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Tome troisieme. K - P.
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L A M I E,

(e) Pôle m o,*pad Athen.Libr. VI,feg. *53.

{!') ItitittilsHistoire deProleme'eAuletes &c.Voiiz.-j leChap. VII.de UII. Part.

317& fmv.

( 17 ) Compo-sé par an Jítt-tear nomméLynceusiVoici. Athe-ne'fe , aucommencementd» IVLivre.

(18) Plu-tarchus, 7 »Demetrio,fag. soi.

(19) Voici, la%emarq. ( F).

(20) Athen.Libr. XIII,t“g. S 77 -

(zt) Idem,Libr. VI,Cap. XIV,pag. 2J3.

(zz) ËVjéSov, in in-feris, courïié uvtoû,sua ztate.

s 23 ) Tacit.Annal.

Lib. m.

Cap. L XV.

(24' Plu-tatchus, inDemetrio,fag. sol, A.

(z$) On trou-ve dans le

Plutarqued’Amiotcette Notemarginale ‘

Et quandeux Landes,tout le sa-von & tou-te l’eau dumonde neíiuroientnettoyer nilaver ceuxqui ontdonne lettalens fa-miliers exi-gez fur lespeuples,pour avoirles terres 5 cSeigneuriesíèfmoins- defimpudici-té de tellesputains,pestes exe-erables desBsiats pu-blics , & l’o-probre eter-nelle deceux qui s’yfont amu-sez , 8c vraisengins àcrocheterles coffresdes grands& des pe-tits.

(16) Athen.Libr. XIII,pag. j 77.

(17) jElian.Var. Hiftor.Libr. XII,

Cap. XVII,

(E)-, 8c cômme les Athéniens poussèrent la flaterie àl’égard de Demetrius jusqu’auximpiétezlesplus folles, ils dressèrent un Temple à cette concubine fous le nom de Venus L a m i e ( A),quoi que dans une certaine rencontre ils eussent eu beaucoup de chagrin de voir leur argentdestine à cette femme (G). Les Thébains commirent la même impiété (c). Le Conte,qui fe lit dans Athenée concernant Demetrius Lc Lamie, est d’une telle nature que le papierne le peut souffrir en François (H). Je ne fai st Elien a raporté exactement ce qu’il dit deces deux personnes (/). Plutarque raporte la maniéré dont Lamie critiqua un jugement ren-du fur des matières d’amour (if). Ce que j’ai dit contre Antoine de Guevara à l’occafion deLais, je le repête à l’occasion de Lamie. II a débité autant de mensonges fur..l’urie que furl’autre. Brantôme s’y est laissé attraper (Z). Comme Monfr. Moreri n’a donné que troislignes, je n’ai pas beaucoup de fautes ac commiffion à lui.reprocher (M). Je fuis surpris d’un.doute de Monfr. Ménage (N).

Vous trouverez un grand éloge de cette Lamie dáns un Ouvrage (d) que Mr. Baíidelot don-»na au public Fan 1 698.

un Livre fur ce sujet ( 17 ). Xapì; Sè r st m a-Jr-ò . ----A'iotvrtìt ii Aa/ilx r» (ìamÁil Ttapao-xiváéfsra ìítmor » ìpyjpo-Aéy%(n iroATusç. zcíí tÌ iïíûrroy, irai th íó|“ ïïid tîj»

irolvríluay, uve vire Avyxiac rS ~ 2 .izu.is o-uyyeyfácpB-ai,Si S r.ai orS» xsii/jty.éj, tií L cpavAac thV Aetftictl EÀssreXy«AyS-àt 7 rpcn 7 m. Pnter hic ipfa fiorfum Lamia coenam ré-gi parans, a multts pecuniam concíliavit , atque ob immensesfumpttii ufque adeo fuit Ma celebrata cxm, ut eam LyncetisSamms mandaverit literis. 6 }uamobrem Lamìam cornionsquidam appofite veram Helepolim vocavit ( 18). Plutarquevenoit de parler des grandes sommés que Demetriusavoit obligé les Athéniens à donner à Lamia (19); Lcil ajoûte que cette femme de son côté, & outre cela ,so fit donner de l’argent par plusieurs personnes, pour lefestin qu’elle préparoit à Demetrius.

(E) Elle excellait en bons mots ejr en reparties .] C’estAthenée qui le témoigne, H 7 » îs, dit-il (20), AecpeUtrcplìp» iviríKTos xeti eíTTixv srsi r«í dsroy.síTSis. Fuit qui-dem certe Lamia diíleriis salsa & acuta, prorfusque in re-spondendo Athenienfis.

