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Tome second. C - I.
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8o©

HORTENSIUS. H O S I U S.

(b) Valet.André , Lî-blioth. Bdg.6zr.

(i) Lettres,Totn. Hl)

{a) Et mieuxtncore dans leSieur Bui-lart, Acadé-mie desSciences,Tom. /,fg- 64 ór

(í) Votez, la

7{emarq* (§).

n’ctoit différée qu’à cause de la disette de papier. Aparemment ces Ouvrage tint compagnie àla Pleiadographt» ( h) t qui fut laissée manuscrite par le même Auteur entre ses papiers quand ilmourut. Monfr. Des Cartes n’a point parlé avantageusement de ses lumières : Pour les Profes-seurs de r Ecole , dit-il (i), pas un n'entend ma Géométrie} je dis ni Golius , ni encore moins Hor-tensias , qui lien fait pas assez pour cela.

HOSIUS (Stanislas) Cardinal Sc Evêque de Warmie, a été un des plus habiles hom-mes que la Pologne ait produits. II naquit à Cracovie l’an 15-04. Vous trouverez dans Moreri s)la fuite de ses actions, Sc des honneurs où il monta. On ne uouvoit point, pendant qu’il etoitl’un des Prcsidens du Concile, qu’il eût toute la finesse qu’un tel emploi demandoit {A)- SesOuvrages de Controverse ne cedent guere aux meilleurs qui surent faits en ce siécle-là. Casaubonn’a pas eu tort de l’accuser (j 3 ) d’avoir fait l’Apologie de ce qu’avoit dit un Controversilfe, qu efans l’autorité de l’Eglife la Sainte Ecriture n’a pas plus de force que les Fables d'Esope. Le Jé-suite, quia critiqué là-dessus Casaubon, n’a fait que marquer son ignorance (b). Hosius mourutproche de Rome Je p d’Août 1579. Mr. Moreri a fait quelques fautes (C).

(A) On ne trouvoit point , pendant qu il étoit l’un des Pré-sident du Concile , qu il eût toute la finejfe qu un tel emploi de-mandoit.] Le Cardinal de Mantoue étant mort le z de Mars(1) Citait le 1563, ses Collègues dans la Prelìdence du Concile écuvi-coriinni Se- rent d’abord au Pape. Celui qui se trouvoit le premier f I )ripMdt, demanda qu’on envoiât un Légat qui fût au - dessus de lui,Hosius demanda qu'on lui permît de s’en aller en Pologne;mais Simonette conseilla au Pape de n’envoier point àTrente de nouveau Légat. C'eit qu’il espérois de s'em-parer de la direction, tant parce que le Cardinal Seripandeétoit las de ce Concile, & n’avoit guere d’envie de le di-riger, qu’à cause que le Cardinal Hoiius étoit un hommesimple, qui se laiísoit aisément conduire. Simontta desidero-so che la somma dt guidare il Concilio reftajje à lui, z? baven-do fperanza di condurlo bene, con sodisfattiont del Pontefice ,Z? honor proprio ; confiderando che Serìpando era satiato di quelnegotio , C7 poco inclinât0 a volerlo guidare , zy che Varmienjeera femplice persona , dispofta à lajctarfì reggere ; mise in con-sideratione al Pontefice, che, ritrovandofi le cofe del Concilio,cre (z). Mr. Amelot n’a pas bien tiaduit ces paroles; cha-cun en pourra juger facilement. Voici ce qu’il dit: „ Simo-„ nete, qui en desiroit ardemment la direction, & espéroit,, d’en sortir à son honneur, & à la satisfaction du Pape,„ lui representa, que les affaires n’y étant pas en fort bon„ état , la moindre nouveauté les feroit encore aller plus,, mal, de forte qu’il ne voyoit pas, qu’il fût besoin d’en-„ voyer un autre Légat: one puis que Seripand, ennemi„ de l’embaras, n’étoit pas d’humeur à vouloir diriger le„ Concile; & que Warmie étoit homme simple, & tout

(al Fra-ïaolo, Isto-tia delConciliodi Trento,Libr. Vil,pag. m. 693.Causerez. avecceci le Pajsagedu Livre VI ,pag. 54 * •c'ejï U page517 dant laVersion d' A-

melot.

(3) Hiff duConcile deTrente,pag.iil, «58.Edition

dt ^Amjlerd.

1 686.

(4) Histor.ConciliiTrident.Libr. XX,Cap. VI,

(s) Casau-bon. in Ba-ronium,Extreit. I,Capite

XXXIII,pag. m. 134.

