F R O I S S A R D. FRONTON.
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assurer que Jean Sleidan ait traduit Froissurd cn Latin (C).foont indiquées dans la prémiere Remarque.
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11 a fait quelques autres sautes, qui
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La Popeliniere accuse Froisiard d’avoir donné trop de louanges aux Anglois (*) , & de n’en hì ft.uir.
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Metli. Hist. Cap. lV, pAg. r»- 5 L
avoir pas donné assez aux François, parce que ccux-ci ne paioient point ses labeurs, & quil re«voie des autres un bon apointement (r).
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' ^ de moralité, lesquels Sire Jean Froìffard Prestre cy Chai-
> none de Canay , t? de la nation de la Comté de Hainaut cy
> de la vilU de Valentianes, a fait diéîer cy ordonner à Vaide' de Dieu cy d’Amours, à la contemplation de plusieurs No-
> oies cy vaillans , c T les commença de faire fur l'an de gra-
> Ce 1361 cy les cloifi en l’an de grâce 1394. Le Paradis d’A-
> mour, l e Temple d’Honneur, un traité oh il loué le mois deMay, la fleur de la Marguerite, plusieurs Laiz. amoureux,Castor ailes, la Prison amoureuse, Chansons Royalles en l'hon-n . eHr de nostre Dame , le Dièìé de l'Espinette amoureuse, Ba-lade, Virelaix , cy Rondeaux, le Plaidoyé de la Roz.c cy de laViolette Je vous ay voulu par exprès cotter mot âpres mot
c ss te lntitulation : d’autant que depuis ce tems-là, toute nostreconststoìt presque en toutes ces mignardises. La Liste de1 r - Ménagé est au II Tome de l'Anti-Baillet (6).j > c ) Mr. Moreri ne devoit pas assurer que Sleidan ait tra-hr!ì ^l 01 fl ar d cn Latin. ] Sleidan se contenta d’abreger Frois-de ■ comme cet Historien est fort diffus, 8c fort chargé^constances peu nécessaires, il s’est trouvé que Sleidaniant choisi que les choses qui peuvent servir, a réduit unS °s volume en un petit Livre à mettre à la poche. Je n’aise S R resentcn rcnt sous ma main cet Abrégé en Latin, je med * 1 r> n v âc la Traduction Françoise, pour citer un morceaue « Préface qui fera savoir à mon Lecteur la méthode deroiflard. „ Vrai est que le volume François est bien gros,» rnais j’oferoye asseurer qu’en ce petit recueil je n’ai laissé” aucune histoire qui soit audit volume digne de mémoire
» ou de cognoissance. La raison est, d’autant que l'Autheur,, déduit amplement chacune chose : & à vrai dire, il s’ar-», reste quelquefois par trop, 8c est fort redondant quand il„ deferit les appareils de guerre, les escarmouches, les com-„ bats de seul à seul, les aisaux livrez contre quelques lieux,
„ les propos & devis des Princes: d’autant, dis-je, que le„ récit de telles choses n’emporte pas beaucoup, j’ai estimé,, qu’il n’estoit aucun besoin de les insérer, m’arrestant à ce„ qui estoit le principal, & en quoi gist le profit qu’on doit,, attendre de celte lecture
§ (*) Je n’ai point remarqué que les Editions Gothi-ques de cet Historien, Paris chez Jean Petit, fans date, 8cchez Antoine Verard , Paris auíïï, & pareillement fans da-te , soient pour le fonds différentes de celles de Denys Saul-vage, Lyon 1559, & Paris 1574; mais celles-ci ne font nifideles, ni exactes, le langage naïf de l’Auteur ne s’y trou-vant même plus (*). Comme les François accusent Frois-sard de partialité pour la Nation Angloise, ils ont par ci parlà tronqué son Histoire, dont pourtant on garde un Manus-crit bien complet, 8c orné de belles mignatures, dans la Bi-bliothèque de Ste. Elisabeth de la Ville de Bieflau (J). Rbm.
Cri t.
11. justu
quintguAgeJim, non9 fuptriorîs feculi 4 nno Lugduni publicAvit , fod fade decipitur, dumcodex bic impojìuram detegit, dr Snlvagìi manu omnia qua adulte Gallica dispheebant ,deleta, t/ixque decimam Historia partent integram rdiclam este manifefium reddit. Got-Jeb Krantz , dans son Memerabilia Biíliothtca Elisabethan 4 Wratiílaviensis. Bieflau,
(*) Sorel,Biblioth. Ff.Ch. XI. pag.iKi édit. dtI6Í4.
