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Tome second. C - I.
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FERNEL. FERON.

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gnifiquemcnt (L). Nous rassemblerons dans une Remarque les fautes de quelques Au-teurs (M).

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^ P, êrandc sécheresse de Yutérus, ou que pour être tropUee dans cette partie. Au premier cas la semence ren-°ntrant une terre trop aride ne pouvoit fructifier : au se-°tid cas elle ne parvenoit point où elle devoir. Or com-„ e pendant le cours des ordinaires la partie s’humectoit,

. « dilatoit plus que de coutume , Fernel jugea qu’il fa-tt que le Dauphin prit alors son tems , &c que c’étoit leornent propice pour faire un coup de partie avec ion.Poule. îvir. Menjot ajoûte qu’Hippocrate a pu fournires ouvertures pour ce conseil. Cet Auteur s’exprime avecant d e f orce , q Ug j e j u j ferois du tort íì je ne raportois pasj? U î ce qu’il dit. Reserunt Catharinam Medicaam Galliarum"■ogMatn &tate licet intégra , ckm velut quijtta Luna nata pro-Sjniem desperaret, importunam alvi sterilitatem votiva foecun-, 6 commutajfe, dulcique liberorum propagine ditatam suisse,’ìuod contra Mo/is ediùtum h tï xx.hoèu jì> quibus

Jttnen aliàs eluitur, à Rege subagitata ejjet , ex confiljo FerneliiJ a gaciter coniicientis exuperantem uteri ariditatem benigni san-iwnis aspergine rigandam ejfe , vel etiam ftomachum matricisna suralìter,perinde ac ex eventu in gravidis , arttiffimum non-JP menfium transita reserari. Idque edoéíus suera t Fernelius^ Hippocrate (*) jubente mulierem ítiiçìícrS-ai t » in-

°ante menstruo profluvio , sed maxime eo definente , verùmfrofluente adhuc potiìts quàm aresaClo (44).

■r. v ^ ).C? qu’elle l’en récompensa magnifiquement. ]

écoutons Mr. Patin (45). " Quelques-uns parlent du Roi” d Angleterre qui a épousé la Princesse de Portugal : il la" yeut répudier à cause de sa stérilité , comme eút fait» Henri II à fa femme Catherine de Medicis, iì Fernel ne" yen fût heureusement mêlé, de laquelle par une insigne» libéralité il recevoir chaque fois qu’elle accouchoit dix» mille écus , à ce que dit Louis d’Orleans, en sa plante» humaine (46) Le comm e de cet Auteur est plus justequ il ne pensoit ; car ce qu’il raporte du dessein de Char-es II Roi d’Angleterre est une imagination des Nouvellis-es qui n’avoit aucun fondement; & nous aprenons de Bran-tôme que Catherine de Medicis se fit tellement aimer du RoiJ on beau-pere , CT* du Roi Henri Jon mari, que demeurant dix. an s sans produire lignée, il y eut force personnes qui persuade-• r ent au Roi cy à Monsieur le Dauphin de la répudier, car il é-to s t besoin d’avoir lignée en France , jamais ni l’un ni l’autren y voulurent consentir, tant ils l’aimaient (47). Voiez en mar-Sy 1 Observation que j’ai faite sur le Passage de Gabriel Nau-I e : elle montre que Louis d’Orleans parloit d’une chosedont il n’étoit pas bien instruit.

. Voilà ce que je disois dans la prémiere Edition : j’yajoûte présentement deux correctifs : l’un est qu’il y a desmrvres q U ; font ment i 0 n de ce dessein de Charles II ; l’au-tre e st que Catherine de Medicis fut quelquefois dans decruelles allarmes, d’où l’on pourroit conclure que son beau-P £re & son mari ne parurent pas toujours éloignez de la

pensée du divorce (48). Voiez la Remarque (o) de l'ArticleM a r o T.