(<) Andr.Eudamon-Joanncs,Castigat.Exercirat.Isaaci Ca-íauboni.Liir. I(,

r *p- y,fz -14 7.

„ gouverné par autrui ; ils’ofroit en leur place, & se faiíoit„ fort de conduire heureusement la barque ( 3 ) i, L’O-riginal ne porte pas qu'Hosius fût tout gouverné par autrui,z, 11 n’est pas vrai que Simonete ait écrit au Pape qu’Hosiusétoit un homme simple. II le croioit bien, & il bâtiíîoit là-dessus; mais il ne communiqua point au Pape cette pensée.Fra-Paolo distingue très-claircment ce que l’on pensoit d’a-vec ce qu’on écrivoit. Le Traducteur auroit dû suivre cettedistinction.

Notez que le Cardinal Palavicin (4) prétend prouver pardes Pieces authentiques, que tout ce que Fra-Paolo avan-ce concernant les artifices ambitieux de Simonete est unmensonge.

(B) Casaubon n a pas eu tort de l'accuser, orc. . . . ] Sui-vons le progrès de cette Dispute, & commençons par lesparoles de ce grand Critique ( 3 ) : Verbo Dei viventis scriptominus etiam tribuit (Scioppius in Ecclesiastico, cap. 135.)quam five Pighius , five alius qui dixit Patrum memorìaScripturam si auctoritate Ecclesise destituatur, non plus perse valere quam fabulas /Esopi. %uod blasphcmum difïum pos-tea defeudere ausus est Cardinalts Hosius. Le Jésuite Eude-mon-jsean soutint que c'étoit une calomnie inventée parBrentius; & voici comment il prétendit lc prouver. Jamverò quando non memorat, neque quis JEsopica hujus fabulesatidlor fit ; neque quo loco eam Hosius defenderìt, vel ne con-vinci imposture postes, vel quod in aliquo alto rem eam lege-rat, z? aublarem, ZX calumniam ex Hofio detegam : videantdeinde leSleres, quam bona fide infidèles ifli fidei patroni dis-putent. Is igitur lib. 3. in prolegomena Brontii, ipso fer'e inì-tio : Magna pars, inquit, libelli prolegomenorum Brentii nonaliunde constant, quàm èfannis, dicteriis, conviciis;in quosic etiam ludit Scripturis, sic eas tractat joculariter ; ut verède ipso dici poffit, quod venerabili viro Petro à Soto falfoimpingit, eum haud aliter Scripturis, quàm zïssopi fabulísUti. Non est igitur ea Catholici cujusquam Scriptoris vox ;se d calumnìa Brentii : quam vir illuftrijfimus falfo in virumdoHifsimum excogitatam , in auBlorem ipsum vere conveniredéfendit (6). On voit là quatre choses. I. Une plainte dece que Casaubon n’avoit point marqué en quel endroit desOuvrages d’Hosius se trouve cela. II. Que Brentius ac-cuse Soto de se servir de l’Ecriture comme des Fables d’E-sope. III. Qu’Hosius soutient qu'une telle Accusation estcalomnieuse à I égard de Soto, & très - véritable à l'égardde Brentius. IV. Que ces paroles d’Hosius ont donné lieuau reproche ra porté par Casaubon. La prémiere de cesquatre choses est juste. On ne sauroit trop se plaindre dela négligence de ceux qui ne citent point le Chapitre,quand il s’agit d’Accusations graves. Les grans Auteurs fontles plus sujets à ce défaut: ils s’imagirtent qu’on les en croirafur leur parole ; & là-dessus ils se dispensent dç citer : il

leur suffit de dire, Plutarque , Cicéron, St. Augustin, disentcela. Une infinité de Lecteurs aiment mieux croire , 011demeurer dans l’incertitude , que de prendre la peine devérifier. Casaubon, n’aiant pas effectivement dessein d’em-pêcher qu’on ne découvrît qu’il accusoit faussement , }néanmoins donné lieu à ce soupçon. Pourquoi citoit-ildune maniéré si vague? La deuxieme & la troisième deces quatre choses font deux faits incontestables ( 7 ), niaisqui ne servent de rien au fond de ce différent. La quatriè-me est une insigne bévue du Jésuite, comme 011 le verraci - deflous.

