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Tome second. C - I.
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GEDICCUS. GELDENHAUR;

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des gens qui ont soutenu tout de bon la These qu’on voit au Titre (C). Je n’ai point trouvé quek Reine Elisabeth y soit mise en jeu (Z> ). , 7 „

II y a des gens qui croient que l’Auteur de l’Ecclésiastique a combatu le Paradoxe que lesfemmes point Sam. b’ils avoient raison il faudroit conclure que:1 Auteur Italien qui a sou-tenu ce Paradoxe, a renouvelle une chunere bien surannée (E). Rajeunir en ce sens-la unevieille décrépite ' n’est pas un ouvrage fort mal aisé. L’Art de Medee n’y est pas neeeíTa.re. Ce-pendant, comme ce nouvel Auteur n’a pas été en état de se prévaloir des raisonnemens de ceuxqui ont été réfutez dans l’Ecclésiastique, il peut prétendre a la gloire de 1 invention a cenainségards. Vous verrez ci-dessous (a) un Passage des Mélanges d'Histoire L> de Littérature recueillispar Mr. de Higneul-Marvilìe.

Pour Titre , Che le donne non fìano délia spede de gl huo-m iù: Difiorfa piacevole, tradotto da Horatïo Plata, Roma-

( C J il r est trouvé des gens qui on ^ soutenu tout de bon laThese qu'on voìt au Titre. J On en verra la preuve danscette Remarque : mais tous les exemples que j’alleguerâifont point propres à montrer ou on ait pris l affirmativesérieusement. Je croi avec Voffius que Cujas la prit feule-Utent pour se divertir (8): Eoque cum Cujacius contenderet,mulieres non este homines , credo à seriis animum remittens( prope amittens in tait negotio dtxerimj pauxillum voluit nu-£ ar i i quod post magnum virum aliis ettam nugandi prabuitoccasionem. Cette matière fut extrêmement agitée en Hol-lande pendant qne Sorbiere y demeurait: Mr. Beverovic,dit-iî, a fait ,, un livre de l'excellence des femmes , ensuite-, d’une dispute fur une these advancée en forme de para-„ doxe par un Efcholier qui vouloir exercer son esprit; mu-,, Heres non este hommes. Cette dispute eít paíîee de 1 Aca-» demie dans l’entretien des meilleures compagnies, 8c il» a esté déià beaucoup écrit pour 8c contre. Enfin Mon-» fleur de Beverovic s’en est mêlé, 8c nous a donne un aussi„ galant & docte Ouvrage que l'on peut faire fur cette ma-„ tiere. II n’a rien oublié à dire à l’advantage du beau», sexe, & il a vérifié par mille exemples ce qu il a tache-, de prouver méthodiquement & par bonnes raisons, que les», femmes riétoient point inferieures aux hommes en aucunes,, qualitex. du corps esc de Tesprit ( 9 ) • Je voudrois queVoffius eût jugé aussi sainement de l’opinion d Aristote, quede celle que Cujas entreprit de soutenir : mais il ne faloitpas attendre cela de lui ; r autorité d’Aristote étoit encoretrop respectée. Ce grand Philosophe a soutenu un étrangesentiment: il a cru que la Nature ne formoit des femmesstue lors qu’à cause de l’imperfection de la matière elle nepouvoir parvenir au sexe parfait. Voffius ( 10 ) loue Caje-tan d’avoir avoué cela à î’égard de la nature particulière ,mais de lavoir nié à l’égard de la nature universelle. Ainsi,su dire de ces deux Docteurs ,1a nature humaine ne se pro-pose pas d’engendrer des femmes, son but est toûjours defaire des mâles ; mais, parce que si elle parvenoit toujoursà ce but-]à l’Univers en souffrirait trop, il y a une natureuniverselle qui y remédié. Quel pitoiable jargon ! & quevoilà une idée de sagesse bien bisarre, & une étrange Phi-losophie l La nature humaine opérerait afin de se conser-ver , & néanmoins elle n’auroit pas pour but de produirel’être fans lequel il n’est pas possible qu’elle se conserve. C’estla plus grande des absurditez; & néanmoins il y a un nom-bre innombrable de Médecins & de Philosophes qui ont sou-tenu que ìa nature ne fait des femelles, que quand elle s’estdéroutée, 8c qu’ainsi elle n’en produit que par hazard, quepar accident, que par force. Ecoutons cette sottise en Ita-lien. Huominì sapientifftmi hanno lasciato scritto , che la na-tura, percio che sempre intende , te? disegna sar le cose piuferfette , se potejse , produrria continuamente huommi : &quando nasce una Donna , e difetto, 0 error délia natura^, c ycontra quello , ch’estd vorrebe fare : corne fi vede ancor d uno ,che nasce cieco, z.oppo, 0 con qualche altro mancamento , a 1 negli arbori molti srutti , che non maturano mai. Cofi la Don-n* fi puo dire animal produtto à sorte, per caso ( 11 ). Cefine je trouve de plus étrange, est de voir que dans un Con-vde (nj on ait gravement e„ c rx,-

