(p)Petréxem-pie ce qui con-cerne la pros-titution de lafemme deBolfec . VoicZjla T(emar<]ue(F) de P .Ar-ticle Bol-SEC.
(i8o) Beze,Préface desComrn. deCalvin surJosué, pag,15.
(1S1) Beze,Hist de iaVie& Mortde Calvin,folio m. Ciijverso Edit .de ï s 64. inIL.
(i8r) Lkmime.au der-nier feuilletde la feuille C.
(183) Voiez,ci'dejfus la*%emarque{S).
(184) Beze,Prés fur Jo-sué , pag. 11.
(l8j) Cestila p Age 17.
(186) LÀmême, pag. 6.
(187) DansU 'Remarque(H) de P Ar-ticle C A S'
I E L L A N.
(a) Volater.Libr. XXL.
(b) Whar-ton, Appen-dice ad Ca-ve Hist. Li-ter. Scripto-rura Eccle-siast.
(c) lient,ibidem.
(d) Hodoe-poriconÁmbrosiiCamaldul,
m- --
(«) Voffius,de Histor.Lat.paj.sjs.le nemme malEntamtel.
24 CALVIN. CAMALDOLI.
tion a presque tous ces mêmes avantages fur la Vie écrite en Latin j mais d’autre côté, il y ades choses dans la Latine, qui ne font pas dans la Françoise (p). Pour cc qui est du Suplémentque j’ai à donner fur les Editions de l’înstitution , vous le trouverez dans la Remarque D del’Article Schultingius. J’ai déjà dit (y), qu’on a fort crié contre Calvin, parce qu’ilavoit accusé les Papes 6c les Cardinaux de íè moquer de la Religion Chrétienne ( GG). Je retou-cherai cela,
„ trie qui s’y commet, mais aussi les mensonges toutes„ patentes des Prestres , quand en divers temples, villes,„ & pays, les uns & les autres se disent avoir une mesure„ chose. Or il n’a point comprins le tout, mais seule-„ ment amené quelques exemples , combien que ce soit„ en assez bon nombre, & des choses qu’on ne peut nier.„ Cependant son intention estoit d’augmenter le dit Livre,„ si desdits pays il eust peu estre adverti d’autres semblables„ pieces, comme il y en a infinies, outre celles dont il fait„ mention. Et de faict, souvent en se riant il tençoit au-„ cuns de ses familiers & amis, de ce qu’ils n’avoyent procu-,, ré de recouvrer plus amples mémoires de telles choses,,, Toutes fois quant à la France , il n’y a plus gueres à,, craindre en cet endroit-là , Dieu merci. Car la G uerre a„ esté tellement occasion d’oster, arracher, & briser tant de„ ces fatras, qu’il ne reste plus sinon de prier Dieu ' qu’il luy„ plaise par un moyen plus doux aux Peuples de la terre„ osier ce qui en est encore demeuré ou en France, ou aux„ autres pays (180) ”.
II y a dans cette Edition de 1565. un plus grand détail furles différens de Calvin avec Bolfec, 8c avec Castalion, 8cavec Gentilis, &c, que dans la Vie Latine , 8í que dans laprémiere Edition de la Françoise.
II étoit échapé quelques fautes à l’Auteur, qu’il corrigeadans la fuite. II. avoit dit que Calvin publia son Institution àBâle, l’an 1534. (181). Cela ne se trouve point dans l’Edi-tion de 1565. II avoit dit que Calvin épousa la veuve deJean Stordeur, nommée Idellette de Bure, avec laquelle il a de-puis paisiblement vescu, jusques à, ce que noftre Seigneur la reti-ra k ftoy Van 1548. fans avoir eu aucuns enfans (182.); maisvoici ses paroles dans l’Edition de 1565. es? avec icelle a tous-jours vefeu paisiblement, jusques à ce que noftre Seigneur laretira à foy fans aucuns enfans ; car combien quelle eut unfils de luy (183), il mourut incontinent (184). Quelques pa-ges après (185), il observe quelle mourut au mois de Mars1549-
II ne corrigea pas tout ce qu’il eût falu corriger; car dansl’Edition de 1565. tout de même que dans l’Edition pré-cédente > 8c dans la Vie Latine, il dit que Calvin, âgé devint-quatre ans, dédia son Commentaire fur le Livre de 5e-neque touchant la Clémence à un des Seigneurs de Mommor ,en la compagnie desquels il avoit efié entretenu à Paris auxesicôles, non pas toutesfois à leurs despens (186). Or il estcertain que ce Livre fut dédié le 4. d’A,vril 1532. à Clau-de Haftgest, Abbé de Saint Eloi de Noion. Calvin n’avoitpas encore vint-trois ans. Volez la Remarque (B).
