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Tome second. C - I.
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FRANÇOISE. FRANCUS.

(S) H' l't

CGrU'TAXCCTSLÇcent. ríBfH-xí. Nam qu *in deliciis est yvivens mor-tua est • Epist.ad Timotli.l, Cap. V yVers. S.

(9) Me-

lanchth.Rdponsioad irr.piosarticulosBavaiicsInquííìtíoíi.^An. XXVI,soli» m. H. 2.

fa) Tiré icSeckendoif,Hist. -Lu-theran. Libr.III , pr-f,.

268, 269.

(b) Crenius,Animadv.Paria XI,

t a S-

(c) Pag. m.74S.

(d) Quiahomasait dedilusSvjtnckfldiipbantafúsidta mirafubiode ad-miscct. Kec-kerm. deHistor. pag.lo 9.

ft) Femme duJ\oi Cbrifiim

III.

(i) Secken-dotf Hist.Lutjieran.I-ibr, m,f*i- S 9 j , col.1 » ad ann.

I 54 Í.

fo8

J’ai enfin trouvé dans Volarerran les paroles qui ont donné lieu à-Vignier de faire men-tion de ce fait étrange. Le public en a été averti, & a pu conoirre que cela ne disculpe guerecet Ecrivain (C).

bat. La pensée seule , l’imagination , une brûlure repous-sée, sont un état de saleté, & un objet qui ne fauroit plai-re aux yeux du Législateur, ni à ceux de ses saints Anges.Les paroles de St. Paul (8) , qui lignifient selon la plupartdes Versions , que la veuve qui vit en délices est morteen vivant , doivent être autrement expliquées lì l’on encroit Melanchthon. L’Apôtre ne veut point dire que laveuve qui aime la bonne chere , le jeu , les promenades,& tels autres plaisirs du monde, a perdu le Saint Esprit , &la vie de la grâce ; il veut dire que cette mort spirituelleconvient aux veuves qui font exposées aux brûlures de lachair, & il n’entend point une'tentation qui les porte jus-qu’à l’accomplissement du désir , mais des tentations quidétournent l’ame de penser aux choses célestes, & qui Im-pliquent à des images impures. Voici les paroles de Me-lanchthon: Accusât Paulus Mas mulieres non levibus verbis:Pruriens viva mortua eft. Nam vocabulum o-rraruXaTst propriepgnificat prurientem, quod plus est quàtn appetere delitias cibo-rum, fed est habere incendia libidinum, c/raé™? cutem signifi-ent, G'TrccTí^Êív, (t/Tístíç t/aasív , vellicare cutem , feu titilla-re, <rnr*ríM pruritus feu titillatio cutis. Deinde xaratt-gwiZs,jignificat turgere feu difiendi faginatum zr tumefattum effe con-tra Christum. His infignibus verbis multi turpes motus pugnan-tes cum Castitate fignificantur. Hac falacitate dicit veram fidemexpulfo Spiritu fanfto extingui. Hac est nativa pgnipeatio ver-borum Pnuli (9). Qu’est-ce que c’est que combatte cestentations ? C’est souhaiter de n-avoir pas des désirs & desmouvemens impudiques ; mais vous les avez cependant.Le plus sûr donc est de se réduire dans un état à n’avoirpoint ces désirs. C’est ce qu’auroit fait notre Françoise,

si Vignier raporte une Histoire véritable ( 10). ,

(C) J’ai trouvé dans Volaterran les paroles qui ont donnelieu à Vignier de faire mention de ce fait étrange : • ceííl

