Band 
Tome second. C - I.
Seite
873
JPEG-Download
 

J u L Ê S I I. 87Z

femmes (L)i 8c on l’accuse même d’avoir été Non-cenformiste {M) t 8c il n'y a forte de crimedont on ne le charge dans un Dialogue que Ton feint qu’il eut à la porte du Paradis avec SaintPierre (N). La haine qu’il conçut contre la France, ou il avoit trouve un sx bon asyle sousle Pontificat d’Alexandre VI, fut si énorme, qu’il commanda de tuer tous les François qu’onrencontreroit ( O D , & qu’il promit récompense à quiconque executeroit cet ordre. II ne fautpas croire que le vin Scies jambons, qu’il envoia au Roi d’Anglcteme, aient ete la vraie cause de

(41) Votez*dans la T^e-tnarcjtic (6),Citation (60)ftn Pajftgc di

Mezcrai*

(42) Istoiiadel Concì*lio, Libr % [ yCap. /, 'num, 5,

(43) jovius,in Vita Al-fonsi Fetra-liac Ducis,

r*t- m * 3S3ts 54.

(44) Idem,tbid* f-L Z54-

Í 4 <) Idem yibidem,

(4®'

attrne nijí’t'tstlaresmaie

tjfìt mundo !Çutta regimus**«■5 , €.{o miser*en*tor , &

tbriosus dlertc fceleratnsJulins. Duïlessis Mys-tère d’Ini-quité , pag.580, citantJoachimCurausFreistadicn-iìs in Anna-libus GentisSilelìx.

^4t) Arnol-du§ Ferro-ns , m Lu-

*Lv. xn,folio S iVisio,

(4?) Je parlede ce Dialo-gue dans laitem. (<Y).

(♦9) Je tiensde Mr. de la

■Monnoie

cette T^emar*que,

tnortt. . . . Principe d’anìmo , e di costanza ìneftimabìle, niaimpetuofio, e di concetti smisurati, per i quai* che ^òn pr* Vtaffe, lo sojlenne pin la riverenza délia Chteja , la t J cde Principi , e la conditione de tempi , cke la w»deraíií)»e,la prudenza : degno certamente di pomma glorta , je jujjejPrincipe seculare, b se quella cura, cy intenúone, Che ead esaltare con l'arti délia guerra, la Chusa nellaza temporale , haveffe havuta ad esaltarla con l arti e a pnette cose fipiritmli: e nondimeno sopra tutti suai antecejjort,di chiaristma, ey honoratiffima memoria, mastimamente ap

prejso a colora, muait, effendo perduti i vert vocaboll délié co-se, e consusa la distintione del pefarle rettamente, gtu tcano .che fia plu tifficio de’ Pontefici, aggiugnere con larmt, e cfiangue de Chriftiani , imperio alla Sedia Apoftohca, che ajjticarfì con l’effempio buono délia vita, e col correggere, e mtdicarei costumi trascorfi fer la fialute de quelle anime , perquale fi magnificano che Christo gli habbia constitutif tn erCuoi Vir.ari í jtì n.io reOa oft iridir-rVïlY- 8r aue voila une

(sol DuTlrffis, Mys-tère d’Ini-quité, pag.

s«t.

(sl'Wolfius,

section,memor ,b.Tem. 11 ,pag. 21.

(52) Dansl*\c tat de)* Eglise,èi Pansée

un» ?*&>

m. zl».

fiuoi Vicari {41), Que cela est judicieux, & que voilàcensure admirable de ces Docteurs impatiens qui croient quetout est juste, pourveu que la grandeur temporelle de l’Egli-se s’y rencontre ! En particulier cela porte contre le Cardi-nal Palavicin, qui parle si mollement des défauts de Jules II,

& qui les excuse sur l’avantage temporel qui en revint auPatrimoine de St. Pierre. Fu dotato, dit-il ( 4 1 ) » di fipiriti ec-celfi, a tal che fie fojfie ftato principe di dominio fol temporale,meriterebbt d ejfier contato fr a gli Eroi. . . . Certamente fienzauna tal ferocia non havrebbe rìcuperato egli alla Chïefia il piue Imeglio del fiuo dominio.