(GG) On a fort crié contre Calvin, parce qu il avoit accuséles Papes es? les Cardinaux de sie moquer de la Religion Chré-tiennes On a vu (187) comment le Jésuite Jean Hay raporteles termes de cette Accusation. Le Sieur de Sponde les ra-porte de la même maniéré; mais il remarque que Calvin
aâjoufte que combien qui tous náyént pds cefte opinion ; es? qu ily en aye peu qui tiennent ces langages-, toutesfois qu il y a long-temps que cefte Religion a commencé d’eftre ordinaire aux Pa-pes,es? que cela est tres-cogneu a ceux qui cognoifsent Romesi’è'è).„ Rougissoit-il point, je vous prie ”, continue le Sieur deSponde, „ quand il escrìvoit ces blasphémés? Ou blémis-„ soit-il point plustost , de peur que Dieu ne luy assé-„ chast la main de laquelle il les escrivoit ? S’il est vray, &„ qu’il aye ainsi creu, que ne nous en a-il donné des preu-„ ves ? Les crimes valoient bien qu’il fit ce bon office à la„ Chrestienté, puis qu’il estoit si grand zélateur de noftre fa-„ lut. Le Ministre Coladon qui a fait imprimer son Insti-„ tution à Lauzanne l’an mil cinq-cens septante six, reco-„ noiffant que ce passage estoit scabreux > l’a voulu fortifier„ de l’authorité d’Erasme en une Epistre à un certain Steu-„ chus (*) où il dict , Il se peut faire qu il y en aye en„ Allemagne, qui ne sabstiennent point à blasphémer contre„ Dieu , mais on les punit aujji avec des supplices horribles :,, mais f en ay ouy de mes propres aureilles à Rome , quelques-„ uns qui jettoient des blasphémés abominables contre jfeftus-„ Christ c ? ses Apoftres , es? ce en présence de plusieurs qui Vont„ ouy avec moy , fans qu on en fist punition. Je n’ay pas le„ Livre d’Erasme pour le présent en main; mais est-il ai-„ sé à juger par ce que Coladon en allégué , qu’il parle„ d’un commun peuple débordé , comme il l’est par tour„ le monde en matière de blasphémés ; 8c nos Réformez„ sçavent combien il y cn a parmy eux qui s’en sçavent bien„ ayder. II y en peut avoir a Rome, ôc pis que cela ; mais„ que ce soient poincts de doctrine secrette, Calvin ne le jus-„ tifiera jamais, & ne voudroy autre lieu de tous ses Escrits„ que cestuy-cy, pour le faire recognoistre pour homme ex-,» trémement acharné à l’ouvrage “ .
II est certain qu’Erasme ne parle pas de ce que la popula-ce débordée pouvoit dire : il fait mention de quelques Prêtresdu Palais du Pape. Donnons ses paroles dans toute leur éten-due , & observons qu’il les opose à l'Accusation d’impiété queSteuchus avoit intentée aux Protestans d’Allemagne. Inter-dum stilum odiopus stringis , me à fententiâ , quàm par est inGermanos, véluti Deuteronomii capite sexto, quum is locus nonporrìgat anfam incandefcendi : Neque enim, inquis, hoc dici-mus, quorum dam Germanorum imitât! procacitatem , quisibi omnibus 8c Diis 8c hominibus, 8c humanis 8c divinis ré-bus maledicendi licentiam usurparunt. Ita tu quidem. Fieripoteft, ut in Germaniâ fint, qui non temperent à blafphemiis inDeum, sied. in hos horrendis ftuppliciis animadvertitur. At egoRomx. his auribus audivi quosdam abomtnandis blafphemiis de-bacchantes in Chrìstum , C? in illius Apostolos ,idque multis me-cum audientibus, es? quidem impuné. Ibidem multos novi, quicommertiorabant ,fte dtéïa horrenda audijfe à quibusdam sacerdo-tibus aula Pontificia mìnistrìs, idque in ipfâ Mijfâ, tam dare ,ut ea vox ad multorum aures pervenerit (189 ).
