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Tome second. C - I.
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DICTION AIRE

HISTORIQUE

E T

C R I T I Q U E

c.

(<t) Votez* lu'Remarque

W Chy-

trxus, inSaxonia,Libr. XVI.initia.

(c) Valer.Andréas,Bibl. Belg,î‘g- 47 ».

iES ARIUS (Jean) Médecin & Philosophe, natif de Juliers, a fletiri au XVI.siecle. II enseigna dans Cologne (a ), & procura les Editions de plusieurs Auteurs.

Son zèle pour Tavancement des Sciences fut très - grand, St il n’y épargna pointses peines $ mais, bien loin de faire en cela quelque chose pour fa fortune , il femit hors d’état d’avoir dequoi subsister dans fa vieillesse, & si ses amis ne l’euíTentaidé, il fût mort de faim (A). On le chassa de Cologne comme suspect de Lu-théranisme l’an ij-43, (b), & il se retira chez le Comte de Nuwenar & de Meurs, (d)oniaveHSc y mourut à l’âge de plus de quatre-vint-dix ans en iffo. Quelques-uns disent qu’il revint enfin ^ re Valetcau Catholicisme, St qu’étant mort à Cologne l’an iffi, il fut enterré au Couvent des Hierony- bìw. Beig,mites proche le grand autel (t), avec une longue Epitaphe ( d) où l’on marquoit entre autres ^ 47SI ‘choses qu’il n’avoit jamais été marié. Alexandre Hegius, dont il avoit été Dilciple à Deventer, | r ^ us ch ^'aiant refusé à cause de son grand âge la direction de l'Ecole qu’on fondoit à Munster vers la fin saxoniâ,du XV. siecle (e), le proposa pour cet emploi (/). Í 1 proposa aussi quelques autres hommes fas ' So ‘doctes, St nommément Timan Camencr qui fut celui qu’on choisit. [[idem™’

(A) Si ses amis ne l’eussent aidé , il fût mort de faim. ]C’est ainsi fans doute que je puis entendre ce Latin de JeanSturmius: Ploruerunt aliquando in hac civitate (Colonise)litera, cum in ea Sobius , c r Cas arias, & Phryfemius dotè-rent . Simul cum Magtfiris atque Docíorïbus vêtus

frequentia difcipulorum sublata est. Sob'mm vis morbi nobisabstulit : Phryfemius quoniam mllum refugìùm in nostris stu-

diis ejfc videbat ad Jurìfprudent'ut portum confugit : CÍP jurisquam fapìentia consultas ejfe maluit. Senex adhuc ibì est j at-que omnium nostrum tanquam parens Cafarius : qui in hac af-feblâ xtate , post tot tantorumque laborum defunâlionem, nifiab amicis fustentaretur, vidèrent eum litera egentem quas ipfesemper ornavit, semperque maximi fecit (l).

Ciceronis : U date n'y est foins, mais it faut fapofer libelle fut écrite Can 154»,

fi) Joanní*Sturmius,Epift. Dedi -cat, TerniOrationurtt

W.î» Latin CAYET («) (Pierre Victor Palma) prémiérement Ministre de l’Eglise Réfor-cajetamisr mée (A), & puis Docteur en Théologie de la Faculté de Paris, doit être compté parmi leshommes fàvans : mais il courut des bruits tout-à-fait étranges contre ík réputation -, car, non feu-lement on l’accusà d’avoir fait r Apologie des Bordels (ss), mais aussi de s’être donné au Diable (C).

Aiant

(1) Elle estdans le VI .Volume desMémoiresde la Ligue,pag. 343 . &suivant.

(2) Prenez*donc gardeque le Sur-nom Navar-ius > qu*onlui donnedans la Gal-3 ia Orienta-lis,pa$. J 44 .dr dans laBibliothè-que de Ko-nig, pag.

151 -signifiefeulementqu'U étoitDoffeur enThéologie dela Mai\ on deNavarre.

( t ) Voyez,àlapaçe 20 1.des PoésiesLatines deMr. de Beze,Edit. in 4 .de Geneve en1 S 97 - C Epi-gramme deBeze fur larévolte det ay et.

(ai) Il fut prémiérement Ministre de VEglise Réformée .]Une Lettre ( 1 ), dont je parlerai dans la derniere Remar-que , m’apprend qu’ìl étoit natif de Montrichart en Tour ai-ne (i), d’une matfon fort povre , & qu’en son jeune âge ilfut entretenu aux efcholes d’humanité paC un Gentilhommed'honneur-, qu’y ayant fait fruit, ceux de la religion prenantde lui quelque espérance,lui départirent les moyens pour estudìeren Théologie, & le firent Ministre; qu’environ Fan i;8z.ils le donnèrent à l’Egfise de Poitiers à Montreuil-Bonnin ;& que comme il trouva commodité df entrer en la maison duRoi , il quitta son Eglise , fe mit a la fuite de la Cour , ôc futdonné à Madame Catherine Sœur de Henri IV., pour l’inf-truire & la confirmer en fa Religion.