Paul Jove (43) témoigne que Jules II mourut aiant unvaste dessein fur I e Roiaume de Naples, me ìngenti anmoverum agro corpore cogitantem, diuturnus fluentis alvi mor-us intercepit (44). f)n trouvoit que le titre de libérateur dei itaue, dont il se laissoit cajoler, étoit un nom vuide, pen-aant que ies Espagnols dominoient à Naples: Si Dieu noustaise fane, répondit-il en frapant de son bâton le plancher,cela ne durera pas h>ng tems. Ad quod Pontifex quajfato fici-piont quo ìnnixus pavìmentum infirendendo pertundebat , re-jpendit brevi futurum, ut Neapolitani non iratis fiuperis exter-num jugum excuterent (45).

(£ ) Il avoit aimé le -vin ev les femmes.'} On raporte uneexclamation de PEmpcreur Maximiiien ( 46 ): hon Dieu!que deviendrott le monde, st vous n en preniez un foin toutparticulier , fous un Empereur comme moi, qui ne fuit qu unpauvre chafièur, & fous un Pape aufit méchant & yvrogneque Jules U! II y a des Historiens qui remarquent que cePontife inventa un nouveau nom pour accuser les Françoisde boire beaucoup de vin, & de s’en décharger tout auffitôtpar les urines, Lr ils ajoutent que c'étoit là son grand dé-faut. Galles in univerfitm nova nomme augens Komanam fu-pelleéîilem, Mifturivinos vocarat, quasi immodìcos vint poto-res quod mox emittendum estes, quo vitio ipfe maxime labo-rabat ( 47 ). Pastons à son impudicité. II avoir une fillequ’ìl maria avec Jean Jourdain des Ursins , & on lui faitdire dans un Dialogue avec St. Pierre (48), qu’il avoit eula vérole.

Notez qu’il y a une faute dans les paroles d’Arnoul duFerron que j’ai raportées. II supose que le Pape sit le motLatin Mitturivinos pour marquer l’ivrognerie des François ;mais ce n’étoit point en cette Langue que Jules 11 s'ex-prima: il se servit de l’Italienne, & du mot pifeiavini. Onconte que l'un de ses Officiers , Normand de nation, luidit un jour là-dessus, Ma foi, Saint Pere, vous estes doncun véritable Franpis ; car vous estes un des grands Piffc-vins de la terre (49).

{M) On l’accuse . . . d’avoir été Non-conformíste.] Onme passera ce mot, quand on saura que le péché contre na-ture s’apelle le péché de Non-conformité. Mr. Ménagé s’estservi de certe expression dans l'Anti-Baillet. Or il est certainque l’on accuse Jules 11 de ce méchant vice. Se lit en unF.fcrit de nos Théologiens de Paris de deux jeunes Gentilshom-mes par lui forcez, que la Reine Anne femme du Roi LouisX 11 avoit recommandez au Cardinal de Nantes pour les ame-ner eh Italie { 50). Aparemment Monsr. du Pleffis nous don-ne là une traduction de ces paroles de Wolfius. Legitur inCommentario Mafijìrorum Parifìenstum (a) de Julio secundoPapa , quod duobus nobilistìmi generis adolefientibus , quosAnna Galliarum Regina Nanetenfi Cardinali ïnformandoscommiserat, cr aliis multìs diabolicà rabie (proh facinus)stu-prum intulerit (51). Certe Citation me paroit trop vague ; ilfaudroit marquer où & en quel tems l’Ecrit de ces Docteursde Paris fut imprimé. Jean Crépin s’étant mêlé de raportercette Avanture est tombé dans l’Anachronisme : On lit ,dit-il (52.), en un certain Commentaire des Do fleur s de Pa-ris contre les Luthériens, que ce Jalles, estant pouffé d’une ra-ge diabolique, eut par force la compagnie charnelle de deuxjeunes enfans de noble maison , que la Royne Anne de Franceavoit envoyez à Robert Cardinal de Nantes, pour les instrui-V b" eS Acteurs de Paris n’avoient garde d’insérer une tel-c ,, ose íìans un Ecrit de Controverse contre les Luthériens :s ils 1 ont inférée quelque part, c’est dans les Ecrits qui fu-TOME 11 . u ^

