(19) Varil-las, Hist. deCharles IX >Tom. II ,pag. 102 £-dit. de Hol-lande.
(zo) Là-mè-mc, pag. 103.
(21) Davila,
fa) Athen.Libr. 1 ,
Cap. XVII.
(b) Suidas, inTlvÀiíiï'rç.Athen.
Libr. I,
Cap. XVII.
(c) Athen.ibid. Plutar-chus, Symp.Libr. VI /,Cap. VIII.
(i)Snïdas,m
O”--;-----;.
(z)Voiez. 2 . 0 -sime, Livr. I.
(3 ) Liphusin Tarit.Annal.
Libr. /,pag. «3.
(4) Contro-vers. P raf.Libr. V.
(s) P™f.Libr. IIIEpitom.
( 6 ) Zosim-Libr. L
(7) AtHtn.L : br. /,
Cap. XVII,pag. 20.
(8) Salmaf.in CarinumVopisci, pag.Szi Edit.Lxgd. Bat.aitn. 1671 .
(9 ) ldcm, ibid.Votez. VOS-lius, Inftit.
Toet. Ubr.If 7
pag. 180.
(10) Suid. inïlvÁùìr,ç.
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BATHYLLUS.
verra ce que c’est ci-dessous dans la derniere Remarque.
da Piémont à la France , er il reçut ordre dé en tirer les trou-pes aguerries, que l'on y tenait en reserve (19); & aiant paye ,de l’argent que le Pape lui envois, une partie des montres quiétaient dues à ses soldats , il les tira de son Gouvernement aunombre de treize mille , entra dans le Daufiné, leva le blocusde Lion > assiégea & prit Maçon , & alla joindre le Ducd’Anjou en Champagne (zo). Voler Davila , au IV Livrede son Histoire (2r). De deux choses l’une , ou l’on vitdeux fois en France ces chevres-là , ou on ne les vit point
Histoire des Guerres Civiles de France, Livr. IV 7 pag. i8z.
dans l’Armée de Louis de Gonzague : &, quoi qu’ií en soit, ^les Mémoires d’Artagnan pécheront toujours contre laChronologie ; car au tems de ce volage du Duc de Ne- Ttm _ /,vers, la Maison de Guise ne tâchoit pas d’usurper le Trô- L ; vf . iv>ne. Les Historiens Protestans , qui parlent des chevres de chap- XiGl’an 1562 , ne disent rien de semblable touchant les Trou-pes du Duc de Nevers en 1567 (22). Or personne n’i- ^‘chosesgnore que leur silence ne soit íà-destus extrêmement signi- me moia- .fieatif. bles,?*^’
& La Popeliniere , Vraie & entiere Histoire des Troubles, Livre M>
BATHYLLUS d’Alexandrie (a) , Affranchi de Mecene qui l’aimoit beaucoup (J) , ScPylade furent Inventeurs d’une nouvelle maniéré de danser toutes fortes de Pièces de Théâ-tre (B). Cette nouvelle maniéré fut apellée Italique (b) (C) , & comprenoit la Tragique , laComique , & la Satirique. Ce n’est pas qu’elle en fût un mélange ; mais c’est que ces deux Pan-tomimes conservèrent le caractère de chacune dans l’exécution de leur jeu. II y avoit entre euxcette différence , que Bathyllus excelloit dans le comique ( D ) , Sc Pylade dans le tragique (c).L’émulation qui régnoit entre eux forma deux Sectes qui ont duré assez long-tems : chacun laiílàdes disciples, qui fe piquèrent de faire fleurir l’école , Sc de perpétuer le nom de leur maître (d) ; *
car les Sectateurs de Bathyllus s’apelloient Bathylli , Sc ceux de Pylade s’apelloient Pyladœ. Les Quïstío»-uns Sc les autres confervoient les maniérés Sc le caractère de leur chef. La danse de ceux - ci étoitgrave , Sc propre à exciter les grandes passions de la Tragédie : la danse de ceux-là étoit enjouée,
Sc sc raportoit à des avantures d’amour , Sc à des sujets comiques. Elle remuoit tellement ïa con- "Jnumcupiscence , Sc donnoit des tentations fl victorieuses aux spectatrices, qu’on n’oferoit dire en Fran- voxstcnçois ce que Juvénal a dit en Latin (E). Les Romains se partagèrent en factions pour ces deux j n st.roëtfc*célèbres Pantomimes j Sc il semble même que les partisans de Bathyllus eurent une fois le créditde faire banir Pylade (e). La faveur de Bathyllus auprès de Mecene peut autoriser cette con-jecture , n’en déplaise à Macrobe (F). Volez ce que nous dirons dans l’Article de Pylade. Í'LÍlA'-
{A) Il étoit Affranchi de Mecene qui l’aimoit beaucoup .]Voiez le Scholiaile de Perse sur ces paroles de la V Satire,
Tres tantum aâ numéros satyri moveare Bathylli,
Sc considérez ce Passage du Chapitre LIV du I Livre desAnnales de Tacite , Indulserat ei ludicro Auguftus dum M/t-cenati obtempérât effufo in amorem Bathylli. Consultez auífiDion , au Livre LIV ; Sc Seneque, à la Préface du V Li-vre des Controverses.
