Band 
Tome premier. A - B.
Seite
627
JPEG-Download
 

(S) Guil. .Barclams,Libr. VI ,Cap. ' XXV,contra Mo-mirchom.

79 $.

§ c») Votez.

te Catbolicond’Espagne,Edit. de 1712Tom. II,Pag- 3 U.Hem, crit.

(7) Thuan.Histor. Libr.XCV, pag.

, col. I,

O) Moine

Jacobin , cjni

l«-> le T{pLHenri lu.

(b) Maim-j° u tg, Hist.de la Ligue,

>rjvr. 111 , à

‘ ann. 15 ,,,

?*X- 3 50

Edition deHollande.

(10) Thuan.Histor. Libr.

CVIl , png.a.4 Ann.

BOUCHER,

voit faire (C). II y a beaucoup d’aparence , qu’il fut complice de Faction énorme de JaquesClcment (Z)j. Il fut d’autant plus hardi après la mort de ce Prince , qu’il fe pouvoit armer du.prétexte que le successeur étoit actuellement & notoirement Huguenot. Ce prétexte lui manquaà íbn grand regret, lors que Henri IV eut fait profession de la Catholicité : néanmoins il ne dé-mordit pas de ses premiers fentimens. II continua de prêcher , qu’il né faloit point lui obéir , &il publia neuf Sermons , qu’il dédia au Cardinal de Plaisance , dans lesquels il soutenoit que l’Abju-ration du Bearnois n’écoit qu’une feinte , & que fou Absolution étoit nulle (E). Malgré lui &malgré ses dens, 8c en dépit de ses Sermons & de ses Libelles, les Parisiens fe soumirent à HenriIV. Ses Sermons furent brûlez à la Croix du Tiroir , le lendemain de la réduction- de la Ville (e).Mais il persista dans le Parti des Ligneux , & se retira au Païs-Bas (f) , avec la Garnison Espa-gnole qui avoir été à Paris durant la Ligue , 8c qui sortit le zì de Mars i f94.' II obtint une Cha-noinie à Tournai , & mourut Doien du Chapitre de cette Ville cinquante ans après , mais bien chan-ge d'hume.ur, (f aussi zélé François parmi k s étrangers , qu’il avoit été furieux Espagnol en France (g) [F).On conoitra son caractère par le discours que je raporte dans les Remarques j c’est une censureque le Roi Henri III lui nt (G). Sur la nouvelle qu’il devoir venir à Rome , le Cardinal d’Os-

né contfeux à. Paris le 29 Decembre î 594 ; divisé en cinq Par-ties. Par François de Verone Conjlantin. Le nom de François de Verone Conjlantin est une preuve convaincante queBardai attribue à Boucher cette Apologie de Jean Chatel.néanmoins je me servirai encore d’une autre raison ; ]e ci-terai un Passage qui ne laisse aucune sorte de doute Ja-dessus. Cur in fpurcijsimá illâ cy insami tuâ Apologia , quampro parricidâ cy perduelle manifesta , recenti ira cy tnveteratoodiofurens ac fremens evomuisti , nefarium perdut adolejcenttsconatum , facìnusque omni mèmorìâ execrandum, in f f* ttt-dem Christianijsimt, cy [si alium Gallia unquarn babmtjcle-

mentijsimi permeiem méditatum , ut pulcherrimum çy prop'e dt-■vmum, atque omni ex parte heroicum commmdasti (6) ? Apresavoir dit ces choses > Bardai loue l’Apologie que les Jelui-tes avoient publiée , oit ils détestoient 1 action de Chatel,& avoiioient qu’il avoir été justement _puni comme parri-cide. Nous verrons dans la Remarque (H) > Citation (15),que le Cardinal d’Ossat étoit du sentiment de Bardai, tou-chant l’Apologie de Jean Châtel. . .