rent faits contre Jules fous Louis XII,

§ («) Cette Citation de Wolfius est fausse. II auroit dûmettre; in Commentario super Articulos Magtstrorum Pari-fienstum : d’où il auroit paru que ce Commentaire étant uneproduction des nouveaux Luthériens, il étoit très-náturei d’ytrouver des faits que la Sorbonne auroit eû mauvaise grâced’avancer. Ce Commentaire, soit dit en passant, est citépar Baleus, dans fa Vie de Clement VII. & il roulé fuirles XXV. Articles de la Sorbonne, publiez par Pierre Gal-land en 1543, & réfutez par Calvin dans son Antidote 8cc.Votez Du Boulai, Tom. VI. pag. 384 & 385. de sonHistoire de l’Universtte de Paris. Rem. cri t.

(N) Un Dialogue que l’on feint qu il eut à la porte du Pa-radis avec St. Pierre .j C’est une Piece très-satirique. Wol-fius l’a inféré dans ses Lefíiones memorabiles (53). Rivet (34)assûre qu'on l’imprima à Paris avec privilège du Roi l’an1612, à la fin des Actes du Concile dc Pise. Voici le pré-cis de cette Satire. ” Paulo post ipstus mortem Vir quidam„ dofíus in lucem emisit Dialogum, quem inficripfit, Julius,

,, in quo Pontistcem hune horrendorum ertminum instmulat ,

„ nim. quod fuerit homo palam scelerosus, temuìentus, ho-„ micida , simoniacus, veneficus, perjurus, rapax , por-„ tentofis libidinum generibus undique conípurcatus, de-„ nique scabie , quam vacant Gallicam , totus çooper-„ tus (55) 11 y eut des gens qui écrivirent que Faustus

Andrelinus ( 56 ) étoit l’Auteur de certe sanglante Piece.Quelques-uns l’attribuèrent à Erasme ; Mr. Placcius assûreque plusieurs Auteurs témoignent cela dans les deux endroitsqu’il indique de Melchior Adam ( 57 ). J’ai consulté cesdeux endroits, &je n’y ai point trouvé d’autre témoignageque celui de Léon Juda. Ainsi Mr. Placcius nous trompe,Erasme fut fort fâché qu’on lui donnât cet Ecrit ; il s’enjustifie bien sérieusement dans une Lettre. Dialogi cujus-dam fufpicionem mìhi moliuntur impingere. Is, ut ex argumentastxtis constat, script us est in odium divi Julii Pontistcis maximischifmatis tempore , fed d quo incertum , ante quìnque annosdegustavi vertus quam legi. Post reperi in Germania apud quos-dam deferiptum, fed variis titulis. Quidam testabantur His-pani cujufipiam este, fed fuppreffo nomme, rurfus ain FaustoPoètét trtbuebant , alil Hieronymo Balbo. Ego quid de hisconjeflem non habeo, subodorât us fum quoad licuit , verum non-dum pervefiigavi, quod animo meo faceret fatts. Ineptiit quis-quis feripstt, at majore supplicia dignus , quifquis evulgavit.Ac miror este qui solo fiyli argumenta mihi obtmiere parent,quum nec mea fit phrafis, nist prorfus ipfe mìhi fum ignotus,nec mirum fit futurum, etiam fi qui in oratìone nonnthtl re-ferrent Eraiinicum, quum verser in manibus omnium, ex re-ferimus fere, in quorum astìdua leflione verfamur (38) (6).

