Band 
Tome troisieme. K - P.
Seite
121
JPEG-Download
 

LINGELSHEIM. LINGENDES.

121

f f) Dans

* \Anìcìe 4 eCAMDEN,\emanj. ( H).

II entretenoit commerce de Lettresqu’il avoit été son Sécrétaire, & qu’il a ^ailleurs (c) qu’il fut le dépositaire du Manuscrit de Mr. de Thou

avec Bongars; mais on se trompe quond on assurel publié les Lettres qu’ils s’étoient écrites (B ). J’ai dit

fr'tmum in manus meas vemt. Non est quodpatrem pudeatsua prol'ís , cum nonpuduerit tantum virum taies nugas effii-tire in dedecus anteparta fam& (8). Mr. Teissier (9) asuivi' la foule. Selon toutes les apatences Lingelsheimaprit à Bongars queDenaisius étoit l’Auteur de cette Ido-le de Hal : voter fa Lettre CLVII. Ce Livre au restefut imprimé l’an 1605 in 4. fous ce Titre, Differtatio deIdolo Hallenfi Justì Lipfii mangomo cr phaleris exornato at-que produHlo. J’ai lu dans une Lettre de Lingelsheim (io)que Goldast passa pour l'Auteur de cet Ouvrage 8e quel’ Amphitheatrum honoris le donnoit à Scaliger. Une au-tre Lettre de Lingelsheim nous aprend que Goldast avoiteu foin de l’impreffion, 8e que cela lui fit beaucoup d’en-nemis ; car ce Livre irrita furieusement les Jésuites. §uamgaudeo probari tibi fcriptum de Idolo, cette omnium bonorumimprimé Pan cum magno applaufu acceptus est, jed facetta HUficholaftica16/. commoverunt nostros Academicos, adeo ut Refior diftraùlio-nem libelli edìclo inhibuerit, & jam vmdiSlam spirant ma-gistri, eo quod nimis contumeliofus fit interpres in totum or-dinem ; ct quïa Goldaftum editorem hujus lud't ex typographecognoverunt , ct ft'tlis çt t élis in illum infurgunt, atque etiamaulicos in partes trahunt , quos nimis rufiicatim ille tetige-rit (n). Dans une Lettre il observe que le Carme (12),qui répondit pour Juste Lipse, vomit mille injures contreBongars, 8e le regarda comme l’Auteur de l’Idole. Lin-gelsheim auroit voulu que Bongars en eût demandé jus-tice par le moien de l’Ambassadeur de France. Indignatus_ fum quum reper 'r anagramma fus obnigra, ubi monastico acu-mine suspicionem suam prodit quasi tu autor estes. Cogitavi,amieper Oratorem Regium qui BruxelU est, fi est tibi amicus,negotium beftia illi creari pojfet ob atroces injurias quas in te

(s)Baudnis,*P>st. X.Omar. 11,î«g. m. 167.

(s) Addit.2UX Elog.Tom, // ,Z8z.

(10) Elle estdans le Re-cueil desLettresécrites àGoldast,

( 11 ) Lin-gelsheim ,Lpist. L V IIad Bongar-fium.

(11) U s’a-filloit Anas-taíìus Co-chletius.

Son Livre estintitulélzcstra honoris D. Virgïnis Hal-leniìs proJusto Lip-iìo, contraDiiìertatio-iiein mentitiïdoli Hal-lenlìs, 1607.

( n ) Lin-gelsheim ,LXXVIad Bongar-228 .

l'O Ea nomì-ms reUbritateper Galiam

annis 3 6 , utqui eara ìlloin mutine su*perarit inven-tas fit nojlra#tdte nerao,ir vix idlv.squi aquave-

rit. Naran.Sotuel, Bibl.Script. So-

153.

miqm igné Tartareo expiandamf ) tìtulo ementito, fparfìt ìnvulgus. Sed prudentioribus amicis fnadentìbus , Lipsiusfilait, C? judicio contemfit, atque adeo contemtu solo novumifium Porphyrium vincendum ejfe censuit. Sic fere generofiormolojsus importunum catulum fiolide adlatrantem praterit,nec dente aut pugna dignatur (14)-