ne disculpe guere cet Ecrivain .] On a vu dans une Lettre,que j écrivis le 6 de Mai 1701 , 1’éclaircissement que toutceci demandoit. Prenez garde, je vous prie, Monsieur , ce íontles termes de ma Lettre (11) , que je n ai pas accusé Vignierde citer à faux Volaterran , f ai seulement dit quaiant cherc/iedans Volaterran par tout où la Table des Matières qui n estguère bonne, Lc la distribution des sujets , avoient pù meservir de guide , je n’avois pù rencontrer ce passage-là. st 01 *?m avouez vous même que jusques ici vous avez feuilleté inuti-lement' le gros volume de cet Auteur, mais vous ajoutez q i!tvous ne laijfez pas de croire que Vignier y avoit lù ce qu i ra ~porte. Vous avez raison généralement parlant ; zr je fuis bieXaise, tant pour votre fatisfaílìon, que pour celle de tous mes Lec-teurs , de faire savoir ici au public, qu en cherchant il y a deuxjours une autre chose dans Volaterran, je tombai fur celle-lù.Elle fe trouve au livre 21, à la pag. 810 de íEdition de Franc-fort 1603 , à ïendroit où il fait mention du Pape Urbain f-C’est lù que l’on trouve ces paroles : Quam (Catharinam Virgi "nem filiam Brigida) Julius jamjam in catalogum referre un®cum Francisca Romana matrona statuit, qua; & ipia sub E u *genio claruit prodigiis ac sanctitate : voluptatem inviti coitusardente supra vulvam larido reprimebat. J’ai raportè dansmon Diâìionaire, pag. 12.86, la Verston Françoise que Vignierdonne de ce passage (11). Examinez bien ma Critique , nionsla trouverez juste-, car il eft bien vrai que Volaterran remarqueque Jules II avoit dessein de canoniser cette Dame, mais nonpas qu il l’eût canonisée, zrc.

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FRANCUS (Sebastien) Anabaptiste au X VI íïecle, publia plusieurs Ecritsremplis d’erreurs que les Luthériens réfutèrent. C’étoit un vrai fanatique. II enfeignoit quetous les péchez font égaux, Lc il renverfoit Pautorité de l'Ecriture; car il soutint qu’il fàloitchercher les suggestions du Saint Esprit, fans s’attacher aux paroles révélées. II croioit aussi qu ela vraie Eglise est un amas de plusieurs Sectes, Sc que les Papistes n’y étoient pas moins comprisque les Protestais. Les Théologiens de la Confession d’Ausbourg, assemblez à Smalcalde Pan is-j.o,chargèrent Melanchthon de réfuter les rêveries de cet homme-là, Lc celles de quelques autres fa'natiques (a). Le même Francus publia un Livre très-fatirique contre les femmes, qui fut réfu-té par Jean Frcderus, Lc par Luther (xi).

Ajoutons qu’il tira des conséquences fort étranges d’un Axiome de Servet touchant la pré-sence de Dieu 3 car il prétendit que non seulement les bêtes, mais aussi les créatures inaniméesparticipoient à une ame générale qui ctoic divine. Le Sieur de Saincte Aldegonde, qui m'a-prend cela, souhaitoit qu’on examinât profondément le principe d’où ces conséquences étoienttirées (B). Observons qu’il dit que Francus étoit Allemand, mais d’autres le font de Woer-den ville de Hollande (b ) : on le surnomme Wenlenps dans l’Epitomc de la Bibliothèque de Ges-ner (c), & l’on y donne le Titre de plusieurs de ses Ouvrages, entre lesquels il ne faut pas ou-blier une Chronique Allemande où il mêla bien des choses prodigieuses (d). Quelques-uns, t/ 1

(A) Il publia un Livre t fie s-satirique contre les femmes, quifut réfuté par J. Frederus, z? par Luther .J Jean Freder fitun Dialogue du Mariage pour réfuter cette Satire de Fran-cus , Lc le dédia à Dorothée Reine de Dannemarc (1),dont il fit un grand éloge. Luther mit une Préface au de-vant de cette Réfutation, & cria bien haut contre Francus.II dit entre autres choses que c’étoit un médisant , qui ra-massoit les ordures du genre humain , & qui en faisoit desrelations impudentes. II le compare aux mouches , &c.Mais il vaut mieux que je raporte les propres termes del’Auteur qui me fournit tout ceci. Oppojìtus ille (Dialo-

gus de conjugio) est maledtcenfu Sebastiani Franci.

aua fxmininum fexum edito libella proterve infestât u s est. . . .Lutherus in pr&fatione fatetur , fe Francum hominem pefstmumrefponfo indignum judicaste,certum,quod feripta ejus lucem hauddiu pnt latura , cum non nifi fatyris zr convitiis indulgent, zTaliorum detegat z? exagitet vitia , illitasque turpitudinum illa-rum inverecunda relatione chartas mundo obtrudat ; Comparateum cum muftis z? vefpis, qu& fœdijstma qu&que pervolitantes<y perrepentes ,postea inquinats. z? foetentes ,nafo, oculis ,genis,ZX labiis hominum impudenter inpdere velint. Taxari qutdemmérita vitia etiam ù piis dotïoribus,fed non cum petulantta autinfultatione, aut quod delefíentur in eorum enarratione , fedut odium fagitiorum excitent , z? viam ad emendationem os-tendant (2).