(f ) Non ne -go magnantpidurarumelegantiameste : (11 s’a-git de ceMS ) Sedmajora bisfant, qitaanimummtum ajji-ciunt. PutatQrbit emdi -tus, se tex-tm/i Froijsar -
dì egrerièpostitirrc puentDionyjiusSalvagius,Hegis Henriel
FRONTON (Marc Corneille (<î), ) en Latin Fronîo , grand Orateur, fut choisia. cau.e de son Eloquence pour enseigner la Rhétorique aux Empereurs Marc Aurele, & LuciusV erus {b). Cela lui valut les honneurs du Consulat, £í l’érection d’une statue {A). La gra-vité fut le caraétere de son Eloquence ( B ). II avoit une grande érudition, St i\ entendoit par-jutement le Latin (c). II sc forma une Secte de ceux qui le prenoient pour le modele de la par-jstte Eloquence: on les appella Frontoniens (d). On peut prouver par une Inscription ( e ) quedescendans fuient honorez du Consulat. II n’est pas hors d’aparence que les Jurisconsultes du°tn de Fronto (/), mentionez dans les Pandectes, descendoient de lui> mais c’est fans aucuneP^uyc que Ion voudroit attribuer les Orateurs de ce même nom à l'Aquitaine, Lt en particu-r a l’Âuvergne (C). Quelques-uns veulent que notre Fronton soit le même que celui dont
Pline
l! ì Cap, XXVI3 Liïr. XlX, Cap. VIII , X , & XIII,
V U) honneurs du Consulat & ïéreélm f «ne statue !Voici un Passage d’Aufone quant au Consulat (i). Vnnanotht ampleàìenda est Frontonts ìmttatio, quem tamen Aug Jf ,c c °nsulatus ornavit ut praftélura nonS f d fonsulatus ÌU e cujusmodi ì ordmarto suffetlus, btm fJpatto interpafitus, \ n s exta a nni parte conjumtus : quarendumf ^i/tant’us JZ qmbJs confultbusà (?). Les paroles n ous aprennent que Pranto ne^sotConsul que pendant deux mois, c’est-a-dire, qu il ne fut quesubstitué au Consulat en la place de l’un des Consuls ordinai-res, décédé ou destitué deux mois avant que l annee fut ex-puee. Cela mettoit une grande différence entre 1 e bien aiue Marc Aurele, & celui de Gratien; car Ausone fut faitConsul ordinaire par Gratien son Disciple. Ce Poète craign.tstu’en faisant cette Remarque dans son Remerciment à Gra-ll , cn , il ne s'exposât à V Accusation de se comparer à Fronto ;e est pourquoi il prévint ingénieusement cette Objection. JeCite ses paroles, parce qu elles fournissent une preuve tant dela reconnoissance de Marc Aurele envers Fronto son Précep-
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qu’on avoit pour Fronto. Ecce aliud
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leur, que de l’estime 1
qtiod aliquis opponat. i n tanti te ergo oratoris fastigtum glo-nofus attollts. Cut talta requirenti respondebo breviter. Honme contendo Frontonsf ed Antonino prafero Graûanum (z).Raportons une autre preuve de cette même reconnoissance.Muitum ex his Frontons detulit cui cy statuam in Senatu pe-tm, (voila 1 érection de la statue) Prìculum vero usque adProconsulatum provextt ( 4 ). Puis quc Lapholin remarquestue Pioculus, lun des Grammairiens qui a voient instruit^ arc Aurele , fut élevé au Proconsulat, & qu'il ne dit point<!iie Fronto soit parvenu a la dignité consulaire, il faut qu’il
ignoré ce dernier fait: nous ponvons donc l’accnser d’u“On péché d omission. Snfinatpr
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Lilr. V, Cas.
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Lilr. VUI,
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K _ - - v Sofipater Charifíus cite une Lettre
stui rènd témoignage à la gratitude de Marc Aurele: Mihisatis abundeque honorum est quos mihi cotidiane tribuis. C’estfronto qui écrit cela à cet Empereur.