CAMALDOLI (Ambroise de) Ambrojìus Camalduìenfis , ainsi nommé parce qu’iletoit Abbe General de 1 Ordre de Catnaldoli, a été un des íàvans hommes du XV siecle. II na-quit auprès de Florence , à Ponico petite ville de la Romandiole ( a ) , & il aprit le Grec fousEmanuel Chryfoloras, qui l’enfeignoit à Venise (b). II entra dans l’Ordre de Camaldoli à l’âgede quatorze ans, 6c il en obtint le Généralat en 1431 ( c ). II y avoit déja eu d’autres emplois,& y avoit vécu pendant trente ans (d). Le Pape Eugene IV , qui le considérait beaucoup,l’envoia au Concile de Bâle, & eut lieu de íè louer de son zélé pour le maintien de l’autorité duSiégé de Rome. Ce Général continua à témoigner ce même zèle dans le Concile de Ferrare, &dans celui de Florence. II y disputa fortement contre les Grecs. II harangua en Grec à Ferra-re Jean (e) Paleologue Empereur de Constantinople l’an 1437, 6c fit avouer aux Grecs que per-sonne n’entendoit leur Langue auffi bien que lui parmi les Latins (/). Ce fut lui que le PapeEugene dépêcha à ceux de Florence, asin de leur faire agréer que le Concile de Ferrare fut trans-féré dans leur ville. II obtint ce que le Pape 'ouhaitoit, 6c il fut choisi pour dresser le Formu-laire d’Union entre l’Eglise Latine 6c l’Eglife Greque (g). Sguropulus Paccufe, non seulementd’une extrême partialité pour le Pape, mais auíîì d’hypocrisie 6c de fourberie [b) {A). Am-broise
(A) Sguropulus l’accuse . d’hypocrisie C? de four-
berie.'] II n’y a gueres des gens qui n’aient parlé de cetAuteur fur un autre pied : on trouve dans ses Ouvrages cer-tains caractères qui réfutent cette médisance de Sguropulus ;mais en tout cas, il est certain que l’un des plus satiriquesEcrivains de son tems a rendu un témoignage authentique à labonne foi de notre Ambroise. Je parle de Pogge Florentin.Voici ce qu’il dit dans un Dialogue contre les Hypocrites, oùil frappe à droit & à gauche une infinité d’Hommes illustres.C)uïd, Carolus inquìt, de nostro Ambrofio judicatis? reblanean tortuofâ philofophabatur vià ? Nunquid vobis hypocrifim re-dolebat ? Ncquaquam, Hieronymus inquit ; fuit enim vir opti-tnus meo judicio ac probatijftmus , qui in fuo Cœnobio lìteris de-ditus multa fcripfit magnà cum laude es? doSlrìnâ. Summùcerte fuit pr&ditus humamtate ac virtute. Laudo vitam illius,Carolus inquit , es? existifno extra hypocrisim fuisse , es?c. LcPere Nicolas Bartholini cite ce Passage à la fin de l’iiodoe -
poricon , & nous avertit que ce Dialogue du Pogge alloitêtre mis fous la presse par les foins de quelques François,aux instances desquels Mr. Magliabecchi ne lavoir pu refu-ser, Paul Jove , qui quelquefois dit plus de bien que demal de ceux dont il fait l’Eloge, reconnoit que le Généralde Camaldoli, par un bonheur peu commun , avoit jointensemble la sainteté, & la gaieté, & qu’il avoit lame sirepurgée d’envie , & de l’esprit de contradiction, que vou-lant réconcilier le Pogge avec Laurent Valle , il leur dé-clara qu’ils n’agissoient , ni en véritables hommes de Let-tres, m en Chrétiens, puis qu’ils deshonoroient la dignitédes Sciences par leurs Ecrits satiriques. Fuit hic vir, quodtari evenit, fine oris tristitiâ fanSîus, femper utique ftuavis at-que fterenus ; ità procul à livore contentìoneque, ut cum VallaPoggium reconciliare conaretur, eos neque glane literatos, nequeitem chriftianos videri diceret, qui indufía fimultate ftacrofanc-tum literarum decus probrofts libellis importuné defeedarem (1).
(f Dons IaRemarque(H) de V Ar-ticle Cas-te l l a s.
(188) Spon-de, Decìa-lation desprincipauxmotifs, pAg.203. Edit.d'Anvers enÏ595.
(*) Erasrn.Èpist. adSteuchum.
(iíp) Eraî-mus, Epist.XXXIV.Liirt XXVI,pag. 1456.
(/) Sguro-pulus, Hist.Concil.Flor. Seí f.X, Cap. n.(g) Wharr.Append. adCave Hist.ScriptonunEcclelìast.(b) A'»»;
froiaú®-fth ttffij rret-»«§>©'»
tsí TTêplKíí-fÁlV^ <W-ÁctCííctç.
Vir veterau-rius & calti -dus, & pUta-tìs /tmuiator „Sguropul.Hist. Concil.FlorentVU, Cap , /.
(r) JoTÎus. XElog, Cap.
XI.