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Tome second. C - I.
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F E R R I E R . 1

^'«‘catoìre

‘V- 1614.

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fus Perrier se fit pourvoir d’une charge de Conseiller au Présidial de cette ville : mais il s’éleva untumulte populaire contre lui, qui donna lieu à son changement de Religion (D) : après quoiH s’établit à Paris, où il tâcha de faire fortune. 11 publia en 1614 (e) un Livre de Controvcr-se fur la Dispute de l’Antéchrist. Le Roi se servit de lui en plusieurs actions d'importance -, & fan162.6 il lui commanda de suivre sa, Majesté au volage de Bretagne , où elle l’honora de fêtai deConseiller d'Etat & Privé (f). Le Cardinal de Richelieu l’honora de son estime particulière (g).Perrier au retour de ce volage fut attaqué d’une fievre lente, qui empira de jour en jour. 11 enCourut le 26 de Septembre 1626 (£), & fut enterré dans l’Eglise de St. Sulpice fa paroisse (b).P donna de grandes preuves de fa Catholicité les derniers jours de fa vie (F ), ôc fît promettrea tous ses enfans qu’ils vivroient Sc qu’ils mourroient dans la même foi (G). Je ne faurois bien

dire

(h) Mcrco*re François,Tom, Xllyp*g. 45-r>.

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un homme qui trahìífoit la cause commune. Les Ministres qui les de sortie. Représentez vous Ecdesostiqae,

*'y it^fZ!s,Jíttc W sJez de leur complaisance; z? les qui se soit fait un pu.ffant ennemi entre ses Cont, e , e ^^

Memomes qu’ils s Lient chargez, de présenter pour sa justifie*, pourra ^" à arnver q^ ma^r ^i 1 Commu-t,on . furent traitez, de calomnieux. Man pane qu on vu b,en tique. a ccE d’Uctérodoxie; puis on di-

que terrier n en demeureroit pas là, o 1 qu aiant les Magistrats mon - . .. . , s ecretes intelligences avec s ennemi ;

dans ses intérêts il se maintiendrait dans son Ministère, dont on ra quil “ mal intentionné contre l’Etat & ca-

l “‘ avoitpas interdit les fonctions, on lut déclara en aggra- qui est peàuaire. mat m entionne scs pa .

^ant quil en étoit d'es lors suspendu , fil nobhstoit % Nean- pable d nifccter^ on_ je J e J“ra L»

trare, Cou-traìo lesd’entrei.

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^toins, parce qu’on ne vouloit point le pousser à bout, lesynode l’envoia à Montelimar , à la place de Charnier quia Uoit être Professeur en Théologie à Montauban. FerrierPrit alors d’autres mesures (9) : il se fit pourvoir d’une char-S e de Conseiller au Présidial de Nîmes, & y fut installénonobstant les opositions du Consistoire , qui ensuite deplusieurs procédures l’excommunia le 14 de Juillet 1613.Nous verrons dans la Remarque suivante les désordres quiMurent de là par une émotion populaire.

(D) XJn tumulte populaire . . . donna lieu à son changementde Religion.] L’Auteur du Mercure François a décrit iescirconstances de ce tumulte. Les Adversaires de Ferrier ,•dit-il (10), le voiant reçu Conseiller au Présidial, l’excom-munièrent à leur mode , z? excitèrent la populace de Nismes àluy courir fus comme il voudroit aller au Présidial, ou quil enfetoumeroit. Du Ferrier averti de ce deíìéin ne laissa pasde se rendre au Présidial avec le Prévôt le 14 Juillet 1613.à y allant il ne rencontra personne ; mais à fa sortie pensantretourner à sa maison , il trouva ses adversaires avec la popu-lace qui s’entredisoient en le démontrant de la main,y z ge lou,v_ege lou, lou traître Judas : puis commencerent à luy jetter despierres, & à le poursuivre en intention de le prendre; mais ilse sauva chez le Lieutenant Rozel. Fafihez de ce quil eftoit

dessus U T{c-marque (£)de F^ArîideAlCI A T

(Jean raul)i

rens mêmes isoleront le voir : il fera contraint, voiant queson Ministère n’est plus en édification, de chercher ailleursde l’emploi. Mais où ira-t-il ì Les Lettres de ses Adver-saires vont plus vite qu’une famille : il ne sautoir aster dansun lieu où il ne trouve qu’on l’a déjà diffamé (16): ainsi, (1 6 )Voìk.c{-après avoir transporté ses tabernacles en divers lieux , fans J - rr “' r °—avoir pu dissiper les préventions Lc les jugemens témérai-res , prêt à se voir réduit au dernier denier , & ne sachantde quoi subsister, indigné d’ailleurs qu’il soit si facile à deuxou trois clabaudeurs de préoccuper tant de monde, & con-cevant mauvaise opinion d’un Parti qui se laisse si aiiementeffaroucher, il se jette entre le bras d’une autre Eglise. Etc’est ce que ses ennemis cherchoient: ils font alors au com-ble de leurs souhaits ; rien ne les désole davantage que devoir que ceux qu’ils ont accusez & diffamez , ne confir-ment point l’accusation par leur sortie (17). Voilà une es-pece de dragonnade , non pas pour contraindre d’entrer,mais pour contraindre de sortir.