(L) La gravité fut le carafìere de son Eloquence.'] C’est cestue nous aprend St. Jerôme ( 5 ) '• èsí p ost %uintiliani acumi-ha t Ciceronis fiuvios , GRAVXTATEM Frontonis, cy lenita-tem Plinií alphabetum discerem. Macrobe en dit presque au-ctnt, quoi que d’une maniéré moins obligeante pour Fronto,c/r il ] ui donne pour partage l’Eloquence seche. QuatuorJ H »t généra àicenài, dit-il, coftosum, m quo Citer o domina-breve in quo Sallustw régnât : siccum quod Frontonsad fcriíitur : p mg ue Cy fioridum in quo Plwius Secundus quon-dat ” , cy nunc nhllo veter tm nnnor noster Symmachus luxursa-( 6 ). Sidonius Apollinaris donne une très-grande idée du
l J le de Fronto. Nec Fr ont amans, gravit atts aut pondaisMpulejani fulmen ■ — ' '
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squsparem (7).
(C) C est fant aticune preuve qu’on voudroit attribuer letOrateurs de ce nom à ï Aquitaine,cy à l’Auvergne.] SidoniusApollinaris dans une Lettre (8) à Léon Conseiller d’un Roides Goths (9), parle de cette maniéré : Suspende perorandi il~lud quoque celeberrimum stumen quod non folum gentilitiumsed domefticum tibi , quoique in tuum peélus per fuccìduatStates ab atavo Frontone transfundìtur. Cela ne prouve rientouchant les Frontons d’Auvergne, quoi qu’en dise Savaron,qui fur ces paroles de la XXI Lettre du IV Livre, Hinc avusFronto blandus tibi, fibi feverus, nous donne cette Remar-que: Fronto ex veteri illa Frontonum familia qui in arte Rhe~torica principem locum tenuere, quos fibi suos Aquitania jureveniicat, quantum ex 1 . z. C. de municip. 8c originariis licetcolligere, & ex epist. 3. lib. 8. Sidonii Apollinaris. Quandmême l’on pourroit prouver que celui à qui cette III Lettredu VIII Livre fut écrite étoit Auvergnat:, on n’auroit pasdroit de conclure que f Orateur Fronton son quatrième aieulétoit du même pais.
Un de nos plus curieux Antiquaires, pont lequel j’ai uneconsidération infinie, m’arrête ici pour quelques momens. IIassure (10) que Sidonius Apollinaris fait venir de l'illustre fa-mille des Frontons d’Aquitaine . • . M. Cornélius Fronto leplus grand Orateur de son Jsecle. Sidonius, continue- 1 -il,écrivant à Apre {c est dans la zi èpitre clu 4 livre) lui fait sa-voir que Fronton fin ayeul maternel étoit Auvergnat, cy quilauroit pu servir de modele à ceux qu on nous propose pourexemples. ... ll écrit dans une autre lettre qui est la 3 tí» 8livre à une autre personne, cy lui donne pour bifayeul ce mêmeFronton, cy lui dit quil en porte non seulement le nom , maisquil en a encore hérité Véloquence, cy qu elle lui est comme na-turelle, cy venue par fuccefton de pere en fils de cet excellentOrateur. L’Auteur ajoute', I, Qu 'U 7 a w dans ï Aquitainedu tems de l’Empercur Gordien une famille du nom de Fron-to , comme nous l'aprenons de la loi z du Code de municip.8c origin.lib. 10, oh un certain A. Fronto ayant par unFideicommis été afranchi par une femme qus etoit originaired'Aquitaine, cy demandant s’il fmvrost l ortgtne de celle quil'affranchissait ou bien du Testateur , l Empereur répondit en.saveur de celle qui affranchissait. H- Quc llssEmilius Frontoqui a dédié le Monument dont on donne 1 Explication n’estpas le même Fronto qui fut afranchi, nous pouvons biencroire, qu’il est le second arriere-petit-fils de M. CornéliusFronto qui vivoit sous Antonin le Philosophe, cy qui étoit fin
maître en Rhétorique.
On a vu dans la Préface de mon Projet, qu’il n’y a pointd’Ecrivains fur qui je hazarde plus librement mes Observa-tioris, quc fur ceux que j eíiitne dune façon particulière;car si je n’osois leur proposer mes petites difficultez, cefc-Ttt roit
(a) Fronta-nìani. Sidon.Apollinaiií,Efist. 1.
Lit r, Z.
(i) yipudGiuterum,p“g. z «s.
(f) VtiíZ.Bertrand,de Jurispe-iitis,Z.iir. II,ftg. m. Z 9 °.
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(9) 11 s’afclglait Eva rix %