F E N OIL LE T. FERNEL,
(«ì Titi deU IV Lettredu [ Livre deFrançois deSales, pÀfc*
24, 2$, Edit.de Paris ,1662, m 8.
(a) Votez. la."Hemarq.(B),
(b) JaquesScrebxus.
(c) Il •toitCênftilhr aParis 5 maison ne dit pointde quelleCour,
( 4 ) C'eft ce -lui qtPil intitula Phyíio-logia.
(e) C*eíl celuiIle venxíedionc.
(0 filtre-Montio oppi-dttlo (quoivignti d uni a -Xtt 1 rnilliarì-bus à Lutctiadistat) nainsettejue ingénueeducatus ,\AmbianMnin operibus id mcirco se pré-dicat , quoipatrem indehabuerìt,
G. Plantius,in Vira Fer-nelii, initia,
(z) Abrégédu ThréfChrouolog.Tom t llly àVann. 1558.
f?) Histoirede France,Tom. II ,pag.112 9.
(4) Plan-tius , in VitaJFerneliu
(s) C y étoitla. méthode dece tems-làf°ur Us peti-tes pens. JUn apelloientpoint le Mé-decin ; ils luienvoioitnt desurine dumalade , & Uordonnait desremedes.
Voietu Tlan-îius, in VitaFernelii,
4f*.
FENOILLET (Pierre) Evêque de Montpellier au XVII siecle, étoit d’Annecien Savoie. 11 s’apliqua aux études avec beaucoup de diligence ; 6í après avoir reçu le Doctoraten Théologie, il s’attacha à la Chaire ôc devint un très-fameux Prédicateur. II s’aquit l’estimede François de Sales Evêque de Geneve, qui lui donna une Cure dans son Diocèse, après quoi "obtint un Canonicat dans, la Cathédrale d’Anneci. Aiant été attiré à Paris pour y prêcher unCarême, il y reçut de si grans aplaudissemens qu’Henri IV l'honora de la qualité de son Prédica-teur, ëtqu’au bout de trois ans il le nomma à l’Evêché de Montpellier («).
FERNEL (Jean) Médecin de Henri II Roi de France, étoit né en Picardie (^)- HFut envolé un peu tard à Paris pour y Faire Fes études de Rhétorique, 5c son Cours de Philolo-ph.e : mais il fit tant de progrès si promtement, qu’aiant été reçu Maître ès Arts au bout dedeux ans, les Principaux de College lui offrirent à l’envi les uns des autres la Régence de la Lo-gique , avec des gages très-considérables. II n’accepta point ces offres ; il aima mieux travaillerpar des études 5t par des Leçons particulières à se rendre beaucoup plus digne d’une Professionpublique. Il s’apliqua de telle forte à l’étude, qu’il renonça aux plaisirs les plus innocens qmi’eussent pu arracher à son Cicéron, à son Platon, à son Aristote (a). La lecture de Cicéron h»procura cet avantage , que les Leçons, qu’il donna fur des matières Philosophiques, furent aut»éloquentes que celles des autres Maîtres étoient barbares en ce tems-là. II eut aussi une forte api 1 "cation à l’étude des Mathématiques. Cette grande contention d’esprit lui attira une longue m a "ladie qui l’obligea à quitter Paris. Y étant revenu après le retour de fa santé , il résolut d’étu-dier en Médecine, mais avant que de fe bien apliquer à cette étude, il enseigna un Cours de Phi'losophie dans le College de Ste. Barbe. Après quoi il emploia quatre années à étudier en Méde-cine ; & aiant été promu au Doctorat, il s’attacha tout