Joignez à cela le Narré qu’on trouve à la page z68.des Remarques fur la Confession Catholique de Sauci, àl’Edition de Fan 1699. „ Pierre Cayet, de Montrichard„ en Touraine, né de parens fort pauvres , & qui avec„ leur fils avoient embrassé la Réformation, (J) avoit en„ fa jeunesse étudié à Geneve, dez lequel temps, Calvin,„ dont il étoit Domestique, prédit au pere de cet homme„ que son enfant seroit un jour une Peste en l 'Eglise , er qu il„ seroit la Guerre d Dieu (f).- cependant, s’étant rendu ha-„ bile homme , fur tout dans les Langues Orientales, il„ fut d’abord Ministre à Poitiers, ensuite près de là chez„ Mr. de la Noue (f) à Monstreuil Bonnin , & donna„ déja dans ces deux fieux de grandes marques d’ambi-„ tion & de légèreté d’esprit : de là, ìl fut fait Ministre de„ Madame Sœur du Roi Henri le Grand. ”

(R) On l’accusa d’avoir sait l’Apologie des Bordels. ]D’Aubigné le soutient en divers endroits de ses Ouvrages :voici les paroles qu’il a mises dans la bouche de Sancy:„ Nous n’euffions point tenu entre les péchés la simple„ fornication , ni Fadultere par amour , suivant le cahier„ de Cahyer en son docte Livre du Rétablissement des

(J) Avis aux Fidèles íùr l’Apoftasie de Mr. Pierre Cayet. Edition de 1556, pag, 7.(t) Vie de Mr. de la Noue, pay. zo}. far Can 1576.

TOME II.

„ Bourdeaux , & fa docte Dispute sur le 7. Commande-

„ ment. Ce 7. Commandement, qui est non moe-

„ chaberis, défend seulement le péché des enfans d’Onan;„ car , jtíoì^euE/v dérive selon cette Théologie moderne„ t« fiolxa & , quod est humidum fundere ( 3 1 ”.

Les Vers , qui font à 1 a fin du même Livre (4) , fontencore plus terribles.

Cahier voulut loger les Putains en franchise,

Canoniser pour saints les vêrolez. perclus :

Noftre Eglise le prit quand vous n en vouliez, plus tCatholique il poursuit encor son entreprise :

La paillarde le volt martir pour les Bordeaux.

L’Advocat des Putains , Sindic des Maquereaux.

Elle ouvre ses genoux , l’acole tfes-humaine ,

Honteux, banni, puant, vérole, ladre vert.

Huguenots, confestez. que l’Eglise RomaineTient son giron paillard à tous venans ouvert .

Ce que l’on va dire doit avoir plus d’autorité* puis qu’o.nle trouve, non pas dans un Ecrit satirique, mais dans uneHistoire. Avint aujst que Cayer travaillant à la Magie quel-que temps âpres fut déposé, estant aujst accuse d avoir composédeux Livres , ïun pour prouver que par le fixiefme Commanr-dement, la fornication, ni l adultéré, n estaient point défen-dus : mais seulement lt péché d Onan ; l autre estait pour prou-ver la necefstté de reftablir par tout les bordeaux. Là-dessus ,estant deietté, il pajfa en l autre religion: oh il fut bien venude la Sorbonne : mais des Jésuites ajfez. mal ( 5 ).

L’Auteur des Notes fur la Confession de Sanci ob-serve que d'Aubìgné fe trompe, V que toutes ces belles Ma-ximes attribuées a Cayet estoient couchées dans un seul Ecritintitulé, Discours contenant le remede contre les dissolutionspubliques, présenté à Mrs. du Parlement ( 61 .

(C) . zv de s'être donné au Diable. ] Théodore

Tronèhin, Professeur en Théologie à Geneve& F un des

Á Peter

(a) Confes-sion Cathoï-lique deSancy, Livr.II. Chap. II.P“g- 392 . Ê-dit. cC .Amfi.en I6sz.Votez, aujjilaBaron deFœneste,Liv. 11 .

Chap. Xri„

(4) Pag.

44 «.

(s) D’Au-bigné, His-toire Uni-versel le,

Tom. m.

Livr. IV.

Chap. XI.par. m. 5 03 »à Can Ï595V •

( 6 ) Notesíjir la Cons.de Sancy,pal. çj. £-Lit. àe I6ji9u