(B) Lui , e? Pylade surent Inventeurs déune nouvelle ma-niéré de danser les Pièces deThéatre.) Suïdas dit expressémentqu Auguste inventa la danse des Pantomimes, Pylade <0? Bathyl-lus étant les prémiers qut Vintroduisirent (1). Chacun sentque Suïdas veut dire qu’Auguste fut le premier qui autori-sa , & qui établit l’invention de ces deux grans baladins (2).II y a dans le Grec de cet Auteur Bock^uAiZV : cette fauteest demeurée dans le Suïdas d’Emilius Portus, quoi queLipse l’eût corrigée (3) , lors qu’il rajusta deux Passages deSeneque , l’un desquels portoit, Bathyllo Macenate (4), aulieu de Bathyllo Macenatis ; ôc l’autre, fi Pantomìmus effem,Pantillus effem (5) , au lieu de fi Pantomimus effem, Bathyl-lus effem. Zosime est conforme à Suïdas (6) : il met entreles causes de l’ébranlement de l’Empire l’introduction quifut faite sous Auguste de la danse des Pantomimes, inco-nue auparavant, de laquelle Pylade & Bathyllus furent lesAuteurs. Athenée, quand il parle de son chef, nomme seu-lement Bathyllus ; mais quand il cite Aristonicus, il nom-me aussi Pylade (7). II est vrai que pour trouver cela dansson texte , il y faut corriger un mot de la maniéré que Mr.de Saumaise le corrige tout-à-fait bien (8). Le Grec por-te , tStov A» BaívAAov (pite-iv A’pifostxoç xtù HvA«^; , 8 if tr-aà <rúyyçaiA,iJM ortçi òçy,ri<rtuç , tij'v ’ItsíAíxíív tnifvj-
<ra.crB-ctt èx. rljç M/zixií 5 , arc. 11 faut lire H-,A«> 1 >, & tradui-re , Aristonicus ait, Bathyllum hune cr Pyladem qui librumde saltatione scripfìt , Italicam saltationem xomposuiffe ex comi-câ, e vc. II n’y a nulle aparence que tant d’autres Ecri-vains aiant fait participer Pylade à la gloire de l’invention ,ou la lui aiant conférée toute entiere , lui-même dans unLivre public l’ait donnée toute à son rival- Ce Passaged’Athenée a servi au même Critique pour corriger Suï-das (9). De la maniéré que le texte de Suïdas est rangé,on y trouve que Pylade a écrit de la danse Italique qu’ilavoit inventée , de la danse nommée comique, de la dansetragique, de la danse satirique (10). Wolfius 8c EmiliusPortus l’entendent ainsi, pareequ’ils n’ont point vu de fautesdans Ces paroles : S'yçaffe vrssi òçxirrei íiç rr,í ’ItîjtísÒ 7 r’ aìnS svçeíhí. vregì tjjç y-a{A.iy.ióç L«A8^tkVîS3 oçpryireaç . . .
xcti rr,í F*rvçixZí. Mr. de Saumaise prétend, qu’au lieu de-jttsi 7V3 r.apuxiiç , il faut lire à-rb rijf v-rjiA.iy.rt,, 8c ainsi du res-te ; ensorte que le sens soit que Pylade a fait un Livre tou-chant la danse Italique , qu’il avoit inventée Sc formée dela Comique, 11 est sûr que, par ce moien, Suïdas di-roit une chose qu Athenée raporte positivement. O est auxLecteurs à juger s’il ne pourroit pas être vrai que le Livrede Pylade traitoit en détail des trois anciennes sortes dedanse 8c de celle qu’il avoit substituée à ces trois-là , quinécessairement devoir différer de chacune , encore qu’elleles retînt peut-être toutes en leur entier.