(Mj Nous rassemblerons . les fautes de quelques Au-

teurs. ] Celles de Mr. Moreri sont en petit nombre. II ditque Fernel a vu que les Livres qu’il avoit donnez, au publicètoient les seuls qu on expliquoit dans les Univerptez de Méde-cine , c 7 ceux qu on y préférois à tous les autres. C’eit un desplus grans mensonges qui ait paru dans un Livre. Ce queSte. Marthe assure ne mérite qu’à grand’ peine d’étre cru :jugez ce qu’on doit penser des hyperboles monstrueusesdont Moreri l’a couvert. Voici les paroles de Sainte Mar-the (49) : Cujus (Fernelii) admirabili genio id contigit, quodà multis seculis nulli quamlibet erudito contigiffe memini, ut ip-so vivo atque vidente opéra qm de unìverja Medlána scripsitinScholis publice legerentur : ejusque auHoritas veterum scríp-torum instar apud optimum quemque rei medica magistrumgra-vijstmi estes ponderis cr momenti. Les fautes du Sieur Bullartfont en plus grand nombre. II dit que Fernel se résolut un peutard U se mettre Jous la discipline de Jaques Strebé pour apren-dre les principes des Sciences (50). Cela signifie deux choses,l’une que Fernel commença tard ses études, l’autre qu’il lescommença fous Jaques Strebé. La premiere de ces deux cho-ses est très-véritable , selon Plantius dans la Vie de Fernel :mais la seconde est très-fausse; car Fernel avoit déjà ensei-gné la Philosophie dans le College de Síe. Barbe , & reçule bonnet de Docteur en Médecine > lors qu’il lia commer-ce avec Strebé. Ce commerce consistoit dans une instruc-tion mutuelle ; chacun enscignoit son camarade , & enétoit enseigné : Fernel enseignent les Mathématiques à Stre-bé , & aprenoit de lui à bien écrire en Latin (51). Mr.Bullart croit à tort que Henri II étoit Roi de France pen-dant que fa femme étoit stérile. S’il avoit consulté Bran-tôme, il n’auroit point dit que ce Prince de la ré-

pudier -. & s’il avoit consulté Louis d’Orleans , il n’auroitpas dit que la Reine donna dix fois à Fernel un présent dedix mille écus (;z).Raportons les paroles de Mr. Bullart (53);Cet F.sculape Trançois usa fi efficacement de la connaissance qu ilavoit du mal, ct 1 du remede qu il y falloit apporter, qu il ren-dit la Reine seconde en la délivrant de la suppression de ses pur-gations naturelles : en fuite de quoi elle eut cinq fils, cr cinqfilles ; à la naissance de chacun desquels enfans elle donna dixmille écus à ce savant homme. On su p ose faussement (54)qu’après que Henri II l’eut retenu près de sa personne enqualité de son premier Médecin,z? l’eut mené par tout avec luicomme le conservateur de fa santé ..., il lui donna le loisir demettre en ordre les Ecrits qu il avoit composez sur la Medecine,p- les moyens de les faire imprimer. Lisez la Vie de ce savanthomme, vous trouverez qu’il ne composa qu’un Traité desPievres depuis qu’il exerça auprès de Henri II la charge deson piemiei Médecin: vous trouverez même qu’il mourutavant que d achever ce Traité.

FERON (Jean le) Avocat au Parlement de Paris, étoit de Compiegne. II avoitplus de soixante ans en i f64-, & il mourut fous le Régné de Charles ÍX. II/a lun ces plus di-ligents & des plus curieux hommes de France pour la recherche des Maisons nobles , C5 des moines (« ),comme il le montra par plusieurs Volumes , dont quelques-uns furent imprimez {J). Les per-sonnes de bon goût les méprisèrent, à cause d’une infinité de fictions & de puerilitez dont illes remplit {B). Mr. le Feron, ancien Prévôt des Marchands a Paris Sc Président aux Enquêtesau XVII siécle, étoit de cette famille (b).