La confiance , avec laquelle il accuse Casaubon de ca-lomnie contre le Cardinal Hosius , forme je ne sai qnelpréjugé au désavantagé de ce Critique; mais quand on voitf Apologiste de Casaubon demeurer court, H nous avouerfroidement qu’il n’a aucun Livre d’Hosius (8) , on a dupanchant à croire qu’Eudemon-Jean est bien fondé. Croit-on aisément qu’un Ministre , qui entreprend de réfuter leCenseur de Casaubon, ne cherche pas les Ouvrages d’Hosiusjusques à ce qu’il les trouve ? Est-il si difficile de les trou-ver ? On soupçonne donc que s’il avoue qu’il ne les a pas,c’est un subterfuge inventé afin de nc pas convenir de l’inno-cence de ce Cardinal. Mais ne foiez pas en peine pour Ca-saubon : il n’impute rien à Hosius qui ne soit très-véritable.Bingamus autem nunc verum este, ce font les paroles d’Ho-fíus ( 9) au même Livre qu’Eudemon-Jean a cité, quod tufiripsiste nescio quem narras, nam nomen non exprimis, aCfieri potest ut fit commentum tuum, Scripturas valere quantumfabulas Acfopi, st deftttuantur automate Ecclefia. Cedo Bren-ti , num hic minus reverenter de Scripturis loquutus est, quamqui vocat eam librum Haretictrum (10), cìtm tamen nuU°~tum fit minus quàm Hireticorum : est enim Catholicorutn p ro sipria, qui tot Jeculìs in ejus postestìone prascripferunt. Et potuitillud tamen pio sensu dici, quem homo pius, qui charitatemhabet , qut non cogitât malum , ex iis verbis eliceret. Elamrévéra, nifi nos Ecclefia doceret autorisas hanc scripturaln esttcantnicam, perexiguum apud nos pondus haberet.

(C) Mr. Moreri a fait quelques fautes .] I. Ce ne fut Ps sà Pavie, mais à Padoue, que les parens d’Hosius I’envolè-rent .étudier. Mr. Moreri auroit pu conoître fa faute, S1 Javoit su que Lazare Bonamici qu’il donne pour Maitrt1Hosius, étoit Professeur à Padoue. Du Saussai ( 11 ìjspose qu’Hosius aiant été envoie en Italie, par le conseil “ cPierre Thomicki Evêque de Cracovie , s’arrêta à Boul 0 'gne. C’est mal distinguer les choses. 11 saloir dire q u J?°slius aiant étudié à Padoue pendant quelque tems, P a i* a ?.Boulogne , & s’y fit recevoir Docteur en Droit, pataytt^dein Bononia .... Jurisprudentìa industriam primo adaixcrat, zsr lauream sub ipso Hugone Boncompagno qui S. S.gorii XIII. nomme dein prssuit , poftremo adeptus eft ( l2 cCela montre la II fausseté de Moreri. II dit qu’Hofius reçu 1à Pavie le bonnet dt Doíleur. III. II eut l’Evêché de Cus tsa l instance du Roi Sigismond premier. C’est une autrefêté : car ce fut Sigismond Auguste qui lui procura ce .Préiature. IV. Comment eít-ce que Sigismond I i îU L nenvoyé à Rome vers le Pape Jules troisième! II mourut 1 ^1348, & ce Pape ne fut créé qu’en l’année 1550. • .

ne saloir pas dire que s’étant retiré en Pologne , ap reclôture du Concile, il travailla à ces admirables ( - >uvra s íqui nous restent de lui; car c’est déclarer qu’il n’avoit p°fait de Livres avant ce tems-là; & néanmoins il est f ur Hfa Réponse à Brentius fut imprimée à Cologne lan U? .C’est un in folio de quatre-cens pages. Son Livre, stpour Titre Confestìo Catholica fidei Christìana (13I.déjà paru à Maience. Son Livre de Communione sub utr qspecie , celui de Sacerdotum conjugio, & celui de Mista vuri lingua celebranda, étoient sortis de dessous la preste ^ris l’an 1561 (14). Du Saussai (15) mérite ici un wCensure; car il met presque tous ces Ouvrages dans lelogue des Livres qu’Hosius fit imprimer après la tenjConcile. VI. II nc faloit pas dire en général que les _ .jd’Hosius furent imprimez trente-deux fois durant íafaloit y aporter quelque exception, comme a m t X -hn. Plus,.,, **?**,, dis»

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Ci s) In Continuât, de Sctiptot.des Sciences, Tarn, /, pag. Ta,

Ecclesiast. pag. 2j.

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