(_a) Jlàr.í !*'Rcmarq. (L)i>

.) on ait gravement mis en question si les femmesétoient une créature humaine, 8c qu’on n’ait décidé saisir-marive qu’après un long examen.

(D) se ri ai point trouvé que la Reine Elisabeth y soit miseen jeu. ] Voici ce qu’on trouve dans la Vie que Mr. Leti apubliée de cette Reine, f ai toûjours regardé avec horreur,dit-il (13), un méchant Livre qui a pour titre que les femmes

font d'une autre espece que les hommes, ou l’on ose alléguerl’exemple de cette Reine pour se moquer de ceux qui ont louésa capacité dans ïadministration des affaires, C y dire que pen-dant son régné ses Favoris , son Conseil , 13 " le Parlement sai-soient toutes les affaires fans qu il y eût autre chose d’elle queson nom. Comme aparemment il y a quelques autres Dis-sertations fur la These, mulieres non este hommes, outre leTraité que le Sieur Gediccus s’est donné la peine de réfu-ter, je ferais fort téméraire si je niois ce que Mr. Leti ra-porte; car j’avoue que je n’ai lu fur cette matière que leLivre que le Sieur Gediccus a réfuté. Je dirai seulementque Mr. Leti aurait obligé ses Lecteurs, s’il avoir caracté-risé le Livre (14) où il a lu cette médisance contre la Rei-ne Elizabeth.

(E) Sjue l’Auteur Italien qui a soutenu ce Paradoxe a re-nouvelle une chimere bien surannée. ] „ Un Espagnol a dit

„ que les bêtes n’ont point dame. Un François l’a dit„ aussi : Mais un Italien plus outré s’est avisé de soutenir„ que les femmes n’ont point dame » 8c ne font pas de l’es-„ pece des hommes : Che le donne non habbino anima, &„ che non fiino délia spetie de gli huominì, e vienne compro-,, bato da molti luoghì délia Scritura Janta : ce. que l’Auteur„ tâche de prouver par plusieurs passages de l’Ècriture Sain-,, te, qu’il ajuste à fa fantaisie. Tant que ce Livre ne pa-,, rut qu’en Latin, \’inquisition ne dit rien; mais dès qu’il„ fut traduit en Italien , elle le censura, 8c le défendit;„ Les Dames d’Itali# prirent ce sistême bien diversement j„ Les unes étoient fâchées de n’avoir point d’ames, 8c de„ fe voir fi fort ravalées au dessous des hommes, qui les„ traiteraient doresnavant comme des guenons : Les au-„ tres assez indiferentes, ne fe regardant plus que comme„ des machines, fe promettoient de faire si bien jouer„ leurs ressorts, qu’elles feraient enrager les hommes. II„ étoit bien juste d’arrêter le cours de cette herefie qui est-, ancienne , 8c si ancienne que l’Ecclesiaslique parois l’a--, voir combatue, lorsqu’il a dit que Dieu avoit créé à Adam», une Compagne semblable à lui ; u 1 qu’il leur avoit donné à„ tous deux une langue, des yeux, des oreilles ; C3 1 par dessus„ tout cela, une ame pour penser & se conduire. L’Auteur,» du Commentaire fur les Epîtres de St. Paul, faussement,, attribué à Saint Ambroise, dit nettement sur le chapitre„ onzième de la premiere aux Corinthiens, que les fem-,, mes ne sont pas faites à l image 8c ressemblance de Dieu :„ Fœminas ad imaginem Dei sablas non este (15 ) Tou-chant cette derniere Question votez Gisbert Voetius au IIITonte du Politisa Ecdefiaftica (16). II prouve en peu demots par trois raisons que la femme fut faite à l’ìmage deDieu, il répond à l’Objection qu’on voudrait fonder fur unPassage de St. Paul ( 17 ). II réfute aussi (18) avec la mê-me brièveté, la fausse These mulieres non este hommes, 8c ilobserve que l’opinion d’Aristote raportée ci-deffus ( 19) a étéadoptée par Thomas d’Aquin, 8c par plusieurs autres Scho-Miques avec la même modification que nous avons vu (zo)sine Cajetan y a fourree. An mulier fit .--/u?, erratumnatura o 1 mas occafionatus, ex per accidens generetur , atqueadeo fit monfirum? Resp. Taie quid excidit Aristoteli lib. z.de générât, aritmalìum cap. 3. 8c lib. 4. cap. z. Hanc opinio-nem adoptavit Thomas part. r. qu. 91. art. ex lib. 3. c. Gen-tes cap. 94. Ejusque fequaces, Viguertus Institut, cap.% t.S.z.v. 4. Et Commentatores ad Thornx Summam Cajetanus,Medices, Alagona , 8c Ferrariensis ad 3. c. Gentes cap. 94. In-ssiper ex fententiariis Bonaventura, JEgidius, Richardus ad 2.d ’tst. zo Sed panaeseâ distinctionis emolliri putant crudam hancopinionem, quod fœmina fit occasionativè, non per fe. res-pectu agentis particularis . . . fed quod . . . sit per se exintentione agentis univerfalis

