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Tome troisieme. K - P.
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(+) Ibidem..

fj) TeìslîerAddit. auxEloges,Tom. 1 I,fag. 1S7.

(s) Teiffierlà-mime ,pag. 185,

(7) Scalí-gerana,pag. m. 139.

(8) Grâce cb*

Francfort,

159S.

(9) A Franc-fert IJ 93 .

(a) Merck-linus, inEindeniorenovato,pag. «3 7 .Votez, anjjiKonig,Biblioth.[ag. .468.

(1) Jovius,Elogior.Cap. L XX.pag. m. 16Z.

(2) Ibìd.t*£. 16Z.

(3) Pervenitad notutgejl-ontim annumintegerrirnisfenjìbus , ve-getacjiíe me-maria , necincurva cjvÀ-dtm service ,cjuum effetfiatura celjïo-tis- & fine

f ci fi one ve-■nerabilis.

idem, ibid.

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LEONCLAVIUS. LEONICENUS.

ques (B). Ses autres Versions furent estimées, quoi que les Critiques aient prétendu y trou-ver bien des défauts (C). Ce qu’il publia de Cassarius mit fort en colere Jaques de Billi (Z>)„II mourut à Vienne en Autriche au mois de Juin iypz ( 5 ), âgé de près de soixante ans (d).

sc) Melchior Adam. in Vitis Philosophor. pag. 379. (d) Thuan. Histoi'. Libr. CIV. fui fin.

{B') La Traduttìort des Bafiliques .] Je veux dire de l’A-brégé des Bafiliques: son Ouvrage a pour Titre Verso z?Nota ad Synopfim LX Lìbrorum Bafiltcon , feu univers surisRomani, c? ad Novellas Imperatorum. 11 fut imprimé àBâle l’an J575. Melchior Adam en parle ainsi (4) : Evttl-gavit tum annotationibtus fexaginta librorum ( 2 ce<rtAttcíiv, hoctft univerfi Juris Romani auttoritate principum Romanorum inGracam linguam traduisit, Eclogam five Synopfim ante mnvifam : item Novellarum antea non publicatarum librum.Mr. Teiffier voudra bien que je remarque, que la ma-niéré dont il raporte ce Titre peut abuser les Lecteurs:il a aujfi donne au publie , dit-il ( 5 ), fexaginta libros@u<riAixôiv, Eclogam five Synopfim , & Novellas cum notis.C’est marquer les Bafiliques toutes entieres, & un secondLivre intitulé Ecloga five Synopsis ; & par conséquent c’eftamplifier & brouiller la chose. Le même Auteur assureen citant Melchior Adam, que Scaliger apelle Leoncla-vius le plus doiíe Jurisconsulte de son tems, zv le met mêmeau dessus du grand Cujas (6). C’est de quoi Melchior A-dam ne dit rien; & Tailleurs ce que l’on trouve à lalouange de Leonclavius dans le second Scaligerana estfort au dessous de cet éloge. „ Leunclavìus est le meil-,, leur qui ait escrit des Turcs. Leunclavius fuit West-„ plialus, sed non Barbarus : bene intellexit Grseca Cons-„ tantinopolitana & inférions sévi; omnia ejus scripta,, sunt utilia, imo necessaria; Graeca Jurisconsultorunt„ intellexit, sed Autorum Veterum non intellexit, ut H.„ Stephanus, qui paulo ante obitum multa scripsit ad me„ contra Leunclavii editionem Xenophontis. Leuncla-„ vius habebat feorta secum. Clufíus eum novit familia-„ riffimè (7). ” Voilà ce qu’on trouve dans le secondScaligerana: Le savoir de Leonclavius y est plus louéque ses mœurs, puis qu’on y assure qu’il avoit des garceschez lui. N’oublions pas son Jus Gr&co-Romanum (8) endeux Volumes in folio, & ses Nota ad Paratitla feu adCollettionem Constìtutìonum Ecclefiafticarum (9) in 8.

