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Tome premier. A - B.
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ANDRONICUS.

(а) Dam lesTtemarqucs deP ^Article TY-RANNION.

(б) Hucmrum aciitumdiligent emqaelAriftotelico-rum Libro -rum & ji*“d'uem & rc-pertorem jun

(0 Pag. 468,(z) Pag. 584.

(3) Ouïra

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•yvapi^ó/oLevctTo 7 ç ÎTflÀ-Hat*dditm f axis invttlgtís noti .Plutarchus,in Sylla,pag, 4 6 S.

(4) Rapin,Cotnpatai-íòn de Pla-ton & d'à-tistote,fog. 374 -

(s) Le PereRapin citean marie ceejiíi fmi ,

Quod qui-dem minimesu.ni adrnira-tus, enmPhiloso-phum Tre-batio nonesse cogni-tum, qui abipíis Philo-sophis, prx-ter admo-dum paucos,ignoretar.Cìcero Topicor.mit to.

(6) Il le com-posa après lamort de César ,d’oie Con pmtconclure

CEdition mi-me d’AndïO-nicus ne ren-dit pas cC abordbien communsdans Romeles Livresd’Aristote.

(7) Cicero,jnit. Topicor.

{%) Strabo,Libr. XIII,pag. 41».

(9) îlutatch.in Sylla,pag. 4ÔS.

Lz6

ANDRONICUS, Philosophe Péripatéticien , natif de Pile de Rhodes , vint à Rome autems de Pompée & de Cicéron (A) , & y travailla puiíîamment à la gloire d’Aristote , dont ilfit conoître les Ecrits (B) , après les avoir tirez de la confusion où ils étoient, & leur avoir don- F sss\ls'né un ordre plus méthodique (C). La destinée de ces Ecrits avoit été fort singulière , comme te ipi«at.nous le dirons en un autre lieu (a). On ne íauroit bien représenter le grand service qui fut ren-du alors par Andronicus à la feéle des Péripatéticiens. Peut - ctre ne seroit-elle jamais devenuefort célèbre , s’il n’eût pris un soin si particulier des Oeuvres du fondateur. Ce soin procura beau-coup de gloire à Andronicus (b). Quelques Savans ne lui attribuent pas la Paraphrase de la Mo-rale d'Aujlote ( D) : d’autres la lui attribuent, & prétendent qu’il a aussi composé le petit Livre

des

(A) ll vint à Rome au tems de Pompée ex de Cicéron .] Onpeut recueillir cela de deux passages de Plutarque : l’un estdans la Vie de Sylla (1) , l’autre dans la Vie de Lucul-le (z). Celui de la Vie dc Sylla nous aprend trois cho-ses : 1, que Sylla fit porter d’Athenes à Rome la Bibliothè-que d’Apellicon, où les Oeuvres d’Aristote se trouvoientpour la plupart ; z , Que le Grammairien Tyrannion tirade la Bibliothèque de Sylla plusieurs Livres ; 3 , Qu An-dronicus le Rhodien eut de ce Tyrannion les Ouvragesd’Aristote. L’autre passage de Plutarque nous aprend queTyrannion fut pris par Luculle à la défaite de Mithridate ,& que Murena l’aiant demandé à Luculle l’affranchit. Onlait Tailleurs que ce Grammairien s’enrichit à Rome , & yamassa une nombreuse Bibliothèque. II faut donc qu’An-dronicus ait été à Rome au tems que je marque , puis qu’ilretira des mains de Tyrannion les Ouvrages d'Aristote.Nous verrons dans la Remarque (C) , fi le Pere Rapin adû dire qu’Andronicus ne vint à Rome qu’après la mort deT yrannion.

(B) ll jit conoitre les Ecrits d'Aristote.] Cela supose qu’ils

n’étoient pas conus à Rome : ôc j ai raison de le suposer ;puis que Cicéron l’assûre , & que Plutarque veut mêmequ’ils aient été peu conus aux Athéniens, lors que Sylla sesaisit des Livres d’Apellicon (z). Le Pere Rapin a remar-qué avant moi ce que je supose. Ce fut cet Andronicus,dit-il (4) , qui commença à faire conoitre Aristote dans Romeenviron le tems que Cicéron s’élevait par fa grande réputationaux prémieres charges de la République .... Ciçeron avoitapris en Grece ce que c’étoìt qu Aristote : „ il conoissoit une