entier à son cabinet, afin de lire les bonsAuteurs, Ôc de cultiver l’étude des Mathématiques. II eut de grandes liaisons avec un excellentRhétoricien (#), qui lui aprit les belles Lettres, 5c à qui il enseigna, les Mathématiques. Lesinstiumens qu’il inventa 5c qu’il fit faire fur cette Science l’engagérent à de grans frais. La fem-me qu’il venoit d’épouser ne s’accommodoit point de cette dépense, qui s’étendoit même sor fldot : elle en murmura, elle en pleura , elle en fit fes plaintes à son pere (c), 5c l’engagea à &fâcher tout de bon contre Fernel. Celui-ci céda enfin, 5c renvoia tousses faiseurs d’inítrumens,5c s’attacha à la pratique de la Médecine. Mais parce que la visite des malades ne pouvoir pointprendre tout son tems, à un homme qui comme lui en donnoit peu aux repas, 5c au dormir ( Bhil reprit une occupation à laquelle il s’étoit déjà exercé avant que d’être Docteur en Médecine,je veux dire qu’il fit des Leçons publiques fur Hippocrate 5c fur Galien. Cela lui aquit bientôtune extrême réputation par toute la France , ôc dans les pais étrangers. Ï1 fut obligé d’inter-rompre ces Leçons au bout de six ans, parce que l’estime qu’il s’étoit aquiíè fhiíoít recourir à lMun si grand nombre de malades, qu’il n’avoit pas assez de tems pour rendre fes bons offices à tousceux qui, venoient les lui demander. Mais comme rien n’étoit capable de faire cesser fes étudesdc cabinet, il emploia toutes les heures qii’il avoit de reste à composer un Ouvrage de Médeci-ne (d), qui vit le jour quelque tems après. Les Ecoliers le pressèrent si vivement de leur sih' edes Leçons sor cet Ouvrage, qu’il s’y résolut nonobstant les opositions de si femme (C), 5c l eSconseils de ses Amis, 11 donna trois ans à ces Leçons, 6c comme pendant ce tems-là il entrepritun autre Ouvrage qu’il sit imprimer ( e ) , il s’imposi en quelque maniéré la nécessité de lire estpublic encore quelques années -, car on souhaita passionnément qu’il expliquât à la jeunesse ce se-cond Livre. 11 n’avoit pas achevé encore de 1’expliquer, 1ers qu’on l’apela à la Cour, peur voh
(A) Il étoit né en Picardie .] Je m’en tiens à cette géné-ralité, afin de jouer au plus sûr, car je voi d’un côté qu’il sequalifie Ambianus , natif d’Amiens , ôc de l'autre qu’on assu-re dans fa Vie qu’il étoit né à Clennont à vingt milles de Pa-ris, 8c qu’il ne se donna le surnom d 'Ambianus, qu’à causeque son pere étoit d’Amiens ( x ). Par Clennont yn entendici Clermont en Beauvailis. Doin Pierre de Saint Romualdallégué une autre raison pourquoi Fernel a été nommé Am-bianus. il efloit né , dit-il ( z ) , à Clermont en Beauvoifìsdans une maison du Pauxbourg, ou pend encore aujourd' huipour enseigne le Cìgne. Quelques-uns l’ont apellé Ámbianoisd'autant que le Tauxbourg dans lequel il naquit s'apelle leFauxbourg d’Amiens. Mezerai assure (z) que Fernel étoitnatif de Montdidier au Diocèse d Amiens.