(E) Il mourut le 26 de Septembre 1626.] L’erreur deceux (18) qui mettent sa mort au 27 de Septembre 1626 ,est bien petite: ceux (19) qui la mettent à Tannée 162;,errent un peu plus.

(P) Il donna de grandes preuves de fa Catholicité les derniers

(17) Votez d-dépits la 7{e-tnarque ( 1Qde PMrticleAiSauld(Antoine)Doft. deSoibonne.

efchappé, ils allerent à fa maison, la saccagèrent, vr bruflerent jours de sa vie.] On publia un Livre intitulé De l'heureux

deélinvìt L . j. r.. _/:_ t _ _ _ o_ 1 . J J .1 „ • ,». _, . __».i j. - *.

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devant la porte plusteurs de ses meubles CV livres. Le 15 & le16 Juillet ils furent ausst saccager ce quil avoit aux champs ,ZSParracher ses vignes, ce qu ayant faict ils retournèrent à Nismestenans tous des Iceps de vigne, CT* des arbrisseaux du clos de duPerrier. II trouva moien de se sauver à Beaucaire ; aprèsavoir été enfermé durant trois jours dans un sépulcre ( 1 r ).Ferrier assure (12) qu’il fut à demi asstunmé à coups de pier-r f s , & qu’il n’échapa que miraculeusement des mains de trenteEltafiers du Consistoire, qui par serment s'eftoient obligez, de letuer; que fa mere aagée de 60 ans , veufve z? fille de Ministre,eftoit morte par l'horreur de ce triste spectacle , durant lequel el-le fut cent fois menacée par ces ajfajsìns d’estre bruflée toute vì--ve ; que deux petits enfans furent arrachez, miraculeusement dus eu ' f ar f a "f con ^ uíte ^ es Magistrats qui surent menacez, de

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trépas mort du Sieur Ferrier , où Ton conte ce qu il ditquand le Prêtre lui porta la communion 6c Textréme-onc-tion &c. Le Mercure François (20) a raporté plusieurschoses contenues dans ce petit Livre : j’y renvoie le Lec-teur; mais je mettrai ici deux de ces choses, parce quel-les servent à réfuter quelques méprises. ” Le sainéì Sacre-„ ment arrivant en fa maison , Mademoiselle du Ferrier„ sa femme, estant à genoux assez prez de son lict , s’es-„ cria, Ha mon Seigneur, je ne fuis pas digne que vous entriez.,, en ma maison luy atteint au vif de ces paroles luy dit,,, Helas m amie, que celuy qui vous a mis ces paroles en la„ bouche vous imprime à jamais son amour zysa croyance dans,, le cœur (21) ”. Cela montre clairement que la femme„ de cet Ex-Ministre n’étoit plus de Ta Religion ; & qu’ainsile Feuillant St. Romuald, & après lui le Dominicain Da-vid l’Enfant, se font trompez, lots qu’ils ont dit (22) quedu Ferrier ne put persuader à sa femme de íimiter, ce qui n apas empêché qu ils rìayent vécu en bonne intelligence ensemble.

(iS) Fiertéde St. Ro-muald , U P.L’Enfant,Mr. Moreti,ire.

(19) Le P.Jacob, Bi-blioth. Foit-

tifica,

.549. Konig,Bibiioth.vet 8c no-va. Hennin-,ges Wïtte,in DianaBiographi*co.

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mors par ces Zélateurs enragez ; que fa pauvre femme enceintede 9 mois fut batue de coups de halebarde; que fa belle-mereaagée de prés de 80 ans fut traitée avec la mefme inhumanité ;que tous ses meubles furent brustez devant leur Temple, la plus

grand part de ses livres z? papiers pillez ou brustez, tout le Un peu avant que de mourir il -dicta son Epitaphe en ces f uiv -meilleur de son bien emporté <& ruiné; que les Arrests donnez termes (23) ; Hic jacet Hieremias Perrier, qui anno Domini ( 2 rl Là-ml-par la Chambre de l’Edit de Castres , t? par les advis de tous 1613 Catholicam Apoflolicam z? Romanam fidem firmiter am- ™s,p‘g.*97.tts Juges de la Religion Prétendue Reformée,condamnèrent à la plexus, ad extremum usque vit a spiritum firmiter retinuit. Ce-roue ou au gibet 17 de ces pauvres misérables, qu ils avaient ci servira à réfuter Mr. Moreri.