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(A) Jl fit plusieurs Volumes , dont quelques-uns furent impri-II publia à Paris,en 1555, chez Vascosan , Catalogue des^“nneflables, Chanceliers, Grandmaistres ,Admiraux, CV Ma-re shaux de France, zr des Prevofts de Paris, contenant leurser e£lion s çy eftablistemens, le temps zzr exercice de leurs estais,^station zv variation d’iceux , leurs noms, surnoms, Seigneu-ries e_r armoiries blasonnecs : ensemble un abrégé de leurs saisis',lr j folio (Q_ L^ même année il fit voir le jour à son Trait-de la primitive Institution des Rois, Héraut s,esc poursuìvansd armes, à Paris, chez Maurice Menier, in 4. Quant à sonhistoire-Armoriale réduite en IZ Volumes contenant les escus-J° n s, bl a s ons , noms , surnoms, qualitez, ZV mémoire perpétuelle,des Rois, Princes, Seigneurs, Gentils-hommes zr Nobles deplu-J, f !irs Royaumes Chreftiens U* infidèles, V principalement duR °yautne de France & à plusieurs autres Compilations de

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nature. La Croix du Maine remarque qu’elles n’é-

■ pas imprimées (z). m hrïférent, à cause

,, (L) . . . Us personnes de bon goût u Nous av0 ns

d une infinité de fiaions . . • do»í » “V Coureur en pensoit,f fait conoître ( 3 1 ce que Mr. }c Ubour ^

^ nous allons citer un Passage 6 F-î Avocat (4) ) ss ul

trouve dans une Lettre qu’il éami a 0 j r i es . ” Bien

travaistoit à un Ouvrage d’Escuffons&t â

„ vous diray-je , qu'entre ceux qui s’en font m estez, le Fe-» ron, duquel m’escrivez, s’en voulut faire croire par dessus„ tous. Je vous en parlera y comme d’un homme que j’ay„ de fois à autres fréquenté fur mon moyen âge. II estoit,, un ancien Advocat en nostre Palais, qui ne fit jamais„ grande profession de fa charge (5) , ains seulement de,, blasonner les Escussons & Armoiries , comme mesmes„ vous avez peu voir par quelques Livres qu’il fit impri-„ mer fur celte matière. Et nenntmoins il n’eut jamais la„ plume lì desliée , comme quelques-uns qui luy ont suc-„ cédé: Car pour vous bien dire, il ne mandia pas l’usage„ des Armoiries, ny des guerres , ni de la noblesse , ains„ dés le commencement de ce monde : Voire assigna à„ nostre premier Pere Adam les siennes. Si vous me de-„ mandez quelles ? (festoient trois feuilles de Figuier. Et„ comme je luy demandasse , pourquoy il les luy avoit>, attribuées , il me respondit, que c’estoit pour autant» qu’après avoir mangé du fruit de science , Adam s’es--, toit couvert les parties honteuses d’une fùeille de Fi--> guier. Et fur ce pied il battit quatre ou cinq gros to--> mes en grand volume , figurez selon son opinion. Cu--, riolìté que j’oze aussi tost appeller inexcusable cnmnJ» inespuifable (6) '

(4S) Voter,U' Nouvel-les *ie la Rc-pubiiquedes LettresFevr. l7co %

M* 196.

( 45 ) TnBlogiis,

Ltbr. /, pag;m. zr.

(50) Bul-lart, Aca-démie desSciences,

Tom. II t«Z.

f 51 ì DamStrtbetus kFernelio M(t~tbcmaricamr»disciplina-rum , Fcrne -

lÌUS Vid jji'/t À

Strebceo poli-tioris litera -tura sognitio-nem & gra-vem plénum-<jue orationisstylnm acci -pìt j intégrantbiennium exi-gitur. rian-tius, mVitaFernelii.

( S i) Voiez. ci-defus, T{e-marque L) fCitât. (46)-

(n) Aca-démie desSciences,Tom. H,pog. 8j.

(54) Bullart,là-mimc.

O Tiré deLa Croixdu Maine,f. rrr, ziz.

(i>l MercureGalant,Fevr. 1703 ,pag. 3 S.

( 5 ) Voiez leiOpusculesde Loisel,pog. S2S.

(6) Pas-quier Let-tres , Livr.XIX, pog.

4$ S d* tl

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