(C). qui fut apellée Italique.] J’ai mieux aimé
m’expliquer ainsi , que de dire simplement que Pylade ScBathyllus inventèrent l’art de représenter une Piéce de Théâ-
tre par la danse , 8c par le mouvement des mains. Je n’i-gnore pas que bien des Auteurs en parlent comme d’unechose qui 11e commença que sous Auguste ; car outreles autoritez citées dans la Remarque précédente , il est sûrque Suïdas dit quelque part, qu en ce tems là, ( c’est-à-direfous cet Empereur, ) fut introduite la danse des Pantomimes ,inconue auparavant, Hora orçóztpoo ssa-a (11). Zonare en metauffi rétablissement sous Auguste (12). Mais comme Mr.de Saumaise a fait voir invinciblement que la coutume d’ac-tloner la Poésie Dramatique par le mouvement des pieds Scdes mains étoit beaucoup plus ancienne que Bathyllus &que Pylade (13) , il vaut mieux dire qu’ils n’ont fait queperfectionner cet art, Sc que s’en servir d’une nouvelle fa-çon. II croit qu’avant eux les Pantomimes ne faifoientleurs danses & leurs gesticulations, que pendant qu’on re-préfentoitla Tragédie ou la Comédie; Sc que ces deux-cifurent les prémiers qui fe détachèrent de tous les Acteurs& qui introduisirent la danse toute seule sur l’Orchestresiq)!Je dirai ailleurs (15) de quels nouveaux agrémens Pyladeenrichit l’art qu’il professoit. Lipse a crû être le premierqui eût découvert qu’Auguste a été l’Inventeur de cettedanse (16). La découverte, comme on voit, n’est pastrop heureuse.
(X>) Bathyllus excelloit dans le comique .] Athenée (17),& Plutarque (18) nous aprennent la différence qui étoit àcet égard entre ces deux baladins. On la peut fort bien re-cueillir de ces paroles de Seneque le Pere ; Quidam meliusequitem patiuntur , quidam jugum, cy ut ad morbum te mtumvocem,Pylades in comœdia, Bathyllus in tragœdia,multum à seaberant (19). La fuite du discours montre qu’il s’agit là defaire voir, que l’on n’est pas également propre à diverseschoses. Mais encore que chacun de ces Pantomimes eûtle fort Sc le foible que j’ai marqué; ils ne laiffoient pas dese mêler tous deux du tragique , Sc du comique. Bathyl-lus n’étoit pas le seul qui jouât les Pièces où il faloit repré-senter des personnages qui fe remuoient beaucoup, com-me les Pans & les Satyres en régal avec l’Amour : on voitque Pylade fe signala à représenter une fête donnée parBacchus à des Bacchantes Sc à des Satyres (2o\ Voisins,qui a mis un tel sujet dans le partage de Bathyllus (21),11’avoit pas assez pris garde à la docte Dissertation de Sau-maise.
(L) On noseroit dire en François ce que Juvénal a dit enLatin.) Qu’ainsi ne soit, voici les termes de Juvénal dansla VI Satyre , f, 63.
Cheironomon Ledam molli saltante Bathyllo
Tuccia vefìca non imperat : Apula gannit
Sicut in amplexu : fubitum o 1 miserabile longum
Attendit ihymele : Thymele tune rufiica discit.
(V)*
in A 1
Suïdari
(M) Zff
ras >
Saint'
Lcf*
VopB c1 ’f„g. 1 »*•
(14) *7 -<I.
}»i.
(rs)#,'
íifr*
(’fé*
Tacit- J 1Libr. O
Cap • M
Libr.
Cap-
Vil ,
flU-
Tr*}* 1,
L’-SZ
Le Pere Tarteron Jésuite a suprimé ce Latin dans fa nou* . £ ;;,veste Edition de Juvénal (22), qu’il a traduit en François- ffi 0 ìi, >*II a suprimé d’autres Passages pour les raisons qu’il alléguédans fa Préface. Ct la soit dit en passant.
(F) ll semble que les Partisans de Bathyllus .... firentbanir Pylade : la faveur de Bathyllus peut autoriser cette con-jecture, n en déplaise à Macrobe .] II dit que Pylade encou-rut l’indignation d’Auguste , à cáuse que la dispute , qui ré-gnois entre lui Pylade , Sc Hylas , qui avoit été son éleve»avoit excité une sédition parmi le peuple. La réponse qu "met dans la bouche de Pylade , Sire , vous étés un ingrat,
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