J13) obligez, à le tuer par l’interest de leur Religion, & en leur (G) . ... V fit promettre à tous ses enfans qu ils ....ífametant le Paradis par le moyen d'un acte fi détestable. Ce mourroient dans la même foi.] Comme il dit dans la Prc-i r.fst 1 c,ermer trait a tout l’air d’une imposture, & d’une atroce ca- face du Traité de T Antéchrist qu’il a une grande famille furf torte, OUlnie. Les antres rtenvenr .1 .m’ ir íìiír.r./1-c. im, 1 -.* tnetÍAi

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(20) Mercu-re François,Tom. Xíl,Paf. 496, é*

^22) Voicz,

^Histoiregénérale detous les Sié-cles,/Mr leDavid

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«lez qu’en aucun pais, qu’en aucune forte de Religion, laPopulace mutinée ne garde point de mesures. Ferrier reco-Ti . 01t Ni-même que les Juges de la Religion opinèrent au su-P ice de 17 de ces mutins. II ne me reste pour achever leomnientaire de mon Texte, qu’à dire que Ferrier pré-end que toutes ces violences surmontèrent Y obstinationl ec laquelle il résistoit à la lumière. C’est, dit-il (15),a reproche ordinaire des ennemis de mon salut ,Que je fuis Ca-rolique pat force. Il est tres-vray : zsr je l’advoue. Dieu m aje\ Ce f C £ race con tre ma volonté, lors que je luy refiftois , quef . e fuyois , ct 1 quefavois en horreur le salut quil me présen-sts, Ma vocation a este violente , parce que mon obstination enf re fi e estait fort grande. Ainfi pour sauver les persécuteurs

né aspres ennemis de ï Eglise, U a falu que Dieu ait ton-

q u "ii Cle j ù ait esclairé, quil les ait abbatus par terre,ZIPL‘ , es ait aveuglez par fa main puissante. II prétend doncjç. es , maux qui lui furent faits rompirent les liens qui^ en . 0ient attaché à, THérésie, & le menèrent à un autreduisit*?’ àst-à-dire' au Cardinal du Perron, qui l’intro-tisseur d S le gÌron de IFglise. C’étoit le grand Conver-

soi Romaine, Et vous , ma fille , qui avez eu ce privilège parfus vos freres d’avoir esté baptisée en /’ Eglise, ne me le promet-tez-vous pas auffì (24) ? Mr. Patin a parié de cette fille. LeLieutenant Criminel est ici fort malade; fa femme qui est Me gé-ré l’a batu , enfermé dans fa cave : défi une Diablesse pireque la femme de Pilate: elle est fille de Jeremie Perrier, jadisMinistre de Nîmes, révolté. Voilà comme i! parle dans uneLettre du 25 d’Août 1660 (25 ). Aparemment i] parie auíRd’elle lors qu’il dit ailleurs (26) ; ” On ne parle ici q Ue dumassacre de Monsieur Tardieu Lieutenant Criminel fVde fa femme ; les deux assassins ont été pris incontinent . . . - Tout le peuple va comme en procession {TEglise St. Barthelemi y prier Dieu pour Tame demalheureux Lieutenant Criminel, & de sa m;r ufemme, laquelle étoit si énormément avare ou’ !, era , evoit ni valet, ni cocher, ni Drvante. Kjl« e - n a ~

se servir eîte-même pour épargner soti nain R O t mi ™ Sa fait un grand service dans Saint RartLuL'- ’ ' ' 0,1Monsieur le Lieutenant Criminel 8c fa fenfm* pour . fe j?elle n’avoit point d’ame que deviendt^ *? me ’ n ’ als

car pour les cierges ils font brûlez & ”s Ces pr,eres -• - t-... t?...... ^. . 7 UJez ,« consumez (27 ) ‘

(23) Mercu-re François,Toi». Xll,P‘g. 999 .

( 24 ) Lk-rnt-

me,pog. 4 jS.

(25) C'eflUCXCVI, 4U page.n s

du UTome .

(2<í) LettreCCCLXVI,pag. 9 s duIII Tome,datée du zd

Moût j 66s.

( 4 ?) LettreCCCLXVI/,,pag, 99, dattedu r o Sept.lííj.

t A :~ 9 e . tyms-là. Teremie Ferrier fut tué par des laquais qu’il vouloit , -■> Tournai

commeu* * C1 ftns avoir etl vue aU Ì Utl ^ part,cul ’ er bêcher dl frapper le sienVom Pierre de Saint Romuald (28) cJolol. 8c

T ÈTr Z l E C °y M f ìm ' Contraivi.es DEM- ùiort sous le 23 de Février 1638. Voila une Historique.

P O M L 7/ ut c e même un Compelle exirt , c o n t r a i n marque ccuo N n R famille