(E) Les Athéniens dressèrent un Temple à Cette

concubine fous le nom de Venus Lamii.] Us en dres-sèrent un autre à Lesena concubine du meme Demetrius(21), & ils firent le même honneur aux favoris de cePrince. Les autels, & les libations, 8c les cantiques, n’ymanquèrent point. Demetrius en fut si surpris, qu’ildît hautement qu’il n’y avoit alors dans Athènes aucunbourgeois qui eût du courage. Sa pensée a été miséra-blement défigurée par le Traducteur d’Athenée: il luifait dire que jamais il n’y auroit dans les enfers unAthénien de grand cœur: Admirante ipfo Demetrio qu&tum fièrent, palamque dicente apud inféras nullum unquamfuturum magni excelfique animi cive m Athenienfem. Unelettre mise à la place de deux autres (22), a causé leprodigieux changement de cette pensée. Voici le Grecd’Athenée: íîv* xaì uvrìt toi AvuíiTiicy H-u.vu.dlur ’arìrois yivoftueti , xai Aiyur on sosíí íit auns AH-timiut yé-yon ftíytci xai aises r>J» opvpgm. Cette Réfléxion de De-metrius me fait souvenir d’une exclamation dé T.ibere :Memoria proditur Tiberium, quotiens curia egrederetur, Grxcis•verbis in hune modum eloqtd folitttm , ô homines ad fervi-tutem paratos ! fcilicet etiam illum , qui libertatem publi-cam nollet, tam projetta fervientium patientu tadebat (23).

(G) . quoiqu ils eussent . . . du chagrin de -voir

leur argent destiné à cette femme.'] Entre plusieurs violen-ces que ceux d’Athenes eurent à soufrir de Demetrius ,rien ne les fâcha davantage, que Tordre qu’il kur don-na de lui compter incessamment deux cens cinquante ta-lens. 11 en fit faire la levée avec beaucoup de rigueurLc de précipitation; Sc lors que l’argent fut prêt il leurcommanda de le remettre à Lamie, Lc aux autres. Cour-tisanes qu’elle avoit à fa fuite ; c’est, dit-il, pour leur sa-von. Ces paroles & cet usage firent plus de peine auxAthéniens, que la perte de leur argent. .i’Jà» iHfeitrpeintrì dpyòpio» - ìxíAsvti Aotfiix xde rois tris) aiîriìt haipesis u’sc-yfyua íe,%y«V d y dp uhrp'éts }, tví épelas , xtù tì p ripe at S rrpiyptures peétÁXor drátfme rss dtHpdsrsss. Ubì coaílumargentum vidit , Lamii jufiìt id, cœterifque meretricibus quœcir-ca eam erant, ad fmegma pr&beri. Pupugit enim civespudor magts quàtn jaêtura, p- verba, quibus est ufus , quamexaâlio (24). On fe ferviroit aujourd’hui du terme deparaguante, ou à’épingles de la Peine, plutôt que du ter*,me de savon. Voiez la marge (25).

( H ) Le Conte, qui fi dans Athenée concernant De-metrius V- Lamie , est de telle nature que le papier ne le peutsoufrir en François.] Jugez en par ce Latin : De Lamiarurfum Machon h&c feribit , Demetrium aliquando inter po-cula, varia généra unguentorum ostentantem Lamia tibicina,ut illa non ïta jucunde olere dixit , non nihìl commotum esrtanquam vellicatum , quod improbans omnia petulantius il-luderet , inmijfe ut Nardinum quoddam ajferretur; e? cìimpudendum manu confricuijfet , ac digitis contreSìaffet, dixijfe,hoc Lamia olfacito , quantum à reliquis distet , cognofces :illam vero fubridentetn refpondìjfe, atqui , ô miser, omniumlonge putidijstmum hoc effe miht videtur : regemque mox fub-jecijfe, e regia tamen glande per Jovem est , ô Lamia (26).

( 7 ) . . .Je ne fai fi El le n a raporté exatlement ce qu ildit de ces deux personnes .] Demetrius , dit-il (27) , quirégnoit fur tant de peuples, alloit souvent avec ses ar-

mes, Lc le diadème sor la tête cheí lá Courtisane La*mie.il fe feroitfort déshonoré s’il savoir mandée; mais ilallois la tròuver chéz, elle avec un-grand soin. Je faismoins de cas de ce. Prince que de Théodore le flûteurqui rejetta les prières que Lamie luffit de la venir vàVoilà rHistoriefte.de cet Auteur: elle mjest suspecte *car Demetrius ne vit point Lamie avant qu’on la lui eûtprésentée, après-la bataille navale qu’il gagna sor le Roid’Egypte. Lamie ne faisoit plus le métier de fille dajoie; elle apartenoit à un Roi. Si Ton dit que depuismême qu’elle apartint à Demetrius. elle . eut fa maison àpart, Lc qu’ainsi il est très-poffiblè qu’òn ait vu aller chezelle Demetrius, je répons qu’il n’y feroit pas allé com-me chez une Courtisane publique, mais comme chezune Maîtresse dont il auroit cru être le seul-qui jouît, &à qui il auroit donné les moiens d’étre logée magnifique-ment. Sur ce pied-là les. censures d’Elien font nulles :car dès qu’un Prince s’est engagé dans le crime du con-cubinage public, c’est la même chose, soit qu’il aille chezsa Maîtresse, soit qu’il la fasse venir chez lui: Lc il estmême plus scandaleux de la voir logée dans l'on Palais ,que de lui voir un logis à part. Je fuis fort persuadéque Lamie logeoit chez Demetrius , Lc qu’en tout casDemetrius n’alloit point la voir fur le pied d’une Cour-tisane qui ouvrait fa porte à tout venant. C’est néan-moins la supofition d’Elien: c’est sur cela qu’il apure laMorale de son Chapitre.