„ partie de son mérite , qui n’étoit pas encore fort conu à„ Rome , comme il paroi! par la surprise de Trebatius, qui,„ étant venu rendre visite à Cicéron dans fa maison de„ Tusculum , & étant entré avec lui en sa Bibliothèque ,„ tomba par hasard sur le Livre des Topiques d’Aristote,„ dont Cicéron avoit une copie. Trebatius lui demanda„ ce que c’étoit que ce Livre , & de quelle matière il trai-„ toit ; car quoi qu’il ne fût pas ignorant, il n’avoit pas„ toute fois encore entendu parler d’Aristote. Cicéron lui„ répondit qu’il ne devoit pas s’en étonner ; car ce Phtlo-,, fophe ri étoit conu que de fort peu de gens (y) ”. Je ne sau-rois m’empêcher de dire ici que cet agréable Écrivain neraporte pas exactement le passage de Cicéron. Aparem-rnent il ne l’a point fait par mégarde ; mais afin que fanarration fût moins chargée. C’est un inconvénient insé-parable de ceux qui Rattachent à l’éxactitude : ils ne sau-roient éviter un détail qui fatigue le Lecteur. Or on ai-me mieux être trompé par une narration coulante & ser-rée , que d’être ennuié par un discours trop éxact. Voicice qu’il auroit falu dire , pour représenter en abrégé le pas-sage de Cicéron dans son état naturel. Trebatius , feuille-tant dans la Bibliothèque de Cicéron tels Livres que bonlui sembloit, tomba lut 'les Topiques d’Aristote. II futfrapé de ce Titre , tk demanda tout aussitôt à Cicéron ceque c’étoit que cet Ouvrage ; Lc , dès qu’il l’eut su , il priaCicéron de vouloir lui expliquer cette matière. Cicéronaima mieux lui conseiller, ou d’étudier lui-même ce Li-vre , ou de se le faire expliquer par un habile Rhetoricien.Trebatius essaia l une & l’autre de ces deux choses , fansnul succès : l’obscurité du Livre le rebuta. Le Rhétoricienlui dit qu’il ne conoissoit point Aristote. Cicéron n’en futpas étonné , encore que cette ignorance ne lui parût pasdigne d’excuse. II salut donc , qu’à la priere de Trebatius,qui étoit un docte Jurisconsulte , il écrivit sur les Topiquesd'Aristote (6). Utrumque , ut à te audiebam , es expertus.Sei à libris te obscur it as rejecit. Rhetor autem ille , m agnus utopinor , Ariftotelica fe ignorare refpondit. &uod quidem mini-mefum admiratus , eum Phìlofophum rhetori non este cognitum,qui ab ipsts Philofophis prater admodum paucos ignoretur. Qui-bus eo minus ignofeendum efl , quod non modo rébus iis qun abillo difitC ex inventa funt allici debuerunt : fed dicendi quoqueincredibili quádarn com copià , tum etiam fuavitate (7). Pourne rien celer aux Lecteurs, je dois dire ici que Strabon don-ne à entendre que le Bibliothécaire de Sylla permit auxLibraires de faire des copies des Ouvrages d’Aristote ; maisqu’ils se servirent de Copistes ignorans, & qu’ils ne colla-tionérent point (8) : cela fit que ces Ouvrages furent pu-bliés avec mille fautes. . On ne pourroit point réfuter parlà ce que j’ai dit : je puis répondre que PEdition d’Andro-nicus etant plus correcte excita la curiosité des Savans , quiétoit demeurée assoupie pour des Editions pleines de désor-dre. Voiez la Note marginale (6).

(C) ll donna un ordre plus méthodique aux Ouvrages d’A-ristote .] Plutarque assure qu’Andronicus, aiant eu de Ty-rannion les Ouvrages d’Aristote & ceux de Theophraste,les publia , oc y joignit des Indices : n«x’ abM tò» T-A-»A’jJ^isexey cbiropitfcc/ja, tas àY]lygeetpxv eíí feetros âeltiat, xeti

àmyçásxi tSí çiíçocdya s rtUaxai (9). Amyot a rendu

ainsi ce Grec , Andronicus le Rhodien ayant par les mains deT yrannion recouvré les Originaux , les mit en lumière , ex es-crivit les Sommaires que nous avons maintenant. II est bonde joindre à cela ce passage de Porphyre : M.ipcnváfs.víoi S'

A’icoÀI.ob'tv^ov tov A llr.vatcv , xcii A’vè'çóvtxoç tov ïlsoi 77 CCT£ r jixcy 9ày ò fteii -ròv xay.ob'íyçcttpot eíç á'éjtí» rófmí <p£Ça*

