DRELINCOURT. DRESSERUS,
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DRELINCOURT (Charles) fils du précédent, naquit à Paris le i de Févriefx< ^ 35 - II reçut le Doctorat en Médecine à Montpellier l’an i<Sf4, & après s’être signalé dans lapi'atique tant à l’armée que Mr. de Turenne commandoit en Flandres, qu’à Paris, il fut choisipar les Curateurs de l’Académie de Leide pour la Profession en Médecine l’an i6si8 (a). II ac-cepta cet emploi, & en remplit les fonctions avec un succès extraordinaire. Sa méthode d’enfei-gner étoit la plus claire, & la plus éxacte du monde; il fit voir dans P Anatomie une dextérité,& une sagacité, que l’on admira. 11 entendoit à fond la Langue Greque & la Latine, Sc l’on au-roitditen voiant la vaste étendue de son érudition, qu’il ne s’étoit apliqué toute fa vie qu’à l’é-tude des belles Lettres. Vous verrez une autre partie de fes bonnes qualitez dans la Remarque Cde l’Article précédent (b). II mourut à Leide le 31 de Mai 1697, après avoir foufert pendantS ue lques mois les douleurs les plus aiguës avec une constance tout-à-fait Chrétienne, il avoitcu la consolation de voir Charles Drelincouut son fils unique , reçu Docteur en■Medecine (c) & bien marié, 8 c pere de deux garçons. II ordonna qu’on ne lui fit point d’O-I aifon funebre.
(«) fóffcAi'Epitre Ot- 2 -dicatoirc àMr. Vau-lìeuniog att
devant de foti
Traité deocHmefìiiPartu vital?*
( 0 ) Crdejstijpag. 309.colon, Z ? j 9 Jfparle ait temsprésent , com-me j y avaisf air dans laI Edition,
(c) Le z dtFevr. 1693.
DRESSERUS (Matthieu) né à Erfort capitale de la Thuringe le 2.4 d’Aout. 1 sZ6,fit un nom considérable parmi les Savans. Les premieres Leçons Académiques qu d uturent celles de Luther SC de Melanchthon a Wittenberg. II n en profita pas lo t, ’ ? -,ce que l’air de cette ville très-mal sain pour lui Pobligea de s’en retourner stentor a Li . , ^
«udia le Grec fous Maurice Sideman. Des qu’il eut ete promu au degre de Maure e , s A^ s laUfP, il fit chez lui des Leçons de Rhétorique puis il régenta dans le C°,leç dEifoit,tuant été agrégé au nombre des Professeurs en Philosophie, il enseigna les Humamtez fc L Lague Greque Après avoir enseigné seize ans dans fa patrie, il le vit apelle a Iene pom lempln la
_ _ ___ pendant six ans, il obtint dans P Académie de Leipsic en 178. ... _
des Humanitez, & on lui donna une pension particulière pour continuer l’Histoire de Saxe. IIî^touva à son arrivée à Leipsic bien des Disputes parmi les Docteurs: les uns vouloient introduireà Philosophie de Ramus, Lc les autres ne le vouloient point soufrir; les uns vouloient s’aprocherdu Calvinisme, & les autres ne vouloient pas que l’on innovât le Luthéranisme. II fe vouloirtenir à l’écart de ces tempêtes pav report aux innovations de Philosophie; mais quand il vit leurhaison avec les autres Disputes ( yÇ, il devint un des plus ardens Anti-Ramistcs qui fussent en cepais-là. 11 passa à Leipsic tout le reste de fa vie, & y mourut le y jour d’Octobre 1607. 11 est
Auteur de divers Ouvrages ( B ). Ilfe maria Pan iydf, 8 c devint veuf l’an 1798, & fe remariadeux ans après (b). C’étoit un homme d’industrie: il le témoigna à Erfort; car il fit consentirtous ses Collègues, qui à la réserve d’un étoient Catholiques Romains, que 1 a Confession d’Augs-bourg Sc l’Hébreu Renseignassent dans PAcadémie (c).
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(a) De E!o-«Juentix 5cHistoiiarumítudio. Elitest impriméeavec quelquesantres ditmêmt <Aíi-
(b) Tiré defa Vie parmicelles des phi-losophesAllemanscompilées parMelchiorAdam, p agi4 9 $ & fin-ie) Paul.
F relier. inThcatro,pag % 1504»
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{Jt) Quand U •vit leur liaison avec les autres IHsputes.'] Jem’imagine qu’il arriva dans la Saxe en ce tems-là ce queî’on a vu depuis dans la Hollande. Les Théologiens de laConfession d’Augsbourg , qui panchoient vers le Calvinis-me , n’avoient naturellement aucun intérêt à protéger lesRamifies ; car quelle liaison y avoit-il entre les Hypothèsesde Ramus , 8c la Confession de Geneve ? Cependant lacause des Ramifies 8c celle de ces Théologiens se combi-nèrent : les uns 8c les autres trouvèrent bon de réunir leursintérêts, afin de mieux résister à ceux qui ne vouloientpoint souffrir les innovations. Cela fut cause sans douteque les Luthériens rigides s’oposérent avec autant de vi-gueur aux Ramilles, qu aux fauteurs du Calvinisme. Vousentendez par là ce que j’ai dit que Matthieu Dresseras sedéclara contre les subtilitez de Ramus, quand il eut vuquelles étoient compliquées avec les Disputes de Théolo-gie qui troubloient la Saxe. Voilà une juste image de lacombinaison qu’on volt en Hollande entre le Coccéïanis-me_8í le Cartésianisme : ce font deux choses qui n’ont quececi de commun ; c’est que l’une est regardée comme uneméthode nouvelle d’expliquer la Théologie, 8c l’autre com-me une nouvelle Philosophie. Quant au reste, les Principeses Cqcceïens, 8c l’esprìt de leurs Hypothèses font entiére-nent éloignez de l’esprit Cartésien.
