit que pour désabuser ceux qui parlent tant de la rigueurde VEglise , par raport à la sépulture des Comédiens enterre sainte , je copierai ici TEpitaphe d’Ilabelle Andreini,où Ton voit sa profession de Comédienne tout joignantT espérance de la résurrection.

D. O. M.

Isabella Andreina, Patavìna , mulier magnà virtute pradita ,honestatis ornamentum , maritalisque pudicitia decus , orefacunda , mente fecunda , religiosa , pia , Mufis arnica , vartis Scenica caput , hic refurrettionem expeâlat.

Ob abortum obiit 4 Idus Junii 1604, annumagens 41.

Francìscus Andreinus mœstifftmus pofuit.

La Reniarque suivante fera savoir la tendresse conjugale<fe François Andreini.

(C) Son mari a depuis fait savoir au public qu il la re-grettoit. ] La Préface de ses Bravure del Capitano Spavento

nous aprend qu’il étoit nâtif de Pistoye , & que pendantqu’il fut dans la Troupe de Comédiens Gelosi, il s e plutbeaucoup à jouer le personnage d’un Rodomont. II pré-noit le titre de Capitan Spavento da Bail’ Inferna , & il qui-ta le personnage où il s’étoit principalement signalé, quiétoit celui d’Amant, lo lascìai di recitare la parte mia prin-cipale , la qualle era quella deïï innamorato. Cette Troupede Comédiens s’aquit une réputation surprenante; maisla mort d’Ifabelle Andreini fut le commencement d’unetriste décadence. Son mari ne songea plus qu a changerfa qualité d’Acteur en celle d’Auteur, & il choistt pour lamatière de ses Ouvrages celle où il s’étoit exercé fur 1a scè-ne , je veux dire , les Rodomontades d’un Capitan. II fitdes Dialogues ou des Bagiondmenti en prose , & leur don-na le titré que j’ai raporté ci-dessus. L’Edition, dont je mefers , qui est la quatrième , est de Venise , en 1623 , m 4 ,mais comme le Privilège est daté de Tan r607 , on doitplacer à cette derniere année la prémiere Edition. On voità la tête du Livre les Complaintes du Berger Corinto alladefunta sua Fillide , ( il la nomme fa femme ) v alla sudBoscareccia Sampogr.a. Jamais Amant ne poussa plus loinles expressions passionnées, & ne murmura plus fortementcontre la rigueur inexorable du destin. Ce font lans dou-te les regrets d’Andreini fur la mort de son Isabelle. Maisvoici des paroles qui ne laissent rien à conjecturer : Einitoche su quel termine, e veriuto meno il vivere d'Isabella mia di-lettiffima conforte ( la qualc su lame e splendore di quella vir-tuofa e honorata compagnia ) fui da molti amtci miei consi-gliato à scrivere alcuna cosa e donarla alla stampa , per lasctarqualche memorìa di me , e per seguitare l'honorato grido del-ta moglie mia , la quale haveva lafeiato al mondo con tantaJua gloria , e con tanto suo honore , il suo Lellizzimo Can-zoniero , la sua bcUiJsimd Mirtilla Favola Boscareccia, e ilcompendio deìle sue bellijfime Lettere (ij, II y a un JeanBaptiste An dr ei ni , qui a fait une Tragédie intitu-lée La Elorinda , imprimée à Milan , en 1606.

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*78.

ANDRELINUS (P. Faustus) nâtif de Forli, en Italie, a été pendant fort long-tems Profesièur en Poésie dans l’Université de Paris. Louis XII le fit Poète couronné (a) : jerie sei point si la Reine Anne de Bretagne , ou quelque autre Reine, l’honora de se protectionspéciale 3 mais je sei bien qu’Erasme , qui l’avoit conu fort particulièrement, á dit qu’il étoit,rion seulement Poète du Roi, mais ausii Poète de la Reine ( A ). II ne s’est pas contenté de fairedes Vers 3 il a écrit auífi en prose quelques Lettres morales (st proverbiales , qui ont été impriméesdiverses fois. On en fit une Edition à Strasbourg , Pan iyiy , & une autre , fur la seconde revi-sion

ftorum Acade-

■'O Erasme , . . .

plus quam trigìnta jarri annos in celeberrimâ Parisi

dit qu il étoit Po'ête du Rot V de la

Voici comme il en parle : Faustus Andrelinus, F0-

parmi

(^)PrtUt.det

Capitana

Spavento.

( i) ÈrafmiAdag.EXVlll ,Cent. IICetiiéd, II,