(G) .... Ce fut la plus infâme Satire que l on pouvoit fatre.jMr. de Thou raconte que Guillaume Rose , Eveque deSenlis , le Petit Feuillant, le Jésuite Contmolet, Gcne-brard . Feuardent, l’Ex-Ministre Launoi, Boucher, 8c-quelques autres , déchirèrent avec une rage prodigieuse ,tant de vive voix , que par des Libelles anonymes , le RoiHenri trois, & qu’enfin ils fe firent un honneur de se nom-mer à la tête de ces Ecrits satiriques. II ajoûte que Bou-cher eut la hardiesse de mettre son nom au devant du Li-vre dont ii s'agit , qui fut imprimé en beaux caractères,chez Nicolas Nivelle , 8c dont l'impression ne fut achevéequ-un peu après la triste mort de ce Monarque («). II n yeut point d’abominations qu*il ne publiât contre le Roi danscet Ouvrage : lisez ce qui suit. Hac fiduciâ frétas , Librumferipsit Bûcheras de jufiâ Henrici III abdicafme , nomen fuumprofeffus , apud Nìcolaum Nivellum charaéleribus elegantibusexpreffum, neque dum, cùm Rex vivere defiit, confumtnatum,quo non aliud flagitiofius toto illo effrenata licentis, tempore pu-blicatum eft , eoque tabula impudent ijsimus innumera àïchi f cé-da cyauditu horrenda per fummam calumniam Régi afstngebat,propter qua eam tanquam à communione F.cclesis. ipfo jure ex-clufum, ab omni regni jure. excidijfe , cy légitimé abdicatum, actandem jufio Dei judicio c ?impulsainterfeShim effe colUgebatÇ-,).

(D) Il y a beaucoup d'apparence qu il fut complice.de l’aSlionénorme de saques Clement (8).] ,, Le Sieur Antoine Loy-

,, sel a laissé par écrit dans son Journal, que le jour même,, que le Roy fut blessé , 8e avant que l’on euít reçeu la„ nouvelle de sa blcsseûre, il ouït à Saint Merry le Ser-„ mon du Docteur Boucher, qui dit, pour consoler ses„ Auditeurs, que comme ce jour-là, premier du mois„ d’Aoust , qu’on célébré la fesse de Saint Pierre aux,, Liens, Dieu avoit délivré cet Apostre des mains d’He->> rode, on devoir espérer qu’il leur feroit une pareil-„ le grâce. Sur quoy il ne feignit point d’avancer cette„ damnable Proposition , que c’estoit un acte de grand„ mérite de tuer tin Roy Hérétique , ou fauteur d'Héré-,, tiques. Les autres Prédicateurs agissant de concert„ avec lut preschoient en même temps avec plus d’em-„ portement 8c de fureur qu’ils n avoient jamais fait” contre Henry de Valois , 8c donnoient au peuple ,,, dit le mesure témoin irréprochable , une espérance„ comme certaine que Dieu les en délivreroit bientost ;„ ce qui fit croire à oien des gens qu’ils avoient eû,, communication de 1 abominable dessein du partici-,, de (9) . J emprunte cela de Monsr. Maimbourg , quin’étoit pas homme à précipiter ses conséquences dans unetelle matière.

(ft) Ù publia neuf Sermons contre l’Abjuration de HenriIV V oh il soutenoit què son Absolution étoit nulles Ce futà Paris qu’il les publia la prémiere fois : ii en fit une secon-de Edition à Douai, après sa sortie de France : foible con-solation du chagrin qui le rongeoit , de voir sur le Trônecelui qu’il avoit tant déchiré pat ses Discours 8c par sesEcrits. Mr.'de Thou l’accommode comme il faut intereos verò , dìt-ìl(io), ums reportasest Joannes Bucherus S.Benediiìì Curio , qui maledicendi rabie efferatus chm in defime-tum Regem contumeliofets fuìjset , in hune injuriofus ejfe voluit,.cy IX. Iongas Conciones ad Mederìci fannrn habuit de simulatâHenrici Borbonii BenearniPrincipis ad eeelepam réconciliations ,cy irrita abfolutione quas amo proximo Kalend. Mart.Cardi~TOM. I.

’nali Placentino ìnscriptas ac. typìs in urle excusas , postea cìimab eà exularet , Duaci in Atrebatìbus recudendas curavit , j'tt-rore nondum per fecutam rerum converponem aut locorum auttemporis intercapedinem domito.

Voici tout entier le Titre de cet Ouvrage dans mouEdition , Sermons de lá simulée converjìon cy nullité de la pré-tendue absolution de Henry de Bourbon, Prince de Bearn, à S',Denys en France , le Dimenche 25 fuillet 1593 » fur le sujetde l'Evangile du mefme jour , attendìte a saisis prophetìs jÔCC. Matth. 7. Prononcez, en l'Eglije S. Merry à Paris , de-puis le premier jour d’Aoufi prochainement fuyvant, jusques aunèufiefme dudiíl mois. Par Me. Jean Boucher, Doíïeuren Théologie. Nonne qui oderunt te Domine oderam , 8csuper inimicos tuos tabescebam ì Pfal. 138. Juxte la copieimprimée à Paris , chez G. Chaudière , R. Nivelle , cy R.Thierry , rue S. Jaques, M. D. XCIII 1 . L’Aprobationdes Théologiens de Paris ie voir au revers du Titre.L’Epitre Dédicatoire au Cardinal de Plaisance , Légat duS, Siégé Apostolique au Royaume de France, est datée de Parisle i de Mars 1594, 8c signée I. B. L’Avertissement auLecteur aprend qu’on a joint diverses choses ï celles quiavoient été prêchées. On y volt à la fin quelques Lettresd’Henri IV au Canton de Berne , à la Dame de Tintevil-Ie , à la Reine d’Angleterre , à la ville de la Rochelle , 8cautres semblables, 8c à certains particuliers Huguènots/