8c naturae (zi ).

, . tìsoif Je Niracs[tso (^) 1 ^ tenu

GELDENHAUR (Gérard) en Latin Geldenhaurttts, ^ jj uman itez à Deven-

un rang considérable parmi les savans hommes du X VI s . ; q Louvain si heureusement,

ter sous de très - bons Maîtres (n), & il fit son Cours de I niio o? ^sire Université qu’il lia

qu’il sc rendit capable d’y enseigner cette Science. Ce fut ^ anS omrn ' men t a vec Erasme. 11 fit

une amitié très-étroite avec plusieurs savans personnages, «• n ,, A tric j ie p our être Lecteur &

quelque séjour à Anvers, dsoù on l’apella à la Cour de Charles Histo-

Ne sevnble-t-il pas qu’il lui donne Novìo-Hollande 153°- , Famille? N’est-ilpas du moins certain

^■Vnsof de Noion en Picardie? On trouve

(14) il «»-

rottfalu mar~qtur en qttelliLangue, enquel P aïs , enquel tems , ctLivre futimprimé

(is) Mêlas»ges d’Hist. "& de Lit-terat. re-cueillis patMonfl. d«Vigneul-Marville,

fng. 16fuiv. Edit ndc "Pollen1699.

(í6'j 6,sb,Voetius ,Politicx |Ecciesiast.Parte II,Libr. 1 , pttg,*8 J, 186 .

( 17 ) AuVerset j duChap. XI,de la I Epi-itre aui Co-rinthiens.

( 18 ) Voe-tius , Polit.Eccleíìast.Parte //, pag„17 9, 180 .

(19) Dam lé■Kerndrq. (C).

(ro) La-nterne.

(aï) Voe-tius, Polit.Ecciesiast.Part. II, fag.ISl,

0) Alexan-dre Hegiu S<

& Jean Os-tendotp.

( .. , v: fflîWe .l II étoit plus conu fous le nom

A st) Natif de j- L â de fa famille; car onl’apelloit

nv4 ,a I' atrie ’^ UC A,e Novìomagus. Erasme ne l’apelle pasoMinaitcfflent Gerardus Novtemag v

autrement dans les Lettres qu st jm eent. Aorng UJparie de lui que sons le m ot Novtomagus. Quelques auneBibliographes^ ( z ), ne prenant pas assez garde aux chos »ont trouvé deux Auteurs où il n y en avoit qu un ; dsdistingué Gerardus Geldenhaunus, de Gerardus No ^magus. L’erreur de la Popeliniere n est pas moindre,

rard de Noyon Novìomagun , dit-il (3), « ^ re !i e ^ NlflotTOME II.

magun pour nom u- -

qu’il le crois natif de Noion en Picardie ? On tmi»» 5 ™ 111pareille méprise dans le I Tome de la Bioliotheaue Tm- Uneselle. Mr. Mattheus fait voir ya’Eligius avoit de,à prêché pvangtle aux Frisons . . .ex qu il fut l e tremicr h / , ‘ A-

megue (4). II y a trois fautes dans ces paroles d ° Ni '

duire le mot Latin F.hpus ,par celui A’Eloi ,& ] e terme devtomagus , par celui de Noion ; car c’est 4e rcrme uc No*a été Evêque. Nimegue n’a jamais

(4) Bït / ío *theqnc Uni-verselle»Tarn, /,

99e