: ( 1C) Lamie critiqua un jugement rendu fur des matièresd'amour.] Voici le fait: Thonìs (28), CourtisaneEgyptienne , avoit demandé une grosse somme à unjeune homme qui l’aimoit: là-dessus le marché rompit ;l’amant fe retira fans rien faire. II lui sembla la nuit endormant qu’il jouïssoit de cette femme: cela le guéritde sa passion. Thonis aiant su tout ce mystère prétenditque le jeune homme la devoit parer, & l'affigna devantles Juges. Bocchoris condamna le défendeur à mettredans.une bourse Targent q.u’on lui avoit demandé, & ssla remuer de part & d’autre, & de telle maniéré quel’ombre en tombâí fur Thonis. Ce- Juge marquoit parlà que l’opinion n est qu’une ombre de la vérité, & quecette jouissance en songe nétoit qu’une ombre de la vé-ritable jouissance. Lamie juge compétent en ces ma-tières dit un jour que ce jugement étoit inique, parceque sombre de la bourse n’avoit point guéri la Courti-sane de Tenvie qu’elle avoit de posséder cet argent, aulieu que le songe avoit guéri la paillon de ce jeune hom-me (29).

(L) Guevara a débité autant de mensonges fur Lamiaque fur Lais. Frantome s y est laistè attraper.] I] débite(30) quelques Maximes comme si elles étoient de La*-mie, & ce ne sont que. des fictions de Guevara. S’ilfaut prendre avis pour ce sujet , dit-il (31), d’une Courtisa-ne qui a été des plus fameuses du tems pajfé , er grande Cler-geste en son metier, qui étoit Lamia (faire le peut-on ) quidifoit, xrc. Un certain François Voiïleret, Sieur de Flo-rizel ; Conseiller, Notaire, & Secrétaire du Roi, Mai-son & Couronne de France, a débité (32) comme uneHistoire tous les mensonges qu’il avoit lus dans cet Au-teur Espagnol touchant les trois Courtisanes Flora, Laïs& Lamie. Tant il est vrai qu’il ne faut qu’un mauvaisAuteur pour en gâter plusieurs autres !

(M) Comme Mr. Moreri n’a donné que trois lignés , jen ai pas beaucoup dt fautes ... à lui reprocher.] I. Cetteexpression, ies Thébains lui consacrèrent le Temple de VenusLamie, est trompeuse: elle porte à croire que les Thé-bains avoient un Temple de Venus Lamie , lequel ilsconsacrèrent à la Maîtresse de Demetrius. II faloit doncdire pour ôter les équivoques, que les Thébains bâtirentun Temple en Thonneur de cette Maîtresse, & qu’ils lenommèrent le Temple de Venus Lamie. II. II n’estpas vrai que Plutarque fasse mention de cela: c’étoitAthenée qu’il faloit citer. Charles Etienne (33) a prê-té à Monfr. Moreri cette fausse Citation.

( N ) Je fuis surpris d’un doute de Monfr. Ménagé.] Une íàit si la Courtisane Lamie est la même Dame Athé-nienne que Demetrius Phalereus entretenoit. An eademest ac illa nobilis femina quam amabat Phalereus (34)? Enla nommant noble il fe fonde fur ces paroles de DiogeneLaërce : A’AA» «Vf xuì lúyttíi <rv>dr.u Auçaia ru tfafiíiH.

Ver-um

(zs) e étoitson- A lomégyptien f

les Qrecs lanommés en*

r.Archîdîce j01* '~Archedict ì

Vn'ez. Elien jvar. Histor.Libr. XII,Cap. LXIII ,si?- la Notesde Kuhnius.

(29) àtaicho y inDemetrio 3

soi.

(30) Mé-moires desDamesGalantas*

Tom; //,far U Jïn.

(31) Épîtresdorées,

Livre I }pAg. rá. 2.60& Jìiìv %

(32) Dans un .Livre impri-mé à Londresfous le T{cgnede Jaques

& intitulél»e JPreau

des Fleursmeílées,

Voiezj-y feChapitre VIIJpdu II Livre a

P a J* 244

& fuiv.

( 33 ) LloytJ

lui a oté laCitation dePlutarque.Hofman afait U miméchose .

( 34 ) Menag„’in DÌogcn %Laëïtium^Libr. v %num. 76 sMS- 2 Ll,