(C) ... Ses autres Versions furent estimées, quoi que lesCritiques aient prétendu y trouver bien des défauts.] ,, 11„ est un des plus célébrés Traducteurs que l’Allemagne„ ait jamais portez. II nous a donné la Version de Xeno-

,, pbon retouchée par trois fois; celle de Zofime; des An-,, nales de Constantin Manajfes ; de celles de Michel Glycas ;,, de l’Abrégé des soixante livres des Basiliques ; divers

„ Ouvrages de saint Grégoire de Nazianze . II

,, a encore corrigé les versions de Dion par Xylander, &„ de Chalcondyle pas Clauser (10). ” Mr. Baillet dontj'emprunte ces paroles les accompagne des louanges queMr. Huet a données à ce Traducteur. Elles font très-a-vantageuses. Les Notes fur Zosime dans l’Edition d’An-gleterre 1679 ne donnent pas une telle idée de la capaci-té de notre homme. Henri Etienne le critiqua vigou-reusement sur la Traduction de Xenophon ( 11 ) , & eutdes plaintes fâcheuses à effuìer de la part de son Adver-saire. Mr. Baillet parle de cette Dispute: voici ce queMelchior Adam nous en aprend. Litem tamen ei superifta interpretatione Xenophontea Criticam ZZ Grammaticammovit Henricus Stephanus, vir zz typographus clanjfimus,edita in ejus errores infignes inquifitione autofehediastica. Con-tra zz Leonclavius de Stéphane conqueritur, quod contra fi-dem datam , zz prater officium viri boni , Xenophontis à feLatine redditì exemplar , ficut zz Zofim't, detinuerit. Etfafsus est Stephanus , accepìjfe fe illam Xenophontis verfionemab annïs circiter ottodeúm: post tredecim aut quatuordecimamplius annis fibi non vifam, sed cum ê sua fuppellettile li-braria , militum incuria , belli tempore aliquot libri incendiaperiijfent : nefciv'tste, an in ìllorum numéro Xenophon à Leon-clavio versus, fuisses. Tandem, interjette anni amplius fpa-cìo, librum inventum fuisse, fitu obfitum , zz membranacrajfa, qua ìnvolutus erat, confervatum ( 12).

(D) Ce qu'il publia de C&farius mit fort en colere Jaquesde Billi.'] Leonclavius publia IV Dialogues (13) de Cœ-sarius frété de Saint Grégoire de Nazianze, lesquels ilavoit traduits en Latin. On dispute si cet Ouvrage doitêtre attribué à Cœsarius. Le Pere Labbe a renvoie cetexamen à une autre fois. Plura, dit-il (14), adverfusLeunclavium frimum eorum (dialogorum) editorem decla-mavit Jacobus Billius Prunms prsfatione in decimam Ora-ttonem fantti Naúanzenï , qu& alias expendemus accuratius.Lambecius (ij) prend hautement le parti de Leoncla-vius contre les invectives de Jaques de Billi.

(ïo) Bailles,jugemensdes Savans,Tom . IV ynum. 8zz,457 .

(il) VoiùTft

cì-deffns , ci-tation (7)le Passage ia

Scaligerana.

(12) Melck.'Adam. inVitis Philos,

pàg. 380.

( 13 ) DeQuïstioní-bus & ReP-ponlìs Phi-losqph. pré-cipite veroThéologie.

s 14) DeScript. Ec-clefl Tom. Apag. 217.

(is) Lam-becius ,Biblioth.Caesar. Libr-IV, Plg. 31 .if sejBtnf, •

LEONICENUS (Nicolas) né à Vicenze en Italie Pan 142.8 , enseigna la Médeci-ne dans l’Université de Ferrare pendant plus de soixante ans (a). II étoit non seulement très-habile dans fa profession, mais aussi très-bien versé dans les belles Lettres. II fut le prémierqui traduisit en Latin les Oeuvres de Galien (b). Quelque admirable que fût son érudition , ,ffl Primaifa vertu l’étoit encore davantage. On ne peut pas être plus dégagé que lui des plaisirs des foZinfu-sens. La sobriété, la chasteté, l’éloignemcnt de l’avarice, parurent en lui d’une façon émi-nente (J) -, & ce fut à cette grande pureté de mœurs qu’il attribua la vigoureuse santé (B)dont il jouit jusques à une extrême vieillesse3car il vécut quatre-vingt-seize ans^ (C). II sout da demonflm-bien que son mérite soit éclatant, puis que les deux Scaligers en ont parlé avec éloge (D). J e EioZmrl^'

Cap. L XX—

(aí) La sobriété, la chasteté, V éloignement de V avarice ,parurent en lui d'une façon éminente.] S’il n’eût pas étéd’une humeur gaie, & d’un visage riant, on l’auroit prispour un vrai Stoïque. 11 mangeoit peu, il dormoit peu,il s’abstenoit du vin & des femmes : il ne lui importoitpoint qu’on lui donnât à manger une chose plutôt qu’u-ne autre; il prenoit sans choix la nourriture qu’on luiprésentoir, & il ne savoit pas même discerner une piecede monnoìe d’avec une autre. Cibì zsr vini maxime absti-nent, fomnique minimi, prafertim vero Veneris contmentifst-mus, ufque adeb mollioris vit& voluptates abdicavit, ut pé-tunias , luxuria instrumenta , nec agnita quidem monetst notacontemneref, oblatum ,zx nulla delettum cura cibum caperet ;nec unquam de fortuna quereretur. . . . Eum hercle perfec-tum Stoicum putajses , nifi honesto ori liberalis hilaritas astuis-fet ( r).