trvróyu.yi , ò è' A gisVJÉAij's xa) Osotpoácn jìAXta kl; ir^a.yy.ci-7 £ictç biíí Af , tetç oix£iaç ùiroS'es-£iç eiç txvtÒ crvyxyáyosy , úttab~è xcc't iyá (10). lmitatus Apollodorum Athenienfem ex An-dronicum Pcripateticum > quorum ille Epicharmum Comicum indecem collegit tomos, iste vero Ariftotelis ex Theophrastì libros intraclqtus diftribuit proprias fupposttiones in idem conducens ; fie<x ego. J avoue que je n’entens pas trop bien la force deces mots Grecs , T«s oixsìc sç ÙTtoS’ka-en; cì; tuvto c-vtayúyut.J’entens beaucoup moins cette Version , proprias fuppositio-nes in idem conducens ; mais il me semble que l’un ou l’au-tre de ces deux sens peut passer. Porphyre veut nous apren-dre , ou qu’Andronicus rassembla en un même corps tousles Traités qui apartenoient a une même matière , ou qu’iljoignit à chaque Traité un Sommaire convenable. Le pre-mier sens me paroi! meilleur, & s’accorde mieux avec Plu-tarque , & avec la comparaison que Porphyre fait entreAndronicus & lui ; car Porphyre n’a fait autre chose quemettre des Titres aux Ecrits de son maître Plotin , & queles ranger sous certaines classes. Je n’ai point trouvé d’Au-teur qui dise tout ce que j’ai lu dans le Pere Rapin; &,comme il ne cite que Plotin , je ne sai s’il parle après quel-que Livre que je n’ai pas consulté , ou s’il paraphrase Plo-tin & Plutarque. Quoi qu’il en soit , voici ce qu’il dit.Moréri n’a fait que le copier. Apres la mort de Tyrannion,Andronicus le Rhodien étant venu à Rome , ex conoistant fortbien le mérite d'Aristote , par ce qu il avoit été nourri dans leLycée , il traitta avec Us héritiers de Tyrannion de ces Ecrit s,ex les ayant en son pouvoir , tl s’attacha avec tant d’ardeur àles examiner , ex a les reconnoitre , qu il enfui en quelque fa-çon le premier restaurateur , comme l’astúre Porphyre dans laVie de Plotin, Car non feulement il y rétablit ce qui s’y étoitgâté par la longueur du tems , ex par la négligence de ceux quiavoient eu ces Ecrits entre les mains ; mais il les tira même deVétrange confusion ou il les avoit trouvez. , ex en fit faire descopies (r r). Le commencement de ce passage dément Plu-tarque , qui allure qu’Andronic tira des mains de Tyran-mon les Ouvrages d’Aristote. Plutarque , je l’avoue, n’estpas íi éxact qu st faille fe faire un scrupule de s’écarter deles cii constances ; mais quand on n’a point d’Auteur quiassure que les héritiers de Tyrannion , & non pas Tyran-nion lui-meme , vendirent les Ecrits d’Aristote à Androni-cus , je croi qu’on fait bien de suivre Plutarque, puis queles raisons chronologiques ne fe déclarent pas contre lui.Voiez Jes Remarques de l’Article Tyrannion. Quel-qu’un a dit qu’Andronicus a été le dixième successeur d’A-ristote , 8c qu’il a fleuri en la 180 Olympiade (iz).

(X>) On ne lui attribue pas absolument la Paraphrase de laMorale d'Aristote.] Daniel Heinlius , qui a traduit en Latincette Paraphrase , fait conoitre assez clairement qu’il lacroit de ce célèbre Péripatéticien. 11 la publia en Grec &en Latin, à Leide, Pan 1607 , in 4 : elle n’avoit jamais étéimprimée , ni en Grec , ni en Latin. II fe glissa une infi-nité de fautes dans cette Edition , qui furent corrigées, dumoins en partie , dans celle de Pan 1617 , in 8. Heinsius amis le nom d’Androntcus Rhodius à la tête de la secondeEdition. II s’étoit contenté dans la prémiere de donner leLivre à un ancien Philosophe , excellent Péripatéticien. IIs’en tint à cette généralité. Une parenthèse peut justifierGabriel Naudé contre Mr. Placcius. Cui se Danielis Hein-Jti ... . dihgentiâ focium non ita pridem adjunxit Androni-cus Rhodius ( aut potius Olympiodorus : ) tamen enim appella-tionem in posteriori editione confulto fortitus est , cum in prioriab eodem tìeinfio faâla Lugduni Batavorum fub anonymi no-mme latens . . . fuistet . . . avide à cunêlis receptus. C’estNaudé, qui dit cela, dans fa Bibliographie politique , fur quoiMr. Placcius fait cette Remarque , Ubi lapsus memorU fitoportet quod de Olympiodoro memorat , cum ejus nullam un-

f uam in alterutrà Editione mentionem Heinsius/èctr;/- (13).^a parenthèse montre qu’on a pu n’imputer à Heinlius quele titre d ’Andronicus Rhodius. Meurfius ne doute pointqu’Andronic n’ait fait cette Paraphrase , & le Traité m f,sraB-Sy , que David Hoeschelius a publié fur deux Manus-crits : l’un , qu’il avoit reçu de Margunìus ; l’autre, qu’An-dré Schottus avoit envoié d’Espagne à Sylburgius (14'!. Vos-stus attribue ce dernier Livre a un Andronic beaucoupmoins ancien que celui dont je parle dans cet Article u y).Reinesius est du même avis que Meurfius (16) ; mais Sau-maise soutient hautement qu’Andronic de Rhodes n’estpoint l’Autcur de la Paraphrase que Daniel Heinsius a tra-duite. C’est fans aucun jugement, dit-il (17) , que ceux quiott les prêmiers publié cette Paraphrase l'ont attribuée à An-

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