, (T) Il mourut Doien de Tournai ; . mais bien changé,

d'humeur , cy aujsi zélé François parmi les étrangers , qu ilavoit été furieux Espagnol en France, j II étoit bien d’ifficileque les médisances continuelles des Flamans contre lesFrançois ne réveillassent peu-à-peu la tendresse naturellepour la patrie dans lame de ce mutin. On n’étoit pas troppersuadé de son changement à Paris l’an 1625 , car le L ; -belle qui parut en ce tems-là contre la France , 8cdont on verra ci-dessous le Titre, fut attribué par’biendes gens à Boucher. II s’en justifia par Lettres : voici ce' qu’on trouve là-dessus dans le Mercure François : Pour osierla recognoijsance que ce Livre avoit esté imprimé en Italie , ona escrit qu on le seìt courir en Flatidres prémierement que de lesemer en France ; cy que cestoit le Dotleur Boucher , ( qui estencores vivant à Tournay , lequel avoit autrefois fait plusieursLivres fur ces matières , durant la Ligue de 15S8 cy annéessuivantes , cy contre les Roys Tres-Chrestiens , ) qui en estoìt/’Authtur : mais ce Dotleur en ayant eu advis, par Lettreseferites à de ses amis À Paris , il leur protesta que c estait unecharité qu on luy prestoit, cy que foi de Preftre il n avoit pointveu ce Livret < 5 ’Admoniïio. Sa Lettre fe veit mesmes courirentre les mains des curieux ; ce qui leva le soupçon que l’on enavoit pris contre lui , cy fe tourna contre le Jésuite EudemoaJoannes, Grec de nation, qui estait venu en France avec Mon-sieur le Légat ( 11 ).

Au reste , il n’y eut jamais de Livre contre lequel ontémoignât plus d’indignation en Fiance , que contre celui-là : il étoit intitulé , G. G. R. Theologi , ad Ludovicumdecimum tertium Gallio. cy Navarre. Regem Chrifiianifimum ,Admonitio, fideliffime, humìllime, verijfim'e fafía ey exGallico in Latinum tranjlata. &uá breviter cy nervos'e demons-tratur Galliam fœd'e cy turpiter ìmpìum foedus iniisie, cy injus-tum hélium hoc tempore contra Catholicos moviffeffalvâque Re-lìgione profequi non pojfe. Auguste. Francorum , cum FacultateCatholici Magijlraius , Anna M. D C. XXV. I] fut con-damné par la Sorbonne , 8c par l’Aísemblée du Clergé deFrance: le Lieutenant Civil le fit brûler par la main duBourreau; le Parlement de Paris prononça plusieurs Arrêtspour empêcher que la Censure de l’Aífernblée du Clergéne fût énervée. Voiez le Mercure Jésuite, au premierTome, Ouvrage qu’on attribue à Jaques Godefroi fils deDenys (t2\

(G) On conoitra son caraéîere par une Censure que le RoiHenri III lui fit. j Ce Prince manda au Louvre le Parle-ment 8c la Faculté de Théologie , 8c fit une forte rèprimen-de aux Théologiens fur leur insolente cy effrénée licence de

prescher contre lui cy contre toutes (es atïions ; . cy s'a-

dreffant particulièrement à Boucher, Curé de S. Benoist , l’a-pella méchant, lui dit que défunt P ciste son oncle, qui avoit estéindignement Conseiller de la Cour , estoit un méchant homme ,mais qu il estoit encore pire que lui , cy que ses compagnons nevalaient gueres mieux : mais qu il s adreffoit particulièrementà lui , parce qu il avoit esté fi impudent que de prescher qu’ilavoit fait jetter en un sac en leau Burlat Théologal d'Orléans .,'

K k k k 2 combim

(1) Cayet;Chronol.Novenaire,folio tz$ vtr -fi, à l’ann.IJ93.

(f) Meze-lai, Abr.Chronol. àB ami. X594,fag, 114.

(y) La-rnèmi»

( n) Aíercò-rc François;Tom. Xl,pag. ïojS ,10 JS.

Eí) Vii ePrefat. g a .muel. Ms-resii, adnii-tinctionesGastansiv