(B) Le Sieur de Sainâte Aldegonde . souhaitait qu’on

examinât les principes d’oìí ces conséquences étoient tirées.] Li-sez une Lettre qu’il écrivit à Théodore de Beze l’an 1566,vous y trouverez ces paroles : Sebaftianus Francus homo Ger-manus qui mirtpca hujusmodì portenta congejpt in suas farragi-nes , ac in primis in eum, quem Paradoxa inferippt, librum,Axioma illud Serveti de Dei reali vel estentiali in omnibus ZTrébus zr lacis pr&fentìa ìta urget,ut ex eo colligat non modo brû-las pecudes, fed ipfa etiam corpora inar.ima , tamen anima qua-dam commum atque divina vel c/ilef ì vegetari, qua nipfalloret Virgilio mundi fpiritus, ab hoc verbum tnternum, fermo fpi-ntus , lux, gpotentia, vis, ac denique Filius ipfe Dei nomina-tur. E.am cum hominum omnium animas communi quadam vifovere , tum pr&prtim inpiìs virjs facultatem quandam praci-

puam ac pngularem exerere. Eòque recíì illos vel Deos vel cesfe deìficatos appellari. Gjuo fenju vult Christum ipfum dici f 1 'lium Dei, cui Socratem ac Mercurium Trismegistum , alìosqsthujus farina nonnullos , tanquam aquales ac focios adjungd-Ejus infinitas blasphemias fiat itérant quidam refutare, pi b° lunum eos remoratur, quod haud fatis tllis conftare poffit quii Pprimo illo axiomate Servetico ex quo citera omnia manant,J 1 ’judìcandum. Mihi cerfe haud dubium pt, quin ex eo tnnn"non modo f alfa , fed prorfus etiam impia confequantur.nequeJoannesCalvinus neque ex veteribusjquod quidemfii* tl> 'quispiam argumenta ad illius ippus refutationem fuppeU^fGjuinimò vero veteres illi Theologi videntur mihi pnfentintn 1lam reahm Divim effentii in immenfum plerunque extexiv

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(z)- Je laisse ce qu’il dit ensuite, & qui montre que lâ eO p*f.trine ordinaire de l’immejifité de Dieu l’einbarasiòit, & ^ £>lsembloit propre à fomenter beaucoup de chimères. J e ssparle point non plus de ce que Beze lui répondit (4 )} 111 'je dirai en passant que l’opinion des Théologiens q u ‘ P?L Sque l’eslènce & que la substance de Dieu est répandue dtous les corps est sujette à mille difikultez. Les Ca rt f:” .le font voir très-clairement. Voiez ce que Monst- p 1 rchius (5) observe contre Suares , qui a tâché d’e*P “?\ •comment Dieu peut être présent dans les espaces jmpSj. jres. Mr. Arnauld censura ainsi un Ministre qui s’étoit 1de l’Hypothese commune pour prouver par un Arg ulad hominem qu’on pourroit adorer le marbre (6). Le Mw ,répliqua beaucoup de choses, & entre autres celle - aque la Théologie de Vasques , selon laquelle toutes le> . fUses inanimées zr fans raison peuvent être adorées f arce< \! t ' j j tri t,

1 st dans toutes les créatures par son essence zr qu’il les j 0 - 1 , ^est horrible, mais qu ’elle n est point du tout i érai s 0 !fst n fon'mal liée avec ses principes ... ; que ” Vasques ( )

„ ne divinement au sujet de l’homme selon le prxneiP 1 '

„ son Eglise , pour prouver que l’homme qui est •

„ image de la Divinité peut être adore du meme ® lS,, doration par lequel on adore Dieu (8) . 11 ne L in)s’étonner après cela que le Sieur de Saincte Aldego s 0 p-craignît les mauvaises suites de la doctrine de Servtées par Sebastien Francus.

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