(B] . Ce fut à cette grande pureté de mœurs qu il

attribua fa vigoureuse santé.] Paul Jove en parle commele lui aiant ouï dire. Gfuum ego aliquando comiter ab eopeterem, ut infenue proferret, quonam arcano artis uteretur,ut tanto corporis atque animi vigore vitia fenettutis eluderet :Vividum , inquit , ingenìum perpétua , Jovi, vit& innocentia,falubre vero corpus, hilaris frugalitatis prxfidio facile tuemur(z). On venoit de dire (z)> que Leonicenus à l’âgede quatre-vingt-dix ans avoit les sens tout-à-fait bons, Scla mémoire très-vigoureuse; qu’il marchoit fans bâton ,& qu’il netoit nullement courbé, quoi qu’il eût la taillehaute. Prenez bien garde que la bonne vie ne produitpas toujours l’effet que Leonicenus lui attribue. 11 y ades gens qui eussent pu lui disputer la couronne de lachasteté & de la sobriété, & dont la conscience n’étoitpas moins nette que la sienne, dont néanmoins les joursont été courts Sc mauvais: ils n’ont guere vécu, & ilsont été souvent malades.

x A°^° ns à Paul Jove un autre témoin. J’ai lu dansMelchior Adam une chose d’où il semble que l’on puisserecueillir que Leonicenus avoit dit à Paul Langius sonDisciple, qu il prenoit la chasteté de sa jeunesse pour la

gius ) . . . Nicolaum Leonicenum , Diofcoridis illustratorem :qui annum atatis attigit nonagesimum scxtum, cum am-plms fexaginta annos Ferrarise docuijfet. Hic dixit, se vi-ridi vegetâque uti senectâ, quia caítam juventutem virilia-tati tradidisset , ediditque opufeulum, in quo omnibusœgris salutem & vitam restitui conciliarique poste docuit(4). Vous voiez dans ce Passage qu’il étoit F Auteurd’un Livre destiné à soutenir que l’on pouvoir restituer lasanté à tous les malades. II exceptoit fans doute ceuxqui n’avoient point d'autre maladie que la vieillesse, &pour le moins il avoùoit que cette maladie-là est incura-ble. lien fit l’expérience; car voici ce <[ue Langius ,témoin oculaire, dit dp lui. Eerrariam igitur venimus ,uhi Leonicenum, elegantioris medicina illustratorem, edentu-lumfere , zv jam exfinio marasme tabefeentem, convenimus :quem , sentie &tatts ejus decus reveriti, perplexís de erroribusPlinït problematibus obtundere nolebamus ( 5 ). La Lettreoù Langius dit cela est fans date : c’est pourquoi elle nepeut pas nous faire juger si Paul Jove ne s’abusc point àl’égard de la vigueur qu’il attribue au vieillard Leonice-nus.

(C) ll vécut quatre-vingt-seize ans.] Naudé se trompelors qu’il le fait vivre plus d’un íiecle. Je raporte ses pa-roles parce qu’elles contiênent d’autres faits bien singu-liers. Hippocrates, Galenus , Avenzoar, Leonicenus, cogita-te vos quantum tempore, loco, vivendi ratìone inter fe dif-crepantes, hoc uno vita termino plane conveniunt, quem om-nes ultra centefimum annum protraxêre (6).

(D) Les deux Scaligers en ont parlé avec eloge.] Voicien quels termes ( 7 ) : Leonicenus à pâtre femper imprimiscommendatus , e? Medicorum fui temporis facile princeps ju-dicatus. Voilà pour le pere. Voici pour le fils. De eovìro non nifi honorificè pradicare debemus, vel eo nommequod primus Philofophiam zv Medicinam ipfam cum huma-nioribus literis conjunxit. Primus enim ille nos docuit, ho-mmes qui fine bonis literis Medicinam traitant, este fimikstis quìm aïmoforo litigant ( 8 ).

(4) MelCh.’Adam. inVitis Me-dicor. pag.

fs) JoannesLangius,Epili. Me-dicin. IILibri II,pag. m. 47a,’

(6) Nau-dxus, i n

PentadeQittst. Ia-trophilol.pag. m. 44.’

(7) Scalí-gerana pri-ma , pag. mi97 -

{%) Joseph,'Scaliger,Epist. XIX,104.