(B) On fie trompe quand on ajfûre qu il avoit été Sécrétairede Bongars, ct qu il a publié les Lettres qu ils s’étoient écri-tes, . ] J’en veux ici au savant Mr. Morhof: voici fes paro-les (ij): Bongarfii Ct Lingelheimii (16) EpistoU édita funtArgenter. an. 1600 in 12(17). Erat Bongarfius vir fuo tem-pore magnt nominis fub Henrìco IV negotiis publicis supe ad-motus . . . . Lingelheimius itidem vir in publica dignitateconfiitutus , Ct ad Helvetios legatus , olim Bongarsto ab Epìsto-lis literas Bongarfianas una cum fuis publicavit .- fuit enìm in-ter illos commercìum liter arum mutuurn.Çompârez cela avec mrc ^la Préface du Libraire, vous ferez éppuvanté que d’ha- hémìi!biles gens soient sujets à prendre le change dune maniéréfi énorme. La destinée des Auteurs est déplorable, carlors même qu’ils croient apliquer le plus fortement leurattention, ils prenent mal le sens d’un Passage très-facile:je crains extrêmement que cela ne me soit arrivé uneinfinité de fois. Voici ce que le Libraire de Strasbourgexpose à la tête de son Edition. Leges hic Bongarfii &Lìn--gelshemii Epiftolas multa erustitione ct variis prudentis. docu-mentis plenas, benefic'to NdbiliJJimi Amplijfimaque dignitatìsviri qui Inclyta Reip. ad Helvetios legatus à clarijfimo viraDn. Francifco Veyrazio eas ut lucem vidèrent, accepit. Hasvenerandus hic fiene 'x qui in contubernio illustris Bongarfii duo-decim annos, eidem ab Epistolìs vixerat, defcripfit intégras.

Le Libraire parle là de deux personnes; de la prémiere

(14) Aube!»Mitsus, !nVita Lipfii,adann. 1S05,pag. m. 24.

(i;) Motho»;fius, Poly-hist. Libr. r,Cap. XXIV,pai. '306.

(16) Il fuioitdire Lingelí-

(17) Volez.

! .Ar'.ìíle

bongars,Rtmarq. (Hj,

effundit , cum tamen author libri non fis, ct quam volupta- fans la nommer, 8f de la seconde én la nommant Fran -tem in maledicendo cepit, earidem in lite molesta c infamia pois Veyraz,. Celui-ci avoit fourni les Lettres à l’autre,qua condemnatos injuriarum manet, perdat (13). qui avoit été député de la ville de Strasbourg en Suisse.

Lipse ne répondit rien; c’étoit le meilleur parti qu’il C’est sans doute de Veyraz qu’il faut entendre ce que lepût prendre: ses amis-lui font honneur de ce silence; Libraire expose dans la derniere partie du Passage queils disent qu’il méprisa généreusement cet Adversaire, j’ai raporté : c’est Veyraz qui a été Sécrétaire de Bon-& qu’à l’exemple d’un dogue qui passe son chemin, gars pendant douze ans; c’est lui qui a copié les Lettresfans se détourner pour, aller mordre un petit chien qui que ce Libraire a publiées. II y avoit longtems que Lin- (is) Veitzsaboie contre lui, il ne daigna s’abaiffer à combatte l’A- gelsheim étoit parti de ce monde, lors qu’elles virent le PArrìdenonyme. C’est ainsi qu’on parle presque toûjours lors jour. Ainsi Mr. Morhof s’est trompé en plusieurs manie-qu’on ne fait que répondre. Exinde malediHa acerbiora res (r 8), ”

nefcio quis terra filius, Idoli Hallensis (ó Lucìaneam blasphe-

LINGENDES (Claude de) l’un des plus célèbres Prédicateurs du X V1 1 siecle, 1naquit à Moulins l’an ipi, & se fit Jésuite à Lion l’an 1607. II enseigna quelque tems la

D b C\ 4 - ..1 _ O_ 1 t 1 1 I* * 1 1 L. _ — M n - 11 Ail (Vi 44 rt / 4 A 4 % 1 A f 1 1 . - *

Çiutùn (i8)j

Rhétorique & les belles Lettres -, mais comme il avoit une merveilleuse naissance pour la Chai-re , on l’apliqua presque toute sa vie à prêcher : & il s’aquit de ce côté-là une telle réputation,qu il y eut très-peu de Prédicateurs qui régalassent, 8c qu’aucun ne le surpassa [a). II futRecteur du College de Moulins pendant onze années, & ensuite il fut Provincial de la Pro- NaLn'Iá^vince de France. II fut député trois fois à Rome aux Assemblées générales de la Société -, & sotuel,mourut à Paris Supérieur de la Maison Professe le 12 , d’Avril 1660 . (£), & non pas en l’année scrìpo s’o-*666, comme l’assûre Moreri. On a publié ses Sermons après fa mort: j’en dirai quelque cho- ciet - J eíuso de tres-rehl9Vrm;iklp ( T1 rmWlip ah p df»ivv OmrroOrf'S (

de très-reínarquable {A). II n’avoit publié que deux Ouvrages (B)

(A) Je dirai de fes Sermons

(ï) Laraitre est dePan 1661 in4. Deux ansaprès on pu-kiia tìï.v Ser-mons de ceJ-ejuite fur leSr. Sacre-ment , qm ‘jurent ensuiteimprimez, enFrançois , dela mime 'ma-mere que les

Sermons duCarême.

