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Tome premier. A - B.
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(e) Balzac,Discours IIsiu CardinalBcntivoglio ,

( z 3 ) Je crot<ï* y il faut etrtendre laFran m<ht' Conné,

brun. b r u n U S. «79

„ François & M Bourguignons , à Monsieur Brun le Demoíthene de Dole S au&birâ ,u'à„ Monsieur le Maìstre le Cicéron de Paris (e) -

imprimé avec U Socrate Chrétien > p#g, 47r.

■ , n ., r , o - n réside iemen f de cette Province. La Fránce lui a érigé une terre f*?) 7 '™/'"

qui s eu marie en Languedoc , 8c qui a famille, n renne lu - 1 r, w» 3 ^.

en Bourgogne ,zz) , 8c il est Chevallier d'honneur au Far- en Maiquilat (î4>

BRUN ( Charles ce) prémier Peintre du Roi de France, Directeur des Manufactu-res , & c (A) , á été un des plus grans hommes que la France ait produits pdur la Peinture. II ut"siroit de dire pour le prouver , qu’il fut élu Prince de l’Académie des Peint»es a Rome ,, ous'etì piqué depuis tant de siécles d’exceller dans les beaux Aits ui tou es es a. ‘ .

naquit l’an itfi8 , & il aporta en venant au monde tant de dispositions a devenir ce qu on vu,que dès l’âge de trois ans il tiroir des charbons du feu , & delíìnoit fur aCie co . , ‘ r

née, fans autre lumière que celle du feu. A l’âge de quatorze ans, il nt e ortiai ^

re (J) , qui étoit Sculpteur , & s’en aquitta si bien , que ce Portrait pafle encore aujourd hui pourtrès-beau. En ce tems-là , il n’y avoir point de Peintre en France plus estime que Mr. Voue]

Mr lc Brun demeurant chez luiLc l’cstime de Mr. le Chancelier

(*) Mr. Peí-

Iiu!> , danssis Hcinmes

Rome í où il l’entretint quelques

ses Ouvrages , surprirent les plus fameux Peintres , & les plus h ab les Sculpteurs d’Italie. II y vittout ce qu’on y pouvoit voir de beau , soit pour l’Antique , soir. pour le Moderne , & acheva dese former le bon goût qu’on a depuis admiré en lui. Les fentimens de reconoissance qu’il con-serva toûjours pour Mr. le Chancelier Seguier étoient fort vifs ; & , après la mort de ce bienfai-teur , il les témoigna admirablement par un Service qui lui fut frit aux Peres de l’Oratoire , &Cpar un Mausolée que l’on y vit élevé sur les desseins Lc sous fa conduite. A son retour de Rome4il parut avec une grande distinction au dessus des meilleurs Peintres de Paris, & rencontra en lapersonne du prémier Président de Bellievre un nouveau patron. II peignit si bien Madame duPleffis-Belliere , mere de Madame la Maréchale de Crequi, que ce Portrait a passé & pasiè encorepour ùn chet-d'œuvre. Quelques autres Tableaux qu’il fit pour la même Dame le firent conoi-tre à Mr. le Cardinal Mazarin , par le moien de Mr. Fouquet ; desorte que cette Eminence , quise conoissoit admirablement en Peinture , aiant fait un cas tout particulier du pinceau de Monfr. léBrun , le rendit célèbre par tout. Après la paix des Pyrénées, le Roi s’étant voulu apliquer àfaire fleurir les beaux Arts, ne trouva personne plus digne que Mr. le Brun d’être établi aux Go-belins , avec toutes les Charges dont il lui plut de l’honorer ; ce qui n’a servi qu’à faire paroitredavantage l’étendue de ses riches talens. II ne faut pas le considérer seulement comme Peintre :son génie étoit vaste , inventif, propre à tout. II savoit bien les Histoires Lc les mœurs de tousles peuples. En une heure de tems il tailloir de la besogne à plusieurs différens Ouvriers. II don-noit des desseins à tous les Sculpteurs du Roi : il en donnoit aux Orfèvres , il en donnoit pourpeindre des Apartemens entiers , pour faire des Cabinets Lc pour des Tapisseries. Lors qu’il fai-foit le grand Tableau de la Famille de Darius , fur lequel on a fait une des cinq pièces de Tapis-serie de l’Histoire d’Alexandre , Lc qui est aujourd’hui dans le grand apartement du Roi à Versail-les , Sa Majesté lui donnoit près de deux heures chaque jour à Fontainebleau pour le voir pein-dre ; Lc , quelque tems aptes, elle lui envola son Portrait , Lc puis des Lettres de Noblesse (b) Lcdes Armes (c). Monsieur le grand Duc de Florence conçut une considération si particulièrepour lui j qu’il lui fit l’honneur de lui demander son Portrait , & d’avoir commerce avec lui. Ona pu conoitre , durant 1a maladie dont il est mort le xi de Fevrier 1690 , combien il étoit con-sidéré à la Cour de France (C). II a été inhumé dans la Chapelle qu’il s’étoit fait faireSt. Nicolas du Chardonneret fa Paroisse , où il a fondé deux MessesIl a aussi laissé un fond pour marier tofans -, ainsi son unique héritier , aprèsAuditeur des Comptes (d).