. ^Portons les paroles dont fe sert Melchiot Adam. Ve-Pé a sf te ^ m Lipstam eo tempore , qao (verba refermas ipfiusre M er i) anceps malum in Academiam illam invaferat : dumZ,,*//* Rami, répudiant doílrìna Aristotelis es? Me-
t C Jp >n l s t-nvehere conarentur : alii religionis quidam dogma-na •rCalvini infleírterent. Utrumque extretnum declì-Phil c ppebat ; qmntam concertatio de Kami novitatibus1 ojophicam communitatem vehementer conturbarat , absti-1 um jibi nb ejus confortio ejfe putavit , ne in médium certa-ÍÍI é nn!sn í e «bjieeret (il. Berlepsch Commissairese îoral le tira de cc dessein pacifique , 8c il arriva à Dres-de r C c ^ ui anive à plusieurs de ceux qui fe mêlent tardmi SS àes de querelles ; ils font plus ardens que les pré-motift ^moteurs. Le Ramisme parut à Dresseras unCom -n- .ribk (z) , il entra dans toutes les vues dudes i ).¥ re Electoral, qui de son côté prit un grand soinminer i e ì S de dresseras; car il n’oublia rien pour éxter-y evs : lc Gvre que les Ramifies publièrent contre cct Ad-lre > 8c pour en faire châtier les Auteurs. Idem Ber-
lepfchius omnes v'tas perficutus efl quibas scriptum aàversusDrejsertim edìtum à Ramais profligaret, er in autores jufta fe-veritate animadverteret (z). II ne s’en faut pas étonner,puis qu’il croioit que le Ramisme conduisoit au Calvinis-me. Mem'mt, inquit, Parifiis quantas turbas , quantas ca-des pepererit Kami fecía. Quin 8c in hîec Verba gravitatemagna crupit, quid qu&ritis ? Ramismus est gradus ad Calvi-nismum (4). On se moque avec raison aujourd’hui deces violentes querelles qui divisèrent les Académies au XVIfiecle pour des vétilles. C’est ainsi qu’il faut nommer lesDisputes des Ramifies 8c des Péripatéticiens. Nous nesaunons lire fans rire on fans pitié les Relations de tant detumultes. Notre lìecle fera traité tout de même par lesíuivans , 8c ainsi fe vérifie la Maxime que la moitié dumonde se moque de l’autre; elle se vérifie , dis -je, au mé-pris. d un autre Maxime très - équitable : Loripedem reSlusderideat , JEthiopem albus ( y ) , 8c par l’observation d’uneautre Maxime très-injuste, clodius accusât mcechos , CatilmaCethegum (6).
(JB) il est Auteur de divers Ouvrages .j D’une Rhetoricainventionis , difpofìtionis , er eloctttionis, exemplis facris cr pro-fanis quam plurimis ìllustrata : de trois Livres GqmnafinatumLiteratura Graca , Orationum , F.pistolarum , Po'ómatim exAuíloribus facris ac prosanis, cum exemplis modum scribendimonstrantibus : d’une ïfagoge Historica per mìllenarìos distrìbu-ta,V ad annum ufque nonagepmum primum supra mille quin-gentos deduíta : de plusieurs Harangues , 8c autres Livretsutiles à la jeunesse (7). Voilà tout ce que Melchior Adamraporte touchant les Ecrits de Dresseras. II ne parle pointdes Livres de Médecine que d’autres lui attribuent ( 8 ) , nidu Traité JDesestis dìebus Chrifliamrum , Judaorum , esr Eth-nicorum (9). II ne dit rien même qui nous puisse insinuerque Dresseras se mêlât de Médecine , 8c d’aucune autreProfession que de celle d’enseigner les Langues, l’Histoire,les belles Lettres. Que sai-je s’il n’y a point eu un Méde-cin qui s apeîlât Matthieu Dreíferus, dont les Ouvragesaient cté attribuez à 1 Humaniste ? J ai oublie de dire quecelui-ci fut attaqué par Bodin fur les quatre Monarchiesuniverselles, 8c qu il se défendit ^ ro) , & qu’un certainGaspar Hap a publié un Ouvrage qui a pour Titre Erratbca Historia Drefferi.
Frelier. Thearr. pag.tsos- L>) F relier., Ih-m-n.e. tw. 1504, U luiMekli. Adam. in Vms Philos. Gérai. pag. 4P7 .
(3) Mekh.Adam. in.Vitis Phi-losopher.Germanor.pag. 497.
(4) Idem yibidem »
(s) Juvénal.Sat. U, Vers2Z.
(6) Idem,ìbtd. Vèrs.ifm
(7) CtítnalìhLibellis ju~ventuti Sch $**la;iic£ titili -Lus. Mel-chior Ada-nius, in Vif*Philos. Ger-manor. pag*4 97 .
(8) En votetle Titre , DcPartibus hu-niani corpo-«s Se animer,ejusque po-tentiís librïduo. Adjetí-t* sont adfinetn Mor-borum Sc
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