( a ) Votez.P o-Abbé deMaiolles,

kénombre-

, j a - quelque chose de trìs-remar -

Quand n n J f, ne , fais que ra P° rter « que dit Mr. Gallois,

ìarhR l ï z" 5 Se ~ /Ur U “ s ^ es Evangiles duCarefmepar le R. P de Lingendes, imprimez à Paris en deux Volu-

II1CS iti 8 .1 an 1666. ,, C eít une chose aíTez surprenante„ que le Pere de Lingendes, dont toute la France a ad-„ miré l'éloquence, n’étudiast point les termes dont il se„ l’ervoit, 8c s’en mist si peu en peine, qu’il composoit„ en Latin les Sermons qu’il devoir prononcer en Fran-,, çois.Mais ce grand homme ne pensoit qu’à la force du»> raisonnement, à la vehemence des passions, 8c à la„ grandeur des figures ; 8c il estoit de l’advis de cet An-„ cien qui tenoit qu’un discours étoit fait, lors qu’il n'y„ avoit plus que les paroles à trouver. Après la mort de" ce , ere on publia en Latin plusieurs de fes Sermons" qu on trouva écrits de fa main; 8c on en a desja fait" <ieu f Lssirions (i). Mais cette langue n’estant pas en-” ^ ena ^ e âc tout le monde, plusieurs personnes ont sou-" haitté q u on les donnast en François. II sembloit que, ; la chose estoit d autant plus facile, qu’on n’auroit pas„ mesme la peine de les traduire. Car comme tous les„ Sermons de ce Pere avoient esté écrits par plusieurs„ Copistes lors qu’il preschoit, on croioit qu’il n’y avoit„ qu’à les ramafíer,8tà les mettre en lumière tels qu’on„ les trouveroit. Cependant la diversité qui s’est trou-,, vée entre les differentes copies des mesmes Sermons,„ a fait connoistre qu’elles estoient peu fideles. C’est

„ pourquoy on a jugé à propos de traduire ces Sermons„ fur l’original Latin, fans neantmoins negliger ces ma-„ nuscrits François, dont on a retenu les expressions au-„ tant qu’il a esté possible. On a aussi adjousté des tran-,, litions, des exportions, Sc quelques orriemens qùi nc„ font point dans le texte Latin de l’Auteur, mais qui„ se trouvent dans tous les Recueils des Ecrivains, 8c„ que la chaleur du discours luy fournissoit fur le champ:

„ De maniéré que cette Edition Françoise n’est pas une„ simple Traduction de la Latine. Mais la difference„ qu’il y a entre ces deux Editions, c’est que la Latine,, donne les Sermons tels que l’Auteur les écrivoit; la„ Françoise les donne à peu près tels qu’il les pronon-,, çoit: La premiere fait voir l’analyse du discours; La„ seconde en montre les parties jointes ensemble; L’une,, est plus utile à ceux qui veulent faire des Sermons; 8c„ l’autre est plus propre pour ceux qui ne veulent que„ les lire. L’Edition Latine est aussi beaucoup plus am-„ pie que la Françoise. Car de tous les'Sermons qui font„ dans l’Edition Latine, on n’a choisi qq e l es F e ces les„ plus achevées, 8c seulement autant qu’il'en íaut pour desSavans„ composer un Caresme (z) ”. d» 4

(J 3 ) il ri avoit publié que deux Ouvrages. J L un en La- vril 1667,tin, l’autre en François: Votivum monumentum ab UrbeMo- t“it m - U 4 ,linenfe Delphine oblatum anno 1639, in 4 - Conseils pour laconduite de la vie.

LINGENDES (Jeande) natif de Moulins, & cousin du précédent, sot un célèbre raeM des -Prédicateur, & parvint par cette voie à l’Evêché de Sarlat Sc.puis à l’Evêché de Maçon. II Auteurs qu!prononça l’Oraiibn funèbre de Louis XIII, à St. Denys. Elle fut imprimée peu après (a), donné'dwII fut donné pour Précepteur à Mr. le Comte de Moret ( A ), fils naturel d’Henri IV, l’an mil Liwe5 '

(A) Il fut donné pour Précepteur a Mr. le Comte de Mo-ret.] „ Il n’y demeura pas long-tems pour la prémiere„ fois, car par je ne sai quelle intrigue l'ecrette, contre„ l’intention même de Madame la Comtesse de Moret,T O M. III.

ílX

8 c de fes frères le Chevalier de Bueil 8c de la Perrière.on substitua Crosilles en fa place qui leur étoit aupara-vant le plus agréable du monde. Le Comte souffritce changement quoi qu il aimât de Lingendes ; mais