§ (/3) Malgré ces protestations d’Erasme , on n’a pointlaissé de continuer à lui attribuer ce Dialogue; & feu Mr.Baluze a mis à la tête de son Exemplaire une Préface ma-nuscrite dans laquelle il soutient qu’Erasme en est le véritableAuteur. Voiez le Numéro z6<6 de la Bibliotheca Baluzia-na, imprimée à Paris, chez Martin Sc Boudot, 1710 entrois Volumes i» 12. Rem. cri t. y ’

(O) Sa haine .... contre la France ... f ut st énorme,qutl commanda de tuer tous les François qu on rencontrerait ]" L * àre de Jules n’avoìt point de bornes; il avoit99 ^0 m pore un Decret au nom du Concile pour transférer" fi Royaume de France, & le Titre de Trh-Chretien, au" Roy d Angleterre (59). Comme il estoit fur le point” ru. n ía ’ re P u bli e r, le Ciel prenant pitié de luy & de la» Chrestienté , l'appella hors du monde le 23 de Février" o mourut d’une fièvre lente causée, disoit-on, par un„ chagrin qu’il eut de n’avoir pu porter les Venstiens à„ s accommoder avec PEmpereur; tant íés passions estoientmacules, Sc plus convenables à un Sultan des Turcs" stu'an i’ere commun des Chrestiens (Toi o„an f {

_ Í60) ”. Quant à

l’ordre de massacrer, je ne l’ai lu que dans ia page 109 &îno du Brutum Fulmen de François Hotman. Si qua pa-trttm tr.emoria, dit-il, in hoc regno contigerunt recerdari vo-lumus, primbm hoc reperkmus: Ludovicum XII {at, quemRegcm ? qui Patris patrist nomen fummo bonorum omniumconfenfu adeptus est) urbes aliquot Itali/t, bello captas, PapaJulii fecundi ditioni adjunxtffe. Papam intermìstis alìquotmtnfibus hanc Régi pro accepta bcneficto gratiam retulijje , utmodò eum fchismafttum ty hsreticum pronuntiaret ,

non

... pronuntiaret , pro-

scriberet , dirts fuis extommmhationum fulminìbus infeila-retur : verum etiam Gallos omnes hofiilem in modum crtt-ciandos > ìnterficiendosque curaret : pramìum etiam ptrtuffo-rìbus pollheretur, peccatorum omnium venìam , ey ìmpunita»tem , fit qnìs vel utticum Gallitm qttequo modo trucidaret. . . .&uo nuntio (61) Julius accepte, tanto dolore atque iracun-dia exarfit, ut non morlb Gallis omnibus aqua ey igné ìnttr-diceret, vtrumetiam obvìum qutmque mattarì, trucidariqueimperaret : prtmiis etiam, ut dtxì, fleuries ac pereuffares in-vìtaret.

(sî) A U

pag. 61 dall Volume.

(s4' Remar-ques fur laRepense auMystèred’in quité ,lì Part. pag,« 34 -

(jsl Jean.ZnKger, d6Festo Cor-porE Christifog. 1 40.

(?6l DansP Edition deWolfius onmot an TitréF. ^í. F.Poëts RegiiUbellus deobitu juliisecuudi.

(S 7 ) A De-lideiioE R. A S M ORoteroda-mo conferip-txs tjft hiver-forum ufìi-moniii confit-,rnatur apudMelch.Adam. inVitis Theo-log Germ*fA%. m. 96(il saloir97 ) ... &pag. 167 (ilsaloir 197 )in Vitis Mt"dic. Germ. ‘flaccius deAnonymis,

num. 259,pag. 72 .

(iì) ErafmJÉpist. I

Libri X11 ,Pag. S7S ,S76.

(59 Conci-tava ìl RcdTnghiltefrdalla guerra :ai.-ttrle ba-veva ordínat 9che ter dtirttodel ConciliaLateranensese tusferiste,tl nome

Cbrìjiui*nijfimo :pro. Uqualcofd cra gtkserina unaBtllay cont* Knendosi in ejsé

rtunte la prt-vaùone deltadignitìiye deitstolù di Hpdi VranczAfconcedendoqtiel Tifgnti *quaiuny**oc eufiafs*'Guîccîíïjr*** jUùn Xï*folio iih

f«o) Mezetai, Abreg. Chronolog. Tom. IV, p „, , s , ^ PM n. I,,3.(61 j C cfl a-dm qva le Candie de Pise transféré à Milan Pava, t suspendis.

Síííî