' (B) Il 'donnoit peu de tems aux repas e? au dormir. ] Toutautre plaisir que celui d’aprendre étoit insipide pour lui :il ne se soucioit, ni de jeux, ni de promenades, ni de colla-tions, ni de conversations. Je parle du tems qu’il étoit en-core Ecolier. Ludosy jocos, compotationes, zy comeflationes,fermones etiam omnium pene condifcibulorum , ac familiarmm ,fugere flatuit, non cibi, non fomni, non corporis , non vale-tudinis, non rei famïltaris rationem habere , omnia perpeti ,dum íiberalium artium cognitioncm ajfequeretur : omne in eisftudium, diligentiam , curam , industriam adhibere , nullampraterquam ex difeendo -vsluptatem capere : arbitratus omnemhoram perire , qua in bonorum authorum leHione zy fludiis noncollocaretur : tanta in illius animo infita erat difeendt cupiditas,tantus cognitioriis amor zy feientu ( 4 ). La fuite de fa vie nedémentit point ces commencemen?, jamais homme ne futplus actif que lui. II se levoit à quatre heures du matin,& s’en aUoit étudier jusques à ce que le tems de faire Le-çon, ou daller voir les malades, aprochât. Alors il exa-minoit les urines qu’on lui portoit, &c il prescrivoit des re-medes selon les conjectures qu’il pouvoìt former (5). Re-venant au logis pour dîner, il s’enfermoit avec íes Livresjusques à ce qu’on l’apellât pour se mettre à table : il re-tournoit dans son cabinet en sortant de table; il ne qnitoitson étude que pour les affaires qui l’apelloient hors du logis.Revenant le soir, il faisoit comme à midi: il attendoit surses Livres qu on lapellàt pour souper; il les reprenoit aussi-tôt qu il avoit loupé, Sc ne les quitoit qu’à onze heures
pour se mettre au lit. II ne faisoit point scrupule quand dprioit quelqu’un à manger , de le quiter dès que le rt'P aSétoit fini, Ôc de s’en aller retrouver fes Livres. Omnia, a ni ‘mi zy corporis obleílamenta pra Uterarum Jìudìis , zy mtd ,cilartis exercitatione , pro nihilo ducens : ut nulla vitst pars n e î !<ípublicis , neque privatis , neque medicis, neque dômes icis it> ft ~bus -va casse officia videretur. Si quem forte ad cœnam vel pf** 1 'dium aliquando invitant , ab eo neque turpe , neque inhonefl^ducebat , aliquanto post fumptum cïbum studiorum caufr i lfur riper e ( 6 ), .
A la priere de fa femme, quelques années avant fail acheta une maison de campagne ( 7 ) : mais il ne s’yloit délasser qu’une fois ou deux par an. 11 trouvoit plu* dCplaisir dans la vie active, & dans l’exercice de falion, que dans le repos (8). II ne renvoioit jamais les in ).lades qui venoient implorer son assistance quelque P aU T r n!:qu ils fussent ; Ôc il en venoit un st grand nombre P er v a 0 jt1 été, qu’il n’avoit pas le loisir de s’asseoir à table ; st d‘ ndebout. Tantus stgrorum numerus ad eum confugiebat > ,lt ttotam fere aftatem flans prandere cogeretur : nemincm v attumlibet pauperem à fe abire dimittebat morbi quo ang ír ‘ ^ignarum , remediisque ad eum profligandum deflitutun* I J PQuand on l’exhortoit à se donner quelque relâche » st re P ç edoit que la mort lui donneroit un assez long-tews P 0 P rreposer. Quod fi illum nonnunquam de curanda corporis jvaletudine , deqtie nofíurnís ftudiis intermittendis , carr>Tr l, nn \facerem , zy ad quiescendum cohortarer , ( erat enttn Jparciffimus ) responfum in prompt u habere folebat , • Ll 3quiescendi tempora fàta dabunt. ^ . , j or s
Les femmes de tels Médecins font fort à plaindrequ’elles aiment leurs maris, ôc qu’elles ne font poin ^ oslSres; car l’indifférence ôc l’avarice peuvent trouver dedédommagemens dans cette absence du mari. - aS
(C) Nonobstant les opositions de fa femme. ] II P jdifficile de deviner pourquoi fa femme ne confentoi V la-ces sortes de Leçons: elles l’empêchoient de voir uo ti-des, ôc ainsi elles diminuoient notablement le P r0 - ur cedìen de la pratique. Son Historien ne s est point ^donunage: Qjsod onus . . . uxore , amicis omnibus , -f if .rum curis recìamantibus vel magno rei domeflica dtspe 11cepit (10).
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