Depuis la prémiere Edition de ce Dictionaire , le public a vu dans les Hommes Illustresde Mr. Perrault l'Eloge de Mr. lé Brun. J’en pouvrois tirer bien des particularitez ; mais ilvaut mieux que jè me contente d’indiquer cette bonne source. Notez que la veuve de ce grandPeintre est morte l’an 1699.

Fortran defort yAieul »

Sctilmcur 4Paris,

a

trois pauvresde ía femme

a

par jour à perpétuité,filles. 11 n’a point laissé d’en-sera Mr. le Brun son néveu ,

fi) Élies fontdatées 4 h moi*de Dectn.br*1662.

(<) Qui fontun Soleil enchamp d?ar-gent , <ár umFleur de Lit£az.ur. avetUn Timbre d*face,

(d) Cet ^Ar -tide , tantpour le Texte »que pour les%tmarques ,

11 tft q u 9 un^Abrégé d*ce qttt fttrouve con -cernant Mr,te Brun danste MercureGalant du

roots de , , v

1650.

(A~) ll étoit Directeur des Manufactures, C«.] Polir rem-plir cet <& cetera , je dis ici que. Mr. le Brun étoit Directeurdes Manufactures Roialès des Meubles de la Couronne auxGobe'ins , Directeur , Chancelier, 8c Recteur de l’Acadé-mie Roiale de Peinture 8e de Sculpture , 8e Prince de l’A-cadémie de St. Luc à Rome.

(B) A t âge de quatorze ans, il fit le Portrait de son perè . , .11 n f avoit point alors de Peintre en France plus estimé que Mr.Vo'úet.} Je parle de Simon Vouer, qui avoit deux frétésauffi Peintres. Voiez le Livre intitulé Noms des Peintres lesplus célébrés , imprimé à Paris, lan 1679, pag. 48. II avoit

pension da Roi. & logeoit aux Galleries du Louvre. C’estfui qui a peint la Voûte de la Chapelle de St. Germain estLaie , 8c dont les plus grans Peintres qu’on ait vus en Fran-ce comme les Mignards, les Bourdons, les Tetelins, lesSueurs, ont été Elevés. 11 étoit de Paris : il mourutl’an 1649.

(C) Sa derniere maladie fit conoitre combien il étoit considérék la Cour de France .] Le Roi 8c les p’us grans Seigneursenvoioient savoir de ses nouvelles très-souvent : Mr. deLouvois lui envoia les plus fameux Médecins : Mr. le Prin-ce lui rendit visite : plusieurs Seigneurs du prémier rang le

íìrpnt suffi

BRUNUS (Léonard). Cherchez ARETIN (Leònard).

BRUNUS (Jordanus) natif dc Noie, au Roiaume de Naples , étoit un homme debeaucoup d'esprit , mais il emploia mal ses lumières : car non seulement il attaqua la Philoso-phie d’Aristote {J) , dans un tems où on fie le pouvoit faire fans exciter mille troubles, Lc fans

{A) ll attdqtta la Philosophie d’Aristote.'] Voiez le Livreintitulé Jorddni Bruni Nolani Cdmœracenfis Acrotismus , feuPatènes Articulortm Phyficorum adverfus Perìpateticos Parisiispropositerum , arc. II fut imprimé à Wittemberg , l an 1588,in 8. Vous y trouverez une Lettre , que Brunus écrivit àHenri troisième, celle qu’il écrivit au Recteur del’Universitéde Paris, ôc celle qu’il écrivit aux Amis de la bonne Philo-sophie , Parifienfibus & alìh é generojìjf. Galliarum regno Ph\-

s’expo-

lofophis sensations Philosophie Dogmatum Amicis er Defenfori-bus. ' Vous y trouverez, Excubitor , feu Jo. Hennequini Apo-logètica Declamatio habita inAuditorio Regio Parifîenfes Acadé-mie in festo Pentecost. anno 1586 pro Nolani Articulis : & , àla fin des Articles, vous lirez, Articule de Naturâ a- Mundok Nolano m Principibus Europe Academiis propofiti, quos Jo Hen-nequmus , nobilis Parifienfis, fub ejusdem felicibus aufpiciis Con-tra vulgaxìi&cujuscunqut adverfarte Philosophie Profejfores tri-